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gulaire (voy. fig. h). Sa base, curviligne, regarde en bas et en avant, et adhère à la face intérieure delà portion antérieure du corps calleux. Le sommet, très prolongé et antéro-postérieur, pénètre dans l’angle qui résulte de la réunion du corps calleux avec la voûte à trois piliers. Le bord supérieur adhère à la partie médiane de la face inférieure du corps calleux, le bord inférieur ou postérieur aux piliers antérieurs de la voûte.
Les faces latérales concourent à la formation de la paroi interne des ventricules latéraux.
Celte cloison est constituée par l’adossement de deux lames dont la séparation, ayant lieu sur un point, forme une sorte desinus ou ventricule, à dimension variable. Ce sinus triangulaire (ventricule du septum lucidum, fosse de Sylvius ), terminé en pointe en arrière, plus large et plus évasé en avant, renferme toujours une certaine quantité de sérosité et devient quelquefois le siège d’une hydropisie.
fx, U. Couches optiques. — 5, 5. Corps strié. — 6, 6. Lames cornées. — 7, 7. Bandelettes demi-circulaires. — 8, 8. Plexus choroïdes.
9, 9. Ventricules latéraux. Ce sont deux cavités symétriques, plus considérables que les autres, situées de chaque côté de la ligne médiane et d’avant en arrière, dans l’épaisseur des hémisphères ou lobes cérébraux dont elles occupent les lobules frontal, sphénoïdal et occipital. Ces ventricules, circonscrits presque de tous côtés par le corps calleux, commencent dans l’épaisseur du lobule antérieur ou frontal du cerveau, au-devant du ventricule moyen; de là, se dirigent en arrière et un peu en dedans, jusqu’au niveau de la partie postérieure de ce ventricule et de l’extrémité postérieure des couches optiques ; là, ils changent de direction, se réfléchissent sur eux-mêmes, contournent d’arrière en avant et de liant en bas les couches optiques, et se terminent dans l’épaisseur des lobules sphénoïdaux. Au point de leur réflexion, ils présentent un prolongement qui a sa terminaison dans le lobule occipital.
La portion qui surmonte les couches optiques et les corps striés constitue Vêlage supérieur; la portion réfléchie, subjacente à ces mêmes organes, est Vêlage inférieur.
I e prolongement occipital de ce ventricule, appelé cavité digitale ou ancyroïde , se trouve au point de rencontre des deux étages; il est regardé généralement comme une dépendance de l’étage supérieur.
Les ventricules latéraux ont été comparés à un £ majuscule italique renversé; de là, la division de chacun d’eux en trois branches ou cornes . Une antérieure, frontale ; une inférieure, sphénoïdale et une autre postérieure, occipitale.
De là encore, la dénomination de ventricules tricornes qui leur a été donnée.
(L’étage supérieur et la cavité digitale se voient sur cette figure; l’étage inférieur est représenté sur la figure 2 ).
Étage supérieur. Il a une paroi supérieure, une paroi inférieure, une paroi interne. Une paroi externe et deux extrémités.
La paroi supérieure, ou voûte, e. st concave, et formée aux dépens de la face inférieure du corps calleux.
La paroi inférieure, ou plancher, est inégale, bosselée, sillonnée par de nombreux vaisseaux, et n’est autre chose que la face ventriculaire des corps striés, de la couche optique, de la lame cornée, de la bandelette demicirculaire, du plexus choroïde et de la face supérieure de la voûte à trois piliers.
La paroiinterne [cloison des ventricules latéraux ) est le septum lucidum, qui est commun aux deux ventricules latéraux qu’il sépare l’un de l’autre et dont la communication se fait, comme nous l’avons déjà vu, par les trous de Monro. Cette paroi est plus large en avant qu’en arrière, où elle n’est constituée que par la contiguïté de la face inférieure du corps calleux et de la voûte à trois piliers.
La paroi externe est simplement le résultat de la rencontre du corps strié et du corps calleux.
L'extrémité antérieure, ou paroi antérieure, est formée par l’extrémité antérieure réfléchie du corps calleux.
L'extrémité postérieure ou paroi postérieure, répond à l’étage inférieur et à la cavité digitale.
10. Cavité digitale ou ancyroïde. C’est un prolongement, sous forme d’ancre ou de crochet, de l’étage supérieur de. chaque ventricule latéral, qui pénètre jusque dans le lobe postérieur du cerveau d’avant en arrière et en dedans. Cette cavité est la portion occipitale du ventricule latéral et se termine en pointe mousse. Elle est limitée de tous côtés par la corne postérieure du corps calleux ( forceps major de Reil), et se dirige horizontalement en décrivant une courbure à convexité tournée en dehors. Ses dimensions sont très variables.
La paroi interne et inferieure de la cavité ancyroïde est refoulée par 11, l 'ergot de Morand ( petit hippocampe, éminence unciforme). C’est une saillie ordinairement recourbée sur elle même, convexe en avant et en dehors, dont la forme elle volume sont variables. Quelquefois étroit et allongé, d’autres fois plus large, souvent lisse, l’ergot de Morand présente chez quelques sujets, surtout en arrière , des sillons et des renflements; chez d’autres, au contraire, il offre un si Ion longitudinal qui le divise en deux moitiés, dont la supérieure est ordinairement plus volumineuse que l’inférieure. Il est quelquefois double ; à peine marqué d’un côté , on le rencontre chez le même individu très prononcé de l’autre; il manque quelquefois d’un côté. On la vu aussi manquer complètement, mais plus rarement. L’ergot de Morand , dont la forme est à peu près celle du pied
ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX
d hippocampe, n’est autre chose qu’une circonvolution renversée en dedans, du côté du ventricule, et constitue, du côté de la cavité ancyroïde, une lame mince de substance blanche continue, d’une part, à la voûte à trois piliers; de l’autre, u corps calleux avec lequel elle se confond. Cette lame recouvre une autre lame blanche et pinson mo:ns épaisse, qui est revêtue d’une couche grise. Ces deux lames se confondent avec les substances correspondantes des circonvolutions voisines du h>he postérieur. — 12. Portion du corps calleux, renversée. — 13. Coupe du bourrelet. — 1Z|. Veines de Galien dans le canal arachnoïdien de Bichat.
Cette figure montre l’étage inférieur ou portion réfléchie d’un ventricule latéral et la cavité digitale, misa nu, au moyen d’unecoupe faite sur les lobules sphénoïdal et occipital (lobe postérieur).
Préparation. — Après avoir fait la préparation qui a été indiquée pour les ventricules latéraux , soulevez l’extrémité postérieure des couches optiques; suivez le pilier postérieur de la voûte et le plexus chroïde qui contournent celte extrémité pour se rendre dans l’étage inférieur; introduisez ensuite le tranchant du scalpel entre la face inférieure de la couche optique qui constitue le plafond de cette cavité, et entre la saillie qui semble faire suite au pilier postérieur de la voûte, de manière à faire pénétrer la lame dans la portion antéropostérieure de la fente cérébrale de Bichat, qui appartient à la paroi interne de cet étage. Cela fait , incisez, de haut en bas , d'arrière en avant et de dedans en dehors , la paroi externe de cette cavité et les circonvolutions voisines du lobule sphénoïdal : de la sorte, vous reproduisez la coupe représentée par cette figure.
Expliratiou «le Ea figure 2.
1. Étage inférieur. C’est une cavité constituée par la face inférieure de la couche optique et du corps strié, et par le prolongement sphénoïdal du corps calleux (Tapétum de Reil) ; elle est ouverte vers son côté interne, s’étend en avant à 2 centimètres environ de l’extrémité antérieure du lobule moyen, et contourne, en arrière, la couche optique, pour se continuer avec l’étage supérieur du ventricule latéral et la cavité digitale. On lui distingue quatre parois : une supérieure, une inférieure, une interne et une externe.
La paroi supérieure et externe (voy fig. 1, pl. 20, et fïg. 2, pl. 17) est légèrement concave, afin de loger la saillie formée par la corne d’Ammon ; elle est constituée par la face inférieure de la couche optique et par un petit prolongement du corps calleux, et présente, en dedans, sur la face inférieure de la couche optique, la terminaison de la bandelette demi circulaire ou lænia semi-circularis.
La paroi inférieure et interne de l’étage inférieur est constituée principalement par la corne d’Ammon et par une portion du corps calleux.
2. Corne d’Ammon ( pied d’hippocampe ou de cheval marin). C’est une éminence conoïde, recourbée sur ellemême , à grosse extrémité tournée en avant et à petite extrémité dirigée en arrière, dont la concavité esi en de laits et la convexité en dehors et en avant. L’extrémité antérieure, plus large et plus épaisse, offre le plus souvent depuis deux jusqu’à cinq bosselures, que séparent des sillons peu profonds. L’extrémité postérieure, ascendante en dedans , de plus en plus mince et étroite , se réduit à une lame blanche , qui se confond avec le bourrelet du corps calleux et le pilier postérieur de la voûte. La concavité de cette éminence est bordée par, 3, le corps frangé ou corps bordant, qui se continue avec le pilier postérieur de la voûte à trois piliers. Au-dessous de ce corps, on voit ; h, une bandelette grisâtre, denticulée, qui longe au-si le bord concave de la corne d’Ammon , dont l’extrémité postérieure contourne le bourrelet du corps calleux et va se perdre à la face inférieure de l’ourlet (voy. fig. Zi). L’extrémité externe de cette bandelette se termine, en avant et en bas, un peu derrière la pot lion renflée de la corne d’Ammon, et se confond a\ec la substance grise voisine. Cette bandelette grisâtre a été nommée par Vicq-d’Azyr corps godronné, et reçoit de la pie-mère un grand nombre de prolongements rellulo-vasculaires.
En dehors de la corne d’Ammon, se trouve quelquefois une autre éminence de même forme, dont la longueur et le volume sont variables, mais qui est toujours plus petite qu’elle. Désignée sous le nom de cuissart par Malacarne, on l'appelle encore accessoire du pied d'hippocampe, ou éminence collatérale.
La paroi interne de l’étage inférieur présente une solution de continuité longitudinale antéro-postérieure, au moyen de laquelle cet étage communique avec l’espace sous-arachnoïdien de la base de l’encéphale: c’est la portion antéro postérieure de la grande fente cérébrale de Bichat. Le côté supérieur de cette fente appartient à la face inférieure de la couche optique, sur laquelle on voit les corps genouillés interne et externe; le côté inférieures! formé parle pied d’hippocampe, lecorps bordant ou frangé, et par 5,1a circonvolution de l’hippocampe.
6. Cavité digitale ou an< yroïde. - 7. Portion du pilier postérieur de la voûte. — 8. Portion du bourrelet du corps calleux.
ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME
Il résulte de ce qui précède : lu que l’étage supérieur et l’étage inférieur communiquent entre eux et avec la cavité digitale , au niveau de l’extrémité postérieure de la couche optique ; T que la communication des ventricules latéraux avec l’espace sous-arachnoïdien antérieur se fait à la base de l’encéphale, au moyen de la fente cérébrale de Bichat ; 3" que ces mêmes ventricules communiquent avec le troisième, par les trous deMonro; 4° que la communication des ventricules latéraux entre eux a lieu par l’intermède du ventricule moyen et des trous de Monro; 5° que le ventricule moyen ou troisième ventricule communique avec le quatrième par l’aqueduc de Sylvius ; 6° enfin, que l’ouverture située au niveau du bec du calamus scriptorius établit une communication entre le quatrième ventricule et l’espace sous-arachnoïdien médullaire.