‹ Névrologie, ou, Description et iconographie du système nerveux [electronic resource]Chapitre 72 sur 210 · DESCRIPTION GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION GÉNÉRALE

Les douze nerfs intercostaux sont aplatis, rubaniformes, et offrent à peu près tous le même volume; ils sortent par la partie antérieure du trou de conjugaison, communiquent chacun, par un ou plusieurs filets, avec la chaîne ganglionnaire du grand sympathique, et s’engagent aussitôt dans l’espace intercostal correspondant, excepté le dernier, qui longe le bord inférieur de la douzième côte. Placés d’abord à égale distance des deux côtes, entre le muscle intercostal externe et l’aponévrose, qui est pour ainsi dire, en arrière, la continuation du muscle intercostal interne, ils pénètrent au niveau de l’angle des côtes, entre les deux muscles intercostaux, en se rapprochant du bord inférieur de la côte supérieure. Vers le milieu de la paroi latérale du thorax, ils se divisent en deux rameaux : l’un externe perforant ou cutané , l’autre intercostal.

1° Le rameau perforant externe ou cutané traverse le muscle intercostal externe, sort entre les digitations du grand dentelé supérieurement, et du grand oblique inférieurement, puis se divise en deux filets qui se dirigent l’un en avant, l’autre en arrière, pour se perdre tous deux à la peau.

ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX

T Le rameau intercostal continue le trajet primitif du nerf, longe le bord inférieur de la côte et du cartilage qui sont au-dessus, puis se place en avant entre le muscle intercostal interne et une aponévrose qui continue l’intercostal externe, assez souvent même dans l’épaisseur du muscle intercostal interne. Arrivé sur les côtés du sternum, il perfore l’aponévrose et le muscle grand pectoral, se réfléchit en dehors pour se perdre à la peau, et forme le perforant antérieur.

Les nerfs intercostaux sont en rapport avec les artères intercostales et leurs veines satellites, qui sont situées au-dessus d’eux, dans la gouttière même des côtes. Ils répondent médiatement à la plèvre dont ils sont séparés, en arrière, depuis le trou de conjugaison jusqu’à l’angle des côtes, par une lame aponévrotique très mince; en avant, par quelques fibres des muscles intercostaux internes; dans le reste de leur trajet, par toute l’épaisseur de ces derniers muscles.

Ils donnent dans toute leur longueur des rameaux destinés aux muscles intercostaux. Parmi ces rameaux, quelques uns se détachent du nerf intercostal avant sa bifurcation, pour se porter le long du bord supérieur de la côte qui est au-dessous; d’autres vont former des arcades qui s’anastomosent avec les nerfs voisins sur la face interne des côtes.

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