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DES NERFS CRANIENS
On comprend sous la dénomination de nerfs encéphaliques ou crâniens les cordons nerveux qui émergent de l’encéphale et sortent par les trous de la base du crftne. (Il est bon de se rappeler que le bulbe crânien est une des parties constituantes de l’encéphale.) Chacun de ces nerfs étant double, on les compte par paires, d’avant en arrière, dont le nombre est déterminé d’après la classifica» tion admise par les anatomistes.
Willis divise les nerfs crâniens en neuf paires, distinguées suivant l’ordre de leur origine, par les noms numériques de première paire (nerfs olfactifs); deuxième paire (nerfs optiques); troisième paire (nerfr moteurs oculaires communs) ; quatrième paire (nerfs pathétiques , nerfs trochléa~ leurs); cinquième paire (nerfs trijumeaux, nerfs (/-ifaciaux) ; sixième paire (nerfs moteurs oculaires externes) ; septième paire, divisée en portion dure (nerfs faciaux), portion molle (nerfs auditifs ou acoustiques) ; huitième paire, divisée en glosso-pharyngiens, pneumo-gastriques (nerfs vagues), accessoires de Willis (spinaux) ; neuvième paire (grands hypoglosses).
Bichat a divisé les nerfs crâniens; 1* en nerfs du cerveau (olfactifs et optiques); -2° en nerfs de la protubérance (moteurs oculaires communs, pathétiques, trijumeaux, moteurs oculaires externes, faciaux et auditifs); 3“ en nerfs de la moelle allongée (glosso-phan/ngiens, pneitmo-gastriques, spinaux et hypoglosses). Cette division n’a pas été adoptée.
La classification physiologique des nerfs, fondée sur la différence des foyers d’émergence, et propost'c par Ch. Bell, renferme plusieurs catégories.
A l’unè répondent les nerfs des sensations spéciales (olfactif, optique et auditif). L’autre comprend seulement un nerf de sensibilité générale (portion ganglionnaire du trijumeau), qui, d'après cet anatomiste, distribue la sensibilité à la tête, à la face, et à toutes les parties qu’elles contiennent. A la troisième catégorie appartiennent les nerfs du mouvement volontaire (moteur oculaire commun , moteur oculaire externe et hypoglosse).
Enfin, la quatrième catégorie réunit les nerfs du mouvement respiratoire (pathétique, facial, glossopharyngien, pneumo-gasfritpie et spinal), dont l’origine serait sur les côtés de la portion médullaire prolongée dans le crâne, et que Ch. Bell appelle colonne respiratoire, parce que, selon lui, elle serait en communication avec tous les nerfs qui président aux phénomènes de la respiration.
J. Millier fait trois classes des nerfs encéphaliques ou crâniens : 1° Les nerfs purement sensitifs ou des sensations supérieures: tels sont l'olfactif, l’optique et l'acoustique. 2* Les nerfs mixtes, à racine double. Ce sont : le trijumeau, le glosso-pharyngien, le pneumo-gastrique, l’accessoire de Willis, et, chez plusieurs mammifères, le grand hypoglosse. 3* Les nerfs principalement moteurs, à racine simple. Ce sont : le nerf moteur oculaire commun, le pathétique, l’abditcteur et le facial.
M. Longet divise les nerfs crâniens en trois classes. La première classe renferme les nerfs de sensations spéciales {l’olfactif, l’ojAique et l’auditif).
La deuxième classe contient les nerfs de sensibilité générale (portion ganglionnaire du trijumeau), le glosso-pharyngien , et le pneumo-gastrique.
Dans la troisième classe il range les nerfs qui président à la fois aux mouvements volontaires et respiratoires : le moteur oculaire commun , le pathétique, le masticateur (portion ganglionnaire du trijumeau), le moteur oculaire externe, le facial, le spinal, et le grand hypoglosse.
Sœmmerring a divisé les nerfs crâniens en douze paires. Il a fait delà septième paire de Willis la septième paire (nerf facial) et la huitième paire (nerf auditif). La huitième paire est devenue à la fois la neuvième paire (glosso-pharyngien), la dixième paire (pneumo-gastrique), et la onzième paire (accessoire de Willis ou spinal). La douzième paire est constituée par le grand hypoglosse. Cette dernière classification est presque généralement admise.
ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX
PliAXCHE 25.
Elle sert à faire voir à la base du crâne l’origine des nerfs crâniens qui traversent la dure-mère, et le trajet et la terminaison des deux prenaières paires crâniennes. 11 est indispensable d’avoir sons les yeux la figure 2 de la planche 22, qui montre l’origine des nerfs àla base de l’encéphale.
Préparation. — Cassez le crâne préalablement dénudé de ses parties molles; coupez les nerfs an milieu de leur longueur, sur la portion comprise entre l’encéphale et la base du crâne ; isolez l’encéphale avec précaution et placez-le sur la convexité afin d’étudier en même temps l’origine de ces nerfs sur l’encéphale et sur la base du crâne.
Pour découvrir le nerf optique et le globe oculaire, enlevez la voûte de l’orbite par une section horizontale, triangulaire, dont le sommet répond au trou optique et la base à l’arcade orbitaire. Cela fait, détachez le périoste, le nerf frontal, les muscles droits supérieurs de l’œil, l’élévateur de la paupière supérieure et l’amas de graisse qui s’y trouve.
Explication de la figure 1.
1,1. Première paire {nerfs olfactifs, nerfs ethmoïdaux).
La première paire est formée par deux rubans blancs et gris qui émergent de la partie postérieure du lobule antérieur {frontal) du cerveau, traversent d’arrière en avant l’anfractuosité des nerfs olfactifs et constituent dans la gouttière ethmoldale une espèce de ganglion ou de bulbe, d’où partent des filets qui s’épanouissent dans la muqueuse de la partie supérieure des fosses nasales.
Considérés dans leur extrémité centrale et leur trajet crânien, les nerfs olfactifs sont des nerfs à part, dont le véritable caracière n’est pas encore connu. Aux yeux des anciens, ce n’étaient point des nerfs, mais de simples prolongements du cerveau qu’ils appelaient caronculæ processus mandllares olfaclorii, destinés â servir de couloir aux mucosités de cet organe.
Quelques anatomistes ont fait des nerfs olfactifs la première paire des nerfs crâniens. Aujourd’hui, ils sont regardés comme une dépendance de l’encéphale, comme le vestige des lobes olfactifs des animaux ; et la dénomination de nerfs olfactifs est réservée seulement aux filets nerveux qui, émergés du bulbe eihnioidal, s’épanouissent dans la membrane pituitaire.
L’originq,apparente des nerfs olfactifs est dans le. cerveau. Ce caracière les sépare des autres nerfs : ce sont les seuls nerfs cérébraux proprement dits.
Ils naissent par trois racines, une grise et deux blanches. La racine grise est un mamelon ou renflement pyramidal situé sur la circonvolution la plus postérieure du lobule antérieur, au-devant de la substance perforée de Vicq d’Azyr. Ce renflement on bulbe grisâtre, très visibleqnand bn renverse le nerf d’avant en arrière, se prolonge comme une traînée linéaire de substance grise, sur le bord supérieur du nerf.
Les deux racines blanches ont plutôt l’apparence de stries, et sont distinguées en externe et en interne.
La racine externe, grêle, longue, curviligne, située dans la scissure de Sylvius, au-devant de l’espace perforé de Vicq d’Azyr, émerge du lobule moyen du cerveau. La racine interne, courte et plus épaisse, naît du lobule antérieui') sur l'extrémité postérieure de la circonvolution la plus interne, et marche en avant et en dehors pour se réunir à la racine longue. On trouve quelquefois deux ou trois stries blanches, dont le nombre et la direction sont variables, qui traversent la substance perforée et s’interposent à ces racines.
Origine réelle. D’après les uns, les nerfs olfactifs proviennent de la moelle, allongée ; d’autres les font venir du corps calleux, des corps resliformes et de la corne d’Ammon. Enfin, les modernes les font venir, avec M. Cruveilhier, de la commissure antérieure, où les racines internes se réunissent â la manière des nerfg optiques.
Le nerf olfactif, né par les racines blanches et le renflement gris (renflement ou bulbe d’origine), se rétrécit immédiatement, se loge dans l’anfractuosité antéro-postérieure du lobule frontal, et répond à la lame criblée de Tethinoîde, à la partie antérieure de laquelle il offre un renflement ou bulbe de terminaison, appelé bulbe eihmoîdai, analogue au renflement ou bulbe d’origine.
Inférieurement, le nerf olfactif est aplati; si on le renverse, ou si on le coupe en travers, on reconnaît qu’il est prismatique et triangulaire. Ses deux faces latérales concaves répondent aux circonvolutions qui limitent l'anfractuosité antéro-postérieure. Son bord supérieur n’est qu’une traînée linéaire'de substance grise qui unit
Préparé par IlMoviC,
Jmp lemercierii. ie Seine Sj.Pans
Dessiné i'aprèsnatiirepatLéVBlIlé.
le lenflcmenl cTorigine au renflement de terminaison, et est recouvert par la pie-mère qui tapisse l’anfractuosité correspondante. L’arachnoïde passe sons sa face inférieure et la maintient appliquée contre le lobule antérieur.
Uulbeou renflement ethmoïdal. — Les nerfs olfactifs, après avoir convergé l’un vers l’autre, forment une espèce de bulbe olivaire cendré {tuberculus cinereus de Sœmmerring), occupant la gouttière ethmoïdale. Ce renflement, d’une consistance très molle, résulte de l’agglomération des filaments blanchâtres qui constituent le nerf olfactif et entre lesquels s’interpose de la substance grise ou cendrée, analogue à la substance des ganglions; il est l’origine des nerfs olfactifs proprement dits, qui traversent les trous de la lame criblée de Telhinoïde.
2, 2. Deuxième paire inerfs optiques).
Elle naît dè chaque côté, par deux racines, des corps genouillés iniernes et externes, communiquant euxmêmes par deux petits faisceaux blanchâtres plus ou moins apparents aux tubercules quadrijumeaux. Ces racines constilneni par leur réuilion une espèce de bandelette mince et large qui contourne le pédoncule cérébral et longe la portion antéro-postérieure de la grande fente cérébraie de Bichat. Au-devant du pédoncule, le nerf s’arrondit, se dirige en avant et en dedans pour s’unir et former avec celui du côté opposé le chiasma ou commissure.
Du cliiasma émergent les nerfs optiques. Ceux-ci se portent en avant et de dedans en dehors, vers les trous optiques, qu’ils traversent conjointement avec les artères ophthalmiques.
Le chiasma est en rapport, en arrière, avec le luber cinereum, en avant et en haut, avec une lame mince, demi-transparente , la lame sus-optique surtout visible lorsqu’on renverse le chiasma d’avant en arrière.
La disposition anatomique des nerfs optiques ii’cst pas la même pour tous les auteurs : les uns veulent qu'il y ait un véritable croisement de ces nerfs sur la ligne médiane ; les autres regardent le chiasma comme le résultat d'nn accolement ou tout au plus d’un mélange des fibres de chaque nerfoptique, sans en tre-crofsenien/; les modernes admettent un entre croisement partiel qui aurait lieu de la manière suivante : les fibres les plus externes se dirigeraient de la bandelette vers le nerf optique du meme côté ; les fibres les plus internes se dirigeraient de la bandelette d’un côté vers celle du côté opposé, en formant des anses; les fibres moyennes d’un côté iraient s’entre-croiser avec celles du côté opposé {coy. fig. 5).
3, 3. Troisième paire [nerfs moteurs oculaires communs).
La dénomination de nerf moteur oculaire commun lui vient de ce qu’il se distribue à la plupart des muscles de Tœil. 11 naît dans l’espace interpcdonculairc, de la partie interne du pédoncule cérébral, par plusieurs filaments très déliés que Ton peut poursuivre dans l’épaisseur du pédoncule, les uns jusqu’au prolongement du faisceau antéro-latéral de la moelle [faisceau moteur), les autres jusqu’au locus niger de Sœmiiierriiig. Au point d’immergencc, ce nerf est large , aplati, formé de plusieurs filets ténus et distincts, et entouré par les artères cérébrale postérieure et cérébelleuse supérieure. Au delà de ces artères, il est arrondi, dirigé en haut, en avant et en dehors, passe au-dessous de l’apophyse clinoide postérieure , traverse la dure-mère, se rend dans le sinus caverneux et de là dans l’orbite.
4, 4. Quatrième paire [nerfs pathétiques).
Le nerf pathétique [nerf trochléateur] est le plus grêle des net fs crâniens. H est réservé exclusivement aumuscle grand oblique de Tœil, et a été ainsi appeié parce qu’il est destiné à exprimer Tamour et la pitié. L’oiigine apparente de ce nerf a lieu immédiatement derrière les tubercules quadrijumeaux, sur la valvule de Vieussens, par une ou plusieurs racines molles et fragiles.
On se rappelle que la valvule de Vicussens n’est elle-même qu’un prolongement du faisceau antéro-latéral delà moelle [faisceau moteur).
Au delà de son origine, le nerf pathétique marche transversalement en dehors, contourne le pédoncule cérébral avec l’artère cérébelleuse supérieure, se dirige en avant vers l’apophyse cliiio'ide postérieure, et pénètre dans le pertuis de la dure-mère, situé au point d’entrc-croisement des extrémités de la grande et de la petite circonférence de la tente du cervelet.
5, 5. Cinquième paire [nerfs trijumeaux).
Le nerf trijumeau [trifacial, nerf sympathique moyen) naît sur la limite du pédoncule cérébelleux moyen et de la protubérance, entre les faisceaux supérieur et moyen des fibres transverses de celte dernière, par un gros cordon nerveux formé lui-même de deux racines bien distinctes, dont Tune est beaucoup plus grosse que l’autre.
ANATOMIE DU SYSTÈME NEIIVEL'X
La première, noiiiinée grosse racine, racine ganglionnaire ou sensitiie, traverse la substance grise et les fibres transverses de la protubérance, et pénètre dans l'épaisseur du bulbe crânien, où son origine a lieu (voy. fig. 5, pl. 17j par trois ordres de racines. Les unes antérieures, vont d’arrière en avant, entre la face inférieure de la protubérance et la portion cérébelleuse du corps restiforme pour s'anastomoser avec le nerf auditif. Les autres postérieures, passent sous la substance grise de la paroi antérieure du (|uatrième ventricule, pour se continuer avec le faisceau intermédiaire du bulbe (/‘aisceau antéro latéral). Enfin, les dernières se continuent avec le corps restiforme dans l'épaisseur duquel on peut les suivre jusqu’au bec du calamus teriptorius.
La seconde, petite racine, non ganglionnaire, est constituée par plusieurs faisceaux grêles qui émergent de la protubérance en haut et en arrière de la grosse racine, et paraît se continuer, d’après M. Longet, avec la portion du cordon anléro-laléral de la moelle qui traverse la protubérance annulaiie.
Le nerf trijumeau se dirige en haut, en dehors et en avant, s’engage dans une dépression du bord supérieur du rocher, laquelle est convertie en un canal par un repli de la dure-mère. Là. ce nerf descend en avant et en dehors, où les filets de la grosse racine s’écartent et s’entrelacent pour se rendre à la concavité d’un renflement gris, jaunâtre, semi-lunaire, nommé ganglion semi-lunaire oa de Gasser.
La petite racine est au contraire étrangère à la formation dece ganglion. Cette disposition permet de voir une analogie entre le nerf de la cinquième paire et les nerfs spinaux, qui ont les uns des racines ganglionnaires (racfncs sensitives), les autres des racines non ganglionnaires [racines motrices).
6, 6. Sixième paire {nerfs moteurs oculaires externes).
Le nerf moteur oculaire externe a son origine dans le sillon intermédiaire à la protubérance et au bulbe crânien, par plusieurs racinesqui forment, au niveau des pyramides antérieures, deux fabceanx distincts. Le faisceau interne naît du bord inférieur de la protubérance; le faisceau externe, plus gros, naît de la partie supérieure et externe de la pyramide antérieure. Ces deux faisceaux se réuni.ssent en un seul cordon, tantôt immédiatement après leur origine, tantôt dans le sinus caverneux seulement. Ce nerf marche en avant et en divergeant, entre la protubérance annulaire et la gouttière basilaire; arrivé au niveau du tiers supérieur de cette gouttière, il traverse la dure-mère et va se loger dans le sinus caverneux accolé à l’artère carotide interne.
Son origine réelle n'est pas encore bien déterminée.
7, 7. Septième paii e (nerfs faciaux,portions dures de la septième paire de Willis).
L’origine apparente du nerf facial est dans la fossette (fossette de l'éminence olicaire, fossette latérale du bulbe) qui termine l’extrémité supérieure du sillon de l’olive et du corps restiforme, au-dessous de la protubérance, entre les nerfs moteur oculaire externe et auditif. Au point d’émergenc", ce nerf a l’apparence d’un cordon fascicule un peu aplati, qni s’arrondit bientôt, contourne le bord inférieur et convexe de la protubérance sur les limites du pédoncule cérébelleux moyen, se dirige en avant, en dehors et en haut, et s’engage avec le nerf auditif dans le conduit auditif interne.
Son origine réelle a lieu sur les prolongements du faisceau intermédiaire du bulbe [faisceau anléro-laléral). D’après M. Criiveiliiier, ce nerf commence dans l’épaisseur de la protubérance par deux faisceaux de racines. Le faisceau interne émerge Je la protidiérance sur les côtes de la ligne médiane; l’autre a son origine en dehors du côté du cervelet.
8, 8. Huitième.paire (neitfs auditifs, portions molles de la septième paire).
Le nerf auditif esi le plus mou de tous les nerfs et a presque deux fois le volume du nerf facial, il offre deux racines bien distinctes : l’une , antérieure, commence dans la fossette latérale du bulbe crânien (fossette de l'éminence olicaire), en dehors du nerf facial, au-dessus du glosso-pharyngien, au-dessous du pédoncule cérébelleux; l’autre, postérieure, contcuirne horizontalement la partie postérieure du corps restiforme, arrive sur la paroi antérieure du quatrième ven-tricule, où elle s’épanouit en filaments bl mcs qui contrastent avec la substance grise de cette paroi, et forment plusieurs des barbes du calamus scriptorius.
Nous avons vu plus haut qu’il y aurait une troisième racine qui lire son origine de la grosse racine de la cin qnième paire.
Ce nerf monte en dehors, au-devant du lobule du cervelet appelé lobule du nerf vague, pour pénétrer conjointement avec le nerf facial dans le conduit auditif interne.
5, 9. Neuvième paire (nerfs glosso-pharyngiens, premières portions de la huitième paire).
Le nerf glosso-pharyngien naît par plusieurs filets qui émergent des corps restiforraes, au-dessus dn pneumogastrique, au-dessous du nerf auditif. Chacun de ces filets est le produit delà réunion de deux ou trois filaments
KT DES OUGANES DES SEN6 DE L’HOMME
convergents. Les filets du glosso-pharyngien sont les plus élevés et ne peuvent être distingués à leur origine de ceux du pneunio-gastrique. D’une ténuité extrême, ils sont tous renfermés dans leur névrilème au moment où ils surgissent de la moelle et se réunissent en un ou deux cordons pour traverser la partie la plus antérieure du trou déchiré postérieur.
10,10. Dixième paire [nerfs pneumo-gastriques ou nerfs vagues, deuxièmes portions de la huitième paire).
Le nerf pneumo-gastrique a son origine dans le bulbe ci fini* n, sur le corps resiiforme, au-dessous du glossopharyngien et au-dessus du nerf spinal, sur la ligne des racines postérieures des nerfs spinaux, par sept ou huit filets qui se réunissent en un seul cordon, lequel, parallèle au glosso-pharyngien et au spinal, s’engage dans le trou déchiré postérieur.
11, 11. Onzième paire [nerfs spinaux, accessoires deWiUis, troisièmes portions de la huitième paire).
Le nerf spinal naît par deux groupes de racines; 1° des parties latérales de la région cervicale de la moelle,
intermédiaires aux racines antérieures et aux racines postérieures dès nerfs cervicaux, derrière le ligament dentelé; 2° du hulbe crânien.
Le premier groupe de ces racines [radnes cervicales ou inter-cervicales), prend son origine immédiatement au-devant des racines postérieures des nerfs du cou, depuis la première jusqu’à la cinquième paire cervicale. Je l’ai vu descendre, chez le chat, jusqu’à la première paire lombaire.
Le deuxième groupe de ces racines [racines lulhaires du nerf spinal, filets restiformes, à cause du lieu précis de leur origine), monte dans toute la hauteur de l’intervalle qui se trouve entre les racines du pneumogastrique et les racines postérieures de la première paire, qt établit la continuité entre ces deux ordres de racines. Ses filets bulbaires inférieurs sont ascendants, les supérieurs sont horizontaux et dnt des connexions intimes avec le pneumo-gastrique. Ces derniers forment un petit groupe distinct du spinal et du pneumo-gastrique , qui devient hiirizonlal en dehors, reçoit, au moment où il s'engage dans le trou déchiré postérieur, un filet du pneumo gastrique, et se confond avec le spinal ou reste isolé de ce dernier.
Trajet vertèbro-crânien. Très ténu en bas et con.stitiié par un seul filet, rarement par deux, le nerf spinal monte verticalement sur les côtés de la région cervicale de la moelle, qu’il longe jusqu'au niveau de la première paire cervicale. Là, il s’éloigne de la moelle se porte en dehors et un peu en arrière, augmente de volume par l’accolement succe.ssif de nouveaux filets, croise perpendiculairement la partie latérale du trou occipital, sur laquelle il se réfléchit par une courbure à concavité inférieure, traverse le trou déchiré postérieur, et sort du crâne avec le nerf pneumo gastrique, en dedans et en arrière duquel il est placé.
Ce nerf constitue, avec la moelle et le nerf pneumo-gastrique, un triangle rectangle dont le côté interne est la moelle, le côté externe le spinal, et la base le pnenmo-gastiique. Il forme, tant dans sa portion intra-crânienne que dans sa portion extra-crânienne, une courbe parabolique, à sommet contigu au trou déchiré postérieur.
12, 12. Douzième paire (grands hypoglosses).
Le grand hypoglosse a son origine dans le sillon intermédiaire aux dives et aux pyramides, par une série linéaire de filets réunis en deux groupes bien distincts, qui passent dans le trou ou canal condylien antérieur, où ils sont séparés l’un de l’autre par une bride de la dure-mère, et foi ment un seul cordon arrondi au moment de sortir du canal.
Ces figures ont pour objet l’étude de la première paire des nerfs crâniens (nerfs olfactifs), depuis le bulbe ethmoïdal, jusqu’à leur terminaison.
Préparation. — Divisez par une section verticale, antéro-postérieure, la moitié antérieure de la base du crâne, en passant en dehors de l'apophyse crista-galli et de la cloi.'-on des fosses nasales. Vous obtenez, d’une part, la paroi interne des fosses nasales (cloison), de l'autre, la paroi externe.
Plongez les pièces dans uu bain d'acide azotique étendu d’eau, afin de solidifier le nerf. Décollez et renversez la membrane pituitaire, vous verrèz les nerfs sur le lambeau renversé ; ou bien enlevez la moitié de l'épaisseur de la membrane pituitaire, et les divisions du nerf resteront en place entre cette membrane et le périoste.
ANATOMIE DU SYSTÈME NEIWEUX
Explirntion des flsiires 2 et 3.
1, 1. Nerf olfactif. Ce nerf, dont la description exacte est due àScarpa, prend son origine à la face inférieure du bulbe etiimoïdal, traverse immédiatement les canaux de la lame criblée de l’ethmoîde, et se divise comme eux au sommet des fosses nasales , en trois ordres de filets entourés par une gaine de la dure-mère.
Parmi ces filets, les uns, moyens, disparaissent presque aussitôt sur la muqueuse qui tapisse la portion horizontale de la voûte des fosses nasales ; les autres se dirigent en bas, en divergeant, sur la face externe et la face interne des fosses nasales.
Les rameaux externes s’anastomosent entre eux sous forme de plexus et s’étendent jusqu’au cornet moyen : les rameaux internes, plus grêles, forment un plexus à mailles moins serrées que celles du plexus externe et descendent jusqu'à la partie moyenne de la cloison. Toutes ces divisions se perdentdans la membrane pituitaire, par un réseau de filaments déliés et très rapprochés.
Usages. Le nerf olfactif est destiné à transmettre à l’encéphale l’impression des odeurs sur la membrane pituitaire; il appartieut donc aux nerfs de sensibilité spéciale.
Elles montrent le chiasma des nerfs optiques [voy. la figure 1 pour le trajet et la terminaison de ces nerfs).
Nerf optique. 11 se dirige obliquement de dedans en dehors et d’arrière en avant, du chiasma vers le trou optique, traverse ce dernier conjointement avec l’artère ophthalmiqne qui lui est subjacente, et décrit dans l’orbite une courbure à concavité interne, pour se porter presque directement à la partie postérieure interne et inférieure du globe de l’œil. An moment où il atteint la sclérotique, il présente un rétrécissement ou mieux une sorte de collet, se divise en un grand nombre de filaments qui s’expriment au travers d’une lame criblée de la sclérotique, traversent la choroïde et forment la rétine par leur épanouissement.
Depuis le chiasma jusqu’au trou optique, le nerf est entouré d'une double gaine de la pie-mère et de l’arachnoïde Cette dernière membrane l’abandonne à l’entrée du trou optique et est remplacée par une enveloppe plus forte de la dure-mère; celle-ci l’accompagne jusqu’au globe de l’œil, où elle se continue avec la sclérotique et donne attache par sa face postérieure aux quatre muscles droits de l’œil.
Dans l’orbite, le nerf, séparé des muscles droits et obliques par une grande quantité de tissu adipeux, est en rapport, en dehors et en arrière, avec le ganglion ophlhalmique, est entouré par Igs vaisseaux et nerfs ciliaires, et les autres vaisseaux et nerfs de l’orbite.
Usages. Le nerf optique transmet à l’encéphale l'impression des rayons lumineux sur la rétine. Il est, comme le nerf olfactif, un des nerfs de sensibilité spéciale.
daprôs nature pat Léveille par LudOVlC
PliAIVCHE 26 .
NERFS DE l’orbite ET GANGLION OPHTHALMIQUE.
On appelle nerfs de l’orbite ceux qui se distribuent dans les parties accessoires de l’organe de la vision nommées par Haller tutamina oculi. Ces nerfs, au nombre de quatre , sont : 1° le moteur oculaire commun (3' paire) ; 2° le pathétique (4' paire) ; 3° le moteur oculaire externe (6' paire) ; 4"’ l’ophtlialmique de Willis (portion de la 5' paire). Les trois premiers sont destinés aux muscles droits et obliques de l’œil et à l’élévateur de la paupière supérieure ; le quatrième se rend à la glande lacrymale, aux paupières, à la peau, au périoste et à l’os du front, enfin à la membrane pituitaire delà partie antérieure des fosses nasales et au lobe du nez.
Tous les quatre s’engagent dans le sinus caverneux : trois d’entre eux, le moteur oculaire commun, le pathétique et l’ophtlialmique, se logent dans l’épaisseur de sa paroi externe ; le moteur oculaire externe est placé dans le sinus môme, accolé à l’artère carotide interne. De là ils se rendent dans l’orbite par la partie la plus large delà fente orbitaire supérieure (fente sphénoïdale), les uns immédiatement au-dessous du périoste orbitaire, les autres après avoir traversé l’anneau des muscles droits de l’œil situé au sommet de la pyramide quadrangulaire formée par ces muscles, à la face profonde desquels ils se perdent.
On trouve encore dans l’orbite, au niveau de la partie postérieure et externe du nerf optique, un petit renflement blanc rougeâtre, nommé ganglion ophtlialmique auquel aboutissent trois racines: l’une vient du rameau nasal de la branche ophtlialmique de Willis, l’autre du nerf du petit oblique, la troisième du grand sympathique ; il donne naissance aux nerfs ciliaires.
Troisiè.«e P.4IRE. — [Nérf moteur oculaire commun, oculo-musculaire commun.)
Le nerf moteur oculaire commun prend naissance, comme nous l’avons vu précédemment, dans l’espace inter-pédonculaire, sur la face latérale interne du pédoncule cérébral, se dirige de là en avant et en dehors, traverse la dure-mère (i et 15, fig. 1), se place dans l’épaisseur de la paroi externe du sinus caverneux et va se rendre à cinq des muscles de l’orbite.
Dans le sinus caverneux, le nerf situé en dehors de l’artère carotide interne et du nerfmoteur oculaire externe, en dedans des nerfs pathétique et ophtlialmique de Willis, s’anastomose aveccedernier et le plexus caverneux, après avoir formé un renflement ganglionnaire, fusiforme, crevassé, composé de fibres blanches à l’extérieur, de grises à l’intérieur ; se divise en deux branches collatérales, l’une supérieure, l’autre inférieure au nerf optique , et franchit l’anneau des muscles droits de l’œil (-2, fig. 2, et 2, fig. 4).
r La branche supérieure (2, fig. 3, et3, fig. 4) s’incline un peu en dedanset se subdivise en deux rameaux, dont l’un s’épanouit à la face inférieure du droit supérieur de l’œil, tandis que l’autre, plus grêle, suit le bord interne de ce dernier muscle et va se ramifier à la face inférieure de l’élévateur de la paupière supérieure.
2" La branche inférieure (fig. 3), plus volumineuse que la précédente, donne trois rameaux ; un interne, destiné à la face externe du droit interne de l'œil ; un moyen, pour la face supérieure du droit inférieur; un troisième, externe, arrondi, plus long que les deux autres, atteint perpendiculairement le bord postérieur du muscle petit oblique (A, fig. 4). Cedernier rameau envoie un filetgros et court [racine motrice) au ganglion ophthalmique.
Usages. — Le nerf moteur oculaire commun donne le mouvement à l’élévateur de la paupière supérieure et à quatre muscles de l’œil : le droit supérieur, le droit interne, le droit inférieur et le petit oblique ; il préside en outre à la contraction de l’iris. Lorsqu’il est coupé ou paralysé, la paupière supérieure est abaissée, l’œil est tiré en dehors par le muscle droit externe, en dedans, en avant et en haut, par le muscle grand oblique ; la pupille est dilatée et immobile.
ANATOMIE DU SYSTÈME NEllVEUX
Qcatrième paire. — {Nerf pathétique ou trochléateur. )
Ce nerf, le plus grêle de tous les nerfs crâniens, naît sur le côté de la valvule de Wieussens (émanation du faisceau antéro-latéral) par deux ou trois filets minces, faciles à déchirer, se dirige d’abord transversalement en dehors, décrit un long circuit autour de la protubérance, parallèlement au nerf optique en dedans duquel il est placé, et pénètre dans le sinus caverneux par un pertuis de la dure-mère, situé au point d’entre-croisement de la grande et de la petite circonférence du cervelet.
A partir de ce point, le ncrflogé dans la paroi externe du sinus caverneux, en dehors et au-dessus du moteur oculaire commun, croise (3, fig. 1) l’ophthalmique de Willis, s’anastomose avec lui, franchit la partie la plus large de la fente orbitaire, au-dessus des extrémités postérieures des muscles élévateurs de la paupière supérieure et droit supérieur de l’œil, et se dirige obliquement en avant, en dedans, vers le muscle grand oblique, pour s’épanouir à son bord supérieur.
On décrit généralement le nerf de la tente du cervelet, comme une émanation de l’ophthalmique de Willis. J'ai, en effet, dans mes dissections, constaté cette origine; mais j’ai, en outre, trouvé un autre filet venant du nerf pathétique; ce filet marche tantôt isolément dans la tente du cervelet, tantôt s’anastomose avec le filet précédent, qui semble alors naître par deux racines l’une de l’ophthalmique , l’autre du pathétique (17, fig 1).
Usages. — Le nerf pathétique est essentiellement destiné au muscle grand oblique auquel il donne le mouvement. Ch. Bell en a fait le nerf respiratoire de l’œil et en même temps le nerf de l’expression ; d’après d’autres physiologistes il servirait h exprimer l’amour et la pitié; il aurait aussi quelque influence sur la direction de l’œil des mourants, parce que ses fonctions survivent à celles de tous les autres nerfs de l’orbite.
Sixième paire. —{Nerf moteur oculaire externe, ou oculo-musculaire commun et abducteur de l'œil.)
Le nerf moteur oculaire externe, le plus grêle des nerfs crâniens après le pathétique, prend son origine dans le sillon de séparation du bulbe et de la protubérance, par deux faisceaux : l’un externe, qui vient de la pyramide antérieure; l’autre interne, qui naît du bord antérieur de la protubérance.
Le nerf formé par la réunion de ces deux faisceaux se dirige en avant, en dehors et en haut, vers la gouttière basilaire, au niveau du tiers supérieur de laquelle il pénètre sous la duremère ( 18, fig. 1), et gagne la partie inférieure du bord latéral de la lame carrée. Il se place alors dans la paroi interne du sinus caverneux, s’accole à l’artère carotide interne (fig. 1), traverse la partie la plus large de la fente orbitaire, franchit l’anneau des muscles droits C 4, fig. 2) en dehors du nerf moteur oculaire commun, du rameau nasal et de la racine longue et grêle du ganglion ophthalmique, et se perd entièrement à la face profonde du muscle droit externe de l’œil (6, fig. 3).
Ce nerf, eu passant par l’orifice supérieur du canal carotidien (7, fig. 3), donne deux ou trois filets qui descendent accolés à l’artère carotide et concourent, avec le filet carotidien du nerf vidien et un des nerfs de Jacobson, à la formation du ganglion cervical supérieur; il participe encore à la formation du plexus caverneux qui résulte de l’enlacement de filets provenant du ganglion cervical supérieur, du ganglion de Casser, de l’ophthalmique de Willis et des nerfs moteur oculaire commun et pathétique.
Usages. — Le moteur oculaire externe donne le mouvement au muscle droit externe.
Cinquième paire. — {Nerf trijumeau, sympathique moyen, trifacial.)
Nous savons que le nerf trijumeau émerge du bord externe de la protubérance, par deux racines, l’une grosse (racine sensitive), l’autre courte (racine motrice). Nous n’avons pu suivre cette dernière au delà de son point d’émergence, mais la première nous a conduits à travers la protubérance, jusque dans l’épaisseur du bulbe, où elle est trifurquée, comme nous l’avons dit plus haut.
La grosse racine présente, au sortir de la protubérance, un étranglement auquel fait suite un gros
ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME
faisceau fasciculé formé de 90 à ICO filets nerveux, dont la déchirure laisse à l’endroit rétréci un mamelon blanc qui semblait caché dans l’intérieur du nerf, et pris par Bichat pour sa véritable origine.
De la protubérance, les deux racines se dirigent vers un trou ovalaire formé par un repli de la dure-mère et par une dépression du bord supérieur du rocher, et s’engagent entre la face supérieure de celui-ci et la dure-mère ; la grosse racine (4, fig. 1) s’élargit, pour se rendre à la concavité d’un ganglion semi-lunaire [ganglion de Casser), après avoir donné quelques filets à la dure-mère qui tapisse le rocher; la petite racine (14, fig. 1), passe en dedans de la grosse et du ganglion, à la formation duquel elle ne concourt pas, et se jette dans le nerf maxillaire inférieur, à sa sortie du trou ovale.
Le ganglion de Casser {(\^. 1, 2 et 3), situé obliquement sur la face supérieure et près du sommet du rocher, est un renflement gris jaunâtre, enfermé en quelque sorte entre deux lames de la dure-mère auxquelles il envoie quelques filets. Sa face externe et supérieure forme une saillie en dehors de la grosse racine, et adhère fortement à la dure-mère ; sa face interne et inférieure, aplatie, communique avec le plexus caverneux par des filets gris qui semblent se confondre avec la substance grise du ganglion. La grosse racine du trijumeau aboutit à la concavité du bord postérieur du ganglion, dont le bord inférieur, antérieur et convexe, donne naissance à trois nerfs qui sont, de haut efl bas et de dedans en dehors : 1° l’ophthalmique de Willis, le plus petit ; 2° le maxillaire supérieur; 3’ le maxillaire inférieur, le plus gros.
1° Ophthalmiqüe de Willis.
Ce nerf, le plus petit et le plus supérieur des branches du ganglion de Casser (5, fig. I), se dirige, en avant en haut et en dedans, dans l’épaisseur de 1 a paroi externe du sinus caverneux, au-dessous du pathétique, au-dessus du nerf moteur oculaire commun, s’anastomose avec le plexus carotidien et les nerfs moteurs de l’œil, donne un rameau récurrent (17, fig. 1) appelé par Arnold nervus recurrens inter laminas tentorii , destiné à la tente du cervelet, et se divise en trois rameaux qui pénètrent dans l’orbite par la fente orbitaire, et sont de dehors en dedans : les rameaux lacrymal, frontal, nasal.
Nerf lacrymal (6, fig. 1 ). — Celui-ci, le plus petit et le plus externe des rameaux terminaux de l’ophthahnique, très adhérent à la dure-mère dans la paroi externe du sinus caverneux, pénètre dans l’orbite par la partie la plus étroite de la fente orbitaire, immédiatement sous le périoste, longe le bord supérieur du muscle droit externe, sur la limite des parois supérieure et externe de l’orbite, et se divise en deux branches: l’une, lacrymale, donne à la glande du même nom et s’anastomose avec le filet lacrymal du nerf orbitaire du maxillaire supérieur ; l’autre, palpébrale, traverse la glande lacrymale pour se perdre à la muqueuse et à la peau de la paupière supérieure, à la peau de la région temporale antérieure.
Quant au rameau temporo-malaire, décrit par M. Cruveilhier et M. Longet comme une des branches du nerf lacrymal, je ne l’ai jamais vu venir de ce dernier, mais toujours du nerf orbitaire.
Nerf frontal (10, fig. 1). — Ce nerf, qui sous le rapport du volume semble être la continuation de l’ophthalmique, traverse la fente orbitaire supérieure entre le périoste et l’anneau des muscles droits, s’anastomose avec le pathétique situé au-dessus de lui, longe la partie moyenne de la voûte de l’orbite dont il est séparé par le périoste, poursuitson trajetsur le muscle élévateur de la paupière supérieure, et se divise, au niveau du tiers antérieur de la voûte orbitaire, en deux et quelquefois trois rameaux , savoir : le frontal externe ou sus-orbitaire, le frontal interne, et le fronto-nasal ou supra trochlearis, qui n’existe pas toujours.
Le frontal externe (11, fig. 1 ) sort par le trou sus-orbitaire, et se divise en rameaux ascendants ou frontaux, en rameaux descendants ou palpébraux.
Les frontaux, ordinairement au nombre de deux, se réfléchissent de bas en haut entre le muscle et le périoste; le plus externe rampe sur le périoste et traverse le muscle frontal vers sa partie supérieure pour arriver à la peau ; l’autre traverse le frontal à sa partie inférieure et se perd aussi à la
ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX
peau : ces deux nerfs se subdivisent et s’anastomosent entre eux. On trouve assez souvent un petit rameau qui s’engage dans le pertuis situé dans l’échancrure sous-orbitaire, et qui peut être poursuivi jusqu’au périoste, à la peau et à l’os.
Les palpébraux, dont le nombre est variable, se portent verticalement en bas dans l’épaisseur de la paupière supérieure, pour se terminer, soit à la conjonctive, soit à la peau.
Le frontal interne ( 12, fig. 1) sort de l’orbite entre le trou sus-orbitaire et la poulie cartilagineuse; il fournit des branches osecndan^es ou frontales, des branches descendantes ou palpébrales ét nasales.
Les branches, frontales et palpébrales (3 et A, fig. 7) se comportent comme celles du frontal externe; elles s’anastomosent avec ces dernières et avec le fronto-nasal, ou, lorsqu’il manque, avec le nerf nasal.
Les branches nasales se dirigent sur le dos du nez, où elles s’anastomosent avec le nasal.
Fronto-nasal (13, fig. 1). — Ce petitrameau se sépare assez souvent du nerf frontal avant sa bifurcation terminale, se place en dedans des nerfs frontal externe et frontal interne, passe entre la poulie et l’os frontal, et se termine par des branches ascendantes destinées à la peau du front, et des branches descendantes qui vont à la peau du nez. Il s’anastomose avec le frontal interne et le nasal.
Rameau nasal de Vophthalmique (3, fig. 2,etS,fig.4). —Celui-ci, plus petit que le frontal, plus gros que le lacrymal, se détache de la face interne du nerf ophthalmique avant son entrée dans l’orbite, se place en dehors du moteur oculaire commun , donne immédiatement la racine longue et grêle du ganglion ophthalmique, et traverse avec elle la fente orbitaire et l’anneau des muscles droits {d, fig. 2; e, fig. 4). 11 se dirige alors en avant et en dedans vers le trou orbitaire interne et antérieur, au milieu du tissu adipeux, entre le muscle droit supérieur et le nerf optique, fournit directement quelques nerfs ciliaires, passe au-dessous du grand oblique, au-dessus du droit interne, et se divise en deux filets, le nasal externe et le nasal inteime ou ethmoïdal.
Le nasal externe, ou infra trochlearis (8, fig. l,et fig. 2), longe la face inférieure du grand oblique, passe au-dessous de la poulie qu’il traverse même quelquefois, puis se partage en filets frontaux (.5, fig. 7) et nasaux (6, fig. 7). Les premiers se perdent à la peau du front et s’anastomosent avec les autres nerfs frontaux, les seconds se distribuent à la peau du nez et s’anastomosent avec le sous-orbitaire, dans l’épaisseur de la paupière inférieure.
Le nasal interne, ou filet ethmoïdal de la branehe nasale de Vophthalmique (9, lig. t et 2). croise le grand oblique et le droit interne, s’engage dans le trou orbitaire interne et antérieur, remonte dans un canal situé au côté externe de la lame criblée del’ethmoïde, passe entre l’apophyse crista-gnlli et une petite lame osseuse située en avant et en dehors de cette apophyse, pénètre dans le nez et se termine par deux ramuscules, l’un externe, l’autre interne.
L’externe se porte à la partie antérieure de la pituitaire de la paroi externe des fosses nasales, où il donne lui-même deux petites divisions (2, fig. 6). L’une d’elles traverse un pertuis situé entre le cartilage latéral et les os du nez, se place profondément au-dessous du muscle triangulaire et se rend à la peau du lobe du nez: on lui a donné le nom de naso-lobaire (8, fig. 7). L’autre se dirige en arrière et s’épanouit dans la muqueuse du cornet et du méat inférieur.
La ramuscule interne se distribue à la partie antérieure de la pituitaire de la cloison (3, fig. 6).
Les filets que nous venons de décrire atteignent la pituitaire par sa face adhérente; ils ne s’anastomosent jamais avec les nerfs olfactifs.
D’après ce qui précède, on voit que la branche ophthalmique de la cinquième paire est entièrement destinée aux téguments cutanés et muqueux ; il n’en n’est pas de même chez les ruminants et les pachydermes, chez lesquels l’ophthalmique fournit quelques branches musculaires. Celles-ci S3mblent être suppléées chez l’homme par les anastomoses des nerfs moteurs avec l’ophthalmique et le grand sympathique, dans le sinus caverneux; anastomoses auxquelles on peut attribuer la sensibilité et la nutrition des muscles de l'œil.
Ganglion ophthalmique ( 18, fig. 2; 9, fig. 4; l,fig.5). — Le ganglion ophthalmique, situé en dehors du nerf optique et à quelques millimètres du trou du même nom, enveloppé de toutes parts de tissu adipeux, est un renflement blanchâtre à la circonférence, gris rougeâtre au centre, d’une forme
ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME
tantôt lenticulaire, tantôt semi-lunaire ; on lui décrit généralement quatre angles; deux postérieurs, l’un supérieur, l’autre inférieur; deux antérieurs, distingués également en inférieur et supérieur.
L’angle postérieur et supérieur reçoit du nerf nasal de l’ophtlialmique un filet long et grêle (2, fig.5) (racine longue et grêle ou sensitive); on voit à l’angle postérieur et inférieur une racine courte et épaisse ( racine motrice ) ( 4, fig. 5 ), fournie par le nerf du muscle petit oblique, émanation du moteur oculaire commun. Entre les deux racines dont nous venons de parler, le ganglion ophthalmique reçoit encore un filet (6, fig. 5) (racine molle) du plexus carotidien, et partant du grand sympathique; ce filet arrive au ganglion, tantôt directement, tantôt par la racine longue et grêle à laquelle il s’accole.
Chacun des angles antérieurs donne naissance à un faisceau de 8 à 12 nerfs ciliaires (7, fig. 5; 9, fig. 2), qui se dirigent flexueusemerit au milieu de la graisse, l'un au-dessus, l’autre au-dessous du nerf optique. Ces nerfs atteignent et perforent la partie postérieure de la sclérotique, les uns autour du nerf optique, les autres plus en avant, marchent entre la sclérotique et la clior’o'ide en adhérant à la surface intérieure de la première de ces membranes ( 8, fig. 3 ), gagnent le cercle ciliaire où chaque nerf se divise en plusieurs filets qui s’anastomosent entre eux et avec les filets voisins, et se perdent les uns dans le cercle même, les autres dans l’iris; quelques uns, d’après M. Géraldès, traverseraient la cornée pour s’épanouir dans la conjonctive.
Gganglion ciliaire. —Le cercle ciliaire a reçu des modernes le nom de ganglion ciliaire , à cause de sa couleur grise et du grand nombre de nerfs qui y arrivent et en émanent. Les nerfs ciliaires président à la contraction de l’iris : ils doivent cette propriété à la racine grosse et courte du ganglion ophthalmique. La racine longue et grêle leur transmet des propriétés sensitives et leur donne une certaine influence sur la conjonctive.
FIGDRES 1 , 2 ET 3.
Prépaiîation. — Mettez à nu le ganglion de Casser et les nerfs du sinus caverneux par i’ablation des gaines de la dure-mère. Détachez avec soin et rabailez le périoste et les téguments de la région frontale; cela fait, enlevez une portion triangulaire de la voûte de l’orbite, ayant pour base l’arcade sus-orbitaire (t pour sommet la partie la plus large de la fente sphénoïdale, comme l’indiquent les lignes ponctuées de la fig. 1. Le trait de scie interne doit respecter la poulie cartilagineuse, le trait de scie esterne doit pareillement respecter la glande et le nerf lacrymal ; l’instrument portera principalement sur la partie antérieure de la voûte orbitaire ; la partie postérieure , à cause de son peu d’épaisseur, sera détachée avec le ciseau et le maillet. Pour compléter la préparation et conserver le nerf frontal, vous renverserez le fragment d’un coup de maillet, ou bien vous laisserez un petit pont osseux en dedans au niveau de la base de l’orbite.
Vous trouverez alors sur le même plan, après avoir enlevé le périoste, plusieurs des muscles de l’œil que vous disséquerez avec soin; et trois nerfs, qui sont, en dedans le pathétique, au milieu le frontal, le plus volumineux ; en dehors le lacrymal, le plus grêle, très adhérent en arrière à la dure-mère : aussi, pour ne pas le couper, faudra-t-il le découvrir d’avant en arrière.
Coupez sur le milieu du globe oculaire le nerf frontal et les muscles subjacenis, c’est-à-dire, l’élévateur de la paupière supérieure et le droit supérieur; renversez-les en arrière, et vous aurez le plan de la figure 2.
Vous obtiendrez la figure 3 après avoir enlevé l’anneau des muscles droits, le nerf optique, jusqu’au point où il pénètre dans le globe de l’œil, et la partie supérieure de la sclérotique qui cache les nerfs ciliaires.
Vous préparerez enfin le ganglion ophthalmique, soit en ôtant avec soin, et couche par couche, le tissu adipeux qui l’environne au côté externe et postérieur du nerf optique, soit en suivant d’avant en arrière un des nerfs ciliaires, ou bien encore le nerf du petit oblique qui lui donne une racine.
Ces divers modes de préparation permettent d'étudier sur la même pièce, et par ordre de superposition , tous les nerfs de l’orbite ; si l’on veut suivre l’ordre numérique, il est nécessaire d’avoir deux pièces, l’une pour la couche superficielle , l’autre pour la couche profonde.
On voit, sur la moitié antérieure de la base du crâne, à droite, entre des lignes ponctuées, la partie triangulaire de l’os qu’il faut enlever; à gauche, la couche superficielle des nerfs de l’orbite placés au-dessus de l’anneau des muscles droits.
ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX
ExiiUcatioii de la Usure 1.
Parties accessoires. — a. Surface orbitaire et iignes ponctuées, indiquant la portion de l’os qu’il faut enlever. — h. Apophyse criita-galli, sur les côtés de laquelle sont les gouttières de la lame criblée de Tethiiioïde. — c. Selle turcique. — â. Gouttière basilaire. — e. Muscle temporal. — f. Muscle frontal. — g. Grand oblique de l’œil traversant la poulie cartilagineuse. — h. Muscle élévateur de la paupière supérieure, superposé au muscle droit supérieur. — h. Droit externe. — l. Glande lacrymale. — m. Tissu adipeux de l’orbite.
Système nerveux. — 1. Nerf optique s'engageant dans le trou optique, avec l’artère optithalraique. — 2. Nerf moteur oculaire commun ; on le voit entrer dans le canal que lui fournit la dure-mère, pour pénétrer dans le sinus caverneux. — 3. Nerf pathétique. — A. Grosse racine du ganglion de Casser, débordée en haut et en arrière par la petite racine. — 5. Nerf ophtbalmique de Willis et ses trois branches. — 6. Branche externe ou lacrymale. — 7. Branche interne ou nasale, divisée en deux rameaux. — 8. Rameau nasal externe. — 9. Rameau nasal Interne. — 10. Branche moyenne ou frontale. — 11. Son rameau externe ou frontal externe. — 12. Son rameau interne on frontal interne. — 13. Rameau fronto-nasal {supra trochlearis). — lA. Ganglion de Gasser renversé, pour laisser voir sa racine motrice ou petite racine. —16. Nerf moteur oculaire commun. — 16. Nerf pathétique. Ces deux derniers nerfs sont aussi renversés, arm qu’on puisse les voir dans la paroi externe du sinus caverneux. — 17. Rameau de la tente du cervelet. — 18. Moteur oculaire externe, accolé dans le sinus à l’artère carotide interne.
RGURE 2.
Couche moyenne des nerfs de l’orbite.
Explication de la figure 2.
Parties accessoires. — a. Portion renversée des muscles élévateur de la paupière supérieure et droit supérieur de l’œil. — b. Muscle droit interne, et c muscle droit externe, tirés par une érigne. — d. Anneau fibreux des muscles droits de l’œil.
Système nervenx. — 1. Chiasma. — 2. Troisième paire, nerf moteur oculaire commun. — 3. Nerf nasal. — A. Nerf moteur oculaire externe. Ces trois nerfs traversent l’anneau des muscles de l’œil. — 5. Ganglion de Gasser et ses trois branches, dont une, l’ophthalmique, est coupée.— 6. Nerf nasal et ses deux rameaux interne et externe. — 7. Nerf du petit oblique. Ces deux derniers nerfs donnent : le premier, la racine longue et grêle ; le second, la racine courte et épaisse du, 8, ganglion ophthalmique qui fournit, 9, les nerfs ciliaires.
L’anneau des muscles droits de l’œil a été coupé, pour montrer les nerfs de la couche profonde de l’orbite.
Explicntiou de la figure 3.
Parties accessoires. — a. Extrémités postérieures des muscles élévateur de la paupière supérieure et droit supérieur de l’œil, renversées. — b. Muscle droit interne. — c. Muscle droit externe. — d. Muscle droit inférieur.
Système nerveux. — 1. Nerf moteur oculaire commun et ses deux branches principales, supérieure et inférieure. — 2. Branche supérieure donnant deux rameaux, l’un au muscle droit supérieur de l’œil, et l’autre à l’élévateur de la paupière supérieure. — 3. Rameau du muscle droit interne. — 4. Rameau du droit inférieur. — 5. Rameau du petit oblique. Les trois derniers nerfs énumérés viennent de la branche inférieure du moteur oculaire commun. — 6. Nerf moteur oculaire externe. — 7. Branche de ce nerf enlaçant l’artère carotide interne et s’anastomosant plus loin avec le ganglion cervical supérieur. — 8. Nerfs ciliaires qui, après avoir traversé la sclérotique, rampent entre celle-ci et la choroïde, pour se rendre au ganglion ciliaire.
Elle fait voir, par la face externe et de profil, la cavité orbitaire, le globe oculaire et ses dépendances.
ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME
Préparation. — Divisez verticalement de haut en bas, et d’avant en arrière, la voûte et l’arcade orbitaire, immédiatement en dehors du trou sus-orbitaire ; sciez aussi obliquement, et de bas en haut, la base de l’apophyse ptérygoïde, la tubérosité de l’os maxillaire supérieur et l’apophyse inalaire du même os, de manière à intéresser la partie externe du trou sous-orbitaire ; enlevez le fragment externe, vous aurez à nu, sur le fragment interne, le globe oculaire et ses dépendances, entourés du périoste orbitaire. Détachez cette membrane, coupez à son insertion oculaire et renversez en arrière le muscle droit externe, ôtez enfin avec précaution le tissu adipeux qui recouvre le ganglion ophthalmique et les nerfs ciliaires, dont la ténuité est extrême et la coloration analogue à celle de ce tissu.
Explication de la fljgure .â.
Parties accessoires. — a. Muscle élévateur de la paupière supérieure et droit supérieur de l’œil. — b. Droit inférieur. — c. Petit oblique. — d. Portion du droit externe renversé. — e. Anneau des muscles droits.
Système nerveux. — 1,1. Nerf optique et globe oculaire. — 2. Nerf moteur oculaire commun , traversant l’anneau et se divisant en deux brandies. — 3. Branche supérieure qui se perd à la face profonde des muscles droit supérieur de l’œil et élévateur de la paupière supérieure ; on ne voit de la branche inférieure que U , nerf du muscle petit oblique. — 5. Moteur oculaire externe se distribuant à la face profonde du muscle droit externe, dont on ne voit que des débris. — 6. Ganglion de Casser et ses trois branches. — 7. Branche supérieure ou ophthalmique, coupée et renversée, pour montrer, 8, son rameau nasal. Celui-ci,avant de traverser l’anneau, fournit la racine longue et grêle du, 9, ganglion ophthalmique ; après avoir traversé l’anneau, il donne directement quelques nerfs ciliaires. — 10. Racine grosse et courte du ganglion ophthalmique. — 11. Nerfs ciliaires traversant la sclérotique. — 12. Nerf fronlal.
FIGÜRE 5.
Ganglion ophthalmique.
Explleatiou de la figure 5.
Système nerveux. — 1. Ganglion Ophthalmique. On voit à son angle postérieur et supérieur, 2, sa racine longue et grêle émanée du, 3, nerf nasal ; à son angle postérieur et inférieur, 4, sa racine grosse et courte, venant du, 5, nerf du muscle petit oblique. — 6. Sa racine végétative, située entre les deux précédentes et fournie par le plexus caverneux, émanation du ganglion cervical supérieur. — 7. Nerfs ciliaires coupés, venant de la partie antérieure du ganglion ophthalmique. — 8. Nerf ciliaire du nerfnasal.
FIGÜRE 6.
Cette figure montre sur un fragment de la partie externe des fosses nasales la portion ethmoïdale du nerf nasal.
Exidicatioii de la figure 6.
Parties accessoires. — «. Cornet moyen. — b. Cornet inférieur. — c. Voûte palatine.
Système nervenx. — 1. Divisions du filet ethmoïdal de la branche nasale de l’ophthalmique, qui se perdent sur la pituitaire du cornet inférieur. — 2. Une de ces divisions traversant le nez pour se rendre à son lobe. — 3. Une autre division coupée et destinée à la pituitaire de la paroi interne des fosses nasales.
FIGÜRE 7.
Préparation. — Enlevez la peau de la face et du front, pour meitre en évidence la terminaison de plusieurs des nerfs étudiés plus haut.
Parties accessoires. — a. Muscle frontal. — b. Muscle orbiculaire. — c. Élévateur commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure.
Système nerveux. — 1. Terminaison du nerf lacrymal et ses anastomoses avec, 2, branches du facial. — 3. Branches frontales ascendantes, s’anastomo.sant entre elles et avec le facial. — 4. Branches frontales descendantes ou palpébrales. — 5. Branches nasales ascendantes et leurs anastomoses avec le frontal. — 6. Branches nasales et palpébrales descendantes, qui s’unissent au, 7, nerf sous-orbitaire. —8. Nerf naso-lobaire, ou terminaison du filet ethmoïdal de la branche nasale de l’ophibalmique.
ANATOMIE DU SYSTÈME NEIIVEÜX
PliAIKCHK 27.
2“ Nerf maxillaire supérieur.
Ce nerf prend naissance du ganglion de Casser, au-dessous de l’ophtlialmiquc, au-dessus du maxillaire inférieur, entre lesquels il tient le milieu pour le volume ; franchit aussitôt le trou grand rond, traverse successivement le sommet de la voûte zygomatique, la gouttière sous-orbitaire, le trou sous-orbitaire dont il prend le nom, et se termine, au sortir de ce dernier, par un grand nombre de rameaux divergents. Ses rapports sont avec le tissu adipeux de la voûte zygomatique et le périoste du plancher de l’orbite qui le sépare du globe oculaire et du muscle droit inférieur; à sa sortie du trou sous-orbitaire, il est placé entre les muscles élévateurs de la lèvre supérieure et canin.
Les rameaux qui se détachent du nerf maxillaire supérieur dans toute la longueur de son trajet sont, d’an-ière en avant : 1° le nerf orbitaire fourni immédiatement au-devant du trou grand rond ; 2“ deux ou trois rameaux qui aboutissent au sommet de la voûte zygomatique, au ganglion sphénopalatin, d’où partent de nouvelles divisions; S” les alvéolo-dentaires postérieurs et supérieurs au nombre de deux ou trois, qui naissent au niveau de la tubérosité maxillaire; 4" les dentaires antérieurs et supérieurs donnés par le maxillaire supérieur avant sa sortie du trou sous-orbitaire; 5" les rameaux sous-orbitaires.
ViSerf orbitaire (4, fig. 1, et 4, lig. 2). — Celui-ci, grêle, adhérent dès son origine à la duremère, très difficile à préparer, se sépare du maxillaire supérieur au-devant du trou grand rond, longe le bord inférieur de la paroi externe de l’orbite, au-dessous et au côté externe du muscle droit externe, en dehors du périoste, et se partage vers la partie moyenne de la fente spliénoraaxillaire en rameaux lacrymal, malaire et temporal.
Le rameau lacrymal (5, fig. 1 ) se dirige en haut, en dehors et en avant, tantôt en dedans, tantôt en dehors du périoste orbitaire; se loge dans une portion de son trajet, soit dans un sillon, soit dans un canal complet de l’os de la pommette, et se divise en deux filets, l’un pour la peau de la paupière supérieure, l’autre destiné <à la glande lacrymale dans laquelle il s’anastomose (7, fig. 2) avec le lacrymal de l’ophthalmique de Willis.
Le nerf malaire (6, fig. 1, et 6, fig. 2), quelquefois double, traverse l’ouverture simple ou double située sur l’os malaire, perfore l’orbiculaire des paupières, se perd à la peau de la région malaire, et s’anastomose avec le facial.
Le rameau tmnporal (7, fig. 1, et 5, fig. 2) naît tantôt isolément du nerf orbitaire, tantôt du nerf lacrymal, entre dans un canal oblique de la paroi externe de l’orbite, arrive dans la fosse temporale, et s’y anastomose avec le nerf temporal profond antérieur du maxillaire inférieur.
2° Rameaux qui aboutissent au ganglion sphéno-palatin, et rameaux qui en émanent. — Au niveau du sommet de la voûte zygomatique, le nerf maxillaire supérieur envoie deux ou trois rameaux (9, fig. 1 ) à un renflement grisâtre d’une forme variable, le plus souvent triangulaire, situé en dehors du trou sphéno-palatin , entouré par les branches de l’artère maxillaire interne, et appelé ganglion de Meckel ou sphéno-palatin. Ce dernier, masqué par du tissu adipeux, enveloppé par une gaine fibreuse de la dure-mère, est très difficile à découvrir; il fournit trois branches divisées en antérieures (nerfs sphéno-palatins interne et externe), postérieures (filet pétreux et filet carotidien du nerf vidien), inférieures (nerfs palatins).
l'ierfs sphéno-palatins. — On distingue ces nerfs en sphéno-palatins externes et sphéno-palatins internes ou naso-palatins : tous franchissentle trou sphéno-palatin. Les premiers marchent au nombre de trois ou quatre vers la paroi externe des fosses nasales pour se perdre à la pituitaire du cornet et du méat moyen (6, fig. 3) ; le second se dirige obliquement sur la paroi interne des fosses nasales i et 2, tig. 4 ), jusque dans le trou palatin antérieur, où il se termine à l’angle supérieur d’un renflement décrit par llippolyte Cloquet sous le nom de naso-palatin; et lorsque celui-ci n’existe pas.
ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME
à la muqueuse de la voûte du palais, au-dessus des incisives, à un tubercule qu’on y remarque.
Dans son trajet dans les fosses nasales, le naso-palatin se divise en deux rameaux qui s’accolent presque aussitôt; il donne en outre à la pituitaire de la cloison des fdets représentés par Arnold, niés par M. Cruveilhier, mais que j’ai vus parfaitement sur des pièces macérées dans l’acide nitrique, et sans aucune autre préparation. L’existence du ganglion naso-palatin est encore sujet de doute ; je l’ai le plus souvent rencontré dans mes dissections, mais je n’ai pas encore pu y constater la présence de la substance grise.
Branches postérieures [nerf vidien). — Le nerf vidien pénètre dans le conduit du même nom, et se bifurque, tantôt avant, tantôt après sa sortie, en deux rameaux, l’un supérieur, l’autre inférieur.
Le rameau supérieur ( grand nerf pétreux superficiel) (7, fig. 5) remonte par le ti’ou déchiré antérieur sur la face supérieure du rocher, se place dans une gouttière osseuse, communique par un lilet (petit pétreux profond d’Arnold) avec le nerf de Jacobson, pénètre dans Vhiatus Fallopi, et se rend au ganglion géniculé du facial. Cette description est à peu près celle donnée par Meckel, qui fait venir le grand pétreux superficiel du ganglion spliéno-palatin. Les anatomistes modernes le considèrent comme la racine motrice du ganglion spbéno-palatin, et comme une émanation du facial; aussi suivrait-il d’après eux un trajet inverse, c’est-à-dire, du facial vers le ganglion de Meckel.
Le rameau inférieur [filet carotidien du nerf vidien) (9, fig. 5) s’engage dans le canal carotidien , et s’anastomose avec les nerfs qui enlacent l’artère carotide interne ; ceux-ci viennent du ganglion cervical supérieur, du nerf moteur oculaire externe et des filets de Jacobson.
Meckel regarde aussi le filet carotidien du nerf vidien comme une émanation du ,ganglion spliéno-palatin ; les anatomistes modernes disent qu’il provient du grand sympathique, et en font la racine végétative du ganglion.
Branches inférieures {nerfspalatins). — Ceux-ci, généralement décrits au nombre de trois, bien que plus nombreux, sont distingués en grand nerf palatin ou palatin antérieur, petit nerf palatin ou palatin moyen par sa position, et palatin postérieur.
Le palatin antérieur (2, fig. 3) traverse le canal palatin postérieur à l’orifice inférieur duquel il se réfléchit en avant, et se divise en branches gingivales et palatines, destinées aux muqueuses gingivale, palatine, et aux glandules palatines; et en branches qui se rendent à l’angle inférieur du ganglion naso-palatin ou au tubercule muqueux qui surmonte les incisives supérieures. Dans le canal palatin, le nerf palatin antérieur env oie quelques filets , l’un nasal, au méat moyen et au cornet inférieur (5, fig. 3), les autres aux dernières molaires.
Le petit palatin, ou palatin moyen par sa position [h, fig. 3 ), s’engage dans les conduits palatins accessoires, et se perd aux muqueuses buccale et nasale du voile du palais, ainsi qu’à ses glandules.
Le nerf palatinpostérieur (3, fig. 3), destiné aux muscles palato-staphylin et péristaphylin interne, donne aussi quelques filets à la muqueuse et aux glandules du voile du palais ; il est regardé par M. Longet comme la continuation du grand pétreux superficiel qui a traversé le ganglion de Meckel.
Le nerf naso-pharyngien, ou nerf de Bock (11, fig. 3 ), n’est autre chose qu’un ou deux filets issus tantôt du ganglion de Meckel, tantôt du nerf vidien dans le canal du même nom. Ce nerf est destiné à la muqueuse du pharynx au voisinage de la trompe d’Eustache.
On peut encore signaler quelques branches qui se détachent du ganglion de Meckel et s’anastomosent avec le plexus nerveux de l’artère maxillaire interne.
3'’ Branches fournies au niveau de la tubérosité maxillaire [nerfs alvéolo-dentaires postérieurs et supérieurs). — Ces nerfs, au nombre de deux ou trois, sont les uns superficiels, destinés au périoste de la tubérosité maxillaire et aux gencives des dernières molaires (là, fig. 1 ) ; les autres traversent de petits pertuis situés sur la tubérosité de l’os maxillaire, se logent dans l’épaisseur de la paroi externe du sinus, et vont s’anastomoser en avant avec les nerfs dentaires supérieurs et antérieurs, pour former un plexus à mailles serrées (3, fig. 5), à convexité inférieure qui envoie des rameaux aux dents et aux gencives; il n’est pas rare de voir quelques branches traverser la tubérosité et s’épanouir à la muqueuse du sinus maxillaire.
ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX
4° Nerf dentaire antérieur et supérieur. —Ce nerf, très volumineux, quelquefois double, se détache du maxillaire supérieur avant sa sortie (A, fig. 5) du trou sous-orbitaire, s’engage dans un canal particulier de l’os maxillaire supérieur, s’anastomose avec le nerf dentaire postérieur et supérieur, et envoie plus particulièrement des fdets aux dents incisives et à la canine. D’autres divisions se réfléchissent de bas en haut, traversent l’épine nasale antérieure, et vont se perdre à la pituitaire de la partie antérieure des fosses nasales.
5° Nerf sous-orbitaire. —Le nerf sous-orbitaire (15, fig. 1), qui esten quelque sorte la terminaison du nerf maxillaire supérieur, s’élargit au sortir du trou sous-orbitaire, et s’épanouit en branches ascendantes, horizontales et descendantes.
Les branches ascendantes, palpébrales inférieures, se placent derrière l’orbiculaire des paupières, s’anastomosent avec le nerf nasal de l’ophtiialmique, et se perdent à la peau et à la conjonctive de la paupière inférieure.
Les branches horizontales ou nasales se rendent à la peau du nez.
Les branches descendantes ou labiales sont, les unes superficielles, destinées à la peau de la lèvre supérieure; les autres, profondes, traversent le muscle orbiculaire, et se rendent à la muqueuse et aux glandules de la lèvre supérieure. Les branches descendantes sont croisées perpendiculairement par les branches sous-orbitaires du facial avec lesquelles elles s’anastomosent, et forment le plexus sous-orbitaire. Nous verrons plus loin que dans ce plexus on peut très facilement distinguer les filets de la cinquième paire de ceux de la septième.
Cette planche présente le nerf maxillaire supérieur, ses divisions et le ganglion sphéno-palatin.
On voit, de profil, le nerf maxillaire supérieur, le nerf orbitaire, le ganglion sphéno-palatin (ganglion de Meckel ) et ses branches, les nerfs alvéolo-dentaires supérieurs et postérieurs.
Prsparatiox. — Faites une première coupe oblique d’arrière en avant et de dehors en dedans, de manière à intéresser la moitié du trou stylo-mastoïdien, une petite portion du canal carotidien, les trous déchirés postérieur, ovale, grand rond, et la base de l’apophyse plérygoïde. Rejoignez celte coupe par une seconde qui commence à l’arcade orbitaire, en dehors du trou sous-orbitaire, et se termine à la partie la plus large de la fente sphénoïdale. Enlevez le fragment externe, en ayant soin de conserver le filet lacrymal du nerforbitaiiej disséquez les nerfs et les muscles de l’orbite ; débarrassez le ganglion de Meckel du tissu adipeux situé au sommet de la voûte zygomatique, fendez enfin la gaine fibreuse qui enveloppe le ganglion.
Explicalion de la fig^iire 1.
Siysiemc nerveux. — 1. Grosse racine de la cinquième paire aboutissant à la concavité du ganglion de Casser. — 2. Branche supérieure de ce ganglion , ou ophthalmiqiie de Willis, et deux de ses divisions, nerfs lacrymal et frontal. — S. Branche moyenne du nerf maxillaire supérieur, qui se dirige en avant, traverse le trou grand rond dont on a enlevé la moitié, passe au sommet de la voûte zygomatique, s’engage dans la gouttière sous-orbitaire et s’épanouit en un grand nombre de filets. — A. Rameau orbitaire du maxillaire supérieur divisé en trois branches. — 5. Branche lacrymale s’anastomosant avec le lacrymal de l’opbthalmique. — 6. Branche malairc coupée. — 7. Branche temporale coupée. — 8. Ganglion de Meckel. — 9. .Ses racines sensitives provenant du maxillaire supérieur. — 10. .Sa racine motrice, ou filet pétreux du nerf vidien, émané du 11, nerf facial. —12. Sa racine végétative, ou filet carotidien du nerf vidien, provenant du ganglion cervicay supérieur. — 13. Branche palatine du maxillaire supérieur. — lA. Nerfs dentaires postérieurs et supérieurs, — 15. Terminaison du maxillaire supérieur, et, 16, branches du facial qui s’anastomosent avec lui.
Trajet du nerf maxillaire supérieur sur le plancher de l’orbite, vu de haut en bas par l’ablation de la voûte orbitaire et du globe oculaire.
ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME
Exiilication de la figure 2.
Système nerveux. — 1. Ophthalmique de Willis coapé et érigné en dedans avec les muscles de Tœil. — 2. — Branche lacrymale conservée. — 3. Nerf maxillaire supérieur dans la goiillière et le trou sous-orbitaire.
— U. Nerf orbitaire et ses divisions. — 5. Sa branche temporale qui traverse la paroi externe de Torbiie pour s’anastomoser avec le nerf temporal profond. — 6. Ses branches malalres qui franchissent les conduits du même nom. — 7. Branche lacrymale anastomosée avec le nerf lacrymal de l’ophihalmique.
Ganglion de Meckel et ses branches, sur une coupe de la paroi externe des fosses nasales.
Préparation. — Elle nécessite deux coupes, l’une dirigée obliquement d’arrière en avant et faite sur l’apophyse masloïde, le trou déchiré postérieur , le canal carotidien et le rocher ; l’autre pratiquée dans les fosses nasales, comme pour les nerfs olfactifs. Vous enlèverez alors avec précaution la membrane pituitaire de la paroi externe des fosses nasales, de manière à laisser les nerfs adhérents au périoste ; vous casserez la lamelle mince qui forme le canal palatin, afin de mettre à nu le ganglion et le nerf palatin; vous ouvrirez le conduit vidien d’arrière en avant, et fendrez la gaine fibreuse qui entoure le nerf vidien et ses divisions ; enfin, vous dégagerez l’artère carotide de la gaine fibreu.se qui l’entoure.
Explication de la figure 3.
Parties accessoires. — a Cornet supérieur. — b. Cornet moyen. — c. Cornet inférieur. — d. Muscle ptérygoïdien interne, —e. Ptérygoïdien externe. — f. Péristaphylin externe. — g. Portion du péristaphylin interne. — h. Artère carotide externe vue dans son canal.
Système nerveux. — 1. Ganglion sphéno-paiatin on de Meckel, vu en dedans. — 2. Nerf palatin antérieur.
— 3. Palatin postérieur, se distribuant au péristaphylin interne et au palato-stapliylin. — h. Palatin moyen.
— 5. Rameau nasal inférieur destiné au cornet inférieur. — 6. Nerf sphéno-paiatin externe qui se ramifie sur le cornet moyen. —7. Sphéno-paiatin interne coupé.— 8. Nerf vidien. — 9. Son fiiet supérieur, ou filet pétrenx du nerf vidien s’anastomosant avec le facial. — 10. Son rameau inférieur ou carotidien, uni au réseau nerveux qui enlace l’artère carotide. — 11. Nerf de Bock ou naso-pharyngien provenant du nerf vidien.
Cette figure montre sur la cloison ou paroi interne des fosses nasales, le nerf sphéno-paiatin interne (naso-palatin), et les filets émanés de ce nerf et destinés à la pituitaire.
FIGURE s.
Nerfs dentaires supérieurs, plexus qu’ils forment, et filets qui en émanent; nerf vidien et ses anastomoses.
Préparation. — Sur une pièce macérée dans l’acide nitrique étendu d’eau, vous pouvez voir les nerfs dentaires à travers la demi-transparence de l’os; vous les étudierez encore après avoir enlevé la table externe de l’os maxillaire supérieur. Pour mettre à nu les anastomoses du nerf vidien , ouvrez la cavité tympanique par l’ablation de sa paroi externe ; brisez l’aqueduc de Fallope , vous aurez sous les yeux le facial et les nerfs de Jacobson ; ouvrez enfin le canal carotidien et débarrassez l’artère carotide de son enveloppe fibreuse.
Explication de la figure ô.
Système nerveux. — 1. '.Nerf maxillaire supérieur. — 2. Nerfs dentaires postérieurs et supérieurs. — 3. Arcade plexiforme qu’ils présentent dans l’épaisseur de l’os, en s’anastomosant avec, A, nerf dentaire supérieur et antérieur; de cette arcade naissent des filets destinés aux racines des dents. — 5. Ganglion de Meckel. — 6. Nerf vidien. — 7. Filet pétreux du nerf vidien, uni au, 8, nerf facial. — 9. Filet carotidien du nerf vidien ; il concourt à former , 10, le plexus carotidien, conjointement avec des filets du, 11, moteur oculaire externe, avec des expansions du, 12 , nerf de Jacobson et du , 13 , ganglion cervical supérieur, — lA. Nerf glosso-pharyngien.
ANATOMIE DU SYSTÈME NEKVEÜX
piiAivCHf; 28 .
3“ Nerf maxillaire inférieur.
Ce nerf, la plus grosse et la plus postérieure des branches du ganglion de Casser, sort du crâne par le trou ovale, reçoit immédiatement après la racine motrice de la cinquième paire, et se divise aussitôt en cinq branches collatérales et deux terminales.
Les branches collatérales peuvent être distinguées en supérieure, ou -erf temporal profond ; infé~ rieures,ou nerf massétérin en arrière, nerf buccal en avant; interne, ou ptérygoïdien interne; pos' térieure, ou auriculo-temporal superficiel. Cette dernière s'anastomose avec le facial et se perd à la peau ; les quatre premières, destinées aux muscles dont elles portent les noms, sont presque entièrement formées par la racine motrice.
Les branches terminales viennent surtout de la racine sensitive. Ce sont : le nerf lingual et le nerf dentaire inférieur.
Branches collatérales.
Nerf temporal p'ofond (7, fig. 1 et 2), et nerf massétérin (5, fi g. 1, et 1, fig. 2). — Ces deux nerfs, à leur sortie du trou ovale, se placent sous la paroi postérieure de la fosse zygomatique, au-dessous du bord supérieur du muscle ptérygoïdien externe, et marchent ensemble jusqu’à la crête zygomato-temporale vers laquelle ils se séparent. Le nerf temporal ascendant va se ramifier à la face profonde et dans l’épaisseur du muscle temporal : on lui donne le nom de temporal profond moijen. Le massétérin descendant passe entre la face externe du muscle ptérygoïdien externe et la base de l’arcade zygomatique, pour se rendre à la face profonde et jusqu’à l’extrémité inférieure du muscle masséter. Au moment où il change de direction, il envoie(6, fig. 1 , et 2, fig. 2) un rameau à la partie postérieure du muscle temporal; ce rameau se distribue dans ce muscle et s’anastomose avec le temporal profond moyen ; on l’appelle temporal profond jmtérieur. Un autre des filets du massétérin pénètre dans l’articulation temporo-maxillaire.
Nerf buccal. — Le nerf buccal, la plus antérieure des branches du maxillaire inférieur, se dirige obliquement en bas et en avant, traverse le muscle ptérygoïdien externe, lui donne quelques filets et se divise en deux branches. L’une, descendante (3, fig. 1), passe en dehors de la tubérosité de l’os maxillaire supérieur, en dedans du bord externe de la branche de la mâchoire inférieure, s’anastomose avec le nerf facial (4, fig. 2), s’enfonce dans le muscle buccinateur, et se termine à la muqueuse buccale. L’autre, ascendante [temporal profond antérieur) (4, fig. I,et5, fig. 2), gagne la fosse temporale, s’anastomose avec un filet du nerf orbitaire, division du maxillaire supérieur, se perd à la partie antérieure du muscle temporal, et s’anastomose avec le temporal profond moyen.
Les trois nerfs que nous venons d’étudier donnent chacun des rameaux temporaux, parallèles les uns aux autres, anastomosés entre eux et avec l’auriculo-temporal superficiel. On peut les distinguer en temporaux antérieurs fournis par le buccal, temporaux profonds moyens, ou nerf temjjoral profond proprement dit, enfin temporaux postérieurs donnés par le massétérin.
Nerf ptérygoïdien interne (6, fig. 3, et 13, fig. 5).—Celui-ci, destiné au muscle ptérygoïdien interne, dont il longe quelque temps la face profonde avant de s’y ramifier, traverse le ganglion otique et peut servir à le trouver.
Le nerf auriculo-temporal superficiel (3, fig. 3, et 7, fig. 5) naît par plusieurs racines de la portion motrice, et surtout de la portion sensitive du maxillaire inférieur; il donne passage entre ses racines à l’artère méningée moyenne, et forme un seul tronc aplati à son origine, qui se dirige en bas et en arrière, vers le col de la mâchoire inférieure, le contourne en dehors, et fournit des branches dont l’une est ascendante, supérieure ou temporale, les autres inférieures, descendantes ou auriculaires.
Desâné aaprêistialurepaT^'éYeillé
Préparé jar LudOYi;
Iqi IeiMrcier,E.Je5eiiit Sj,Paris
ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME
La branche ascendante ou temporale (9 et 10, fig. 2) marche entre l’aponévrose et la peau de la région temporale, se divise en rameaux qui s’anastomosent entre eux et avec le facial, et se perdent à la peau du lobule et de la conque de l’oreille, à la glande parotide, à la peau de la partie supérieure et interne du pavillon de l’oreille, à la peau de la région temporale; les branches descendantes (11, fig. 2), contournent le col du condyle et s’anastomosent les unes avec le facial, les autres avec les ramifications du grand sympathique qui enlacent l’artère temporale.
A son origine, le nerf donne assez 'souvent une anastomose avec la corde du tympan et le nerf dentaire inférieur. Il n’est peut-être pas sans intérêt de signaler aussi un petit renflement gangliforme, qu’il présente constamment sur son trajet et d’où émanent les branches que nous venons de décrire.
Branches terminales.
Nerf dentaire inférieur (13, fig. 2 ; 17, fig. 3; 2, fig. 5). — Ce nerf, la plus grosse des branches terminales du maxillaire inférieur, marche accolé au nerf lingual entre le pharynx et le ptérygoïdien interne, quitte le nerf lingual, passe comme lui entre les ptérygoïdiens interne et externe, entre le premier de ces muscles et la branche de la mâchoire inférieure, derrière l’artère maxillaire interne ; se place en dedans du ligament sphéno-maxillaire, atteint le canal dentaire inférieur, qu’il parcourt en donnant des filets qui, après s’être anastomosés entre eux, vont se perdre aux racines des dents molaires (14 , fig. 2), arrive au trou mentonnier (15, fig. 2) et se bifurque. L’une de ses branches de bifurcation, la branche mentonnière, la plus grosse (15, fig. 2, et 20, fig. 3), sort par le trou mentonnier, se place entre l’os et le muscle carré du menton, s’irradie en rameaux divergents, destinés la plupart à la muqueuse labiale inférieure et à ses glandules, quelques uns seulement à la peau de la lèvre inférieure et du menton, et forme, en s’anastomosant à angle droit avec les filets du facial, le plexus mentonnier, analogue au plexus sous-orbitaire. La seconde branche de bifurcation, branche incisive (29, fig. 3], reste dans le canal dentaire inférieur et fournit des filets aux dents incisives et à la canine. A sa partie supérieure, le nerf dentaire inférieur présente un renflement plexiforme long de 2 à 3 centimètres, d’où partent des filets anastomotiques avec les nerfs lingual et auriculo-temporal superficiel ; avant de s’engager dans le canal dentaire, il émet une branche (nerf milo-hyoïdien) pour les muscles milo-hyoïdien (18, fig. 3, et 3, fig. 5) et ventre antérieur du digastrique.
Nerf lingual. — Le nerf lingual ( 12, fig. 2 ; 8, fig. 3 ; 4, fig. 5 ) se dirige en bas et en avant comme le précédent, traverse au niveau du bord antérieur du ptérygoïdien interne une arcade aponévrotique du buccinateur, se porte d’arrière en avant sous la muqueuse linguale à la partie inférieure du bord de la langue, longe le bord supérieur de l’hyoglosse, croise en X le canal de Warthon, se place entre le stylo-glos.se et la glande sublinguale, et se termine à la pointe de la langue, après avoir décrit dans tout son trajet une courbure à concavité supérieure.
Au-dessous de son anostomose avec le nerf dentaire inférieur, le lingual reçoit la cm-de du tympan (9, fig. 3, et 5, fig. 5). Cette branche, émanée du nerf facial avant sa sortie du trou stylomastoïdien, remonte dans la cavité tympanique, longe la face interne delà membrane du tympan, entre le muscle du marteau et la branche de l’enclume, sort par un canal situé dans la scissure de Glaser, et se rend au nerf lingual. J’ai vu quelquefois la corde du tympan s’anastomoser avec le ganglion otique.
Le nerf lingual donne quelques branches qui se rendent, les unes à la muqueuse buccale et aux amygdales ; au niveau de sa courbure on remarque un renflement fusiforme, analogue à celui du nerf dentaire, et d’où émanent des filets pour les ganglions sous-maxillaire et sublingual.
Le nerf lingual s’anastomose avec l’hypoglosse, vers le bord antérieur du muscle hyoglosse, • s’épanouit en filets très nombreux qui traversent de bas en haut les muscles de la langue, se perdent à la muqueuse et aux papilles, et s’anastomosent encore à la pointe de la langue avec l’hypoglosse devenu superficiel. Quelques filets gagnent la glande de Nuhn pour se réunir à ceux du côté opposé, malgré l’assertion contraire de quelques anatomistes.
A l’histoire du maxillaire inférieur se rattache la description de trois ganglions, savoir : le ganglion otique, le ganglion sous-maxillaire et le ganglion sublingual.
ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX
Ganglion otique ou d'Arnold. — Celui-ci, visible sur les pièces fraîches, invisible sur celles macérées dans l’acide nitrique, est situé au-dessous du trou ovale, en dedans du nerf maxillaire inférieur auquel il adhère, et au voisinage de la trompe d’Euslache, Il reçoit trois racines: l’une, courte ( racine motrice ), vient de la portion motrice du maxillaire inférieur, et, d’après M. Longet, de son petit pétreux superficiel; l’autre, longue, grêle (racinesensitive), décrite par Arnold sous le nom de petit pétreux superficiel , vient du nerf de Jacobson et fait communiquer le glosso-pharyngien avec la cinquième paire; la troisième racine, végétative, vient du plexus nerveux du grand sympathique qui enlace l’artère méningée moyenne.
Les branches qui émanent du ganglion ne font que le traverser; elles proviennent de la portion motrice de la cinquième paire, et sont ; les filets du péristaphylin externe, du muscle interne du marteau et du ptérygoïdien interne. Quelquefois le ganglion s’anastomose avec la corde du tympan.
Ganglion sous-maxillaire. — Meckel a le premier décrit un petit ganglion [rougeâtre, de forme lenticulaire, situé au niveau ou plutôt dans l’épaisseur de la glande sous-maxillaire, appendu en quelque sorte au nerf lingual. Ce renflement reçoit des racines sensitives du nerf lingual, une racine motrice de la corde du tympan ou plutôt de l’hypoglosse, que l’on poursuit plus facilement jusqu’au ganglion que la corde du tympan, une racine végétative du plexus nerveux de l’artère faciale; il donne des branches longues, flexueuses, à la glande sous-maxillaire, au canal de Varthon et au plexus qui enlace l’artère faciale.
Ganglion sub-lingual. — M. Blandin a signalé au niveau et en dedans de la glande sub-linguale, un ganglion formé par des filets du nerf lingual et donnant des ramifications à la glande sub-linguale. Ce ganglion n’existe pas toujours, mais j’ai pourtânt constaté sa présence assez souvent ; ses racines viennent des mêmes nerfs que celles du ganglion sous-maxillaire.
Trajet et terminaison du nerf maxillaire inférieur ses branches, ganglion otique.
Branches collatérales du maxillaire inférieur, vues par la cavité crânienne.
Préparation.— Disséquez le ganglion deGasseretses branches par l’ablation dufeuillei delà dure-mère qui le couvre ; détachez le muscle temporal en rasant Tos ; enlevez une portion triangulaire d’os située dans la fosse ialérale et moyenne du crâne, et comprise entre deux lignes, menées, l’une de l’extrémité externe de la petite aiie du sphénoïde jusqu’au trou ovale, l’autre du même trou àla base du rocher; sciez la portion verticaie, c’est-à-dire temporale, brisez la portion zygomatique. Vous mettrez à nu, de cette manière, le bord supérieur du muscle ptérygoïdien externe, son insertion sur le condyle et une. partie de la face profonde ou face adhérente du muscle temporal. Vous poursuivrez les branches collatérales du maxillaire inférieur, de leur origine vers leur terminaison.
Explieatioii tie la fijEiire 1.
Système nerveux. — 1. Ganglion de Gasser et sa grosse racine. — 2. Nerf maxillaire inférieur vu dans le trou ovale. — 3 Nerf buccal passant entre les deux faisceaux du ptérygoïdien externe, et donnant au moment où il change de direction, U, le nerf temporal profond antérieur. — 5. Nerf massétérin qui contourne l’insertion condylienne du ptérygoïdien externe, et donne, 6, le nerf temporal profond postérieur. — 7. Nerf temporal profond moyen, fourni directement par le maxillaire inférieur. Ces trois dernières branches proviennent de la racine motrice de la cinquième paire; on voit naître au même endroit Tauriculo-temporal superficiel, dirigé en dedans de l’insertion condylienne du ptérygoïdien externe.
Branches collatérales du nerf maxillaire inférieur vues par le côté externe.
Préparation. - Disséquez les muscles temporal, masséteret buccinateur; coupez l’arcade zygomatique par deux traits de scie faits, l’un sur l’os malaire, l’autre à la racine de l’apopbyse zygomatique, ce dernier avec précaution, pour ménager le nerf massétérin. Renversez l’arcade zygomatique et le muscle masséter, à la face profonde duquel vous verrez le nerf massétérin ; découvrez les muscles ptérygoïdiens interne et externe en coupant à sa bise l’apophyse coronoïde. Enlevez la portion inférieure du muscle temporal ; échancrez sa partie
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supérieure, pour mettre à nu à sa face profonde les nerfs temporaux ; disséquez avec précaution, au niveau du condyle , les anastomoses entre le nerf facial et le nerf temporal ; sculptez enfin la table externe du maxillaire inférieur, jusqu’au trou mentonnier, pour voir le trajet et la terminaison du nerf dentaire inférieur.
llxplleation de la figaire 2.
Parties accessoires. — a. Muscle temporal. — b. Ptérygoïdien externe. — c. Ptérygoldien interne. — d. Masséter renversé. — e, Buccinateur traversé par te canal de Sténon. -— f. Canal dentaire inférieur et racines des dents.
Système nerveux. — 1. Nerf massétérin. — 2. Sa branche ascendante OU nerftemporai profond postérieur. — 3. Nerf buccal sortant entre les deux faisceaux du ptérygoïdien externe,et s’anastomosant avec, A, branche du facial. — 5. Sa branche temporale ascendante, ou nerf temporal profond antérieur. — 6. Sa branche piérygoïdienne externe. — 7. Nerf temporal profond moyen. —8. Nerf auriculo-lemporal superflciel ; il contourne le col du condyle, et se divise en trois rameaux. —9. Rameau temporal ou nerftemporai superficiel, — 10, Rameaux auriculaires et parotidiens. —11. Rameaux anastomotiques avec le facial. — 12. Nerf lingual : il s’engage entre le buccinateur et la mâchoire inférieure, pour se rendre à sa destination. — 13. Nerf dentaire Inférieur vu dans l’intérieur du canal dentaire. — 14. Ses divisions aux racines des dents. — 15. Le nerf dentaire traverse le trou mentonnier, et forme le nerf mentonnier. — 16. Branche du facial qui s’anastomose avec le nerf mentonnier.
Branches terminales du maxillaire inférieur et origine de quelques unes de ses branches collatérales.
Préparation. — Enlevez une portion triangulaire des fosses temporale et zygomatique, comprise entre une première ligne dirigée obliquement sur la partie postérieure de l’apophyse mastoïde, l’aqueduc de Fallope, le conduit auditif et le trou ovale, et une seconde ligne commençant en arrière et à un travers de doigt de l’apophyse orbitaire externe , pour se terminer au trou ovale. Le fragment enlevé, vous aurez sous les yeux le ganglion de Casser et le nerf maxillaire inférieur à son passage au trou ovale. Vous couperez en outre la base de 1 ’apophyse coronoîde, le tiers moyen du corps de la mâchoire inférieure, et vous tirerez la langue en dehors afin de rendre le nerf lingual plus apparent.
Explication tle la flgiice 3.
Parties accessoires. — a. Ptérygoïdien interne, — b. Portion du ptérygoïdien externe. —c. Muscie milohyoïdien. — d. Portion du ventre antérieur du digastrique. — e. Muscle hyoglosse. — f. Portion de la glande sous-maxillaire.
Système nerveux. —1. Racine motrice et racine sensitive du ganglion de Casser.—2. Jonction de la racine motrice avec le maxillaire inférieur ; de ce point partent presque toutes les branches collatérales — 3. Nerf aurlculo-temporal entre les deux racines duquel passe l’artère méningée; derrière le col du condyle, ce nerf embrasse l’artère temporale. — 5. Nerf buccal. —6. Nerfs des muscles plérygoïdiens. —7. Branches des nerfs temporal et massétérin coupées à leur origine. — 8. Nerf lingual. —9. Corde du tympan : elle se dirige dans la cavité tympanique entre le manche du marteau et la branche de l’enclume, et va s’anastomoser plus loin avec, 10, le facial.— 11. Anastomose des nerfs lingual et dentaire inférieur. — 12. Rameau tonsillaire. — 13. Ganglion sous-inaxillaire. —14. Ganglion ou plexus sub-lingual. —15. Anastomose du nerf lingual avec le nerf hypoglosse. —16. Branches terminales du nerf lingual. — 17. Nerf dentaire inférieur. —18. Branche collatérale de ce nerf ou nerf milo-hyoïdien destiné aux muscles milo-hyoïdien, et ventre antérieur du digastrique. — 19. Branche Incisive du nerf dentaire. — 20. Branche mentonnière coupée.
Ganglion sous-maxillaire, ses racines et ses ramifications.
Explication de la figure h,
Système nerveux. — 1. Nerf lingual et les trois ou quatre racines qu’il donne au, 2, ganglion sous-maxillaire. — 3. Rameaux de la glande sous-maxillaire. — 4. Anastomoses du ganglion avec le plexus nerveux qui enlace l’artère faciale et ses divisions.
ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX
Face interne du ganglion de Casser et ganglion otique.
Préparatios. — Fendez 'verlicalemenl sur la ligne médiane, el d’avant en arrière, les fosses nasales ; dirigez ia scie depuis le corps du sphénoïde jusqu’à l’apophyse mastoïde, en passant un peu en dedans du trou ovale et sur le bord interne de la cavité glénoïde. Préparez sur la jKU tion altenanle à la paroi externe des fosses nasales le ganglion olique situé au-dessous du trou ovale, en dedans du nerf maxillaire inférieur, au voisinage du nerf auriculo-temporal et de l’artère sphéno-palatine.
Explication de la figure 5.
ParUes accessoires. — a. Muscle ptérygoïdien interne échancré, et laissant voir l’entrée du nerf dentaire inférieur dans le canal du même nom. —ft. Ptérygoïdien externe.—c. Péristaphylin externe, — ü. Muscle interne du marteau,— e. Marteau. — f. Enclume. — g. Membrane du tympan.
Système nerveux. — 1. Face interne du ganglion de Casser laissant voir la racine motrice de la cinquième paire, et sa réunion au maxillaire inférieur. — 2. Nerf dentaire. —3. Sa branche milo-byoïdienne. — à. Nerf lingual. —5. Corde du tympan anastomosée avec, 6, facial. — 7. Nerfauriculo-temporal superficiel : on voit entre ses racines l’artère méningée moyenne. — 8. Ganglion otique et ses racines fournies par le maxillaire inférieur. — 9. Peiit petreux superficiel d’Arnold qui fait communiquer le ganglion olique et le glosso-pharyngien au moyen du nerf de Jacobson. — 10. Nerf du muscle interne du marteau. — 11. Anastomose du ganglion olique avec, rauriculo-temporal. — 12. Racine végétative provenant du plexus nerveux de l’artère méningée moyenne. — 13. Nerf du ptérygoïdien interne. — là. Nerf du péristaphylin externe.
Dessine daprés nature par L. »T’v!!f
ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME
PLAIVCHE 29.