‹ Névrologie ou description et iconographie du système nerveux et des organes des sens de l'hommeChapitre 38 sur 174 · BRANCHES ANTÉRIEURES DES NERFS CERVICAUX · texte numérisé non relu

BRANCHES ANTÉRIEURES DES NERFS CERVICAUX

Ces branches, plus volumineuses que les postérieures, à l’exception des deux premières, sc placent, au sortir des trous de conjugaison, dans la gouttière de la face supérieure de l’apophyse transverse, entre les. muscles intertransversaires antérieurs et postérieurs, derrière l’artère vertébrale qu’ils contournent ensuite en dehors. Les quatre premières s’anastomosent entre elles et forment des anses nerveuses qui se divisent et s’anastomosent de nouveau, pour constituer le plexus cervical. Les quatre dernières, plus volumineuses que les précédentes, s’anastomosent à angles plus ou moins aigus, et constituent, avec la première dorsale, le plexus brachial.

Branche antérieure de la première cervicale. —De même que son tronc, cette branche est située entre l’artère vertébrale et la gouttière de l’arc postérieur de l’atlas; elle se dégage entre les muscles petit droit antérieur et droit latéral de la tête, quelquefois en dehors, mais le plus souvent en dedans de l’artère vertébrale, se réfléchit de haut en bas en contournant la base de l’apophyse transverse de l’atlas, et s’anastomose en formant une anse avec la branche antérieure de la deuxième cervicale. Elle envoie des filets aux muscles grand et petit droits antérieurs de la tête et au droit latéral ; elle donne plusieurs anastomoses au grand hypoglosse dont les unes se dirigent vers l’origine de ce nerf, les autres vers sa terminaison. Ces dernières forment un petit plexus d’où partent quelques rameaux pour le nerf pneumo-gastrique et pour le ganglion cervical supérieur. Les rameaux du ganglion sont gros et grisâtres.

Branche antérieure de la deuxième cei'vicale. —Celle-ci, plus large que la précédente, rubanée, sort par le trou de conjugaison formé par l’atlas et l’axis, entre les muscles intertransversaire postérieur, angulaire et splénius, en arrière ; et les muscles intertransversaire antérieur et droit antérieur, en avant; elle se divise aussitôt en deux rameaux, l’un supérieur, l’autre inférieur.

Le supérieur s’anastomose, au devant de l’apophyse transverse de l’atlas, avec la première cervicale ; au niveau de sa bifurcation il donne un gros lilet au ganglion supérieur. L’inférieur, plus gros que le précédent, se recourbe en avant, puis en arrière, en formant une anse, et se divise en plusieurs Hlets : le plus antérieur de ces fdets se jette dans le muscle petit droit antérieur; un autre, assez grêle, se dirige obliquement en bas et en avant (branche descendante supérieure), et concourt à la formation de l’anse nerveuse de l’hypoglosse. Enfin, un troisième filet, plus postérieur que les autres, remonte en longeant le bord externe du muscle sterno-mastoïdien, et forme le nerf occipital externe, ou mastoïdien.

Branche antérieure de la troisième cervicale. — Elle sort entre l’axis et la troisième cervicale, se rlirige obliquement en avant, puis eu arrière, en contournant le faisceau de l’angulaire de l’omoplate et se divise en deux rameaux, l’un antérieur, l’autre postérieur.

L'antérieur donne: ,1“ quelques filets grêles au droit antérieur de la tête; 2“ un filet qui se jette* soit à l’extrémité inférieure du ganglion cervical supérieur, soit dans son cordon de communication; 3“ un petit rameau (branche descendante moyenne), qui s’anastomose avec la branche descendante! supérieure et fait encore partie de l’anse nerveuse de l’hypoglosse; 4° quelques filets qui s’anastomosent avec la quatrième cervicale. Il donne aussi assez souvent une racine au nerf phrénique.

Le postérieur, plus gros que le précédent, forme, en s’anastomosant avec la branche descendante de la, seconde paire, la branche cervicale transverse ou superficielle, l’auriculaire, la petite mastoïdienne, quelques nerfs pour l’extrémité supérieure de l’angulaire, et une anastomose avec le spinal.

Branche antérieure delà quatrième cervicale. — Cette branche, plus volumineuse que la troisième, sort entre la troisième et la quatrième vertèbre cervicale, derrière l’intertransversaire antérieur, le droit antérieur de la tête, au devant de l’intertransversaire postérieur et du scalène postérieur. Elle donne plusieurs rameaux, dont le plus antérieur, très grêle, s’anastomose avec le cordon de communication des ganglions cervicaux supérieur et moyen ; un autre (branche descendante inférieure), se jette dans l’anse nerveuse de l’hypoglosse, dans le tronc qui résulte déjà de l’adossement «les branches descendantes siïpérieure et moyenne ; enfin un dernier constitue une des racines du nerf phrénique.

Cette branche se termine en fournissant les branches descendantes superficielles, qui se dirigent obliquement en bas, en croisant le triangle sus-claviculaire; elle reçoit des anastomoses de la troisième cervicale et’ donne un ou deux filets aux muscles trapèze et angulaire de l’omoplate.

l'LEXUS CERVICAL.

On appelle plexus cervical l’entrelacement qui résulte des anastomoses des branches antérieures des quatre premières paires cervicales.

Il est situé sur les parties latérales et antérieures des quatre premières vertèbres cervicales, au devant des muscles scalène postérieur, splénius du cou, angulaire, et en arrière du grand droit anté. rieur de la tête et derrière le bord postérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien, dont il est séparé par une grande quantité de tissu cellulaire graisseux, par des ganglions lymphatiques et par une lame aponévrotique qui lui adhère intimement. On trouve encore, au-devant de lui, la veine jugulaire interne, l’artère carotide interne, le nerf pnenmo-gastrique et le ganglion cervical supérieur.

Les nerfs avec lesquels il communique sont : en haut et en avant, le ganglion cervical supérieur, l’hypoglosse et le pneumo-gastrique; en bas, le plexus brachial, et en arrière le spinal.

Bichat regarde le plexus cervical comme un centre auquel aboutissent des branches et duquel partent d’autres branches. Il semblerait, en effet, impossible au premier abord d’en débrouiller l’in-

ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX

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tricatiou ; mais il n’y a rien d’inextricable dans ce plexus : il est facile, en poursuivant chaque branche avec attention, de reconnaître l’origine réelle de chacune d’elles.

On divise le plexus cervical en profond et superficiel.

Le profond est placé derrière le sterno-raastoidien ; il n’a que des branches descendantes , qu’on peut distinguer en antérieures, moyennes et postérieures. Elles sont musculaires ou anastomotiques.

Les antérieures sont ; les branches descendantes concourant à former l’anse de l’hypoglosse, les anastomoses avec le ganglion cervical supérieur, l’hypoglosse et le pneumo-gastrique, et les branches musculaires. •

Les branches moyennes, au nombre de deux ou trois, forment les racines du nerf phrénique.

Les postérieures sont ; les anastomoses avec le spinal, les branches du trapèze, les branches de l’angulaire et du rhomboïde.

Le plexus cervical superficiel est situé entre le sterno-mastoïdien et le peaucier, qu’il traverse pour se rendre à la peau. On peut lui distinguer des branches ascendantes ei descendantes, lesquelles sont antérieures, moyennes et postérieures. Ces branches s’anastomosent entre elles et avec le nerf facial.

Les branches ascendantes sont, d’avant en arrière : la cervicale superficielle, l’auriculaire, la petite mastoïdienne, et la grande mastoïdienne.

Les descendantes sont, d’avant en arrière : les sus-sternales, sus-claviculaires et sus-acromiennes, qui naissent d’un ou de deux troncs communs et quelquefois isolément.

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