‹ Névrologie ou description et iconographie du système nerveux et des organes des sens de l'hommeChapitre 5 sur 174 · FIGURE 2. - PLAN LATÉRAL · texte numérisé non relu

FIGURE 2. - PLAN LATÉRAL

Préparatiox. —On divise la tête en deux parties égales par une section verticale antéro-postérieure. La moitié du crâne qu’on veut enlever doit être détachée de la dure-mère, morceaux par morceaux, à cause de l’adhérence de la boite crânienne avec cette membrane.

Explication de la figure 2.

Parile» accessoires. — fl, fl, fl. Section des téguments et des os du crâne. — b. Cloison des fosses nasales.

Système vasculaire. —A. Artère méningée antérieure.—B. Jd. méningée moyenne. — C. Id. méningée postérieure. — D. Artère vertébrale traversant la dure-mère. — E. Artère carotide interne traversant aussi cette membrane. — F. Sinus latéral se jetant dans le golfe de la veine jugulaire interhe.

Système nerveux. — l.Dure-mère crânienne se moulant sur le lobe antérieur du cerveau. —2./</. sur le lobe moyen. — 3. Id. sur le cervelet. — 4. Double prolongement de la dure-mère , qur traverse la fente sphénoïdale et le trou optique pour former le périoste orbitaire et la gaine du nerf optique. —5. Prolongement de la duremère dans les fosses nasales pour former des gaines au nerf olfactif. — 6. Débris de prolongements fibro-vasculaires établissant l’adhérence de cette membrane avec le bord postérieur des petites ailes du sphénoïde. — 7. Id. Points d'adhérence avec la suture fronto-pariétale. — 8. Id. avec le bord supérieur du rocher. —9. Id. au pourtour du trou occipital. — 10. Id. à la gouttière basilaire. —11. Nerf maxillaire supérieur.—12. Id. maxillaire inférieur. — 13. Nerf pneumo-gastrique. Chacun de ces nerfs, en traversant la dure-mère, est entouré d’une gaine formée par cette membrane, laquelle se continue, à la sortie des trous de la base du crâne, avec le périoste extérieur. — 14. Dure-mère soulevée par plusieurs glandules de Pacchioni, et se logeant dans les dépressions osseuses correspondantes.

Fi,g. 1

Dessine d aprésnsUire par Léveillc.

Fift. !

Préparé par Ludovic

Dessiné d .»j>res natarc par LCVÇlllé.

ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME

P1..4NCHE 4.

Celte planche présente la surface intérieure de la dure-mère crânienne avec ses trois replis (cloisons incomplètes) désignés sous les noms de : faux du cerveau, tente du cervelet et faux du cervelet, qui divisent la cavité crânienne en plusieurs loges.

Préparation. — Sciez le crâne préalablement dénudé de ses téguments, à 5 millimétrés environ de la suture sagittale, dans la direction d’une ligne antéro-postérieure qui com.mence à la racine du nez, et se termine à la protubérance occipitale externe ; réunissez l'extrémité postérieure de cette ligne par un trait de scie presque liorizontal, qui se dirige de la protubérance occipitale externe à la base de l’apophyse mastoïde, en longeant la ligne courbe occipitale supérieure ; continuez la coupe dans la direction d’une autre ligne qui divise Tapopliyse mastoïde, la base de l’apophyse styloîde, la cavité lympanlque et les trous ovale, grand et petit rond, traverse l’orbite par la fente sphénoïdale et se termine à l’échancrure ou au trou sus-orbitaire.

Explication de la figure 1.

Parties accessoires. — a, a, a. Section antéro-postérieure des téguments et des os du crâne. — h, h. Section presque horizontale des mêmes parties. — c. Coupe de l’apophyse mastoïde. — d. Apophyse styloîde. — e. Coupe du trou ovale. — f. Id. du trou grand rond. — g. Id. delà voûte orbitaire. Ces coupes sont faites pour montrer les gaines fournies aux nerfs par la dure-mère. — h. Apophyse ptérygoïde. — i. Tubérosité maxillaire. — j. Cavité glénoïde.

Sy^stême vasculaire. — A. Artère cérébrale antérieure. —B. veines de Galien. —C, C. Sinus longitudinal supérieur. — D. .Sinus longitudinal inférieur. — E. Sinus droit. — F. Sinus pétreux supérieur. — O. Sinus latéral ouvert, recevant le sinus pétreux supérieur.

My stj'mc nerveux. —1,1. Faux du ccrveau, ainsi nommée à cause de sa ressemblance avec une faux. Elle s'étend de l’apophyse crista galli, à laquelle elle s’insère, âla tente du cervelet sur laquelle elle tombe perpendiculairement , et avec laquelle elle se continue. Cette lame répond par son bord supérieur à la crête frontale et à la gouttière longitudinale supérieure, et par son bord inférieur, au corps calleux, qu’elle touche en arrière et dont elle est éloignée dans le reste de son étendue. Elle répond par ses deux faces aux faces internes des hémisphères. Ou trouve sur quelques sujets, à la partie antérieure , des éraillures qui permettent la contiguïté et même la continuité des deux hémisphères. — 2. Foliole gauche de la tente du cervelet. Elle correspond par sa circonférence postérieure, en arrière, à la gouttière latérale qui loge le sinus latéral ; en avant, â la gouttière du bord supérieur du rocher, à laquelle elle s’insère et où se trouve le si'nus pétreux supérieur. Par sa circonférence antérieure, elle répond à l'isthme de l’encéphale et à la fente cérébrale de Bichat. Cette foliole forme, avec celle du côté opposé, un double plan incliné, qui répond par son sommet à la base de la faux du cerveau et dans le reste de son étendue aux lobes postérieurs ducerveauet au cervelet qu’il sépare l’un de l’autre. Au point d’intersection de la tente et de la faux se trouve un canal veineux triangulaire ; c’est le sinus droit. — 3. Double prolongement de la dure-mère , à travers le trou optique et la fente sphénoïdale dans la cavité orbitaire. L’un de ces prolongements forme le périoste de l’orbite, l’autre fournit une gaine au nerf optique. Le releveur de la paupière supérieure et tous les muscles de l’œil, moins le petit oblique, s’insèrent entre ces deux prolongements. — 4. Lambeau renversé de la dure-mère, afin de voir le ganglion de Casser logé dans l’épaisseur de cette membrane. — 5. Gaine du nerf maxillaire inférieur. — 6. Id. du nerf maxillaire supérieur. — 7. Id. du nerf ophthalmique de Willis, — 8. Coupe du corps calleux pour montrer ses rapports avec le bord inférieur de la faux. — 9. Glande pinéale et ses deux pédoncules. —10. Coupe du pédoncule du cerveau.

Préparation. — La même que pour la figure 2, de la planche 3. Ici la cavité crànienneaété vidée de l’encéphale pour montrer les trois replis (cloisons incomplètes) de la dure-mère et les loges cérébrale et cérébelleuse, tapissés par cette membrane.

ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX

Explication delà figure 2.

Parties accessoires. — a, a, a. Section médiane, verticale, antéro-postérieure des téguments, d;s os du crâne et de la face.— 6. Paroi externe des fosses nasales. — c. Trompe d’Eustache. — d,d. Coupe de l’atlas. — e. Id. de l’axis.

Sjsiemc vasculaire. — A, A. Sinus longitudinal supérieur logé dans l’épaisseur du bord supérieur de la feux, et ouvert dans toute son étendue pour montrer les brides qui le traversent en tous sens. —B. Sinus droit recevant C le sinus longitudinal inférieur et D les veines de Galien. — E. Pressoir d’Hérophile.

Sjistènic nerveux. — 1. Surface intérieure de la dure-mère tapissant la loge cérébrale. — 2. Id. tapissant la loge cérébelleuse. — 3. Faux du cerveau.—4. Face inférieure de la foliole droite de la tente du cervelet.—5. Faux du cervelet. Elle s’étend de la protubérance occipitale interne au trou occipital. Elle est formée par un repli du feuillet interne de la dure-mère, et répond par sa base à la tente du cervelet avec laquelle elle se continue. Sou sommet se bifurque, et chacune des bifurcations contourne le trou occipital pour finir au trou déchiré postérieur. Ces deux bifurcations contiennent les sinus occipitaux. Cette cloison sépare les deux hémisphères du cervelet. —6. Dure-mère tapissant la fosse pituitaire, et entourant le corps pituitaire. — 7. Prolongement de la dure-mère dans le canal rachidien. La surface intérieure de la dure-mère diffère de la surface extérieure par son aspect lisse et poli, dit au feuillet pariétal de l’arachnoïde qui larevèt. — 8. Gaines de la dure-mère, fournies au nerf olfactif.— 9. Nerf optique.— 10. Nerf moteur oculaire commun.— 11. Pathétique.—12. Nerfs trijumeaux. —13. .Moteur oculaire externe. —14. Nerfs facial et auditif.— 15. Les trois portions delà huitième paire. —16. Portions du nerf grand hypoglosse. —17. Première paire cervicale, subjacente à l’artère vertébrale, —18. Deuxième paire cervicale. La dure-mère est traversée par tous ces nerfs, lesquels en reçoivent autant de gaines. — 19. Ligament dentelé,

La dure-mère se compose de deux feuillets: l’un, extérieur, tapisse la cavité crânienne: c’est le feuillet périostique ; l’autre intérieur, plus étendu, recouvre et sépare les différentes parties de l’encéphale : c’est le feuillet encéphalique. Ces deux feuillets sont unis l’un à l’autre, dans presque toute leur étendue, et sont séparés au niveau des cloisons. Ainsi, le feuillet intérieur se sépare du feuillet extérieur sur un des côtés de la gouttière longitudinale supérieure, et se dirige verticalement, en descendant jusqu’au corps calleux. Arrivé là, il se réfléchit, remonte en s’adossant à sa portion descendante pour former la faux. Bientôt il s’en écarte de nouveau, et .se continue avec le feuillet périostique du côté opposé, en laissant un espace triangulaire ; c’est lesinus longitudinal supérieur.

Ces deux feuillets, que nous venons de suivre dans la formation de la faux et du sinus longitudinal supérieur, se comportent d'une manière analogue pour constituer la tente, la faux du cervelet et les autres sinus, en prenant des directions inverses.

Il résulte de cette disposition anatomique que ces cloisons sont formées par deux lames adossées du feuillet intérieur delà dure-mère, et lessinus, par l’écartement de ces mêmes lames et la portion correspondante du feuillet périostique. Ces sinus ont généralement la forme d’un triangle dont la base répond au feuillet périostique, le sommet et les côtés au feuillet encéphalique.

La dure-mère est essentiellement fibreuse et constituée par deux plans de fibres entrecroisées. Ses replis présentent une particularité qui mérite d’étre signalée. La faux est formée, à sa partie postérieure, de fibres rayonnées, et aux parties moyenne et antérieure, de fibres entrecroisées et parallèles. Les fibres de la face supérieure de la tente du cervelet sont rayonnées aussi, mais moins marquées, et se continuent avec les fibres rayonnées de la faux. Les fibres de la face inférieure de la tente du cervelet se continuent avec les fibres parallèles et rayonnées de la faux du cervelet.

ET DES ORGANES DES SENS DE L’I10^^^5E

PliAXCllE 5.

SURFACE INtIrIEUBE DE LA DURE-XÈRE CRANIENNE OU ENCÉPHALIQUE.

On appelle sinus de la dure-mère des canaux fibreux tapissés par la tunique interne des veines et dont la tunique extérieure est formée par cette membrane. Ces sinus servent à recueillir le sang veineux de l’encéphale, des méninges, de l’œil et des os du crâne pour le verser dans les veines jugulaires internes. Les sinus de la dure-mère sont au nombre de quinze : cinq pairs et cinq impairs. Les sinus pairs sont : 1° les sinus pétreux supérieurs; 2« les pétreux inférieurs; 3® les caverneux; h° les occipitaux postérieurs ; 5' les sinus latéraux. Les sinus impairs sont : 1* le sinus longitudinal supérieur; 2° le longitudinal inférieur; 3“ sinus droit; U» sinus transverse; .')* sinus coronaire. Six <le ces sinus forment par leur convergence un réservoir commun appelé confluent postérieur, ou pressoir d'Hérophile [Torcular Herophilï) ; ce sont les sinus : longitudinal supérieur, le droit, les latéraux et les occipitaux postérieurs. Ces sinus ont reçu la dénomination de sinus lorcularicns. Les autres sinus appelés atorculariens aboutissent à deux autres confluents nommés chacun pétrosphénoïdal, à cause de leur situation entre le sommet du rocher et le sphénoïde. Ces confluents reçoivent les sinus caverneux, transverse, coronaire, pétreux supérieurs et pétreux inférieurs. Ces deux derniers établissent de chaque côté une communication entre les confluents antérieurs, le golfe de la veine jugulaire et les sinus latéraux correspondants.

On voit sur les figures 1 , 3 la surface intérieure de la dure-mère crânienne avec les replis, les prolongements et les sinus de cette membrane. La figure 1 montre la tente du cervelet conservée en entier et en rapport avec l’isthme. La faux du cer\’eau est enlevée. La figure 2 est destinée à montrer le foramen ovale de Pacchioni et les insertions des extrémités des deux circonférences de la tente du cervelet. Dans la figure 3 la tente et la faux sont coupées au niveau de leur bord postérieur; les sinus de la dure-mère sont mis à découvert. La figure 4 montre la cavité du pressoir d’Hérophile et les embouchures des six sinus.

Préparation. — Sciez Iiorizonialemcnt le crâne, l’encéphale cl ses enveloppe.s, depuis les bosses frontales ju.squ’un peu au-<lessus de la ligne courbe occipitale supérieure.

Figure i. Dans cette figure, le cerveau a été séparé du reste de l'encéphale par une section faite sur les pédoncules, au niveau des éminences mamillaires.

Figure 2. Les fosses occipitales inférieures et la gouttière basilaire ont été vidées du cervelet et de l’isllime, par une section préalable faite sur le bulbe, au niveau du trou occipital, alin de laisser voir le foramen ovale. Ici on a conservé seulement la portion centrale de la base du crâne.

Figure 3. La masse encéphalique est enlevée complètement de la base du crâne , par une section faite sur le bulbe, au niveau du trou occipital. De plus, la tente et la faux du cervelet sont coupées au niveau de leur bord postérieur, et les sinus mis à nu par la section des portions correspondantes du feuillet intérieur de la dure-mère. Pour montrer le double prolongement que cette membrane envoie dans la cavité orbitaire, enlevez la voûte orbitaire par une section triangulaire dont la base comprend l'arcade orbitaire et dont ie sommet correspond au trou optique et à la fente sphénoïdale.

Figure 4. Une portion de la dure-mère, d’environ 5 ou 6 centimètres de largeur, s’étendant à peu près du milieu de la suture sagittale au trou occipital, a été séparée du reste de cette membrane. Iæs sinus de cette région ont été mis à nu par la face extérieure, au moyen de l’ablation de leur paroi périoslique.

Exi»lira(ion de la flgiire i.

Parties accessoirr.s. — a, a, a, a. Coupe horizontale des téguments cl des os du crâne. — 6, b. Section des muscles temporaux. — c, c. Id. des muscles frontaux. — d. Apophyse crista-galli.

Système vaseiilaire.—A, .A. Artères carotides internes coupées. — B. Veines de Galien. — C. Coupe du sinus longitudinal supérieur. — D. Id. du sinus droit

Système nerveux. — 1,1. Durc-mère recouvrant les surfaces orbitaires de la base du crâne, auxquelles elle adhère faiblement. — 2. Adhérence de la dure-mère à l’apophyse crista-galli. — 3. Durc-mère recouvrant la lame criblée de l’ethmoîde. Les trous de cette lame sont traversés par des petits canaux de la dure-mère qui

12 ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX

contiennent les divisions des nerfs olfactifs. — U, U. Adhérence de la dure-mère aux apophyses dTngrassias. — 5,5. Dure-mère tapissant les fosses sphénoïdales. Cette membrane adhère faiblçmeiit aux parties externes de ces fosses ; son adhérence est plus marquée aux parties internes. — 6. Tente du cervelet. Elle recouvre le cervelet, le sépare des lobes postérieurs du cerveau, et correspond par sa circonférence postérieure : 1° 7,‘7, aux gouttières latérales auxquelles elle adhère faiblement ; 2” 8,8, au bord supérieur des rochers. L’adhérence de cette cloison est ici très marquée. Sa portion postérieure contient les sinus latéraux, et l’antérieure forme les sinus pétreuxsupérieurs.— 9, 9. Circonférence antérieure formant avec la gouttière basilaire un espace parabolique : c’est le foramen ovale de Pacebioni, destiné à loger l’isthme. — 10, 10. Moteur oculaire commun. — 11. Nerf optique traversant le trou optique. — 12. Chiasma des nerfs optiques. —13. Nerf pathétique, — li. Nerf de la tente du cervelet. — 15. Tubercules mamillaires. —16. Tubercules quadrijumeaux. — 17. Glande pinéale. — 18, Coupe du ventricule moyen.

Ex|ilication de la fiiatrure 2.

Système nerveux. — 1. Dure-mère tapissant la gouttière basilaire. — 2. Feuillet superficiel de celte membrane recouvrant le corps pituitaire. Il est percé d’un trou qui livre passage à la tige pituitaire et contient dans .son épaisseur un canal circulaire ; c’est le sinus coronaire. 11 existe un autre feuillet profond qui tapisse la selle turciqne. Le corps pituitaire se trouve donc placé entre ces deux feuillets. — 3. Gaine de la dure-mère traversant le trou optique. — k. Foramen ovale de Pacchioni formé par la petite circonférence de la tente du cervelet et la gouttière basilaire. — 5, 5. Insertion des extrémités de la circonférence antérieure de la tente sur les apophyses clinoïdes antérieures. — 6, 6. Extrémités de la circonférence iwstérieurc, subjacentes aux précédentes, se fixant aux apophyses clinoïdes postérieures et formant vers le sommet du rocher une espèce de pont au-dessous duquel passe le nerf trijumeau. Au point d’intersection de ces extrémités, on trouve le nerf pathétique.—7. Nerf optique s’engageant dans le trou optique. — 8. Nerf moteur oculaire commun. Ce nerf traverse ladure-nière dans l’intervalle formé par l’écartement des extrémités de la grande et de la petite circonférence. — 9. Nerf pathétique. — 10. Nerf trijumeau. — 11. Moteur oculaire externe. — 12. Nerf grand hypoglosse se dirigeant du bulbe vers le trou condylien antérieur.

Expliratioii tle la ilKure 3.

Pariirs accessoirrs. — a, a, a. .Section horizontale du crâne et de ses téguments. — i. Muscle droit externe de l’œil. — c. Muscle droit interne. — d. Droit supérieur coupé.

Système vasculaire. — A, A. Siniispétreux. —B, B. Sinus latéraux. Les premiers sont logés dans les gouttières latérales de la partie postérieure de la base du crâne. — C, C. .Sinus pétreux inférieurs, d’une capacité plus grande que les supérieurs ; ils sont logés dans la portion de la dure-mère qui répond aux gouttières que l’on remarque dans la suture occipito-pétrée. — D, D. Sinus occipitaux. Ils répondent à la crête occipitale et à la bifurcation de cette crête, et se terminent aux golfes des veines jugulaires. — E, E. Sinus caverneux. Ils sont logés dans les gouttières latérales de la selle turcique, présentent en avant une dilatation nommée sinus ophthalmique et renferment les artères carotides, les nerfs moteurs oculaires externes et les plexus caverneux. On remarque dans l’épaisseur de la paroi externe de chacun de ces sinus, les nerfs, moteur oculaire commun, pathétique et ophthalmique de Willis. — F. Sinus coronaire formé aux dépens de la portion de la dure-mère qui environne le corps pituitaire. — G. Sinus transverse, placé transversalement sur la gouttière basilaire, au niveau du bord adhérent de la lame carrée du sphénoïde.— H. -Fin du sinus longitudinal supérieur. Quant au sinus droit, la planche 4 le montre dans toute son étendue.

Sysième nerveux. —(Côté gauche). 1. Prolongement de la dure-mère dans l’orbite à travers le trou optique, la fente sphénoïdale et formant le périoste orbitaire (côté droit). — 2. Prolongement orbitaire de la dure-mère. Il se divise en deux portions : l’une, centrale, forme une gaine au nerf optique, laquelle semble se continuer avec la sclérotique; l’autre, périphérique, revêt les parois de l’orbite dont elle forme le périoste et secontinue en avant, de chaque côté, avec le périoste extérieur. Entre ces deux portions s’insèrent les muscles droits, oblique supérieur de l’œil et le releveur de la paupière supérieure. — 3. Nerf optique, — !x. Moteur oculaire commun. — 5. Pathétique. — 6. Ophthalmique de Willis. — 7. Moteur oculaire externe, — 8. Facial et auditif. — 9. Les trois portions de la huitième paire. —10. Grand hypoglosse. — 11. Bulbe coupé.

Ex|tliea<ion de la figtiire h.

Système vasenlaire. — A. Pressoir d’Hérophile avec l’embouchure des six sinus qui sont : — B. Sinus longitudinal supérieur. — C, C. Sinus latéraux. -^D, D. Sinus occipitaux. — E. Sinus droit ; on ne voit que son ouverture.

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Lévelllé

nature par

ET DES ORGANES DES SENS De l'HOMME,

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C’est une membrane mince, blanchâtre, demi-transparcntt^» placée entre la dure-mère et la piemère. Comme foutes les séreuses, l’araclmoïde forme, tant dans sa portion encéphalique que dans sa portion rachidienne, un sac sans ouverture, et offre à considérer: 1“ Un feuillet viscéral qui s’applique sur la pie-mère encéphalique et rachidienne, et fournit des gaînesaux nerfs et aux vaisseaux ; T un feuillet pariétal adhérant à la dure-mère. L’arachnoïde diffère essentiellement des autres séreuses. Tandis que celles-ci sont libres par une face et adhérentes par l’autre, l’arachnoïde est libre par ses deux faces. De cette différence anatomique dérivent nécessairement des différences physiologiques ; en effet, dans toutes les membranes séreuses, la sécrétion est simple ; car, elle n’a lieu que sur une des faces. Elle est double, au contraire, dans l’arachnoïde dont les deux surfaces sont libres d’adhérence. De là, sécrétion de deux liquides, l’un contenu dans la cavité araclmoïdienne, l’autre dans la cavité sous-arachnoïdienne. C’est ce dernier qu’on désigne généralement sous le nom de liquide céphalo-rachidien. Indépendamment de ces deux liquides, il en existe un autre renfermé dans les cavités ventriculaires. La voie de communication du liquide encéphalique et du liquide rachidien ou médullaire est admise par tout le monde, vu la continuité de l’arachnoïde encéphalique avec l’arachnoïde rachidienne. Il en est de même du mode de communication des li- (luides ventriculaire et sous-arachnoïdien, connus aujourd’hui de tous les anatomistes. Nous savons, en effet, depuis les recherches de M. Magendie, que cette communication a lieu par une ouverture placée au niveau du bec du calamus scriptorius. Une question se présente : le liquide ventriculaire communique-t-il avec celui de la cavité arachnoïdienne même, et, quel est son mode de communication? Je dois rappeler que Bichat a admis une communication entre les cavités arachnoïdienne et ventriculaire, faite au moyen d’un canal découvert par lui et désigné sous le nom de canal arachnoïdien de Bichat. Ce canal serait le résultat de la réflexion et de la pénétration de l’arachnoïde dans le ventricule moyen et formerait une espèce de gaine aux veines de Galien. La plupart des anatomistes nient l’existence de ce canal qu’ils considèrent comme purement artificiel et comme n’étant que le produit d’un mode particulier de préparation employé pour le démontrer. Voulant lever tous mes doutes à cet égard et m’assurer par moi-même de l’existence vraie ou fausse du canal de Bichat, j’ai dirigé mes recherches sur ce point avec la plus grande attention, en ayant soin de m’entourer de toutes les paécautions, pour me garantir des mômes fautes attribuées à ce grand physiologiste. Je déclare ici que j’ai vu et constaté moi-même plusieurs fois l’existence de ce canal. Je suis donc autorisé à penser que le liquide ventriculaire communique à la fois avec celui de la cavité arachnoïdienne, par le canal arachnoïdien de Bichat et avec le liquide sous-arachnoïdien, au moyen de l’ouverture du bec du calamus scriptorius.

Les figures 1, 2 sont destinées à faire voir les feuillets viscéral et pariétal de l’arachnoïde rachidienne et la continuité de celle-ci avec l’arachnoïde crânienne. Le premier feuillet enveloppe l’axe nerveux médullo-encéphalique et l’origine de tous les nerfs dont il est séparé par la pie-mère et par une couche de liquide séreux. Ou voit, à travers l’arachnoïde, les divisions artérielles des rameaux spinaux antérieur et postérieur. Le deuxième feuillet tapisse la surface intérieure de la dure-mère, à laquelle il adhère intimement.

La figure 3 a pour butde montrer : 1* l’arachnoïde rachidienne entre la dure-mère et la pie-mère; 2" la cavité contenant dans l’état normal le liquide céphalo-rachidien et limitée par la surface intérieure de l’arachnoïde et de la pic-mère; 3" la continuité du feuillet viscéral avec le feuillet pariétal, au moyen des gaines que le premier fournit aux nerfset au ligament dentelé.

La figure 4 représente une coupe horizontale de la moelle et de ses enveloppes, afin d’étudier les rapports qui existent entre ces organes et les deux cavités de l’arachnoïde.

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