‹ Névrologie ou description et iconographie du système nerveux et des organes des sens de l'hommeChapitre 83 sur 174 · GANGLION CERVICAL INFÉRIEUR · texte numérisé non relu

GANGLION CERVICAL INFÉRIEUR

Ce renflement, dont l'existence est constante, est situé derrière les artères sous-clavière et vertébrale, dans l’angle rentrant formé par le col de la première côte et la base de l’apophyse transverse de la septième vertèbre cervicale. Sa forme est irrégulière et plus ou moins étoilée ; quelquefois, cependant, il est arrondi, oblong ou semi-lunaire, à concavité tournée en haut, embrassant la première côte. Son volume, variable, est toujours moindre que celui du ganglion cervical supél’ieur et plus considérable que celui du moyen. Presque toujours simple, rarement double , il se confond assez fréquemment avec le premier ganglion thoracique et un peu plus rarement avec le ganglion cervical moyen.

On a partagé ses rameaux en supérieurs , inférieur, externes, internes et antérieurs.

A. — RAMEAUX SUPÉRIEURS (nERF VERTÉBRAL).

Indépendamment des rameaux du cordon de communication avec le ganglion cervical moyen, rameaux que nous avons d^décrits, le ganglion cervical inférieur fournit encore le nerf vertébral. Constitué souvent par un faisceau de rameaux gris dont le nombre est de deux à quatre principaux, ce nerf, ou plutôt ces nerfs émergent delà partie supérieure du ganglion cervical Inférieur et du premier ganglion thoracique, pour remonter en dehors et en arrière de l’artère vertébrale dans le canal de ce vaisseau.

Arrivés là, un ou deux de ces rameaux , plus volumineux que les autres, communiquent par

ET DES ORGANES DES SE^S DE L’ilOMl E.

un OU plusieurs ramuscules avec les troncs mêmes des troisième, quatrième et cinquième nerfs cervicaux. Ces rameaux sont très développés chez les oiseaux et chez certains mammifères; ils offrent chez ces animaux quelques renflements disséminés çà et là : aussi les a-t-on considérés comme représentant la portion cervicale du grand sympathique. Nous avons déjà exprimé notre opinion à cet égard, en disant que ces renflements n’existaient point ordinairement chez l’homme; si, dans les cas très rares, on en rencontre, ce sont de simples épaississements nodiformes, et non de véritables ganglions.

Les autres rameaux, moins considérables, forment autour de l’artère vertébrale un plexus très visible jusqu’au niveau de la troisième vertèbre cervicale, et duquel partent des ramuscules pour les muscles inter-transversaires du cou. Les filets de ce plexus, devenus alors moins nombreux et moins apparents, se réduisent à quelques filaments, tantôt visibles à l’œil nu, tantôt visibles seulement avec une forte loupe.

Toutes ces ramifications parcourent en entier la longueur du canal de l’artère vertébrale, parviennent avec elle dans la cavité crânienne, envoient quelques plexus secondaires autour des artères spinale et cérébelleuse, et s’unissent aux ramifications du côté opposé pour constituer le plexus basilaire. De ce dernier émanent des filets qui accompagnent les artères cérébrale postérieure et communiquante postérieure, sur lesquelles ils s’anastpmosent avec les plexus vasculaires provenant du ganglion cervical supérieur du même côté.

Quelques anatomistes ont mis en doute l’existence des filets qui enlacent les artères de l’encéphale ; mais, outre que je les ai vus à l’œil nu, j’ai encore pu constater tout récemment leur véritable nature nerveuse, en les soumettant, conjointement avec M. le docteur Ch. Robin, à un examen microscopique.

De ce qui précède , il résulte ; 1° que les deux chaînes ganglionnaires sympathiques, indépendamment de leur anastomose médiane sur l’artère communiquante antérieure , offrent encore une autre communication médiane sur le tronc basilaire; 2” que les ganglions cervicaux supérieur et inférieur du même côté s’anastomosent aussi sur l’artère communiquante postérieure; 3“ que le grand sympathique envoie, à l’aide des plexus qui enlacent le système artériel, ses nerfs dans le centre nerveux, et constitue les nerm nervarum.

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