VI PRÉFACE DE LA DEUXIÈME ÉDITION
quelques détails, c'est la vision, à propos de laquelle on trouvera surtout des recherches sur le champ visuel. Les faits signalés sont surtout les modifications du champ visuel sous l'influence de l'attention, le rétrécissement que celle-ci détermine surtout chez les malades affaiblis, les modifications du champ visuel sous l'influence des idées, l'influence que la suggestion peut avoir sur cette propriété importante de la vision, les différents aspects que peut prendre le champ visuel suivant qu'on le considère dans une vision instantanée ou dans une série de visions successives, les yeux restant immobiles, enfin les caractères du champ visuel binoculaire comparé avec le champ visuel monoculaire. A propos des sensations tactiles, nous avons surtout étudié ici leur localisation et particulièrement leur localisation latérale sur un des cotés du corps. Ces recherches nous ont amené à l'examen du problème intéressant de la distinction des deux côtés du corps, du côté droit et du côté gauche, des procédés par lesquels elle peut se faire et des illusions qui surgissent à ce propos. Les mouvements élémentaires sont étudiés a propos des temps de réaction qui ont une durée différente suivant qu'ils sont accompagnés d'une conscience plus ou moins claire ou qu'ils s'accomplissent dans un état de subconscience. Ce problème a surtout été envisagé a propos de l'attention : une longue étude a été consacrée a la recherche des meilleures màthodes pour mesurer la puissance d'attention d'un sujet. Nous avons montré l'avantage que présentent à ce point de vue l'examen du travail mental, l'examen des modifications du champ visuel.
Nous avons surtout étudié la méthode qui se propose de mesurer l'attention par l'examen de la durée des temps de réaction et nous avons déterminé à ce propos par diverses méthodes de longues courbes des temps de réaction successifs obtenus dans diverses conditions.
Ce n'est que dans un petit nombre de cas que cette mesure paraît correcte ; bien souvent la courbe des temps de réaction est modifiée par d'autres influences, en particulier sa hauteur est fortement diminuée par l'action automatique, par l'absence complète d'attention, ce qui ne permet pas de tirer de ce procédé une mesure bien rigoureuse de l'attention elle-même.
On trouvera dans divers chapitres des études sur la mémoire : nous insistons sur les méthodes qui sont proposées pour repré-
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Les résultats «lu travail mental son! examinés s proi oi d< constitution des idées, plusieurs cas pathologiques onl permis d'analyser les éléments dont se compose une idée, d'étu lier leur dissociation, leurs modifications qui transforment l'idée «1 1 «• même. Ces idées éveillent en nous des sentiments particuliers de conviction, de croyance, de doute, de contraste •■ propos desquels les malades nous ont présenté plusieurs faits in
fessants.
Plusieurs chapitres sont consacrés comme dans notre pr< travail sur l'automatisme psychologique à l'étude de la volonU par opposition à l'étude des mouvements involontaires automatiques et subconscients. Nous croyons que plusieurs de ces observations sont importantes pour mettre en lumière le rôle de dh ei ses circonstances, en particulier l'importance de la nouveauté des actes, le rôle delà répétition et de l'habitude. A propos de Y émotion nous signalons les modifications qu'elle détermine dans l'attention, dans la volonté, dans la mémoire, dans la sensibilité même et le mouvement. Nous étudions ;i plusieurs reprises cette puissance dissociante que l'émotion semble avoir, cette destruction qu'elle parait opérer des synthèses mentales déjà organisée. Cette étude tout à fait incomplète signale surtout le problème dont on verra la discussion plus approfondie dans nos ouvrages postérieurs en particulier dans les « obsessions et la psychasthénie ». Une étude sur Y insomnie et sur les modifications mentales qui raccompagnent, plusieurs études sur le rêve et la rêverie montrent dans d'autres états les oscillations du niveau mental analogues à celles que détermine l'émotion et qui doivent en être rapprochées.