‹ Nicolas Le Roy et ses descendants [microforme]Chapitre 10 sur 84 · DÉCÈS · texte numérisé non relu

DÉCÈS

" En cette ville, samedi matin, à l’âge de 70 ans, M. Charles Roi, imprimeur. M. Roi fut le premier imprimeur du Canadien qui fut établi, en 1806, en conséquence des attaques réitérées dirigées dans le Quebec Mercury d'alors, contre les Canadiens en général, et en particulier contre certains membre influentsde l’: \ssemblée, C'était alors le seul journal publié exclusivement en langue française dans le pays, et sa devise était : Æ tal justitia, ruat cœlum. I était rédigé tour à tour par plusieurs citoyens de Québec. M. Roy, qui était employé à l'imprimerie de la Gasetle de Quebec, obtint de son éditeur le matériel néces-

saire et il continua d'imprimer le Canadien jusqu'à ce qu'il disparut.

"Alors il retourna à l'imprimerie de la Gaserte où il continua d’être employé jusqu'il ya pe eu d'années, qu'il fut obligé de se retirer à cause de son : âge et de ses fire vivant de ses économies,

n Fils d’un soldat français qui se maria en Canada, il fut un parfait honnête homme et un loyal sujet britannique. Un de ses frères, Louis Roi, aussi employé à l'imprimerie de la Gasette de Quebec, établit la Gasette de Montréal, et mourut à New-York. Sa sœur, entrée comme religieuse au couvent des Ursulines, est aussi morte, N'ayant point de proches parents survivants, M. Roi a disposé de la manière la plus libérale de ce qui lui restait de biens.

Le 13 avril 1793, parut à Newark, près de Niagara, le premier journal qui ait été imprimé dans la province d'Ontario. Louis Roy en fut le fondateur. Ce journal

avait pour titre: 7%e Upper Canada Gasette or American Oracle (1).

Ce Louis Roy est sans doute le même que celui dont

parle la notice mortuaire ci-dessus.

Dans la région de Montréal, au commencement du siècle, la branche des Portelance a donné un représentant à la

grande métropole commerciale du Canada.

L. Roi Portelance fut député du comté de Montréal de 1805 à 1814, puis, de 1817 à 1810, il fut élu pour représenter

la cité du même nom (2).

Dans son beau livre sur les Canadiens de l'Ouest, M.

Joseph Tassé cite les noms de plusieurs Roy. François

(1) Voir 7e Æarly Bibliography of the Province of Ontario, with other information. A supplemental chapter of Canadian Archeology; by William Kingsford, L. L. D. F,R. S, C. Montreal. Eben Picken, 1892. M. Gagnon (Catalogue) dit que Louis Roy fonda en 1795 une nouvelle gazette à Montréal avec son frère, Joseph-Marie, comme associé,

(2) Louis Roy Portelance épousa à Terrebonne Louise Languedoc, le 4 septembre 1809. (Gasette de Québec),

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Roy fut en 1853 un des fondateurs de la ville américaine de Superior-City, sise à l'extrémité du lac Supérieur (1), En 1778, Antoine Roy et Simon Roy furent avec Jean- Baptiste Mallet les pionniers qui jetèrent les bases de la

florissante ville de Péoria (2).

M. Tassé raconte encore un épisode dont Jean-Baptiste. Louis Roy fut le héros en 1814 lors d'une attaque des sauvages contre le petit village de la Côte Sans-Dessein, situé sur les bords du Missouri,

“ Le spectacle donné par ce Canadien et sa femme disputant leur vie dans un endroit désert du Missouri, loin de tout secours humain, loin de toute habitation, contre une pareille horde de barbares, est l'un des plus beaux exemples de bravoure que nous offre notre histoire, écrit M. Tassé, c'est le digne pendant de la résistance légendaire de l'héroïne de Verchères, ou de celle de Dollard des Ormeaux et de ses seize compagnons, qui, pendant dix

jours, tinrent tête à sept cents [Iroquois n (3).

Parmi les trappeurs du Nord-Ouest, on voit aussi Jean- Baptiste Roy qui, en 1816, se trouvait au fort Gibraltar quand il fut capturé par les employés de la Compagnie de la baie d'Hudson (4).

Dans son Æistoire de la littérature canadienne, M,

Edmond Lareau dit que nous devons à madame Jeannet

(1) Les Canadiens de l'Ouest, 1er vol. P+ 333: (2) Ibid, vol, 2, p. 43.

(3) Ibid, vol, 2, pp. 131-136.

(4) Ibid, vol, 2, pp. 341-344.

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