‹ Nicolas Le Roy et ses descendants [microforme]Chapitre 24 sur 84 · UN · texte numérisé non relu

UN

Louis le Roy, l'aîné, et Guillaume le Roy s’établirent à Beaumont et y firent souche. Noël, Nicolas et Jean- Baptiste le Roy se fixèrent dans Saint-Vallier. Dans l'Aveu et dénombrement qui fut fait en 1723 on trouve dans cette dernière paroisse, parmi les habitants tenant feu et lieu, Noël le Roy, Nicolas le Roy, Jean-Baptiste le Roy et

le

>g Alexis le Roy (1). Jean le Roy vint habiter Québec lorsqu’il fut nommé à un emploi dans les bureaux de la Compagnie des Indes.

le

De Beaumont et de Saint-Vallier, les descendants de

Louis, Guillaume, Nicolas et Noël essaimèrent sur toute

te la région : Saint-Michel, Saint-Charles, Saint-Gervais, Berthier, Saint-François et Saint-Pierre de la Rivière du

la sud, Saint-Gervais, Saint-Isidore et Saint-Anselme.

de A la branche de Berthier appartiennent :

il 1° Joseph-George Roy, qui fut notaire à Saint-Gervais,

" de 1834 à 1840.

es 2° Etienne Roy, qui pratiqua au même endroit, de 1838

té | 3° Prudent-Grégoire Roy, mort maire de la ville de

le Lévis en 1874.

S Le notaire Louis-Nazaire Roy, admis à la profession le

di 15 mars 1847, se rattache à la souche de Saint-Vallier.

Plusieurs des enfants de Nicolas le Roy allèrent chercher 5) femme sur l’île d'Orléans : à Sainte-Famille, Saint-Jean et t-

(1) Ce dernier était fils de Nicolas,

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Saint-Laurent. Parmi les alliances qui dominent ce sont les : La Casse, Filteau, Fradet, Turgeon, Blais, Brochu, Fournier, Audet. Cette génération semble rechercher pour prénoms : Jean, Jean-Baptiste, Pierre, François, Joseph, Etienne, Guillaume, Elizabeth, Agathe, Marie, Jeanne.

Un fait à noter : trois des enfants de Nicolas le Roy ont porté le prénom de Jean.

Il me reste maintenant à étudier la carrière du cinquième

enfant de Nicolas le Roy, Guillaume le Roy, de qui nous descendons.

ir pi it LE 1$ CHAPITRE QUATRIÈME

GUILLAUME LE Roy

UILLAUME le Roy, cinquième enfant de Nicolas le Roy, fut le trisaïeul de mon grand-père,

Je n’ai pas pu trouver l'acte de naissance de Guillaume, mais il dût venir au monde en 1667 puisque le recensement de cette année lui donne l’Âge de deux mois. Au recen-

sement de 1681, on le dit âgé de quatorze ans.

Guillaume suivit sa famille lorsqu'elle laissa la côte de Beaupré, entre 1674 et 1677, pour venir s'établir dans la

Side) he émtionnn L-r

seigneurie de la Durantaye, Comme je l'ai déjà raconté, il épousa en 1689 Angélique Bazin, fille de Pierre Bazin, qui était fermier de M. Berthier, en 1674 (1).

Guillaume se fixa d’abord dans la seigneurie de Berthier. En effet, on trouve au greffe du notaire Charles Rageot un acte du 26 octobre 1698 dans lequel Alexandre de Berthier, écuyer, sieur de Villemur et de Bellechasse, vend

à Noël le Roy, habitant de Berthier, une terre de trois

(1) En 1706, les héritiers Bazin entrèrent en procès avec la famille Berthier au sujet d'une certaine réclamation. Voici ce que je trouve aux archives de la prévôté de Québec pour 1710 :

Audience tenue le mardy septième octobre 1710, etc., etc,

Entre Guillaume Roy habitant en la seigneurie de Beaumont au nom et comme tuteur de Jean-Baptiste Roy fils de Jean-Baptiste Roy et de défunte Marie Bassin, et faisant tant pour luy comme ayant épousé Angélique Bassin fille héritière de défunt Pierre Bassin leur père, que pour ses frères et sœurs co-héritiers demandeur audit nom suivant son exploit du vingt-septième septembre dernier comparant par Jean Oger huissier d’une part, et demoiselle Françoise Vienay Pachot veuve de défunt le sieur Berthier de Villemur vivant lieutenant d'une compagnie des troupes de la marine en ce pays au nom et comme se portant héritière de feu Alexandre Berthier vivant écuyer seigneur dudit lieu defenderesse présente en personne d'autre part, après que par ledit demandeur ausd, noms comparant comme dit est, a esté conclud aux fins de son exploit à ce que la sentence par luy obtenue le vingt-quatrième décembre 1706 allencontre dudit Sieur de Berthier père soit déclarée exécutoire contre la dite demoiselle défenderesse aud, nom comme elle était contre ledit feu sieur de Berthier et aux intérêts de la d. somme du jour de la d, sentence et aux dépens, et que par la d. défenderesse a esté dit qu'elle convient que la somme de trois cents une livres cinq sols portée par la dite sentence est dûe par led. S. de Berthier, et qu’elle veut bien l’acquitter, au moyen de quoy elle présente un mémoire de fournitures faites au d. Pierre Bazin montant à la somme de cent soixante livres environ, sans préjudice d'une chaloupe que le d. feu Sr Berthier luy a prestée qui tenoit six cordes de bois laquelle a esté perdue avec tous les agrez, pourquoy elle demande à compter devant telle personne qu’il nous plaira nommer d'office pour payer comptant si elle se trouve redevable, et que par le d, Oger a esté demandé communication dud. mémoire et de la lettre missive représentez par la dite défenderesse, ouy les dits comparants, veu le dit exploit et la dite sentence sus dattez, ensemble le dit mémoire et la lettre missive signée du dit feu sieur Berthier dattée à Bellechasse le vingt-sixième octobre 1706, et attendu que le dit Oger n'a voulu nommer personne devant laquelle on put compter, nous avons nommé d'office Me Louis Chambalon notaire en cette prévôté devant lequel les parties se retireront pour estre reglez à la diligence du demandeur en leurs comptes, à l'effet de quoy produiront leurs pièces sans aucune autre signification, dépens reservez, mandons, etc,

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arpents de front sur quarante de profondeur, complantée en haut bois, dans la seigneurie de Berthier, joignant d’un côté à Pierre Guignard, de l’autre à Guillaume le Roy, frère du premier, en front au fleuve à la haute marée, avec droit de chasse et de pêche. Cette terre était concédée aux charges suivantes : tenir feu et lieu, continuer à travailler incessamment au défrichement, payer trois livres de rente par an avec trois chapons vifs ou vingt sols pour chacun et six deniers de cens et de plus tout dixième poisson pris au fleuve, bien salé et conditionné.

De Berthier, Guillaume passa dans la seigneurie de la Durantaye, puis s'établit définitivement vers 1696 à Beau-

mont, ainsi que l’avait fait son père Nicolas.

Une autre fille de Pierre Bazin, fermier de M. de Berthier,

épousa à Saint-Michel le 17 novembre 1698, Jean-Baptiste le Roy, frère de Guillaume.

La terre que Guillaume le Roy vint défricher dans Beaumont, et sur laquelle il devait élever sa nombreuse famille, était située sur le bord du grand fleuve. Elle avait, comme toutes les concessions du temps, trois arpents de front sur quarante de profondeur. Elle joignait du côté nord est Jacques Turgeon et du côté sud ouest Jean-Baptiste Molleur (1). Sur le plan qui fut fait par l’arpenteur Catalogne vers 1706, il semble que cette terre se trouvait environ à douze arpents au nord est de l’église.

(1) Greffe François Rageot, sous la date du 10 décembre 1729.

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Avec Guillaume ie Roy se trouvaient alors fixés dans la

fl petite paroisse de Beaumont son frère Louis le Roy, sa G Ur sœur Elizabeth, mariée à Zacharie Turgeon, son beau- pa frère Joseph Cassé ou la Casse, marié à Marie Bazin. se | all Cette paroisse de Beaumont, si calme, si tranquille, avec 2

sa vielle église perchée au sommet d’un promontoire d'où ce

la vue découvre un horizon superbe, que de souvenirs elle Æ éveille dans mon esprit chaque fois que les hasards de la vie m'y ramènent ! C’est là que fut le berceau de ma

famille. Depuis deux cents ans quelques-uns des miens y ont vécu, peiné, souffert. Ces champs, ce sont des hommes de mon sang qui les ont fait fructifier. Que de fois, ils ont ; parcouru ces grèves, sous le grand soleil ou par des nuits d'orage, pour y relever leurs filets de pêche. A l’ombre de ces ormes touffus, ils se sont assis, dans un jour de

joie ou de deuil. Dans ce vieux cimetière, au bord de la

falaise, en face de la grande mer, combien d’entre eux

dorment leur dernier sommeil ? Ils y reposent dans la paix en attendant le grand réveil.

Vieux aïeux, chair de ma chair, os de mes os, vous avez vécu au milieu du calme et dans le contentement le plus parfait. Au-delà de la borne de vos champs vous ne connaissiez pas d'horizon. Vous n’avez pas connu non plus les désenchantements de la vie. Pourquoi diraïis-je paix à vos cendres ? Ne continuez-vous pas à jouir dans la mort

de votre félicité terrestre ?

C'est ici le temps de consigner quelques notes histo-

riques sur cette bonne paroisse de Beaumont où venait

s'établir, il y aura tantôt deux cents ans, notre ancêtre Guillaume le Roy. La paroiïsse, n'est-ce pas une petite patrie dans la patrie? Que de charme à voir passer sous nos yeux ces familles qui ont vécu avec les nôtres, nos alliées pour la plupart ! Ne faut-il pas connaître aussi les noms de ces vieux pasteurs qui ont baptisé, marié, enterré

ceux de notre sang pendant plus de six générations ?

C'est le 3 novembre 1672 que l’intendant Talon concédait à Charles Couillard, sieur des Ilets, la seigneurie, qui, depuis, a portée le nom de Beaumont. Ce titre primitif de concession fut brûlé chez le notaire Gilles Rageot, dans l'incendie qui réduisit en cendres la basse-ville de Québec, le 4 août 1682. Couillard qui avait rendu foi et hommage le 6 novembre 1677, craignant d’être troublé dans la jouissance de son domaine, demanda un nouvel acte. Le gouverneur de la Barre et l’intendant de Meules accédèrent à sa demande le 7 octobre 1683.

Les conditions auxquelles les terres de Beaumont furent primitivement concédées n'étaient pas onéreuses. Chaque

censitaire devait payer vingt sols de rente annuelle par arpent, un sol de cens et de plus un chapon. Plusieurs négligèrent alors de prendre un titre de propriété, croyant que le billet provisoire du seigneur suffisait. Mal leur en

prit, car dans le cours des années ces billets furent écartés

ou détruits, et il fallut s’en remettre à la bonne volonté

des seigneurs qui, dans plusieurs cas, exigèrent jusqu’à IL 4 De trente et quarante sols de rente par arpent.

Le seigneur Couillard de Beaumont, dans une lettre de 1681 ou 1682, citée par M. Lorin (Ze comte de Frontenac, p. 142), se plaint que les PP. Jésuites, directeurs de la conscience de sa mère, l’avaient pressé de vendre une de ses terres pour étendre l’enclos de l'évêché de Québec, que l’Evêque refusait de payer quatre mille livres, quoique la vente eût été faite à vil prix, et que pour se venger des observations qu'on lui adressait, l’'Evêque privait du service religieux la seigneurie de Beaumont, qui comptait alors

ti cinquante habitants.

Je doute fort que cet abus d’autorité ait jamais existé.

En 1681, il n’y avait pas encore de cure sur la rive droite du Saint-Laurent qui était alors desservie par voie de

mission.

Beaumont était alors compris dans le districc qui commençait à la pointe de Lévy et se terminait à la rivière du Loup, et l’abbé Morel en avait la charge. Cette seigneurie n'était pas plus maltraitée que les autres. On voit, au contraire, en compulsant les registres, que le missionnaire se faisait un devoir de parcourir les côtes à époques régulières afin d'y exercer son ministère, baptiser les enfants, bénir les mariages, donner la sépulture chrétienne. On À peut consulter à ce sujet les archives paroïssiales de la pointe de Lévy et de Saint-Michel de Bellechasse. Si

ite

Beaumont fut organisé au point de vue ecclésiastique une dizaine d’années après ses deux voisines, c’est tout simplement parce que la colonisation marcha plus vite dans

la Durantaye et dans Lauzon.

Le 2 décembre 1693, Louis Marchand, habitant de Québec, n pour faciliter les moyens et ayder autant qu'il est en luy à l'établissement d’une église paroissiale en la seigneurie de Beaumont et à la construction d'un presbytaire capable de loger le prestre qui sera preposé pour y faire à perpétuité les fonctions curiales, n donnait à la fabrique de Beaumont, que l’évêque de Saint-Vallier venait d’ériger sous le titre de Saint-Etienne, un arpent de terre de front sur le fleuve Saint-Laurent sur deux arpents de profondeur. Ce compeau de terrain formait partie d'une habitation appartenant au donateur, contenant trois arpents de front sur le fleuve sur quarante arpents de profondeur, joignant d’un côté à celle de Pierre Le Molleur dit Allemand et de l’autre à un nommé Decarreau Taillandier. Cette donation était faite à la charge par les marguilliers et le curé qui serait établi en cette paroisse de faire construire l’église et la maison presbytériale. Louis Marchand se réservait dans l’église une place où bon lui semblerait pour y poser et faire construire un banc, après celui du seigneur. Il devait jouir de ce banc, à titre gratuit à perpétuité. Marchand permettait encore au curé de la future paroisse de prendre chaque année sur son habitation la quantité de vingt cordes de bois pour son chauffage

à la charge de dire et célébrer à perpétuité, chaque an,

Tr.

au jour suivant l’octave de la fête des Rois, une basse messe de requiem pour le repos des âmes de feue Geneviève Rocheron, sa femme, du donateur et de ses descendants. Afin que cette fondation fut en mémoire perpétuelle, il en devait être fait notable mention dans les lieux

où on inscrirait les bienfaiteurs de la paroisse (1).

Cet acte, rédigé au palais épiscopal de Québec, fut accepté par l’évêque de Saint-Vallier et par Zacharie Turgeon, l'un des marguilliers en charge de la fabrique de la nouvelle paroisse, qui était le gendre de notre ancêtre

La pièce de terre donnée par Louis Marchand en 1693 appartient encore à la fabrique de Beaumont. La première église y fut construite et, là encore, s'élève le temple paroissial. Le 20 juin 1722, Joseph et Michel Riverin donnaient au curé Chasle un compeau de soixante et dix pieds sur deux cents pieds afin d'agrandir le terrain primitivement donné par Marchand. Ce don fut fait à la charge par la fabrique de faire dire chaque année à perpétuité une messe basse pour le repos des âmes des familles Riverin et de M. Chasle, le jour le plus proche de l’anniversaire du

décès de ce dernier qui survint le 19 mars 1754.

Le 27 octobre 1791, un nouveau don de vingt pieds de terre, depuis le chemin du roi jusqu’à la cime du cap qui

longe le fleuve, complétait le terrain actuellement en la

(1) Greffe Chambalon.—I1 semble par cet acte que la paroisse Saint- Etienne de Beaumont devait d'abord s'appeler Sainte-Elizabeth. Voir aussi Cartulaire de Beaumont à l'archevêché de Québec.

Prin

possession de la fabrique de Beaumont. Ce dernier don Qui fut fait par le seigneur Charles Couillard.

Les PP. récollets furent les premiers missionnaires qui desservirent la paroisse de Beaumont. Ces humbles religieux ont laissé dans le peuple un souvenir impérissable. Beaucoup moins instruits que les PP. jésuites, mais plus désintéressés, ils surent se rendre sympathiques aux

masses, en se mêlant à elles. Pendant que les membres

de la compagnie de Jésus s'occupaient de la conversion des âmes dans les missions lointaines, les fils de saint François exerçaient leur ministère dans les paroisses ou à la suite des armées. « Cet ordre mendiant, se contentant de

peu, vivant des’ aumônes que les fidèles voulaient lui donner, était bien telui que l'on devait désirer d’abord dans

un pays primitif où‘tout était encore à créer (1).

Le premier acte inscrit aux archives de Beaumont est l'acte de baptême de Marie-Thérèse Portelance, fille de Jean Portelance et d’nne Forgues. Il est daté du 26

novembre 1692. Cet acte rédigé en latin est signé par

Guillaume Beaudoin, missionnaire récollet. (On tombe

(1) Les récollets sont des religieux franciscains qu'on appellait aussi frères mineurs de l'étroite observance de saint François. Trois réformes étaient sorties de l'ordre des franciscains : celle des capucins, celle des religieux du tiers-ordre et celle des récollets, Les récollets ont fourni beaucoup de missionnaires et d'aumoniers dans les armeéës. Ce fut en 1532 que la pape Clément VII érigea en congrégation particulière les récollets. Elle fut admise en France en 1592 Elle s'établit d'abord à Tulle et à Murat, et enfin à Paris en

L'auteur de la réforme des récollets est un espagnol, Il existait 4: en France, avant la révolution, 168 couvents de récollets, répartis 1; en sept provinces et placés sous la direction du général des cordel- la liers. |

ensuite à l’année 1693, où l’on trouve trois baptèmes. Le premier, du 31 mai, est celui de Joseph Couillard, fils de Charles Couillard et de Louise Couture ; le deuxième, du 20 septembre, est celui de Jean Turgeon, fils de Zacharie Turgeon et d’Elizabeth le Roy ; le troisième, du 25 novembre, est celui d'Antoine Cassé, fils de Joseph Cassé et de Marie Bazin.

Elizabeth le Roy était la fille cadette de notre ancître Nicolas le Roy. Marie Bazin était la belle-sœur de l’un

de nos aïeux, Guillaume le Roy, fils de Nicolas,

L'année 1694 donne six actes de naissance et un acte de

mariage. Lu

L'année 1693 s'ouvre par le mariage de notre anctre,

Jeanne le Lièvre, veuve de Nicolas Île Rey, et de François Molinet, (8 février). Le 19 avril, Eiizabeth le Roy donne

un nouveau fils à Zacharie Turgeon.

Guillaume Beaudoin, qui signa te premier acte inscrit aux registres de Beaumont, desservit cette paroisse du 26 novembre 1692 au 20 août 1697. Entre temps, il fit deux missions, l’une en 1693, au cap Santé, l'autre en 1696, à Sorel (1).

Le 30 juin 1694, on trouve à Beaumont un acte signé

Remigius (1). Un acte du 17 juillet 1695 est signé Félix

(1) Répertoire Tanguay, 1ère édition, p. 67.

(2) C'est le nom latinisé du récollet Reny.

LA

le

Cappes (1). Un autre du 29 juillet 1696 est signé Maxime Brache (2).

Guillaume Beaudoin, originaire du diocèse de Cambray, avait été ordonné à Québec le 14 septembre 1692, puis envoyé de suite missionnaire à Beaumont et à Saint- Michel. Il partit pour l'île Saint-Jean en 1698, et il y mourut le 17 juillet 1707.

À Guillaume Beaudoin succéda, le 23 novembre 1697, Pierre Le Poyvre. Ce récollet né à Rheims en 1669, vint à Québec en 1696. Il desservit successivement Beaumont, Saint-Michel, le cap Saint-Ignace et l'Islet. En 1702, il était supérieur de son couvent à Trois-Rivières. En 1722, il était missionnaire à Chambly. Les registres du Détroit contiennent de lui un bel éloge. n Il vécut n y est-il dit, n d’une: manière très édifiante, travaillant avec zèle au salut des âmes, parcourant les missions les plus difficiles, ce qu'il fit pendant plus de quarante ans qu'il fut

dans le pays. Plusieurs fois supérieur de la communauté,

il portait la bonne odeur de Jésus-Christ au dedans et au dehors. Il fut trouvé mort dans sa chambre trois heures

après avoir dit la messe à l'ordinaire, le 19 février 1741,

âgé de 72 ans, après 55 ans de religion n.

Le P. Le Poyvre partit de Beaumont au printemps de

1608 et fut remplacé par un prêtre canadien, né en avril

(1) Récollet, arrivé au pays le 17 juin 1694. Il desservit Lotbinière et le cap Santé en 1697, et fut missionnaire À Saint-Antoine de Tilly en 1703 et en 1714. En 1711, missionnaire en Acadie, fit connaître à M. de Vaudreuil, l'état de la garnison de Port-Royal. (Char- FA levoix, livre II, p. 351). Mort le 5 mars 1719, 454

(2) Arrivé au Canada le 16 juillet 1693, il mourut en 12 avril 1698,

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