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du confessional pour se faire entendre et pour entendre les avis du confesseur, Alors M. le curé Roy se trouva obligé de changer de mode, lui aussi, et d'exiger que les femmes otassent leurs cha-
peaux, avant d'entrer au confessional, Jusque là, tout allait bien ;
mais, un peu plus tard, vint la mode pour les femmes, des espèces de bonnets sans fonds, qui s'appelaient /Passes,” je crois. Ajoutons à pour l'intelligence de ce qui va suivre, qu'il y avait alors au village un tonnelier du nom de Latourelle qui posait des fonds aux vieux
tonneaux, cuvettes, etc. Or, une femme se présente au confessional
h ed de M. Roy, avec son chapeau sur la tête, confrairement à l'ordon- CL nance. Ote ton chapeau, dit M. le curé. Bien,..je ne peux pas, Soe M. le curé. Tu ne peux pas ?..et pourquoi ne peux-tu pas ?..Bien,.. Led je n'ai pas de fond, M. le curë! Ah! tu n'as pas de fond ! Bien, “e alors va te faire foncer par le Bonhomme Latourelle ! Cela était dit tout haut ; et la pauvre femme de s'en aller toute confuse, se faire
poser un fond. Il faut croire que le Bonhomme Latourelle était
occupé ce jour-là, car on n'a pas ouf dire qu'elle fut revenue au con-
fessional de M. Roy.
M. Joseph Jean Roy, archiprêtre, a fait son premier acte dans le registre des baptêmes, etc., le 17 octobre 1799, et il a été inhumé dans notre église le 16 décembre 1824, étant décédé depuis 3 jours: m
âgé de6s ans, 3 mois et huit jours, ayant 41 ans de prêtrise. +
Mes vieux parents m'ont dit que c'était un homme extrêmement juste et qu'il ne pouvait pas souffrir une injustice, quelque légère é qu'elle fut. Ce qui précède en est une preuve. Il a conservé son intelligence jusqu'à son dernier moment, au point que se voyant au ; A
moment de mourir, il ordonna lui-même d'aller sonner son agonie,
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Etienne-Ferréol Roy, le fils cadet de Joseph le Roy, fut celui qui hérita des seigneuries de Vincennes et de Montapeine La génération qui's'en va garde encore le souvenir de sa nature large et généreuse. Héritier d’une belle fortune, il se plaisait à rendre service à ses censitaires. Aussi, il sut s’acquérir en peu de temps une grande popularité. Son beau-frère, Louis Blais, avait été député du comté d'Hertford, nom sous lequel était alors connu la division électorale de Bellechasse, de 1801 à 1804. En 180:, Etienne-Ferréol Roy brigua le suffrage des électeurs, et il représenta Hertford pendant quinze ans de 1803 à 1810. Les annales du temps ne nous ont point conservé la mémoire des services politiques que rendit alors Etienne- Ferréol Roy. La Gasette de Québec du 27 mars 1816 contient les remerciements qu'il adressait à ses fidèles
électeurs.
Aux électeurs du comté de Hertford, Messieurs, Je vous remercie du support que j'ai reçu de vous à l'élection qui vient de se terminer et qui est la sixième, consécutive, où j'ai été
choisi pour un de vos représentants, C'est surtout aux électeurs des
paroisses de la pointe Levi, Beaumont, Saint-Michel, Saint-Vallier,
Berthier, Saint-François et Saint-Pierre à qui j'adresse mes expres-
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sions de reconnaissance pour leur généreux efforts en ma faveur A 2h ne L HAT
durant cette dernière élection. Je ressens vivement les obligations que m'imposent la confiance mise en moi tant de fois par ce comté ; et vous assure Messieurs, que je continuerai de faire tous mes efforts en ma capacité Législative, pour promouvoir vos intérêts, conjointe-
r du . LEE ment avec ceux de la Province en général,
J'ai l'honneur d'être très respectueusement
Messieurs, Votre reconnaissant, et dévoué serviteur,
FERRÉOL Ro.
Beaumont, le 25 mars, 1816.
Le 20 février 1815, Etienne-Ferréol Roy était nommé leutenant-colonel de la seconde division du bataillon de
Saint-Vallier qui comprenait huit compagnies (1).
Etienne-Ferréol Roy était alors un des plus riches propriétaires de la rive sud du fleuve Saint-Laurent, et il vivait dans son manoir de Vincennes comme un seigneur
du moyen-âge.
Le voyageur qui partait de Québec pour se rendre dans les belles campagnes qui bordent le fleuve depuis la pointe de Lévy jusqu'à la rivière du Loup, après avoir franchi la seigneurie de Lauzon et le fief de la Martinière, entrait sur les domaines du seigneur Roy. C'était d’abord le petit fief de Vitré ou Montapeine acquis en 1731 de Nicolas
Boisseau, secrétaire en chef du conseil, qui avait épousé
(1) Gazette de Québec,
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la fille ainée de Jean-Baptiste Bissot de Vincennes. Ce fief avait été originairement concédé à Charles Denis de Vitré, le 24 septembre 1683. La seigneurie de Vincennes séparait le fief de Vitré du beau domaine de Beau-
mont.
Le seigneur Roy avait son manoir sur les bords du ruisseau du cap Saint-Claude, au fond d'une plaine ombragée par de grands ormes, et d'où la vue s'étend au loin sur le fleuve. Ce ruisseau de Saint-Claude, sorti des hauteurs de Montapeine, faisait tourner en 1832 les roues de cinq moulins. Près du manoir, il se précipite de la falaise dans le fleuve d'une hauteur de près de 130 pieds et forme une des châtes les plus pittoresques que l'on puisse con-
templer.
Pendant la belle saison d'été, on conçoit que les visiteurs abondaient dans la demeure hospitalière du seigneur Roy. Les anciens parlent encore des réceptions qui s'y donnaient. Vers 1842, le seigneur Roy vendit le domaine et le manoir de Vincennes à Narcisse-Constantin Faucher, avocat, de Québec. C'est là que naquit M. Faucher de
Saint-Maurice le 18 avril 1844.
Le seigneur Roy avait épousé Marie-Charlotte Talbot dit Gervais. Elle mourut à Beaumont le 4 avril 1840, à
l’âge de 68 ans (1)
(1) Voir greffe Joseph Plante à Québec : No. 5128, 23 juin 1800, testament de M. Charlotte Talbot, épouse de Ferréol Roy, et No,
5184, 30 août 1809, testament de Ferréol Roy.
Ferréol Roy décéda à son tour le 22 novembre 1852. Il était âgé à sa mort d'environ 81 ans. Son corps repose dans la vieille église de Beaumont où il fut enterré en présence de l'honorable A.-N, Morin et du seigneur Fau-
cher,
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