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b le vieux cimetière de Beauport. Sa femme, Agathe Tur- C4 geon, le suivit dans la tombe le 8 décembre 1811. Elle ve était âgée de 73 ans à sa mort,
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1 Peut-être devons-nous regretter ces temps d'une heureuse ignorance, où nos aïeux moins grands, mais moins criminels, sans industrie, mais sans remords, vivaient pauvres et vertueux, et mouraient dans le champ qui les
avait vu naître (1) n.
Comme son père, Pierre le Roy vit toutes les horreurs
du siège et il eut à en subir toutes les misères.
Voici les principaux évènements paroissiaux dont fut
témoin mon trisaïeul pendant sa longue vie,
On se souvient encore que depuis 1765 la paroisse de Beaumont avait été desservie, à l'exception de quatre années (1778-1782), par M. Lagroix, curé à Saint-Michel. En 1783, ce fut le curé de Saint-Joseph de la pointe de
(1) Thomas : Æloge de Duguay-Trouin.
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Lévy, M. Jean-Jacques Berthiaume, qui prit sa place jusque vers 1788. Ce prêtre sut s'attirer l'estime des paroissiens de Beaumont. En 1784, ceux-ci ayant appris qu'ils seraient desservis 4 l'avenir par M. Antoine Lamothe, vicaire de M. Lagroix, écrivirent à l'évêque pour retenir les services de M. Berthiaume dont ils louaient grandement le zèle (1). Ils disaient dans leur lettre que M. Lamothe ne voulait pas habiter le presbytère et exigeait qu'on allât le chercher chaque fois que l’on en aurait besoin. Il est vrai, ajoutaientils, que notre presbytère a été endommagé par un coup de vent au mois de janvier 1784, mais il a été reparé depuis. Pourquoi refuser de l’habiter ? Ils finissaient en disant qu'ils
ne voulaient pas aller chercher M. Lamothe.
M. Lamothe desservit cependant la paroisse du 8 janvier au 5 septembre 1785. Entre temps, de 1783 à 1788, le fils du seigneur Roy, Jean-Joseph Roy, vint à plusieurs reprises
exercer le ministère dans sa paroïsse natale (2).
Le 8 octobre 1788, les pauvres paroissiens de Beaumont voyaient enfin arriver un curé nouveau dans la personne de M. Pierre-Joseph Compain qui devait y exercer le ministère
(x) Lettre du 15 octobre 1784.
(2) Jean-Joseph Roy (2 et 6 octobre, 1783, 18 et 26 septembre 1785, 13 août, 26 octobre, 1786, 27 avril 1787), Jean-Jacques Berthiaume (3 octobre, 11 octobre, 6 novembre, 11 décembre 1783 au $ octobre 1784, 26 octobre 1783 au 1er février 1786, 20 février au 12 août 1786, 15 septembre au 23 octobre 1786, 12 novembre 1786 au 22 avril 1787, 15 mai au 9 septembre, 22 octobre 1787), Antoine Lamothe (8 janvier au 5 septembre, 1785, 14 février 1786), Antoine Desforges (22 octobre 1787 au 21 septembre, 1788).
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pendant dix ans jusqu'au 17 novembre 1798 (1). M. Compain mourut curé à Saint-Antoine de Chambly en 1806. Ce prêtre avait la réputation d'être nn excellent médecin. I avait étudié cet art à Montréal sous le docteur Feltz, chirurgien-major des troupes. Il avait, dit-on, un remède infaillibl: pour guérir les cancers. Le 16 octobre 1795, il proposait à M. Plessis, alors curé de Québec, de faire connaître son secret pour traiter les maladies si le clergé voulait bien lui payer une pension. n Je possède, disait-il, un secret utile à l'humanité. Un: foule d'indigents accourt à moi et ma cure est pauvre. Qu'on me promette d’avoir une aide de la législature ou qu'on me paye une pension et je livrerai mon secret. n Dans une autre lettre il disait encore : n Je ne veux point m'enrichir, mais si je livre mon secret les docteurs s’en empareront et ils feront payer les pauvres. L'argent que je ferai, je le donnerai aux pau-
vres. n (2).
(1) Noms aux registres : Pierre-Joseph Compain (8 octoure 1788 au 10 avril 1789, 6 au 29 mai, 3 et 6 juin 1790, 28 juin 1790 au 22 avril 1701, LI Mai 1791 au 1er juin 1798, 21 juin au 19 août 1798, 27 septembre au 17 novembre 1798), François-Joseph Deguise (rer mai 1780, 31 mai 1790), Bonaventure Alinotte, (15 juin 1790), Jean-Baptiste Dubord (10 mai 1791), Jean-Joseph Roy (20 juin 1708), Michel Masse 22 août 1798).
(2) Voir dans la Gagette de Québec du mois de mars 1799, No. 1766 une annonce de M. Compain, où il dit qu'il guérit des chancres,.
om- | Voici quels étaient les Propriétaires de banc dans l'église 306. de Beaumont en 1708 : cin, PREMIER RANG
tz, ède 1. Le capitaine, si 2. Ferréol Roy.
nee 1 3: Veuve Charies Girard.
rgé 4 Charles Larrivé, t-il, 5: François Turgeon,