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CHAPITRE DIXIÈME

FERRÉOL Roy

ON grand père Ferréol, né le 23 octobre 1707, commença à l’âge de vingt ans à travailler pour gagner sa vie. [l était le troisième d'une nombreuse famille, son père n'avait pas les moyens de l’établir, et il ne se sentait pas de goût pour la culture de la terre. Il embrassa donc en 1817 la carrière du comü merce. Ses premiers fournisseurs furent François Drolet et Louis Massue, de Québec, puis ses deux parents

François-Xavier Roy et Joseph Fournier. En 1819, on le

voit s'approvisionner chez Louis Massue, Boisseau, Chinic et Vézina, Wurtele et Fraser, Nicolas Boïissonnault. Les

commencements de ce commerce furent bien humbles, si

on en peut juger par les livres de compte du grand père qui nous ont été conservés. En 1818, il achetait pour dix FA louis d'effets, mais d'année en année les affaires augmentèrent. De 1818 à 1823, Louis Massue lui vendit pour six cent quarante-deux louis. De 1821 à 1824, il acheta de

Nicolas Boissonnau't pour cinq cent vingt-et-un louis.

C'était alors l'habitude de ceux qui débutaient dans le petit commerce à la campagne de parcourir les paroisses avec une casette sur le dos et c<’offrir la marchandise aux

chalands.

Une fois que ces colporteurs s'étaient amassés un petit pécule, ils allaient se fixer dans une paroisse, cuvraient magasin, puis engageaient commerce plus en grand. C'est ce que mon grand père fit. Après avoir parcouru les côtes du sud, de Beaumont à Rimouski, de 1817 à 1823, il s'établit finalement dans la paroisse de Notre-Dame du Bon Secours de l’Islet, dans le comté du même nom. Pendant ses six années de courses et de colportage, le grand père avait rencontré une jeune fille qu'il jugea digne de devenir sa compagne. Il l’épousa le 21 février 1822, dans l’église

de Saint-Georges de Cacouna (1).

(1) Extrait du Registre des baptêmes, mariages et sépultures de la Paroisse de Saint-Georges de Cacouha, pour l'année mil huit cent vingt-deux :

“ Le vingt-un février mil huit cent vingt-deux, après la publication de trois bancs de mariage faite au prône de la messe paroissiale par trois dimanches consécutifs, entre Féréol Roy, cultivateur, de la pa=

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Charlotte Côté, ma grand-mère paternelle, était fille de Jean Côté, cultivateur, de la paroisse des Trois-Pistoles et

de défunte Charlotte Dubé. Elle n'avait pas encore vingt

et un ans lorsqu'elle contracta mariage,

n uelques mots sur la énéalogie de ma rand'mère paà q F4 & F4 P ternelle,

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