L.-J, LANGIs, V.-G. Curé
À …— 224 — ill | | | Aussitôt après son mariage, en 1823, mon grand père ilEé alla s'établir à l'Islet.
(4 r' Le 21 avril de cette année, il acheiait d'Abraham Simo- # ul , , m ps È 1 neau, navigateur, de cette paroisse, la goëlette La Frgiue lante, bâtiment du port de vingt tonneaux, pour le prix de à a trente et une livres, cinq schellings. Sur cette somme, À 4 dix-huit livres quinze schellings furent payées comptant. ë j' La balance de douze livre dix shellings devait être payée ji dans le cours de l'été, sans intérêt, Cette goëlette Za j fx Vigilante avait appartenue à M. Dénéchaux, de Berthier, Hi, et c'est de lui que Simoneau l'avait acquise, Cette acquisition fut conclue de’ t le notaire Jean- 4 Baptiste Couillard, le 23 avril 1£ n présence d’Au- k | | ', gustin Dufresne, maître-forgeron, et de Duncan-Etienne N À | Ballantyne, clerc arpenteur, tous deux de l’Ilet. | Eu ‘ 1 Le grand père donna la charge et le commandement de Ë fa cette goëlette à François Rodrigue, navigateur, de l'Ilet, 4 c Ma Dans le cours du mois de septembre (1823), ce dernier ; i échoua son bâtiment sur une pointe à l'entrée du port des \ a À Trois-Saumons. Il était alors chargé de foin. Le bâti- à t ment reçut de grands dommages et son capitaine ne sut È li HE pas réparer avec soin les voies d’eau qui s'y déclarèrent. v : ER Dans l'automne, le grand père dût le protester (11 octobre h n 1m 1823) par le ministère du notaire Germain-Alexandre Ver- | d | reau. te Ni ï Les deux témoins qui assistaient à ce protèt étaient Jean- : {! y |
ère
in=
ra à
Etienne Faribault, écrivain, et Joseph Le Bourd vateur, de l'Ilet.
ais, culti-
Rodrigue dut remettre son commandement, Mais, précédemment, afin de se protéger, ce dernier avait
fait protester le grand père par le ministère du notaire Ver-
reau (1). n Dans le mois de juin dernier, disait-il dans sa sommation, je me suis chargé de naviguer cette goëlette
à condition d'avoir moitié dans les gains et profits, cette
goëlette est maintenant chargée et fretée de six cordes de
bois de chauffage et est tenue à l'ancre dans le sort des
Trois-Saumons, à Saint-Jean Port-Joli. Elle fait beau-
coup d’eau à cause du mauvais état de ses fonds et de son
On est obligé de pomper continuellement, je crains pour ma vie et ce
calfatage.
lle de mon matelot et je ne puis
me rendre à Québec, À moins que l’on ne mette la goëlette
en état de naviguer. n
Ce misérable et prosaïque accident fut le commencement
des malheurs commerciaux du grand père. inventaire qui fut dressé de son stock donn:
actif de quinze cents louis. En 182=
En 1824, un ait encore un
25, il commerça quelque
temps de société avec son ancien commis Charles Lange-
lier, puis partit de l'Islet vers 1828 pour venir de nou-
veau tenter fortune dans sa paroisse natale de Eeau-
mont où il prit maison, près de l’église, sur le site actuel
du bureau de poste. De 1830 à 1837, il y fit commerce
tour à tour de société avec Antoine Fournier et Antoine
(1) 6 octobre 1823.
Chabot. Au printemps de 1837, il s’installait définitivement à Québec où ses parents lui avaient fait obtenir une modeste charge d'huissier. Il y fut d'abord successivement à l'emploi des avocats Hamel, Roy, Bossé et Gau-
thier, qui devaient plus tard tous être nommés juges.
En 1839 (1), Marie-Charlotte Côté, ma grand'mère, héritière pour un tiers dans la succession de ses père et mère, vendait à Simon Côté, agriculteur, des Trois- Pistoles, une part indivise comprenant un sixième dans une terre d’un arpent et demi de front sur quarante-deux de profondeur, située au deuxième rang des concessions des Trois-Pistoles. Cette terre avait été acquise par son père de Firmin Dubé, le premier décembre 1820 (2). C'était le dernier souvenir qui rattachait la famille à ces paroisses du bas du fleuve. Ma grand'mère avait trois sœurs. L'une, épousa M. Joseph Le Roux, riche cultivateur, de Saint-Michel de Yamaska. Une deuxième, Mrrie- Rose Côté, épousa à Beaumont, le 27 janvier 1835, Charles Pâquet, fils d'Alexis Pâquet et de Charlotte Cantin. De ce
mariage naquirent :