‹ Nicole OresmeChapitre 207 sur 321 · Tract., c. XXll, p. CXXIII (manque daos Vœgelin · texte numérisé non relu

Tract., c. XXll, p. CXXIII (manque daos Vœgelin

2. M. Glasson a reconnu déjà le rapprochement qui s'impose entre ces deux œuvres {H. des indilidions de la France, VI, 148).

5. « Lequel pié nous et les dessusdicts seigneurs espérions et

tinue du métal (le marc d'argent à 3d. 8 venait de monter dans les premiers jours de mai jusqu'à lo livres), le I

régent — il avait pris ce nom (i) — abaissa la monnaie au v

pied 54®; ce qui élevait son bénéfice à 3 1. 10 s. par marc 3

d'argent fin, soit un peu plus du tiers (2). ^ a^

Il comptait évidemment faiï'e accepter cette mutation -i

par les Etats soigneusement choisis qu'il réunissait à ■

Compiègne. Mais même les Etats de Compiègne, si ^^

monarchiques qu'ils fussent, et si empressés de détruire \^

Tœuvre de l'assemblée parisienne, ne voulaient point 'A

rouvrir la porte aux altérations monétaires. Eux aussi protestèrent, et « en conséquence de la décision de la ' '

greigneur partie de plusieurs des gens des bonnes villes du royaume », le régent dut suspendre l'exécution de son mandement. Le i4niai,la nouvelle décision des Etats était arrêtée : ils décidaient qu'en échange d'une aide qu'ils voulaient bien octroyer, le dauphin devrait rétablir les espèces « en lestât dessus dit », sur le pied fort. Le denier au mouton d'or était remis à 3o sols tournois, le florin à I livre « et les autres monnoies blanches et noires à la

tenions eslre de plus grand valeur et revenue quil n*a este, et plus longuement durer » {Ord, 7 mai 1358, III, 218). Cf. Gr. Chronig. de France , éd. P. Paris, VI, 60.

1. Le 14 mars i358. Gr, Chroniq. de Fr., c. 45 {ed, ci/., VI, 97).

!i. Ordonn. du 7 mai 1358(111, 218). Il s'est produit ici fréquemment une confusion : on a attribué aux Etats de Compiègne cette émission de basse monnaie 54*. La chose est évidemment impossible, puisque les Etats ne venaient que de se réunir, s'ils étaient même déjà assemblés, et puisque le 14 nous les voyons exiger du Dauphin la promesse d'une forte monnaie, à frapper immédiatement. Ce qu'il y a de réel. cVst que la monnaie du 7 mai a été frappée par le Dauphin avant que les Etats aient pu s'y opposer, et que, malgré ses promesses, il a su plus lard la maintenir jusqu'au mois d'août.

value (i), selon le pié des florins dessus dits », c'est-à-dire que Ton rétablissait les espèces sur le pied 28®, le même que les Etats précédents avaient adopté en mars i357, et qui avait été gardé dix mois l'année précédente. Les Etats, copiant jusqu'au bout leurs prédécesseurs, font jurer au régent de ne pas « muer, croisire, ou abaisser » les dites nionnoies. de ne pas soufl^rir qu'on essaie de les « muer, hausser, ni afFoibloyer, par quelconques soustivelez ou manière, pour quelconque cause ou de quelque quantité que ce fust, ... jusques à la Saint-Jean-Bapliste » (de Tannée suivante).

Il fallait que l'idée de la réforme monétaire fût profondément ancrée dans les esprits, pour que ces Etats de Compiègne eux-mêmes, si dévoués au dauphin, crûssent devoir reprendre la tradition des assemblées parisiennes, et le forçassent à rapporter les mandements monétaires par lesquels il espérait se procurer quelque argent dans son extrême détresse financière. En fait d'ailleurs, malgré les promesses qu'ils lui avaient fait accumuler, il est certain que le dauphin sut se dérober à leurs exigences, et que la réforme monétaire des Etats resta à Tétat théorique. Les lettres du 22 août nous apprennent en effet qu'à cette date la monnaie qui devait courir à la Saint- Jean-Baptiste, n'avait pas encore été frappée « parce qu'on n'avait pu encore vacquer a ce » (2). Le dauphin avait, au contraire, au 5 août, porté les espèces au pied 80°, ce qui lui laissait un bénéfice de 6 livres par marc (un peu moins de moitié pourtant, puisque ^e marc était monté à i4 livres) (3). A Paris, à la même époque, Marcel

I* Grdonn. du 13 mai 1358^ art. i et 2 (HI, 219). Cf. Vuitry, op. cit., p. 291.

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