‹ Nicole OresmeChapitre 91 sur 321 · Cf. chap. IV, infrà, p · texte numérisé non relu

Cf. chap. IV, infrà, p

g d. — Xie rapport de Tor à l'argent (i)

Oresmé préconise l'emploi simultané des deux métaux précieux, Tor et l'argent. Qui voudrait en effet se contenter d'une circulation unique^ d'or par exemple, risquerait, dit-il, de ne point trouver de ce métal en < habundance compétente » (2), et un ralentissement dans la production du métal pourrait en ce cas provoquer des crises d'autant plus graves, qu'elles n'auraient pas à contre poids.

D'autre part, les besoins du commerce sont divers : il y a des marchandises de grand prix, il yen a de moindre prix. Si l'on voulait s'en tenir à un seul métal précieux, comme Tor, la petite parcelle qu'il en faudrait donner pour acheter certains objets communs serait tellement infinitésimale, qu'on ne la pourrait guère manier (3). Et si l'on adoptait l'argent seul comme monnaie, le poids d'une somme un peu considérable deviendrait tout de suite gênant dans les transactions. Il faut donc, et de toute nécessité, avoir à la fois dans la circulation une monnaie chère, de grande valeur et de facile transport {quae magis esset habilis ad mercaturas majores) (4), et aussi une monnaie de valeur moindre, pour faire l'appoint {ad récompensât iones faciendas) (5) et aussi pour payer les objets de prix moyen {pro emptione mercimo'

1. Tr., c. 5, De diversilate matetiae monetarum et mixtione, p. 95 = fr. XIV. Cette question n*a point été abordée aux traductions.

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