‹ Nisus et Euryale, comédie-vaudeville en un acte. Par Léon Battu et Eugène Bercioux. Représentée pour la première fois, à Paris, sur le théatre des Variétés, le 25 février 1850Chapitre 1 sur 29 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

JEANNETTE, SCîtle.

{Au lever du rideau, on entend dans le lointain une marche militaire qui se rapproche insensiblement. Jeannette, montée sur une chaise, regarde par la fenêtre).

Les voilà... ils approchent... ce sont bien eux... ce bel uniforme, je ne l'ai pas oublié !... Je vais donc revoir enfin ces vieux ^so|dat§<Darmi lesquels j'ai passé mon enfance, et Euryale à qui j'eai'ai cessé >ie penser !... Seule, à deux cents lieues de mon paysV^ans ressources pour y retourner, j'espérais toujours le revoir , lui qui jouait avec moi , enfant , et m'appelait sa petite femme !... Je n'avais rien à aimer ici, je n'avais que mes souvenirs, et celui-là, c'était le plus doux !... Quand hier on nous a annoncé le relourde ce régiment français qui revient de Leipsick, le 7% le sien !... Oh ! alors, mon parti a été vile pris , j'ai écrit cette pétition {Elle la prend sur la table à droite) que je vais remettre au colonel à son passage... Si je puis être admise comuje cantinière, je ne le quitterai plus, je suivrai le régiment, je reverrai la France!... [Regardant au fo7id.) Les voilà en haut de la colline!... {La marche, alors ti'ès-rapprockée , cesse. — Om entend un appel de clairon puis les commandements de halte \... Pied à terre à volonté.) Ils sont arrêtés... ils descendent de cheval... Oh! c'est un coup du ciel... courons... {Elle sort en courant par le fond.)

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