S. paraneomeris, praslini n. var. (Plate 61, fig
Quelques spécimens de Praslin récif se montrent nettement distincts par trois caractères : l’angle supéro-interne du basicérite est nettement prolongé en une épine, alors que l’absence d’épine en ce point est une des caractéristiques principales de l’espèce paraneomeris. Le méropodite de la 3 e paire est plus large que dans les spécimens, typiques, le rapport de ses dimensions étant seulement 3 '5 au lieu de 4 - 5. Enfin les œufs sont notablement plus gros, mesurant l’3 mm. de grand axe.
Seychelles, Praslin reef, 1 $, 1 ?.
12. S. paraneomeris , seychellensis n. var. (Plate 61, fig. 7.)
2 spécimens ? provenant des Seychelles différent également du type par quelques caractères nets :
Le basicérite a son angle supéro-interne, sinon épineux, au moins aigu.
Les pattes de la 3 e paire ont leur méropodite 4 fois aussi long que large, et le propodite porte 8 épines au lieu de 5 chez les spécimens typiques. C’est à ces exemplaires que j’ai comparés le S. otiosus. Par tout ses autres caractères, dimensions du carpocérite, forme du dactyle, telson, cette variété seychellensis ne s’éloigne pas de l’espèce paraneomeris.
Enfin il se trouve parmi des spécimens provenant de Coin, Peros Atoll, un $ de la forme “ oxyceros,” caractérisé par la longueur de toutes ses épines antennaires et antennulaires ; le stylo et le basicérite atteignent sensiblement l’extrémité de l’article antennulaire médian, le scaphocérite, par son épine latérale, dépasse de beaucoup le carpocérite. C’est pour de tels exemplaires que j’ai proposé, sur l’invitation de Miss Rathbun, le nom de paraneomeris prolatus, mais je trouve la dénomination commune “ oxyceros ” infiniment plus expressive, parce qu’elle indique, comme je l’ai dit plus haut, une direction évolutive très répandue, pouvant servir à expliquer comment se sont constituées de nouvelles espèces.
13. S. otiosus H. Coût., Bull. Soc. Phil. 1908, p. 5. (Plate 61, fig. 8.)
L’espèce se distingue du S. paraneomeris H. Coût, par les points suivants :
Le carpocérite est seulement 3 fois aussi long que large (au lieu de 4 fois).
Le méropodite de la grande pince est un peu plus épais dans sa moitié proximale, et se termine par une pointe obtuse.
Le méropodite de la 3 e paire est seulement 3 "5 fois aussi long que large, au lieu de 4’5 fois chez le S. paraneomeris, et le propodite qui porte 5 épines est également plus massif.
Le telson est plus large à son extrémité, le rapport de ses bases étant l'5 au lieu de P85.
Coetivy, un bel exemplaire $.
14. S. nilandensis H. Coût., Alph. Mald. et Lace. p. 871, pl. 70, fig. 4.
1 ex. Seychelles, st. 5 (44 brasses).
PERCY SLADEN TRUST EXPEDITION
15. S. nilandensis oxyceros H. Coût., Alph. Mald. et Lace. p. 871, pl. 70, fig. 5.
1 ex. Chagos, Egmont, lagoon.
16. S.fossor Paulson. Alph. Mald. et Lace. p. 872, pl. 70, fig. 6.
1 ex. Chagos, Diego-Garcia, lagoon.
17. S. trionyx H. Coût., Bull. Soc. Phil. 1908, p. 6. (Plate 61 , fig. 9.)
L’espèce est très voisine du S. fossor Paulson, dont elle se distingue par les points suivants :
Les intervalles sont plus larges entre le rostre et les épines latérales, celles-ci étant, par suite, plus divergentes.
L’écaille du scaphocérite atteint au moins la moitié de l’article antennulaire distal, et l’épine latérale dépasse toujours le carpocérite, qui est 5 fois environ aussi long que large. Chez le S. fossor, l’écaille antennaire atteint rarement l’extrémité de l’article antennulaire médian, l’épine latérale est toujours plus courte que le carpocérite, et celui-ci est 6 fois plus long que large.
La grande pince est épineuse chez le S. trionyx à son bord palmaire antérieur, et le bord supéro-externe du méropodite se termine également par une forte épine. L’un et l’autre sont inermes chez le S. fossor, surtout la paume de la grande pince.
La petite pince du S. trionyx a pour proportions : doigts 1, longueur totale 2'4, hauteur 0'8. Le méropodite, dont le bord supéro-externe se termine en pointe aiguë, est 2‘1 à 2’6 fois plus long que large. Il est toujours plus épais que la paume. Chez le S.fossor les proportions de la petite pince sont : doigts 1, longueur totale 2’85, hauteur 1 - 2, le membre étant plus trapu. Par contre, le méropodite grêle est 2'7 fois aussi long que large, et n’a que 0'6 de la hauteur de la paume.
Le premier segment du carpe est plus long que la somme des 4 autres chez le S. trionyx, plus court chez le S. fossor.
Les proportions de la 3 e paire sont chez le S. trionyx : propodite 2*35, carpe 1, méropodite 2 - 6, celui-ci 4 - 4 fois aussi long que large. Chez le S.fossor, ces proportions sont : propodite l'9 environ, carpe 1, méropodite 2*4, celui-ci 3 - 55 fois aussi long que large.
Enfin, le dactyle est de forme nettement différente. Chez le S. fossor, la griffe ventrale surnuméraire a ses deux côtés presque perpendiculaires, la griffe dorsale est très accessoire par rapport à la ventrale, et le groupe de ces 2 griffes est séparé du reste du dactyle par une faible dépression dorsale. Chez le S. trionyx, la surnuméraire ventrale est aiguë, dirigée en avant ; la dorsale est presque aussi longue que la griffe principale, et le dactyle ne montre aucune concavité dorsale.
Saya de Malha, C. 10 (26 brasses), 2 ex. $ et $ ; C. 19 (29 brasses), 1 ex. $.