Tome v
db RAMEAU. — On connaît de ce nom quatre chanoines-comtes de Brioude, savoir : Bertrand de Rameau en 1060; autre Bertrand, Bernard et François, on 1266 ; mais on ignore s'ils étaient d'origine auvergnate.
RANC1LHAC (1) de CHAZELLES. — Famille originaire de la haute Auvergne. — Antoine Rancilhac vint du château delà Vialle, commune de Ségur, s'établir à Murât, et acheta , en 1613 , de Jacques de Brezons , la propriété de Chazelles. Ce fut à celte époque que la famille Rancilhac ajouta à son nom celui de Chazelles. — Jacques Rancilhac , notaire royal , puis receveur alternatif du prêt et annuel en la généralité d'Auvergne , épousa , le 9 mai 1695 , Françoise Teillard , qui donna le jour à Pierre Rancilliac de Chazelles, avocat au parlement , que le roi, sur la présentation de M. de Lastic de Sieugeac, nomma, le 8 avril 1723, à l'office de lieutenant j>aruculier civil et criminel de la prévôté et justice de la vicomté de Mural , et au bailliage d'Andelat. — Le 25 janvier 1727 , le môme Pierre
(1) Le fief de Rancilhac, situé dans la commune de Chalinargues , appartenait à la famille de Villebœuf de Monteil-sur-Masslac /dès le xive siècle. Sébastien et Bonnet de Villebœuf le possédaient encore en 1500; Jean de Villebœuf, bâtard du Montent* en 1819, et François de Monceaux, seigneur de Brousse, près de Champs . l'était aussi de Rancilhac , en 1M3. (D. CoU^Invtntaire de Dietmê.-Chabrol , t. iv, p. 662.)
Rancilhac de Chazelles fut pourvu des fonctions de procureur du roi en la maîtrise des eaux et forêts de Murât.
L'office de conseiller et avocat du roi au bureau des finances de la généralité d'Auvergne , à Riom , étant devenu vacant par le décès de M. Berthier de Bressange, Pierre Rancilhac, écuyer, sieur de Chazelles, lui succéda en 1755.
Jean-François-Louis Rancilhac, écuyer, sieur de Chazelles, seigneur de Beinac et de Brughalène, fils de Pierre Rancilhac et de Jeanne-Ursule de Chadefaux, succéda à son père, la môme année 1775, en ses offices et qualités, lesquels furent supprimés sur lui à l'époque de la révolution. Il épousa , le 21 juillet 1761 , demoiselle Marie-Françoise du Verdicr de Marcillac, fille de Messirc Charles du Verdier de Marcillac , baron de Mels , Gorsses , Montmayour et Cabinabis, conseiller du roi, président des trésoriers des finances en la généralité de Montauban, et de dame Marguerite de Monteil de Marcillac. Deux membres de la famille Rancillac sont portés sur la liste des signataires de l'acte de coalition de 1791, et cinq furent portés comme nobles sur la liste des émigrés en 1792.
L'un d'eux , Jean-François Rancillac de Chazelles , chevalier de Saint-Louis, servit pendant l'émigration dans la garde du prince de Condc. Il épousa , après sa rentrée en France, le 15 frimaire an XI , Marie-Huguette do Varennesd'Augerand, et se fixa à Sauxillanges , où il exerça les fonctions de maire , sous la Restauration.
Jean Rajmond Rancilhac de Chazelles , fils de Jean- François-Louis , suivit les princes en émigration. 11 fut, a la Restauration, fait chevalier de Saint-Louis, maire de la
viUe de Murât , et pendant quinze ans membre du conseil général du Cantal. Il avait épousé, avant 1789, mademoiselle Marie-Madeleine de Lastic, fille d'Annet de Lastic, seigneur de Vigouroui, et de demoiselle Véal-du-Blau , de laquelle est né M. Paul Rancilhac de Ghazelles , ancien capitaine d'état-major, chevalier de la Légion d'honneur , marié avec mademoiselle Micolon de Guérine , de laquelle sont nées trois filles.
ARMOIRIES. — De gneulcs , ù la fasce ondée d'argent; an chef d'aior , chargé d'un croissant d'argent entre deux étoiles de même.
(Voyez pl. 10, flg.B.)
oe RANDAN. — La terre de Randan , avec un beau château, est située à environ deux lieues à l'est d'Aigueperse et de Montpcnsier. Cette terre a eu des seigneurs de son nom à une époque déjà reculée ; elle a ensuite appartenu à plusieurs maisons illustres que nous nommerons plus bas. — Pierre de Randan fut garant d'une donation faite au monastère de Sauxillanges , au temps d'Odilon de Mercœur, abbé de Cluny, mort en 1048, et Beaudoin de Randan assista, avec plusieurs grands seigneurs d'Auvergne, à l'hommage que Guillaume , Bernard , Pons et Anselme de Joux, rendirent à Robert de Clermont, seigneur d'Oliergues, au mois d'avril 1208 (1). Suivant Audigier, ce Beau-
(1) Carlulaire de Sauxillanges , fol. 114— Battue , l. n, p 702
(loin de Randan ne laissa qu'une fille unique , Jeanne de Randan , qui fut mariée à Hugues du Château , alias du Chastel , et en effet , on voit Guillaume du Chastel , teigneur de Randan et de Hauterive , faire hommage en l'an 1300, et c'est lui, selon toute apparence, qui, en sa qualité de seigneur de Randan , avait traité avec Chatard de Vichy en 1284 (1). — Hugues 11 du Chastel, seigneur de Randan et autres terres, ayant épousé l'héritière do Saligny, en Bourbonnais, en adopta le nom et les armes, et fut la tige des seigneurs de Saligny, dits Lourdin, d'où sont sortis un maître d'hôtel du roi Charles V et un connétable de Sicile en 1418. — Jean , sire de Saligny, dit Lourdin , rendit hommage de la terre de Randan au duc de Berry en 1366 (2). Celui-ci avait épousé Catherine de la Mothc-Saint-Jean , qui , étant devenue veuve , se remaria , le 27 août 1378, à Guillaume de Chalencon , veuf de Walpurgc de Polignac. Elle avait eu de son premier mari : 1' Jean H , dit Lourdin , sire de Saligny, qui devint connétable de Sicile et dont la postérité s'éteignit dans la maison de Coligny. 11 rendit hommage au duc de Berry, à cause de Randan, en 1397, et il céda ensuite cette terre à sa sœur qui suit ; 2" Marguerite de Saligny, mariée à Pierre de Chalencon, substitué aux biens et titres de la maison de Polignac (3).
(i) Noms féodaux, p. 2S7.-4u%<er, t. iv, p. 37.- Chabrol» t. if, p. 428.
(2j Noms féodaux , p. 883*
(3) Audigier, t. iv, p. 37. — Noms féodaux , p. 257 , 883. — Généalogie de Chalencon-Polignac.
Après avoir resté environ un siècle dans la maison de Polignac , la terre de Randan en sortit par le mariage d'Anne de Polignac , dame de Randan et de Beaumont , avec François II de la Rochefoucauld, prince de Marcillac, le 5 février 1518. De cette tige féconde sortirent plusieurs personnages dont il sera parlé dans un article spécial. Qu'il nous suffise maintenant d'éuoncer que pendant la domination de la maison de la Rochefoucauld , la terre de Randan fut érigéo en comte par lettres du mois de mai 1566, et en duché par autreslettres du mois de mars 1661 , enregistrées le 15 décembre 1663. Depuis lors le duché de Randan a passé rapidement , j>ar suite d'alliances successives , dans les maisons de Beaufremont, de Foix, de Durfort, de Choiseul, et il fait partie aujourd'hui des domaines laissés par madame Adélaïde d'Orléans, sœur du roi Louis-Philippe (1).
ARMOIRIES.— Inconnues.
de RANDY, alias Rauds , seigneurs de Ludesse, de Saint Diéry et du Treuil. — Jean et autre Jean de Randy, alias Rauds, qualifiés chevaliers, tirent foi-hommage à raison desdites terres, en 1669 et 1685. Elles passèrent bientôt après à la maison d'fcschallard-dc-la-Marck , puis dans celles d'Oradour et de Maçon (2).
ARMOIRIES. — Inconnues.
(1) Chabrol, t. îv , p. 428 , 420.
(2) Noms féodaux , p 382 , 706 , 707. - Chabrol , t. it , p. 323 »
RANGOUZE , roycsjLEYGONlER-DE-RAIfGOUZB.
RANU1ER, ou RANUYER, seigneurs de Bladre, de Cendré et do Neschcrs. — Etienne Ranuycr, écuyer, secrétaire du roi , et autre Etienne Ranuycr, écuyer, son fils , lieutenant particulier à la sénéchaussée d'Auvergne , firent foihommage au roi en 1669 et 1684. — Bien que contemporains de la recherche contre les faux nobles, et nonobstant la qualité d'écuyer, prise dans les actes sus-énoncés , les sieurs Ranuyer ne figurent pas au catalogue de 1666 (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
de RAOUL , anciennement RADULPHE. — Sous ces noms paraissent plusieurs chanoines-comtes de Brioudo admis à ce chapitre dans l'intervalle de 1300 à 1457. Dans ce nombre ne sont pas compris ceux admis antérieurement avec le seul prénom de Radulphc , et qui sans doute appartenaient à des familles différentes (2).
ARMOIRIEvS.— Inconnues.
(1) Voyes Nom* féodaux , p. 796.
(2) Postérieurement aux dates que nous indiquons , il a subsisté une famille Radulphe en Normandie , et une autre du nom de Raoulm, au Gomtat-Venaissin.
de RAPHAËL (Guillaume) , était abbé do Bhoude en
ARMOIRIES. — Inconnues.
De RASTIGNAC (CAT, alias CHAPT de). Depuis l'insertion de la notice relative à cette maison, dans le tome h , p. 122 de cet ouvrage , il nous est parvenu des renseignements certains , pris sur titres par M. le baron Delzons , d'Aurillac , et que nous nous empressons de consigner ici.
Raymond Cat, alias Cliapt de Rastignac, gouverneur de la haute Auvergne , sous Henri IV , laissa de Marguerite de Saunhac,dame de Mcssilhac, qu'il avait épousée )e 16 août 1579 , plusieurs lils , entre autres :
Fhançois-Bertrand Cat de Rastignac, qualifié chevalier de Tordre du roi dans un arrêt du parlement de Bordeaux , du 6 février 1629. 11 épousa , dans un age déjà avancé , le 8 novembre 1664, Marguerite Vignieros, dite de Palisse, sa maîtresse , de laquelle il avait eu plusieurs enfants naturels, nommés et légataires \wt son testament du 30 septembre précédent (1) , savoir :
1° Bertrand Cat de Rastignac , qui suivra ; 2° Jules Cat de Rastignac , légataire de son père,
(1) Par le même testament , François- Bertrand Cat de Rastignac fit des legs à deux autres enfants naturels, un garçon et une fille» qu'il avait eus de Jeanne De) mas , du village de Bosgraod , et aux quels il assura leur nourriture dans le château jusqu'à leur majorité.
le 30 septembre 166* , et dont le sort ultérieur est ignoré ;
3° Marguerite Cat de Kastignac , légataire de son père , laquelle était alors mariée au sieur de Cruzol.
Bertrand Cat de Rastignac , seigneur de Poulhes , l'aîné des enfants naturels de François-Bertrand , condamné comme non noble , avec deux autres de son nom , par la cour des aides de Clcrmont, en 1656, fut légitimé par lettres du roi Louis XIV , du mois de janvier 1662 , registres au bailliage de Vic-en-Carladez , le 2 décembre de la même année , et institué héritier universel par son père , en son testament du 30 septembre 166i. Il épousa , en novembre 1666 , demoiselle Marie de Brezons, et testa le 3 octobre 1723 , laissant cinq enfants, ci-après nommés :
1° Joseph Cat de Rastignac , seigneur de Messilhac , lequel fut institué héritier par son père , le 3 octobre 1723. 11 fut marié avec Marie de Belmont, de laquelle il n'avait pas d'enfants, lorsqu'il lesta , le 3 mai 1759, en faveur de Bertrand de la Volpilière , son neveu , dont il sera parlé ci-après ;
2° Jean-François Cat de Rastignac, qui forma le degré suivant ;
3° et 4° Anne et Marguerite Cat de Rastignac , légataires de leur père en 1723 , et dont le sort ultéricui est ignoré ;
5° Marie Cat de Rastignac , mariée à Gaspard de la Volpilière, seigneur du Bosquet et de Vigouroux , dont le fils , Bertrand de la Volpilière ,
fut institué héritier de Messilhac , par Joseph Cat
de Raslignac , le 3 mai 1759.
Jean-François Cat de Rastignac, dit le chevalier de Messilliac, légataire de Bertrand Cat de Rastignac, son père , le 3 octobre 1723 , s'allia , le 15 avril 1731 , à Louise de Pouzols, de Mur-de-Barrès , qui le rendit père du suivant :
Joseph-Augustin Cat de Rastignac, qui épousa, le 3 novembre 1767 , Marguerite-Geneviève Artis-des-Clauzels , qui lui a donné deux enfants :
1° Joseph Cat de Rastignac , qui a eu de Jeanne Bonnet un fils nommé Charles , mort sans postérité, et une fille, Marie-Françoise Cat rie Rastignac, mariée à M. Jean-Baptiste Casse, ancien géomètre en chef du cadastre à Aurillac;
2° Antoine Cal de Rastignac, né le 19 juin 1776, général de brigade en retraite , actuellement vivant.
AKMOIRIES. (Foy.t. u , p. 124 et pl. 6 t fig. 8.)
de RAST1NEL (Bertrand) , était chanoine-comte au chapitre de Brioude en 1333.
ARMOIRIES. — Ineonnws.
RATIER, seigneurs de ValciUes, de Rochegondc et autres lieux , en Planèze d'Auvergne et en Forez. — Aymcric
Rauer, damoiseau , puis chevalier, coseigncur de Valeilles et de Rochegondc, près de Saint-Flour, vivait en 1303 et 1344, et Bernard Ralier en 1397. Vers le môme temps, c'est-à-dire en 1328 et 1330, vivaient Gérard et Guy Ratier, damoiseaux, du diocèse de Clermont, possessionnés féodalement dans la mouvance de Thiers et au mandement de Cervières, en Forez (1).
ARMOIRIES. — Inconnues .
de RAVEL. — Ancienne et illustre famille qui avait pris son nom d'une terre située dans la paroisse de Salmeranges. Hugues de Ravel fut élu grand maître de l'ordre de Saint- Jean-de-Jérusalem après la mort de Guillaume de Châteauneuf en 1259. Son magistère fut signalé par une guerre continuelle et désespérée qu'il eul a soutenir contre Boudochar, sultan d'Egypte, et pendant laquelle Hugues de Ravel et ses chevaliers donnèrent d'éclatantes preuves de valeur. Ce vaillant homme mourut en Palestine en 1278. — Chatard de Ravel, frère , ou du moins proche parent du précédent, agissant du consentement de Béatrix do Bulhon , sa femme, et de leurs enfants Guy et Robert de Ravel, vendit la terre de Ravel au roi Pliilipoe-le-Bel, et ce monarque la donna, en 1294, à Pierre Flotte qui , depuis, devint chancelier de France. Postérieurement à cette époque on trouve Astorg de Ravel , qui fil foi-hommage à Robert Dauphin , deuxième du nom , seigneur de Saint-llpize et de Com-
(1) D. Coll.— Noms féodaux, p. 796
hronde, en 1335 ; Jean de Kavel, qui était posscssionné féodalement dans la mouvance de Bourbon-Lancy, en 1381, et enfin , Guillaume de Ravel , héraut d'armes du duc de Bourbonnais et d'Auvergne ; mais on ignore s'ils appartenaient tous à la môme souche.
De la maison Flotte , la terre de Ravel passa, avant 1426, à Jacques de ChAtillon , grand panetier de France , second mari de Jeanne Flotte , héritière de Ravel , qui , n'ayant pas eu d'enfants , disposa de ses biens en faveur de la maison de Chauvigny, d'où ils passèrent successivement dans celles de Beaujeu , d'Amboise, de la Rochefoucauld, de Gomboursier et d'Estaing. C'est au château de Ravel que naquit , le 28 novembre 1729, l'illustre amiral d'Estaing, mort victime de la révolution à la fin d'avril 1794.
ARMOIRIES.-D'or, au demi-vol d'azur.
(Voyez pl. 10, flg. 6.)
RAVEL. — Autre terre seigneuriale située dans la commune de Picherande , près de Bessc. Elle était d'abord du domaine des Comptours d' Apchon , qui la cédèrent à litre d'échange, en 1233, aux sires de la Tour, et fut comprise dans la part de la succession de ces derniers adjugée au marquis de Rochechouart-Chandenier en 1620. Ravel fut cédé, quelque temps 'après, à la maison de Broglie , qui la possédait encore avant la révolution de 1789 (1).
(1 ) Baluxe , t. il , p. 400 , 531 , 533 , 537 , 045. — Chabrol , l rv , p. 93, 433.
de RAVEL, seigneurs de Ferreirolles ou Fencyrolles , paroisse de Cariât. — Cette famille, dont nous ignorons la première origine, a prouvé sa filiation depuis Etienne de Ravel , écuyer, qui vivait en 1532. Ses descendants se sont alliés aux familles de Toumemire , de Rochemonteix, de Levrette et de Boisset, et ils ont honorablement servi dans divers corps , notamment dans la compagnie de chevauiégers commandée par M. de la Roque-Massebeau , suivant certificats produits en 1666. François de Ravel , qui représentait alors cette famille , avait dû , lui-même , quitter le service pour cause de blessures reçues en combattant dans les rangs de ladite compagnie ; mais sa place n'y resta pas vacante, car son frère vint l'y remplacer. Le sort ultérieur de la famille de Ravel ne nous est pas connu (2).
ARMOIRIES.— D'azur, à sept étoiles d'or, posées l et 3, et deux croissants d'argent , on en chef l'autre en pointe.
(Voyex pl. 10, flg. 7.)
de RAYMOND , ou REYMOND. — On connaît de ce nom deux chanoines-comtes de Brioude : Guillaume de Raymond en 1381, et Pierre de Raymond, alias de Bort, en 1553. Ils pouvaient appartenir à une famille du diocèse de Mende qui
(2) Il existe , en Daophiné et en Provence , d'antres familles du nom de llavel , qai se disent originaires de l'Italie. (Voyez la Chenayt-dtt-Boit , I. vi p. 2*6— Sam(-,4Maw , t. iv , p. 180.
a fait preuve depuis 1391, et qui tut maintenue dans sa noblesse le il septembre 1669. Elle portait :
Eeartelé: au lard'aiar, à devx lance» d'or posées en sautoir et cantonnées de quatre étoiles de même ; an 2* de gueules, à deux fasces d'argent ; an 3* de gueules , an lion d'or; an 4* d'aïur, à la colombe d'argent; et snr le tout d'ainr à six besants d'or, posés 3, 2 et I.
(Voyei pl. 10, fig. 8.)
de RAYMOND (Isaac), seigneur de Mauzat, paroisse de Saint-Projet-d' Armandon , près de Paulhaguet , élection de Brioude , fut maintenu comme Verrier en 1666. Sa généalogie n'est pas connue (1).
de RÉAL (Philippe) , était chanoine-comte de Brioude en 1317. Il appartenait à une famille qui avait son berceau dans un fief de môme nom près d'Echandclis.
ARMOIRIES. — Inconnues, (i) Voyez le Catalogue de 1606.
Jean - Charles Raymond , de Menet , élection de Mauriac , assigné en 1666, déclina la qualité de noble. Celle famille, dés lors notable , s'est maintenue dans une position des plus honorables, tant sous le rapport de la fortune que sous celui de r estime publique.
REBOUL , seigneurs de Villars, d'Opmo , du Ghariol , du Chancel et de Sauzet.— Un membre de cette famille, après avoir été longtemps lieutenant-général au présidial de Clermont, devint maire de la même ville et fit partie de l'Assemblée provinciale de 1787 , en qualité de syndic du tiers état. — Annet Reboul , éeuyer, conseiller du roi , greffier en chef h la cour des aides de Clermont, nommé le 13 octobre 1690, obtint des lettres d'honneur et de vétérance le 15 mars 1713, jour où son fils Hugues Reboul lui succéda.
— Imbert Reboul, seigneur du Chancel, autre fils d'Annct, avocat au parlement , épousa , le 30 août 1700, Catherine Courtin , fille de Geneii Courtin , éeuyer, conseiller du roi , greffier en chef au bureau des finances de la généralité de Riom. — Louis-Amable Reboul , éeuyer, seigneur du Chariol , marié , le 13 avril 1742, avec Anne de Fontfreyde , eut pour fils Amable-Gabriel Reboul de Fontfreyde , chevalier, seigneur de Sauzet, Noyer, etc. , qui fut convoqué à l'assemblée des nobles de la sénéchaussée de Riom en 1789 (1).
— M. Antoine Reboul du Chariol, frère d'Amablc-Gilbert, signa l'acte de coalition en 1791, émigra en 1792, fit les campagnes de l'armée de Condé et reçut la croix de Saint- Louis le 22 novembre 1815. Ce dernier a laissé un fils , ancien officier, qui porte le nom de Fontfreyde, suivant les
(1) Une famille de même nom fut maintenue dans sa noblesse à Narbonne , le 31 janvier iW9. Celle-ci portait ; de gueule* à trois tourteaux for, poeé* 2 et 1. (VAubait , t. n, p. 216.
désirs exprimés dans le testament de M. François Fontfreyde, son bisaïeul maternel, du 5 septembre 176t.
ARMOIRIES.— D'atar, an cherron d'or, à une écrevisse d'argent en pointe.
(Voyes pl. 10, flg. 9.)
REBOURS (Michel), possessionné dans la mouvance de Monlredon, fut inscrit à Y Armoriai de 1450. Il portait :
De sable, au lérricr rampant d'argent. (I) (Voyex pl. il.flg.
de RECLAINE , ou RECLESNE, seigneurs de Lyonne, du Treuil , des Granges et autres lieux , près de Gannat. — Très ancienne famille qui doit son nom à une terre située entre Lucenay et Autun , d'où elle s'est répandue en Bourbonnais , en Auvergne et en Dauphinc. — François de Réclame était seigneur de Lyonne, près de Gannat, avant le 1er mai 1606, date de son mariage avec Anne do Vichy , fille de François de Vichy, seigneur de Luzillac, et de Françoise de Langeac. — Benoit de Reclaine de Lyonne fut
admis aux pages en 1699 et deux autres en 1710. Ce même
(i) Deux autres familles le Rebours existent avec des armoiries différentes, en Bretagne, en Normandie, et Champagne (Voir àloréri, elLa Chenaye-det-Bois , t. m, p. 119.
Benoît de Keclaine, ou Reclesne, et Claude-Eléonor de Heclaine , capitaine de cavalerie , firent foi-hommage au roi à cause des terres de Lyonne , «lu Treuil et des Granges, en 1717, 1728 et 1733. — Sébaslien-François-Xavier de Réclame , né à Lyonne le 28 novembre 1762, fut reçu page de la petite écurie le 31 décembre 1778 , et il entra sous-ueutenant aux carabiniers le 2i février 1782, et Léopold de Reclaine a été porté sur la liste des émigrés en 1793. Nous croyons que cette famille s'éteindra dans la personne de mademoiselle Léopoldine-Xavirine-Viclorine de Reclaine, mariée, le 23 janvier 18H, à M. Eugène-Joseph de Vilardi, comte de Montlaur, propriétaire actuel de la terre de Lyonne.
La branche des seigneurs de Reclaine , marquis de I)igoine, en Bourgogne, paraît avoir fini en la personne de Léonard , ou Léonorc de Reclaine , qui , de Marie de Damas de Dompierre, qu'il avait éi>ousée vers 1730, ne laissa qu'une fille, Jacqueline-Eléonore de Reclaine, laquelle apporta la terre de son nom en mariage à Louis-Joseph Frottier , marquis de la Coste-Messeliéro.
ARMOIRIES.— D'or, à trois chevrons de sable , accompagnés de deux croix pattées de même en chef.
(Voyei pl. 11, flg.2.)
RECOUL , ou plutôt RECOUX. — C'est un ancien fief avec un château situé entre Albaret-le-Comtal (l/)zère), et Saint-Just-de-Recoux (Cantal). C'était un membre de la batomf. v. 16
ronnie d'Apehier, dont la justice s'étendait , suivant Chabrol, sur les paroisses de Sainl-Just , de Saint-Marc et de Faverolles, en Auvergne (1).
de RECOULES. — Le chapitre de Brioude a compté cinq chanoines-comtes de ce nom , savoir : Chatard de Recoules, en 1140 ; Guillaume, en 1-200; Bernard, en 1297 ; Pierre, en 1320 ; et Philippe, en 1370. Celte famille, éteinte depuis fort longtemps, avait j>our berceau le château de Recoules , dont les ruines existent encore dans la commune de Thiézac, près de Vic-sur-Cere , en Carladez. Vital de Recoules, chevalier, fut présent, avec un grand nombre d'autres nobles du pays, aux conditions du mariage d'Alixent de Mercœur avec Aymar de Poitiers, comte de Valentinois, au mois d'avril 1268 (2).
ARMOIRIES . — Inconnues .
RECOULES. — Un autre fief de Recoules, en Combraille , appartenant à la famille de Frelat , est mentionné dans des actes de foi-hommage et autres titres de 1664, 1666, 1684 , 1696 (3).
(1) Chabrol, t. iv, p. 843.
(2) Catalogue de Brioude. — Baluxe , t. h , p. 288 , 332. — D. Coll. — Dictionnaire du Cantal, p. 36*.
(3) Noms féodaux, p. 440— Productions de 1060 . etc.
de RECOURT , sires de Recourt et de Lens , barons de Licques, comtes de Rupelmonde et de Wissekerque, en Artois, aux Pays-Bas , marquis de Tourzel, en Auvergne. — C'est l'une des plus anciennes et des plus illustres maisons de l'Artois, dont on peut voir la généalogie dans le tome VII de Y Histoire des grands officiers delà Couronne. Elle a produit un conseiller et maître d'hôtel du roi en 1329 ; un maître des requêtes du môme hôtel en 1366 ; un amiral de France en 1418 ; un conseiller et chambellan de l'empereur Charles-Quint avant 1550 ; un gouverneur de Lille, de Tournav et do Douai , mort à Bruxelles en 1588. Celui-ci laissa deux ûls qui formèrent branche : 1° Gabriel de Recourt , baron de Licques , qui continua l'illustration de la ligne aînée ; 2* Philippe de Recourt , dit de Lens-de-Licques, liaron de Wissekerque, par érection du 31 juillet 1630. Il fut grand bailli du pays de Waës , en Flandre , et il eut pour successeur — Serval* de Recourt de I,ens-de-Licqucs , baron de Wissekerque, surintendant des armées du roi d'Espagne, aux Pays-Bas, en 162i. — Philippe de Recourt, dit de Lens-de-Licques, qui acheta de son souverain , le roi d'Espagne, le 9 avril 1G58, la ville et territoire de Rupelmonde, admirablement située au confluent du Rupel et de l'Escaut. — Autre Philippe de Recourt, en faveur duquel la terre de Rupelmonde fut érigée en comté le 6 février 1670. — Maximilien-Philippe-Joseph de Recourt, comte de Rupelmonde, baron de Wissekerque, maréchal de camp, tué 5 la bataille de Villa-Yiciosa , gaprnée par le duc de
Vendôme sur les alliés, le lOdécembre 1710. 11 avait épousé, en janvier 1705, Marie-Marguerite-Elisabcth d'Alegre, dame du palais de la reine, fille d'Yves d'Alcgre, maréchal de France. De cette union naquit Yves-Marc de Recourt, comte de Rupelmonde , créé maréchal de camp en 1743, et tué à la fleur de l'âge au combat de Faffenhoven , en Bavière, le 15 avril 1745. En lui s'éteignit la branche des comtes de Rupelmonde , et Marie-Marguerite-Elisabeth d'Alegre, marquise de Tourzel, sa mère, qui lui survécut, disposa du marquisat de Tourzel en faveur de Louis-Emmanuel du Bouchet-de-Sourches, son petit-neveu. — Le château de Rupelmonde , qui ne consiste plus aujourd'hui qu'en une tour isolée , mais bien entretenue , appartient actuellement à l'opulente maison de Vilain XIV. — \a maison de Recourt comptait des alliances avec de grandes familles , parmi lesquelles nous citerons celle de Lens, de Mailly, de Licques, de Berlaimont, de Mérode, de Beauffort, de Gavres, d'Andelot, de Ghistelles, de Berlo, de Stceland, de Liedekercke, do Béthunc, de Croy, de Grammont et de la Châtre.
ARMOIRIES. — D'argent, à trois baries de rair, an chef d'or.
(Voyezpl.it, fig.3.)
REDON. — Ce nom est tt;lui d'une famille qui a donné un élu de l'élection de Clermont, en la personne de François de Redon , seigneur de la Garde-Ferradure en 1525.— Jean
de Redon , qui avait marié sa fille à Amable Amoux , conseiller à la sénéchaussée d'Auvergne, est qualifié «oM« /ta» de Redon dans un acte de foi-hommage concernant la terre de Mcisseix et celle de Lyon-les-Monges , de l'année 1684; mais le personnage le plus important de celte famille a été Claude Redon, né à Ennezat en 1739. 11 était premier échevin de la ville de Riom lorsqu'il fut nommé , le 20 mars 1789 , député aux états généraux du royaume. Plus tard il fut premier président à la cour d'appel de Riom , créé baron de l'Empire et chevalier de la Légion d'honneur. Nous ne croyons pas que son titre fût transmissible ; il est mort le 9 avril 1820. — M. Redon , avocat , son petit-neveu , a publié sa biographie on 1842 (1).
ARMOIRIES.— Inconnues.
REDONDET. — Domaine noble situé entre Novacelles et Doranges, mouvant de la seigneurie de Saint-Bonnet. 11 appartenait à la famille de Frétât , qui en rendit hommage
(1) Deux homonymes du premier président Redon et «es contemporains, ont, comme lui, parcouru une carrière distinguée: le premier, M. Redon de Heaupréau , dans l'administration de la marine ; le second , M. Redon de Bclleville , dans la diplomaUe , dans le conseil d'état et l'intendance générale des provinces illy- Tiennes. Ces deux hommes étaient nés , l'un en Anjou , l'autre en Poitou {Biographies).~On connaît encore une famille noble du nom de Redon, en Guyenne et en Gascogne {Armoriai de France. — Chabrol , t. iv, p. 272.— Wonu féodaux, p. 'SO.—TableUet historiques de f Auvergne, t iv, p. 128, 129.)
en 1669 et 1683. N. de Redondct était chanoine-comte de Brioude en 1577 (1).
de REGIN , sei|?neurs de Palorne. — Antoine Rejrin «seigneur de Chatin , lieutenant particulier au siépc présidial de Lyon , fut anobli pour ses services , le 15 mai 1578. — lmbert de Re^in , trésorier de France à Riom depuis le 31 décembre 1581 , comptait au nombre dos royalistes de cetto ville en 1589. Il obtint de l'évoque de Clormont , le 28 mars 1622, la translation de son château et domaine de Paterne, de la paroisse d'Ennezat dans celle des Martres-sur- Morpe. 11 laissa, de son mariage avec Jeanne de Ceriors, alias Seriers, entre autres enfants, Jean de Ropin, qui lui succéda, le 13 septembre 1628, dans la charge de trésorier de France au bureau de Riom , et qui était premier président de cette cour lorsqu'il fit foi-hommage au roi à cause des terres de Palerne et de Saint-Ijmat, en 1669. Celui-ci ne paraît pas avoir laissé de postérité , et sa succession passa à Marguerite de Re^in, sa saur, mariée, le 9 février 1615, à René de la Richardie, baron do (Jonestoux, dont elle était veuve en 1676. Cotte famille avait d'autres alliances avec celles du Floquet et de Frétât (2).
ARMOIRIES. — Inconnues.
(1) Noms féodaux , p. 440. — Chartes de Brioude.
(2) Chabrol , l. iv , p. 466 et 807. — Imberdit , Histoire des guerres religieuses , t. h . p. 257.— Noms féodaux , p. 801.
de REUÈS de SAMP1GNY, seigneurs d'issoncourt, du Mesnil-sur-la-Horgue, comtes de Sampigny, marquis d'Effiât , seigneurs de Denone , de Bussières et autres lieux , en Lorraine et en Auvergne. — Suivant des lettres patentes de Charles IV, duc de Lorraine, en date du 27 octobre 1661 , l'ancienneté de cette noblesse remonterait à Nicolas de Reliés, lieutenant-colonel de cavalerie en 1559 ; mais l'auteur le plus certain de cette famille est Jean Rchès, assesseur au bailliage et prévôté de Saint-Michel , en faveur duquel furent expédiées lesdites lettres de 1661. Celui-ci laissa de Marie Hallot , sa femme :
Louis-Ignace Relies, chevalier, seigneur d'issoncourt, du Mesnil-la-Horgue , et comte de Sampigny-sur-Meuso , en Barrois, par érection du 13 juin 1712. 11 fut secrétaire d'état , garde des sceaux , surintendant des finances et conseiller d'état du duc Léopold par brevet du 29 avril 1708 , gouverneur de la ville et principauté de Commercy, le 3 mai 1714. Le même duc lui accorda , par lettres du 17 février 1717, l'autorisation do changer son nom de Rchès en celui de Sampigny. Apres la mort de Léopold, Louis- Ignace Rchès vendit le comté de Sampigny par contrat du 26 janvier 1720, vint s'établir en France, obtint sa naturalisation par lettres patentes de Louis XV, données à Versailles le 2 mai 1723, et confirmation de sa noblesse d'extraction par autres lettres du mois d'août 1724. Il acquit du duc d'Orléans, le 16 mars 1728, le marquisat d'Effiat,pour lequel il lit foi-hommage au même prince au mois de mai
1729, ensemble les seigneuries de Denone, de Chanteloup et de Bussière.
La postérité de Louis-Ignace Rehes , comte de Sampigny, divisée en trois rameaux, dont deux sont établis en Auvergne et le troisième en Vivarais , a , depuis , suivi la carrière des armes et fourni à l'armée plusieurs officiers de terre et de mer , entre autres Ignace-Hyacinthe , comte de Sampigny de Bussière , petit-fils de Louis-Ignace , capitaine au régiment Royale-marine , lieutenant des maréchaux de France à Riom , de 1771 à 1790, lequel avait alors une fille , nommée Marie-Amablo , mariée , le 27 décembre 1784 , à Claude de Forget , lieutenant au régiment de Chartres.
Le rameau d'Effiat était représenté, à la même époque , par François-Charles, comte de Sampigny, aussi petit-fils de Louis-Ignace , lequel était père de deux fils , nés à Riom en 1773 et 1775 (1). Le premier, Louis de Sampigny, chevalier de Saint-Louis, et le second, Hyacinthe de Sampigny d'Issoncourt.
ARMOIRIES. — De gueules , au sautoir d'argent.
(Voyez pl. a , flg. 4. )
de RETZ de BRESSOLES (2) , seigneurs de Cheminadc,
(1) Toir le Comte de Waroquier, t. v, p. 362 à 378.
(2) Il ne faut pas confondre celle famille avec celle du cardinal de Retz, dont le nom était Gondi, et en faveur duquel le pays de Retz, en Bretagne , fut érigé en duché-pairie par Henri III, en 1581.
de Bressolles , de Servières , de Besse , du Crouzet , de Bessièrcs, de Serverette et autres lieux, en Gévaudan, en Velay et en Auvergne. — Les preuves faites au cabinet du Saint-Esprit, où elles reposent, établissent la filiation de cette famille depuis David de Retz, archer de la garde écossaise du roi Charles VII , venu d'Ecosse en France avec Jean Stuart , comte de Bucham et de Douglas , etqui épousa, en 1450 , Isabelle de Chcminade , héritière de la terre de ce nom en Gévaudan. Antoine de Retz , son fils puîné , fut marié à Mende , le 2 octobre 1526, à Marguerite de Bressolles. Il concourut pour le dixième de ses biens à l'acquittement de la rançon des enfants du roi François lor, retenus otages en Espagne, et il testa le 3 août 1529. Sa postérité, divisée en plusieurs branches qui se sont toutes distinguées par leurs alliances et leurs services militaires, comptait, h la fin du dernier siècle, dix de leurs membres portés sur la liste des émigrés.
La branche établie en Auvergne avait eu pour tige Guy de Retz de Bressolles, fils d'autre Guy, et petit-fils d'Antoine déjà nommé. Elle était représentée, en 1666, par André de Retz de Bressolles , ancien capitaine d'une compagnie de soixante hommes entretenus à ses frais sous le maréchal de Schomberg , en Languedoc. Il résidait au château de Besse , paroisse d' Anzat-lc-Luguet , lorsqu'il fut maintenu dans sa noblesse le 8 mai 1668. Cette brandie a pris ses alliances dans les familles de Pélissier, de Capluc, de Besse, du Blanc-du-Bosc, de Barthélémy, de Pons, de Belestat et de Verdonnet , et subsistait encore en 1774, époque à laquelle Antoine de Retz, l'un de ses représentants, fit
enregistrer ses lettres au conseil supérieur de la Guadeloupe (i).
ARMOIRIES. — D'aior, an chevron d'or, accompagné en chef de denx étoiles de même , et en pointe d'ane épée d'argent mise en pal, la garde en hant.
(Voyez pl. 11, 6g. 5.)
de REYNAUD, RAYNAUI) ou RENAUD t seigneurs de Desges , de Gripel , de Pons , de Monts (2) , des Ages , de Chandian , de Bertlielat, de la Roussille , de Taillechaussc , de la Royre , duTillet, d'issards, d'Issandolanges , dcSaint- Pal-en-Chalencon , de Layrc , de Tcrrencyre, de Palernaud , de la Puclle, de la Bonté, de Pradelle , de Beaureganl, de Confolant, des Roches, de Maix, de Lustrât, de Montlosier, etc., etc.
Tous les généalogistes sont d'accord sur les difficultés qui s'opposent à la constatation de la véritable origine des familles anciennes dont le nom est commun à plusieurs autres. Ces difficultés, que nous avons souvent éprouvées, se présentent de nouveau au sujet de la maison de tteynaud ou Raynaud, divisée en plusieurs branches, répandues en
(1) ffÂubais, U ii, p. 247.— 'Catalogue de la noblesse du Velay, p. 165.— Production* de 1666.— Archives de la Noblesse, par M. Lainé, t. m.
(2) La terre de Monts , située près d'Ariane , est entrée dans cette maison par le mariage de Claude de Reynaud avec Yolande de Beaune , en 1634.
Suisse, en Bretagne, en Provence, en Bourlnmnais et en Auvergne (1). Il y a lieu île croire, cependant, qu'elle appartient à la même souche que celle de Cordefœuf-Beauverger-Montgon , dont le nom primitif était Reynaud , ainsi qu'il résulte de divers titres et des preuves faites au cabinet du Saint-Esprit avant 1789. Guillaume Renaut , écuyer de la duchesse de Bourbon, obtint, en 1350, des lettres de pardon jx)ur avoir tué une lemme entrée chez lui, le soir, avec violence. — Autre Guillaume Rainaud, de la province d'Auvergne , prieur de Valbonne , fut élu général des Chartreux en 1367. Il ne voulut pas accopter le chapeau de cardinal que lui offrit le pape Url>ain V, et après la mort de ce pontife, il fut jugé digne de lui succéder, puisque sur vingtsix cardinaux réunis en conclave , onze lui donnèrent leurs voix. La Chartreuse ayant été incendiée, Guillaume Rainaud répara cette perle avec un soin extrême. Ce saint religieux mourut le 5 juin 1402. — Un troisième Guillaume Reynaud, écuyer, seigneur île Cordebœuf, bailli de Beaujolais, vendit en 1420, à Martin de Charpagne, dit Gouge, évéque de Clerniont, une rente de vingt setiors de froment en la justice d' Aigucpcrse. — Un quatrième Guillaume Reynaud, lils du précédent, gentilhomme d'Auvergne, servant sous la Pucelle d'Orléans, posa le premier l'étendard de sa compagnie sur les murs de Blois, assiégé jwr Char-
(1) Les branches de Suisse , de Bretagne , de Provence , de Forez et de Bourbonnais , éteintes depuis longtemps , ont porté . D'argent, à deux losanges d'or; de gueules, semé de losanges d'or sans nombre ; d'azur, à trois roses d'argent et une tête de lion de même arrachée et lampassie de gueules en abime.
les VII. Ayant fait prisonnier le duc de Suffolk , général de l'armée anglaise, au siège do Jargcau, en 1429, ce général le fit chevalier , afin d'éviter le déshonneur do devoir rendre son épée à un simple écuyer(l). A quelque temps de là, Guillaume Reynaud, chevalier, seigneur de Cordebœuf et de Marsat, était bailli des montagnes d'Auvergne pour le duc de Bourbonnais et d'Auvergne (1438-1439). C'est bien 15 , incontestablement , l'origine de la maison de Cordebœuf- Montgon , et suivant Audigier et d'Hozicr, c'est à ce môme tronc que se rattache celle de Reynaud de Desgcs, de Gripel et de Monts. — M. d'Hozicr, dans Y Armoriai général de France, a établi la filiation de cette dernière depuis Reynal Reynaud, qui vivait le 16 octobre 1447 ; il fut l'aïeul d'Antoine Reynaud de Desgcs, qui reçut une reconnaissance féodale le 26 novembre 1474. Celui-ci laissa deux fils : 1° Germain , qui suit ; 2° Reynal Reynaud , auteur de la branche de Paternaud , rapportée après celle de son frère.
Germain Reynaud de Desges , nommé dans le testament de Reynal Reynaud, son frère, en date du 19 janvier 1491, forma la branche des seigneurs de Gripel , divisée, depuis , en dcui rameaux connus par les surnoms de Gripel et de Monts, Le premier fut maintenu dans sa noblesse le 14 avril 1667, après avoir justifié de cinq générations d'aïeux dont les honorables services sont attestés par de nombreux titres authentiques. S'il faut s'en rapporter à d'Hozicr, ce
(1) Voyez Jlaén Chariitr, Butoir* de Char lu VU. —U La boureur «l Audigier.
rameau de Gripel se serait éteint en 1682. Il avait pris ses alliances dans les familles de Pons , le Loup de Beauvoir, du Buisson, de Sommièrc, de Combettes, d' Antil-de-Ligonez , de la Salle et de Téraules. 11 comptait aussi six chanoinescomtes de Brioude, admis en 1591, 1593, 1605, 1654, 1656 et 1682.
Le rameau des seigneurs de Monts, d'issards, d'Issandolanges, de Saint-Pal-en-Chalencon , etc., etc., est issu du précédent par Claude de Beynaud , quatrième fils de Louis de Reynaud, seigneur de Gripel, et de Françoise de Ponsde-la-Grange. Il fut baptisé le 2 janvier 1600, et il épousa , le 4 août 1624, Yolande de Beaune, fille de Guillaume de Beaune , seigneur de Monts , d'Issandolanges , et de dame Claude de Bochebaron. Il est compris dans le jugement de maintenue du moisd'avril 1667. Sa postérité, dont les services militaires sont détaillés dans Y Armoriai général de France , s'est alliée aux familles du Lac-de-Puydenat , de Besse de la Richardie, de Chappuis, de la Goutte et de Montorcier, et comptait deux chevaliers de Malle admis dans l'ordre en 1746 et 1759. Nous citerons encore Charles de Reynaud de Monts , colonel en second du régiment de dragons de Penthièvre avant 1778, mort avant 1784 , et N... de Reynaud de Monts, né à Monlferrand le 1er octobre 1770, reçu au collège royal d'Effiat en 1786, et entré sous-lieutenant au régiment de Brienne en 1788. — Marc-Antoine -Scipion de Reynaud de Monts, né au château de Monts, près d'Ariane, le 30 octobre 1738, nommé maréchal de camp des armées du roi le 9 mars 1788, était déjà , depuis 1783, sous-insi»ecteur des écoles royales militaires du royaume.— Son fils ,
M. Gallien de Reynaud , le dernier de celle branche , est décédé a Clermont en 1843, ne laissant qu'une fille mariée à M. d'Asie.
La branche des seigneurs de Paternaud a été formée par Reynal Reynaud , fils puîné d'Antoine et frère de Germain de Reynaud de Desges. Ce gentilhomme était verrier aux Chazes lorsque , le 19 janvier 1491 , il fit son testament par lequel il institua héritier Louis de Reynaud , issu de son mariage avec Catherine de Comblât , et nomma exécuteurs de ses dernières volontés nobles Germain de Reynaud , son frère, et Raymond de Comblai, son beau-frère. Sa postérité, divisée en plusieurs rameaux établis dans les paroisses de Pinols et de Nozerolles , élection de Brioude , fut maintenue dans sa noblesse en 1667. Elle comptait alors des alliances avec les familles de Brun, de Chabans, de Bar, de Levrette, etc., etc.
Les seigneurs de Confolent , «le Beauregard , de Mietz , alita Maix , de Bourdelles et de Montlosier, descendent de Thomas de Reynaud du Chambon . époux en premières noces de Jeanne de Reclaine, et en secondes, de Rose de Blanchefort, dame de Confolent, dont le fils, Joseph de Reynaud, rendit hommage au roi en 1717. — Michel-Amable de Reynaud , seigneur de Confolent , de Beauregard , de Mietz , de Bourdelles baron des Roches, etc., etc., eut, de son mariage avec Marguerite-Agnès de Rigauld de Malfroy , seize enfants , entre autres François-Dominique de Reynaud des Roches, et François-Dominique de Reynaud de Montlosier qui ont formé deux branches. Le premier, M. François- Dominique de Reynaud des Roches, s'est rattaché à la bran-
che de Reynaud de Monts, séparée depuis des siècles, en épousant , en 1769, Jeanne-Pauline de Reynaud. 11 formait la brandie aînée de la famille , branche qui s'est éteinte dans les personnes de son fils , M. Joseph-Dominique de Reynaud des Roches, décédé maire de Saint-Ours, canton de Pontgibaud , le 25 octobre 1842, et de son petit-fils, M. Jocelyn de Reynaud , décédé le 2i août 1845. M. île Reynaud de Monllosier, né le 16 avril 1755 , confirmé dans son titre de comte par lettres patentes de Louis XVIII , du 9 décembre 1815, est un de ( es nobles enfants de l'Auvergne dont le nom se trouve gravé dans nos montagnes et dans notre histoire locale , en caractères inaltérables. Il fut député aux états généraux de 1789, et pair de France de 1830 au 9 décembre 1838 , époque de sa mort.
M. de Reynaud de Montlosier n'a laissé qu'un fils, M. François de Reynaud de Montlosier, marié le 22 septembre 1835 à M,le Marie de Reynaud des Roches. De ce mariage est né, le 2 septembre 1836 , M. Francis de Reynaud de Montlosier , qui continue la seule branche existante de cette ancienne famille.
ARMOIRIES. — De gueules, au ehevron d'or, accompagné de trois roses d'argent (1 ) . (Voyez pl.ll,flg. 6.)
(1) Voyez D. Coll.— Preuves de ittM.— Audigier, 1. 1, p. 331.— Armoriai de France, registre v, seconde partie.— Noms féodaux , p. 799 , m*.— Indicateur nobiliaire, p 210 , 211.— Tableau de la noblesse militaire , p. 319. — Tablettes historiques de l'Auvergne , 1. 1, p. 290, t. iv, p 128.
La branche de Reynaud de Monts portait :
D'aïur, au lion rampant d'argenl, lampassé et armé de gueules.
(Voyez pl. 11, flg.7.)
de la REYNER1E, seigneurs de la Reynerie, de Lorlanges, de l'Isle, de la Viade, de la Bessières, du Perthus, de Chamalières, de Pescliaud et autres lieux, dans les paroisses de Chaméane, du Vernet, de Fournols, de Chargnac et autres, élection d'Issoire. — Celte maison comptait six admissions au chapitre de Brioude sous les dates de 1234, 1590, 1601 et 1615, ce qui est la preuve incontestable d'un très bonne noblesse. Elle avait pris son nom d'un ancien château situe dans la commune de Chaméane. Sa filiation et ses services militaires sont prouvés par litres, depuis Jean de la Reynerie, seigneur de la Reyneric et de Lorlanges en 1523. Marc de la Reynerie, son pelit-fils , servit avec distinction sous Henri IV et Louis Xlll , d'abord comme cornette de la compagnie d'hommes d'armes du marquis de CaniUac , puis en qualité de lieutenant des chevau-légers commandés par le sieur de la Richardie, son beau-frère. U décéda en 1635, et il eut pour fils Jacques de la Reynerie , qui épousa, vers 1630, Elisabeth de Beaufranchet , et fut maintenu dans sa noblesse avec plusieurs parents en 1666. Celui-ci laissa Jean delà Reynerie qui rendit hommage au roi en 1683 et 1685.
La famille de la Reynerie , que nous croyons éteinte ,
avait des alliances avec celles de la Chassaigne, du Floquet, de la Richardie , de Pélignières, d'Aurelle, d'Escourolles, d'Oradour, de la Farge-Moncelard, du Fayet de la Tour , de Chalvet-Rochemonteix, etc.
ARMOIRIES.— D'aiur,aulion rampant d'or, eoaroBDé, armé, lampassé et vilené de gueules , accompagné de trois étoiles d'or, deux en chef , une en pointe.
(Voyez pl. il, flg.8.D
db REZAT (Girard), chanoine -comte de Brioude eu
ARMOIRIES. — Inconnues.
RIALLAC, voyez Rillac [première notice).
de la RIBE (Jean) , inscrit à l'Armoria/ de 1450 , portait:
D'aïur, an croissant d'argent, accompagné de trois étoiles de même.
.(Voyez pl. 11,11g. 9.)
D. Goll renvoie du nom de la Ribe à celui de Tournoëlle, sous lequel nous n'avons rien aperçu quifs'y rapportât.
TOMB y. 17
de RIBEROLLES, seigneurs des Horts, ou Orls, du Moulin, de Beaueène, de Ravel, elc, etc. — Antoine de Riberolles ne prenait encore que la qualité de bourgeois de la ville de Thiers lorsqu'il rendit hommage à cause du château des Orts, avec cens, rentes et autres droits qu'il avait dans la paroisse de Saint-Genès de Tluers en 1723 ; mais il paraît que par la suite lui et les sieas furent agrégés à la noblesse , bien qu'ils exerçassent le négoce , car Gilbert de Riberolles des Horts , écuyer, convoqué à l'assemblée de la noblesse à Riom en 1789, était négociant à Thiers lorsqu'il fut nommé député aux états généraux [Assemblée constituante), puis receveur général du département du Puy-de- Dôme à Clermont, en remplacement de M. Magnol. — Trois autres membres de la même famille (Barthélémy, Charles et Gabriel), servirent dans l'armée antérieurement à 1790, et pendant l'émigration ; ils obtinrent la croix de Saint-Louis en 1814. Celte famille compte aujourd'hui de nombreux représentants dans le département du Puy-de-Dome (1).
ARMOIRIES. — Incoonvet.
de R1BES, ou DERIVES, seigneurs de Bcynac, de Ribes
(1)Ud Joseph de Riberolles, dont l'origine n'est pas indiquée fat anobli par lettres du 15 mai 1557, expédiées le 15 avril 1558. {Dictionnaire éêt anoblissements , r» partie , p. 117.) Une antre famille fut maintenue en Languedoc , en 1668.
et de Jarrousset, paroisses de Celles et de la Chapelle-d'Alagnon , près de Murât. — Famille d'ancienne chevalerie , connue depuis ltier de Ribes, aliat Rives, chevalier, seigneur de Beynac et de Jarrousset en 1312. Il eut pour successeurs : Guillaume de Ribes, père d'Astorg , qui vivait en 1323 ; Jean de Ribes, aussi chevalier, seigneur de Beynac en 1338, etBegon de Ribes , fils d'Astorg et de Philippie de Blanchefort (1), lequel avait pour sœurs, en 1352, Dauphine, Hélène, Marguerite et Yolande de Ribes, dont le sort ultérieur est ignoré.
On trouve encore Marguerite de Ribes , mariée , le 25 novembre 1596, à Claude du Prat , seigneur des Cornets ; mais rien n'indique qu'elle fût de la même famille que les précédents. Cette dame portait : D'or, à une montagne de gueules, surmontée d'une fleur de lis de même (2).
de R1BEYRE, seigneurs de Saint-Sandoux, de Lenty, desMarlres-d'Artières, de Bansat, deLezoux, deSeychalle, de Nébouzat, de Fontenilles , d'Opme, de Durtol, du Crestde-Douaresse , de Saint-Bonnet-d'Orcival et autres lieux en basse Auvergne.
Cette famille était déjà fort ancienne dans la bourgeoisie
(1) Philippie de Blanchefort était , selon toute apparence, de la famille de même nom, seigneurs de Vlc-en-Carlader, de 1280 à 1336 (Voyez D. CoU.—Nom féodaux, p. 117{.
(2) Voyex D. CoU , au mot Rwa, et le Dictionnaire du Cantal p. 68 , 69
de la ville de Clermont, lorsque le mérite de plusieurs de ses membres relevèrent au premier rang dans la haute magistrature de la province et même du royaume. Elle a compté , depuis 1650 , un lieutenant-général en la sénéchaussée et siège présidial de Clermont , trois premiers présidents et plusieurs conseillers à la cour des aides de la même ville , deux trésoriers de France en la généralité de Riom , un maître des comptes , un conseiller d'honneur au parlement de Paris , un intendant des provinces du Limousin et du Poitou , trois conseillers d'Etat , un maréchal-decamp gouverneur de Tournay et un illustre évéque de Saint- Flour, auquel cette ville est redevable de la plupart de ses établissements utiles. Celte famille subsiste encore de nos jours.
Antoine de Ribetre , trésorier de France à Riom , avait épousé Michelle Chambon t de laquelle naquirent trois fils, savoir : Paul, Antoine et Jean, auteurs de trois branches.
La première, formée par Paul Rilwyre, seigneur de Saint- Sandoux , premier président à la cour des aides de Clermont, se divisa en deux rameaux dont le premier s'est éteint dans les maisons de Scorailles et de Chazerat , après avoir produit un maréchal-de-camp , gouverneur de Tournay en 1676, et deux autres premiers présidents à la cour des aides de Clermont (François et Charles de Ribeyre , père et fus).
Antoine de Ribeyre fut reçu enseigne au régiment des gardes françaises en 1654, y devint lieutenant en 1656 , et capitaine au siège de Gravelines en 1658. 11 donna, dans
toutes les occasions , des marques éclatantes de conduite et de bravoure. En 1670 , le roi reconnut ses services et son mérite en le nommant major avec une gratification de trente mille livres. 11 remplit les fonctions de ce nouveau grade en 1671 , 1672 et 1673 ; cette dernière année au siège de Maestricht , et en l'an 1674 aux sièges de Besançon etde Dole, après lesquels Sa Majesté le fit brigadier d'armée en le félicitant sur sa belle conduite et lui confia en même temps le gouvernement de la ville et citadelle de Tournay, où il se rendit en 1675, et fut créé maréchal-de-camp l'année suivante. En décembre 1677, M. deRibeyre reçut ordre de servir en cette dernière qualité au siège de Saint-Guislain sous le maréchal d'Humières ; y fit l'ouverture de la tranchée à la tête des gardes françaises , comme le plus ancien maréchal-de-camp ; avança considérablement la tranchée malgré la mauvaise saison et se conduisit pendant toute la durée du siège avec la plus grande valeur. Ce fut sa dernière campagne ; il mourut dans son gouvernement de Tournay en 167ÎL 11 était considéré comme l'un des plus rigides observateurs de la discipline militaire. Ses armoiries étaient : de gueulei , à la fasce ondée d'or, accompagnée en pointe d une tête de licorne de même (1).
Le second rameau de cette branche est celui des seigneurs de Nébouzat, issu de Paul II , trésorier de France, père de plusieurs fils , parmi lesquels se trouvait l' illustre Paul de Ri-
(1) Ces armoiries différent de celles décrites par D. Coll et par M. Laine. (Abrégé historique de la maison militaire du roi , t. m, p. 96.)
beyre, évéque de Saint-Flour de 1742 à 1776. C'est d'un frère de ce prélat que naquirent Paul et Paul-Antoine de Ribeyre de Nébouzat , à Glermont , les 16 janvier 1768 et 30 mars 1771 , admis à l'école militaire sur preuves de noblesse faites devant M. Chérin, généalogiste des ordres du roi , le 5 juin 1782.
La seconde branche , formée par Antoine de Ribeyre , deuxième du nom , seigneur d'Opme et autres lieux , heutenant-général en la sénéchaussée et siège présidial de Glermont et ensuite conseiller d'Etat. Celui-ci laissa de Marguerite Fayet, sa femme, Antoine de Ribeyre, troisième du nom , conseiller d'honneur au parlement de Paris, lieutenant civil auChâtelet de la même ville , puis successivement conseiller d'Etat ordinaire , intendant de justice à Limoges , à Tours et à Poitiers. Il mourut avant 1723 , ne laissant de Catherine Potier, sa femme , fille de Nicolas Potier, premier président au parlement, que deux filles mariées dans les maisons de Barentin et de la Bourdonnaye.
La troisième branche, ou plutôt le troisième fils d'Antoine Ier et de Hichelle Chambon , fut Jean Ribeyre , chevalier, seigneur de Fontenilles , successivement maître des comptes , conseiller du roi en ses conseils d'Etat et privé , et intendant de Guienne. 11 mourut sans postérité après avoir disposé de ses biens en faveur de François de Ribeyre, son neveu, premier président de la cour des aides de Clermont , déjà nommé , et le seul dont la descendance existe.
Outre les alliances déjà énoncées , la famille de Ribeyre en compte d'autres avec les maisons de Montboissier, de Bé-
rulle, de Falvard-Bonparent , de Combes , de Cisteraes, du Four-de-Villeneuve, d'Aragonez et de Poisson (1).
ARMOIRIES. — D'azur * à la fasce ondée d'argent , accompagnée de trois canes de même , becquées el membrées de gueules , deux en chef* une en pointe.
(Voyei pl. 12, «g. iM )
de E1BIER , seigneurs de Lavaur , de Plaignes , de Chavaniac , de Layre , de Lascombe , de la Roche , de Cheyssac, du Châtelet , de Tautal , de Ramenet et autres lieux , dans les prévôtés de Mauriac et de Maurs. — Le berceau de cette famille est l'ancien château de Lavaur, près de Mauriac, dont il ne reste plus aujourd'hui qu'une partie servant de ferme. Ses premiers auteurs connus prenaient indifféremment le nom de Lavaur ou celui de Ribe ou Ribé. Jean et Durand de Ribe , frères , acquirent des cens et rentes ainsi qu'une parue de biens fonds, do Raymonde de Ribe, leur parente , femme de Jean Tarbiac , par acte scellé du sceau de Jean, cellérier du monastère de Mauriac, faisant les fonctions de doyen , au mois de juin 1269. Ces mêmes Jean et Durand , unis à Alizé de Lavaur, leur mère, et à Pierre, leur frère, rendirent hommage au doyen de Mauriac le lundi après l'Assomption 1287 et le dimanche après L'Epiphanie 1289. Jean de Lavaur, clerc, accomplit semblable formalité
(1) Audigier, 1 1 , p. 975 j t. iv, p. 186, 16» i I. v , p. 103.
le lundi après la fête de saint Laurent 1299, et Pierre de Lavaur, aussi clerc, la renouvela le samedi après la fête de saint Pierre 1343 (1).
De cette souche sont sorties plusieurs branches que nous allons successivement indiquer.
Seigneubs de Plaignes , paroisse de Sainte -Eulalie, élection de Mauriac, formés par Pierre de Ribier, capitaine du château de Grèvecœur, connus par des actes de 1415 et 1418, et dont la postérité a été maintenue dans sa noblesse sous le nom de Plaignei en 1666. Voyez Plaignes.
Seigneurs de Ramenet et de Beaudésert , paroisses deLascelle et de la Ségalassière, en Carladez. Ceux-ci descendaient do Geraud de Ribier de Plaignes, marié, par contrat du 17 février 1541, à Jeanne de Pouzols. — Nectaire de Ribier , son fils, fut capitaine de cent arquebusiers et gentilhomme servant de Marguerite de Valois, reine de Navarre. — François de Ribier, petit-fils du précédent , servit plusieurs années dans leschevau-légers de M. d'Entraigues, et ensuite dans les rangs de la noblesse d'Auvergne, sous M. de Polignac, en 1635, et il fut maintenu dans sa noblesse en 1666. Catherine Brue, sa veuve et héritière, rendit hommage au roi en 1669 et 1670, à raison du fief de Beaudesert» paroisse de la Ségalassière (2). Cette branche s'était alliée aux familles de Pouzols , de Barthélémy, de Beauclair et de Brue ou Brun.
(1) Inventaire du monatUre de Mauriac.
(9) Nomt féodaux, p. 174, 1M.
Seignechs de Lavaur et de Chavamac — Cette branche» qui était l'aînée , descend de Guillaume do Ribier , seigneur de Lavaur, en 1364, père de Jean de Ribier qui lui succéda , et aïeul d'Aymeric , qui suit.
àtmekic de Ribier, damoiseau, etNaudon de Belestat, transigèrent au sujet d'une maison appelée de Lescole, sise h Mauriac , en présence de Guillaume de Valens, le 11 janvier 1404. Le même Aymeric de Ribier acheta , de Guillaume de Scorailles , seigneur de Bourron , en Rouergue, les rentes qu'a avait à Champeil, Custrat, Boussac, Alboys, etc., etc., provenant de la succession d'Aymeric de Fontanges. Cet acte fut passé en présence d'Hélie de Saint- Exupéry, coseigneur de Miremont , d'Hugues d' Autressal , damoiseau, devant Guillaume Laboyrie, notaire, en 1404. 11 fut investi du pré delaRibeyre, situé paroisse du Vigean, par le doyen de Mauriac , en présence do frère Etienne de Ribier, cellérier dudit monastère , de Jean de Ribier, de Guillaume de Valens et de Pierre Lajarrige, le 8 septembre 1406. Aymeric de Ribier avait épousé, vers Tan 1404, Guyotte de Claviers de Laurichesse , dont :
1° Antoine Ier, qui forma le dégré suivant ; 2° Pierre de Ribier , auteur de la branche de Plagnes, rapportée plus haut ;
3° Jeanne de Ribier, épouse d'Hélie Laboyrie, lequel vivait en 1434, 1439, 1443 ; ils sont rappelés dans un acte de famille en date de 1491 ;
4° Léone ou Jeanne de Ribier, mentionnée dans le même acte de 1491 , comme ayant été mariée à Rigaud du Crosel, seigneur de Belestat.
Antoine lor de Ribier , seigneur de Lavaur, mentionné avec Guyottede Claviers, sa mère, dans une investiture qu'ils accordèrent à Antoine Gaston, du village de Vareilles, en 1439. 11 acquit d'Antoine et de Bertrand d'Autressal, frères, coseigneurs de Sartiges, les rentes du village de Bourianes, paroisse de Jalleyrac, en 1450, et rendit hommage à l'évêque de Clermont en 1452. Il est inscrit à Y Armoriai général <T Auvergne de 1450. Antoine de Ribier avait épousé, en 1128, Floretle d'Autressal , fille de Hugues d'Autressal et d'Hélis de Sartiges. On ne leur connaît qu'un fils qui suit : Pierre de Ribier , seigneur de Lavaur, marié vers l'an 1459 à Antoinette de Laudouse, fille à Louis et à Antoinette de Bompard. Ces deux époux sont rappelés dans des lettres royaux obtenues par Aymeric, leur fils , contre Louis de Laudouse, le 31 juillet 1487. Leurs enfants furent : 1° Aymeric II , dont l'article suit ; 2° Guy de Ribier, commandeur de Roussoux ou RoiLsson près de Pleaux , ordre de Saint-Jean-de- Jérusalem (Malte) ;
3° Hélène de Ribier, épouse de François de Traverse, seigneur d'Anteroche en 1511.
Aymeric h de Ribier , seigneur de Lavaur, obtint , en la chancellerie du palais à Paris, le 31 juillet 1487, des lettres royaux contre Louis de Laudouse, au sujet des droits légitimâmes de sa mère. Les habitants de Vareilles et de Celles, paroisse de Moussages , lui firent des reconnaissances féodales en 1487, et il racheta en 1488 et 1491 des rentes qui avaient été constituées en dot à Jeanne de Ribier , épouse d'Hélie Laboyrie, et à Léonc de Ribier, épouse
de Rigaud du Croset , seigneur de Belestat. Aymeric de Ribier avait épousé Marie de Douhet-d'Auzers , fille d'Antoine et d'Alix de Bompard , suivant quittance de dot du 28 août 1488. Ces deux époux laissèrent :
François de Ribier, seigneur de Lavaur, lequel était sous la tutelle de Guy de Ribier, son oncle, commandeur de Roussoux , lorsqu'ils rendirent hommage au doyen du monastère de Mauriac en 1510. Il fit une déclaration semblable au dauphin d'Auvergne le 7 mai 1541, et testa le 10 mai 1551 , déclarant vouloir être enterré dans l'église de Jallayrac avec l'assistance de cent prêtres. Le testateur désigne pour son héritier universel Antoine de Ribier, son fils aîné , et règle la légitime de ses autres enfants , ci-après nommés , qu'il avait eus d'Alix de Balzac , son épouse , fille de Mondon , seigneur de Saint-Paul , et de Catherine de Rillac :
1* Antoine II de Ribier, héritier universel de son père suivant testament du 10 mai 1551 , épousa le 11 octobre 1562, Jeanne de Fontanges, sœur d'Annet, seigneur de Palmont, Croupières, Saint- Martin-Valmeroux et autres places, en présence d'André de Cayrac, seigneur de Laussac, d'Antoine de Gabriac et de Guyon de Barriac. Il transigea avec Jean de Ribier , son frère, le 19 mai 1578, et fit son testament en 1584. Jeanne de Fontanges, sa veuve, dota plusieurs établissements de bienfaisance de Mauriac en 1599. On ne leur connaît pas de postérité ;
2° Gabriel de Ribier , légataire de son père le 10 mai 1551 , fut reçu chanoine-comte de Brioude en 1563 et testa à Paris en 1570 ;
3° Gabrielle de Ribier, mariée à N •••• ue la Porte, dont la fille 9 Marguerite de la Porte, fut légataire d'Antoine de Ribier, son oncle, en 1584;
4° Anne de Ribier, légataire de son père le 10 mai 1551 , épousa Jean André de la Ronade , dont elle était veuve en 1581 , et testa en faveur d* Antoine et de Jean de Ribier, ses frères, en 1582;
5° Jeanne de Ribier, légataire de son père en 1551 , épousa, vers Tan 1569, noble Jean d'Autressal , seigneur de Sartiges ; ces époux transigèrent aver Jean de Ribier en 1592 ;
6° Jean de Ribier qui continua la postérité ;
7° Catherine de Ribier, mariée en 1559 avec Jacques de la Blanchie , seigneur de Layre, était veuve en 1574 ;
8° Hélips ou Alix de Ribier, mariée en 1548 à Antoine du Châtclet, seigneur du lieu. Ces époux sont mentionnés dans divers actes , notamment dans une transaction , ci-après citée , du 19 mars 1587 ;
9° Hélène de Ribier, dont le sort est ignoré postérieurement au testament de son père , en
Jean de Ribier , fils de François et d'Alix do Balzac, succéda à Antoine II , son frère , dans la seigneurie de Lavaur et autres biens. Il transigea en 1589 avec Hélis de la Porte, veuve de Jacques André de la Ronade , bailli d'Apchon , au sujet de la succession de sa sœur Anne de Ribier, qui avait été mariée à Jean André de la Ronade. Claude de
Lévis, baron de Charlus, lui donna procuration en 1584, pour toucher en son nom une somme de 2000 francs de François de Mauriac , et il conclut un traité avec Antoine du Châtelet , son neveu , le 19 mars 1587. Jean de Lévis , baron de Charlus, lui vendit des rentes au capital de 200 écus, en 1596. Jean de Ribier , mentionné dans plusieurs autres titres de famille , avait épousé le 8 juin 1578 demoiselle Hélène de Bontolles , alias de Sarran , dame de Chavagnac , de laquelle il eut sept enfants ci -après nommés: 1° Pètrc-Jean , dont l'article suit ;
2° Pierre de Ribier , auteur de la branche de Layre , rapportée à son rang , ci-après ;
3° Catherine de Ribier, mariée en 1606 à Guy d'Anglars, seigneur de Bassignac ;
4" Marguerite de Ribier, mariée à Jean du Fayel, seigneur de Fournols , suivant quittance de dot de l'an 1601 et une demande en partage de l'an 1610 ;
5° Jeanne de Ribier, mentionnée dans la demande de partage de 1610 et dans le testament de Marie de Ribier, sa sœur , en date du 10 avril 1620 ;
6° Claudine de Ribier , mentionnée dans les actes précités de 1610 et de 1620 ;
7° Marie de Ribier, mentionnée dans la demande en partage de 1610, testa à Lavaur le 10 avril 1620, faisant des legs h tous ses frères et sœurs.
Pétre-Jeax de Ribier, seigneur de Lavaur el de Chavagnac , forma avec ses frères el sœurs demande en partage contre Jean de Monceaux, seigneur dudit lieu , concernant la succession d'Annet de Rontolles , seigneur de Sarran, en 1610. Il fut légataire de Marie, sa sœur, le 10 avril 1620, traita avec Jean-Charles de Chabannes , seigneur de Saint- Angeau, au sujet d'un pré, le 16 juin 1621; fut nommé arbitre du différend existant entre Jean d' Au tressai et Gabriel de la Garde, au sujet des honneurs de l'église de Soumiac, le 12 janvier 1632, el fit son testament à Lavaur le 13 mai 1646.
Pêtre-Jean de Ribier avait épousé le 10 novembre 1603 Antoinette de Roquet d'Estresses, probablement fille ou tout au moins proche parente de Gaspard d'Estresses , créé chevalier de l'ordre du roi le 12 avril 1571 , et marié l'année suivante à Isabeau de Plas de Gurcmonte. Pêtre-Jean de Ribier laissa :
1° Jean 11 , qui forma le degré suivant; 2° Guy de Ribier , seigneur de Lascombe , chef de la branche de ce nom , rapportée plus bas ;
3° Catherine de Ribier, épouse de Jean du Mont, légataire de son père le 13 mai 1646.
Jean II de Ribier, seigneur de Lavaur et de Chavagnac, épousa, le 13 septembre 1639, Antoinette de Scorailles, fille de Guillaume de Scorailles et de Catherine de Barriac. Jean 11 mourut avant son père, et sa veuve se remaria le 3 du mois de février 1648 à Emmanuel du Châtelet , seigneur dudit lieu et de la Gorce, |>aroisse d'Vdes. Jean de Ribier et Antoinette de Scorailles eurent deux fils qui suivent .
1° Jean de Ribier, seigneur de Lavaur, né le 6 décembre 1642, figure dans les preuves de 1666 et transigea avec Catherine de Pallat, veuve de Guy de Ribier, seigneur de Lascombeen 1671. On ne connaît rien de lui postérieurement à cette époque , et on ignore s'il fut marié ;
2" Pêtre-Jean de Ribier, deuxième du nom, seigneur de Chavagnac, institué héritier universel par Pêtre-Jean , premier du nom , son grand-père, le 13 mai 1G46, fut marié deux fois: 1» à Anne de Murât de Montfort ; 2° le 20 avril 1669, à Antoinette de Tautal, veuve de Jacques du Bois, seigneur de Lescure, en présence de Guy de Ribier, seigneur de Layre, son cousin. C'est sans doute lui qui se trouvait en garnison à Pignerol, en qualité de lieutenant au régiment de Normandie , suivant certificat du 12 février 1678. 11 ne vivait plus en 1686. La terre de Lavaur échut alors à Catherine du Chàtelet, sa sœur utérine, épouse de François de Chalus, sieur d'Auleroche, dont les héritiers la vendirent le 20 février 1722, à M. de la Ronade (1).
Seigneurs de Lascombes , de Chavaîïiac , et autres lieux. — Cette branche a eu pour auteur Guy de Ribier , fils de Pêtre-Jean , premier du nom , a»igneur de Lavaur, et d'Antoinette d'Estressos. 11 servit au ban de la noblesse
(1) Mémoire sur procès.
«l'Auvergne sous M. de Polignac , en 1635, el fut maintenu dans ses privilèges comme toute sa famille en 1666. Du mariage qu'il avait contracté , le 15 juin 1653, avec Catherine de Prullal , naquirent deux tils qui laissèrent postérité :
1° Pierre de Ribier, qui continua la ligne de Chavaniac ;
2* Beauzire «le Ribier , tige du rameau de la Roche.
Pierre de Ribier , seigneur de Lascombe , paraît avoir recueilli la succession de Cliavagnac après la mort sans enfants de Pétre-Jcan de Ribier, son cousin germain. Il épousa, le 14 lévrier 1679, demoiselle Josèphc de Claviers , fille de Gilbert de Claviers et de Françoise de Tautal. Il obtint un certificat de service militaire de M. de Canillac, le 17 septembre 1693, assista au mariage de Catherine, sa fille, avec Martial deTournemire , sieur d'Estillol , en 1705 , et se démit , le 5 mai 1712 , en faveur de ses enfants , de la jouissance des biens à lui échus par le décès de Françoise de Claviers, leur tante; de Catherine de Ribier, épouse de Martial de Tournemire et de Beauzire de Ribier, religieux île l'ordre de Saint-François.
Pierre de Ribier, devenu veuf, se remaria le 18 mai 1715 à dame Catherine de Scorailles , veuve d'Emmanuel de Sartiges, dont la fille , Marie-Françoise de Sartiges , avait déjà épousé, l'année précédente , Guillaume de Ribier, fils dudit Pierre et de ladite de Claviers. Les enfants du premier mariage furent les suivants :
1° Gilbert de Ribier, qui forma le degré suivant;
2° Guillaume de Ribier, premier du nom, auteur du rameau de Jalleyrac, dit du Chambon ;
3° Guillaume de Ribier, deuxième du nom, tige du second rameau de Layre ;
4° Pétre-Jean de Ribier, mentionné dans l'acte de cession faite par son père , le 5 mai 1712, ainsi que dans la transaction de 1722 ;
5° Marc-Antoine de Ribier , partie contractante dans une transaction entre frères et sœurs, en date du 5 avril 1722;
6° Beauzire de Ribier, religieux profès , de Tordre de Saint-François , mort avant 1712;
7° Catherine de Ribier, mariée en 1705 à Martial deTournemire , et morte avant le 5 mai 1712 ;