TOME V
Intéressées dans la transaction du «avril 1722
de Scorailles , baron de Salers, et François Tissandier, lieutenant-général civil et criminel au bailliage de Salers.
1° Pétre-Jean , qui forma le degré suivant ;
2? Guy de Ribter, légataire , le 27 mars 1733 ;
3° Jeanne de Ribier ;
4° Catherine de Ribier , , Mentionnées dans le
| testament de leur 5" Marie-Francoise de Ribier, père du 2tf mars
* Marie .1. Ml**. | Pêtbe-Jean de Ribier, iinrié, le 19 octobre 1738, à Jeanne de Sauret , de laquelle naquit , entre autres enfants : Jean- Jérôme de Ribier , seigneur de Chavaniac, de Lascombes, de Fromental et de Yarleix, allié, le 13 janvier 1766, à Marie-Pierrette de Sartiges de Lavandes , tille de François de Sartiges , seigneur de Lavandes , et de dame Françoise d'Anglars de Bassignac. Ces époux laissèrent trois filles :
1° N.... de Ribier, dite Mademoiselle de Chavaniac, mariée à M. deBoissieux et morte sans enfants;
2° N de Ribier, dite Mademoiselle de Cheys-
sac , épouse de Frédéric-Guillaume de Ribier, de la branche de Layre , rapportée plus loin ;
3" N.... de Ribier , alliée à Gabriel-Eugène de Ribier de Tautal , s >u cousin , qu'elle a rendu pere de trois fils, savoir :
.4.— Marc-Antoine de Ribier, né le 2i décembre 1801, marié en premières noces a M" d'Anglars de la Garde, et en secondes noces à M1,e Chevalier ;
B. — Jean-Paul-Émile de Ribier, né le 12 septembre 1805 , marié à M,,c île Soualhat de Fontalard. Il habite Champagnac.
C— Antoine-Nicolas-Frédéric de Ribier, né le 5 lévrier 1811, marié h M"' Rodde-Lamarge. Il haljite le château de Lavandès , commune de Champagnac.
Seigneurs de Chambon. — Cette branche , d'abord fixée à Jalleyrac, puis à Mauriac, et enfin à Cheyssac, descend de Guillaume de Ribier, second fils de Pierre de Ribier , seigneur de Lascombes et de Chavaniac, et de Josèphe de Claviers, sa première femme. Il avait épousé, le 27 février 1714, Marie-Françoise de Sartiges d' Anjaliac, paroisse de Jalleyrac, fille d'Emmanuel de Sartiges et de Catherine ùe Scorailles. Guillaume de Ribier vivait encore Uns du décès de; son épouse , arrivé à Jalleyrac , le 14 novembre 1752. Il laissa :
Gabriel de Hibiku, sieur de Lascombes, habitant à Jalleyrac , lequel fut marié deux fois : 1° en 1745 , h Antoinette de Tournemire , fille de Jean île Tournemirc , sieur de Valmaison, à Moussages, elde Magdeleine Battut; 2° en octobre 1754 à demoiselle Françoise de Montclar, fille de Jacques-Antoine de Montclar, seigneur d'Anglars,et de Marie- Anne de Mathieu. Ses enfants furent :
Du premier Ht.
1* Jeanne-Marie de Ribier, mariée en 1766, à Charles Lescurier d'Anglais , et morte sans enfants, en 1782.
Du second lit.
2' Charles de Ribier , 1
tyn . } ecclésiastiques.
3° Jacques de Ribier , )
4J Antoine de Ribier, qui suit ;
5° Françoise de Ribier, morte sans alliance.
Antoine de Rirïer épousa à Mauriac, , vers le commencement de ce siècle, M,le Simon, de la même ville , de laquelle sont nés quatre enfants :
1° Louis-Jean-Alexis de Ribier, époux de Jeanne- Clara de Ribier de Cheyssac , sa cousine , dont postérité ;
2° Adélaïde de Ribier, épouse d'Alexandre Rixain;
3° AgatlJC de Ribier, non mariée ;
4» Paulin de Ribier, mort ecclésiastique.
Seigneurs de L\yre.
Pierre de Ririer , (ils puîné de Jean de Ribier, seigneur de Lavaur, et de dame Hélène de Sarran, épousa , le 5 novembre 1623, Catherine d'Estaing , fille d'Antoine d'Estaing, seigneur de Layrc , et de Jeanne de la Blanchie. 11 donna quittance de ses droits héréditaires à Jean de Ribier, seigneur de Lavaur, en 1632 , en présence de Gabriel de Douhet de Mariât et de Gabriel de la Garde, seigneur de Sourniac. Il laissa :
Guy de Ririeu, seigneur de Layre, lequel épousa, le 16 février 1653 , Geneviève de Savaudi. Il était en procès , en 1679 et 1680, avec dame Anne de Gadaigne, veuve de Guillaume de La Queuille , seigneur de Chateaugay et de Flcurac, au sujet d'un bois que ledit de Ribier avait fait défricher. 11 rendit hommage au roi en 168i. Il fut père ou aïeul de Catherine de Ribier, mariée à François Béai, lesquels laissèrent :
Marie-Anne Béal, qui épousa , le 12 novembre 1716, Guillaume de Ribier, deuxième du nom, fils de Pierre,
seigneur de Lascomtes, et de Josèphede Claviers. Ces époux rendirent hommage au roi en 1723. De ceux-ci descendait : Jean-François de Ribier , de Layre , qui laissa de Catherine de Fontanges , entre autres enfants :
1° Frédéric -Guillaume de Rihier, né au château de Layre près de Saignes , le 13 avril 1774 , auteur d'une Statistique du département de la Haute-Loire et d'autres travaux scientifiques, lequel n'a laissé de N... do Ribier de Chavaniac, sa parente, que des tilles, dont l'une , Jeanne-Clara de Ribier, a épousé son cousin , Jean-Louis- Alexis de Ribier , issu de la branche de Jalleyrac , dont postérité ;
2° Jean-Baptiste de Ribier , né à Layre le 16 août 1779, auteur d'un Dictionnaire statistique du département du Cantal publié en 1824. 11 est décédé au Châtelet , commune d'Ydes , le 5 décembre 1844 , laissant , de son mariage avec M,lc de Chalus , une fille unique mariée à M. Charles de la Veissière de Lavergne.
Seigneurs de la Roche.
Beauzire de Ribier, fils puîné do Guy de Ribier, seigneur de Lascombes, et de Catherine de Prallat, fut la tige de ce rameau. Il servit dans les rangs de la noblesse d'Auvergne au ban de 1674, sous le marquis d'Alègrc , fut maintenu dans sa noblesse en 1666, et mourut le 4 mars 1727, âgé de 72 ans. 11 avait épousé Catherine de Douhct de la Roche , paroisse de Chastel-Marlhac. Ses enfants furent :
1° François de Ribier, mort célibataire le 8 février 1745, âgé de 58 ans ;
2° Antoine de Ribier, lieutenant de cavalerie au régiment de Clermont-Tonnerre et chevaber de Saint-Louis. Celui-ci épousa Antoinette de Méallet de Blaud , fille de Christopbe , sieur de Planeval , et arrière-petite-fille d'autre Christopbe de Méallet de Fargues , sieur de Blaud , maintenu noble en 1666. Antoine de Ribier et Antoinette de Méallet eurent une fille , Jeanne de Ribier, née le 31 janvier 1751 , et mariée vers 1789, à M. du Fayetde-la-Tour, ancien capitaine et chevalier de Saint- Louis , dont postérité.
Les armoiries de la maison de Ribier ont , comme celles de la plupart des familles, subi quelques légers changements adoptés pour brisures ; mais en 1666 et depuis , elle a porté :
De gueules, au lévrier saillant d'argent, colleté de gueules , au chef d'aïur, chargé de trois étoiles d'or (1).
(Voyez pl. 12, flg. 2.) de RICHARD de PRADES, seigneurs de Prades, de
Vermenises, de Vemes et de Neuffons, paroisses de Gelles,
(Il Titres originaux, productions de 1660. — D. Coll.— Armoriai de 1450 , p. 140.— Noms féodaux.— Catalogue de Brioude.— Inventaire de Mauriac.— Annotateur Canlalien des 25 juillet 1HM el 6 novembre 18*0.— L'Union provinciale du l,r Janvier 1845.
de Ncbouzat et de Saint-Pierni-Roche. — Claude et Balthazar d« Hichard de Prades furent maintenus par la cour des aides en 1656 et portés sur le catalogue de 1666 ; mais leur généalogie n'est pas connue. On présume qu'ils descendaient de Pierre Richard , seigneur des Horts près de Saint-Floret , qui fut convoqué, en môme temps que Jean et Gilbert de Prades, au ban de 1543. — Claude de Prades, fils d'Annet, e autre Claude Richard de Prades, tirent successivement hommage au roi à raison des susdites terres de Prades, de Neuffons et de Vernes, en 1669, 1687 et 1723. — N... Richard était lieutenant de maréchaussée à Riom en 1784, et fut convoqué à l'assemblée des nobles de la sénéchaussée en 1789.
ARMOIRIES.— De sable, à la croix ancrée d'argent.
(Voyez pl. 12, flg. 3.)
de la RICHARDIE de RESSE , seigneurs de la Richardie, d'Aulhat, de Chaslreix, du Chéry, de Châteauneufdu-Drac, de Palerne, de Sainl-Ignat, de Gcnestoux, du Puy-de-Celle , de la Vicomtat , «lu Vemel et de Saint-Palde-Chalencon. — Famille d'ancienne extraction qui doit son nom de la Richard ie à un liel situé dans les environs de Thiers (1). Elle fait habituellement suivre ou précéder ce
(i) Nous croyons qu'il a existé un autre fief de la Rîchardie paroisse de Saint Jean-en-Val , vendu au sieur Guerrier avau 1723. (Noms féodaux, p. 50t.)
nom de celui de Béate (1), qui lui est également propre , comme ayant été substituée à une famille originaire du château do Besse, commune d'Anzat-le-Luguet, et dont elle écartelle les armes avec, les siennes. Voyez Besse. — Lors des recherches de 1666, la maison de la Richardie , alors divisée on deux branches établies dans les élections d'issoire et de Riom, justifia de sa noblesse depuis 1523 ; mais plus lard elle a remonté ses preuves à 1365 et elle a été admise aux honneurs de la cour en 1783. Parmi ses membres les plus distingués nous citerons : Jean de la Richardie, chevalier de l'ordre du roi , lieutenant de la compagnie de Don François d'Esle en 1560 (2) ; Gilbert de la Richardie, qualifié haut et puissant seigneur, chevalier de l'ordre du roi , écuyer ordinaire de sa majesté, rendit aussi d'utiles services pendant les guerres religieuses , ainsi qu'on le voit dans diverses lettres et commissions à lui adressées par Charles IX, Henri 111 et Henri IV de 1569 à 1597. René de la Richardie, son fils, fut capitaine de chevau-légers par commission du 28 avril 1633. On peut ajouter à ces titres de distinction l'honneur d'avoir fourni six chanoinescomtes au chapitre de Brioude, de 1553 à 1690; cinq chevaliers de l'ordre de Malte, do 1705 à 1780, et plusieurs officiers supérieurs de cavalerie.
(1) L'auteur du Dictionnaire des origines de la noblesse , t'a confondue avec la maison de Besse de Bellefaye , du Limousin.
(2) On a mal à propos attribué les pièces de 1860 à Gilbert , son jus; celui-ci n'était pas encore en âge d'être lieutenant dune compagnie d'ordonnance , ce grade ne s'accordant qu'à des guerriers expérimentés.
La maison de la Richardie était représentée, en 1814, par André-Charles, vicomte de Besse de la Rieliardie, chevalier de Malte et de Saint-Louis, colonel de dragons, et par Jean- Eustorge-Viclor de Besse de la Richardie, ancien officier aux gardes françaises, chevalier de Saint-Louis, décédé à son château d'Aulhac près d'issoire. ( Voyez Besse et
MONTGONTI EU.)
Cette maison a pris ses alliances dans les familles de Saint- Julien, du Puy, de Regin, du Croc, de Saint-Simon, de Rochechouart , de Boulier, de Brugier, le Groing, des Roys, etc., etc. (1).
ARMOIRIES. — De gueules , à la bande d'argent chargée de trois étoiles d'aiar (ou de sable) (î).
(Voyez pl. ii, flg.4.)
dd R1EU, alias RUIF (de RIVO). — On connaît de ce nom : A. du Rieu , présent à l'accord conclu entre l'ahhé d'Aurillac et le comte dauphin d'Auvergne au sujet du lieu de Dausat , au mois de mars 1217. — Gonet du Rieu , alias de Ruif, commandeur des Bordes, pour l'ordre de Malte , et Guyot du Rieu , abbé d' Artonnc et chanoine de Billom , fondés de pouvoir de Bertrand VI , sire de la Tour , comte de Boulogne et d'Auvergne , pour consentir en
(1) Productions de 1666. — D. Coll.— Noms féodaux, p. 801, 810, 811. — Chabrol, t. nr, p. 793, etc.— Nobiliaire de Saint- Allait t 1. 1 , p. 416.
(2) Voyex Saint- Allais , Lainé, D. CoU et Us Preuves de 1668
son nom au mariage de Bertrand VU , son fils aîné , avec Louise de la Trémouille, le 30 janvier 1444. L'un d'eux, Guyot du Rieu , abbé d' Artonne , était déjà , ou ne tarda l>as à ôtre chancelier et garde du sceau de la baronnie de la Tour et du comté d'Auvergne , car on le voit ligurer avec ces qualités et celle de chanoine de Billom dans un grand nombre d'actes qui embrassent l'intervalle de quinze années (1446 à 1461). — Jean du Rieu, dit Bompard, inscrit à V Armoriai de 1450, portait : d argent , à la croix ancrée et vuidée de sable (Voyez pl. 12 , fig. 5. )
Ce surnom de Bompard fait supposer que la famille du Rieu n'était pas étrangère aux Bompard , seigneurs d'Auzers en 1476 et 1478, et cela expliquerait encore comment Antoine de Douhet , successeur des Bompard dans la terre d'Auzers , leur succéda également dans le poste de chancelier de la baronnie de la Tour. {Voyez Bompard et Douhet.)
de RIGAL, seigneurs de Farreyrolles , de Puy-Martin, des Fourches et de Saillans , paroisse de Saint-Remy de Chaudesaigues. — Gcraud deRigal ou Rigaud, damoiseau, et Léone , sa femme , possessionnés féodalement à Cros de Montamat , firent foi-hommage au vicomte de Cariât en 1329. — Guillaume de Rigal, seigneur de Farreyrolles, connu par une transaction du 14 juin 1548 , fut le bisaïeul de Pétre-Jean , de Louis et de Jean de Rigal , frères, coseigneurs de Farreyrolles, de Fourches et de Saillans, maintenus dans leur noblesse en 1666. Eux et leurs successeurs firent foi-hommage au roi en 1669 et 1723. Pêlre-Jean de
Rigal avait servi pendant plusieurs campagnes, d'abord en qualité de lieutenant au régiment d'Urfé , et ensuite comme volontaire à ses frais , à l'armée du Roussillon , sous Henri II de Bourbon-Malauzc , suivant certificats de 1637 et 1639. — Jean-Baptiste de Rigal , né le 6 décembre 1686, entra au service dans le régiment de la Couronne en 1706, y fut lieutenant en 1707, capitaine en 1712, chevalier de Saint-Louis en 1715, capitaine de grenadiers en 1735, commandant de bataillon en novembre 17*0, lieutenant-colonel en juillet 1744 , brigadier d'armée en mars 17 i7 , et maréchal de camp en 1758. — M. de Rigal de Puy-Martin fut convoqué à l'assemblée des nobles du bailliage de Saint-Flour en 1789. — Lors de la maintenue de 1666 , cette famille avait des alliances avec les maisons d'Aldebert , de Séveyrac et d'Apchier (1).
ARMOIRIES. — Parti : au 1er d'awr, à la faste d'or, chargée d'une canette (ou merlette) de sable becquée et membrée de gueules ; an 2° les armes de la maison d'Apehier: D'or, au château sommé de trois tours de gueules , ma eonné, ajouré et coulissé de sable ; à la tour du milieu plus élevée et accostée de deux ballebardes d'arur.
(Voyez pl. 12, flg. 6.)
de R1GAULI) ou de R1GAUD , seigneurs de Beaufort, de Lavergne, de Fougeiroux, d'Espinasse, du Corail, de Pul-
(1) Noms féodaux , p. 812, 813.— Preuves de 1664. — Recueil de tordre de Saint Louis , t. n , p. 97. -Chabrol , t iv, p. 833,
vérière , de Bessay , de Malfroy , de Mareuge et autres lieux, paroisses de Chapdes-Beaufort , d'Aubiat, de Saint-Ours et du Veraet. — Famille de robe qui a donné des magistrats à la sénéchaussée et siège présidial de Riom (1). — Pierre , François et Gaspard de Rigaud furent portés sur le catalogue des nobles en 1666, mais sans filiation connue. Eux et leurs héritiers tirent foi-hommage au roi à raison des fiels susmentionnés, en 1669, 1683, 17-23 et 1732. — François de Rigauld , époux de Jeanne de Combe , était , avant 1633, lieutenant criminel en la sénéchaussée de Riom. — Pierre de Rigauld, écuyer, épousa Marie-Louise de Chabannes-Curton le 1er août 1645, et Gaspard de Rigauld, son frère , écuyer, seigneur de Beaufort , épousa , le 20 mars 1647, Marie Blauf , tille de Julien Blauf , seigneur de Montmort. Son (ils, François de Rigauld, épousa, le 27 janvier 1698, Marie de Rcynaud , fille de noble Gilbert de Reynaud, seigneur de Crcssenœille , avocat on parlement. — Amable- François de Rigauld servait dans les gardes du corps du roi, compagnie de M. le maréchal de Luxembourg, en 1691. Nous trouvons encore maistre Antoine de Rigauld , seigneur des Marlres-d'Artières, marié à Pont-du-Clu\teau le 8 août 1557 , avec Anna Imbert. — Jean-Baptiste de Rigauld de Malfroy , capitaine d'infanterie , époux de Magdeleine du Floquet de Real (19 août 1738). — François-Alexandre de
(1) Il existe plusieurs autres familles nobles du nom de nigaud . en Languedoc et en Dauphiné , et une autre plus ancienne en Lyonnais et en Forez , qui a fourni des chanoines- comtes au chapitre de Lyon , en 1282 et 1290.
Rigauîd , écuyer, fils de Gilbert de Rigauld , chevalier, seigneur de Pulvérierc , et de Marie de Reynaud de Renuregard, marié, le 23 mai 1771 , avec Perrette de Forget , fille de Jean de Formel, chevalier, seigneur du château des Bruyères , commune de Saint-Georges-de-Mons.
Cette famille a été convoquée à l'assemblée des nobles de la sénéchaussée de Riom en 1789, et l'un de ses membres, signataire de l'acte de coalition de 1791 , a été porté sur la liste des émigrés en 1792. Elle est actuellement représentée par M. Laurent- Amable de Rigauld, propriétaire à la Terrasse, près de Maringues , père de deux filles mariées , lune h M. Berard de Chazelles de la Bussière, et l'autre à M. le comte Calixte d'Aurelle-de-Montmorin , capitaine d'étatmajor. — C'est Marguerite- Agnès de Rigauld , fille do Jean- Baptiste de Rigauld , dont nous avons parlé plus haut , épouse de Michel-Amable de Reynaud de Beauregard , lwron des Roches, qui donna le jour, le 16 avril 1755, à François- Dominique de Reynaud , comte de Montlosier, mort pair de France le 9 décembre 1838 (1).
ARMOIRIES. — D'argent, a trois tèles de Maure de sable, tortillées d'argent.
(Voyez pl. 12,0g. 7.)
RIGNAC , anciennement RINHAC. — C'est un vieux châ-
(1} Catalogue de 1666.— Noms féodaux, p. 813.— Chabrol , t. iv, p. 86 , 738. — Tablettes historiques de t Auvergne , 1. 1 , p. 290. — Papiers de famille.
teau iéodal, situé sur l'un des affluents de la Sumene, commune de Riom-ez-Montagnes, et qui ne présente plus aujourd'hui que des vestiges. — On lit dans un feuilleton de l'Echo du Cantal du 26 juillet 184ô, que ce château a appartenu héréditairement , depuis plusieurs siècles , à la très noble et très puissante famille des vicomtes de Rignac. Cela ne tire pas à conséquence: on sait que feuilleton et roman sont à peu près synonymes.
La vérité est que, s'il a existé là une famille de Rignac, ou Rinhac , ce doit être à une époque très reculée , et elle n'a laissé aucune trace connue. On sait bien qu'un Adhémar, alias Aymar de Rinhac , chevalier, figura dans un traité conclu le vendredi après la féte de la Pentecôte 1307, entre Bernard de la Tour et Béatrix de Rodez , sa femme, d'une part ; Geoffroi de Pons et Isabelle de Rodez, son épouse, d'autre part, au sujet de la succession de Cariât ; mais ce seigneur appartenait au Périgord , ainsi qu'il est facile de le démontrer (1).
Quant à la seigneurie de Rignac , près de Riom-ez-Montagnes, on ne voit pas qu'elle ait eu des seigneurs de son
(1) Il faut remarquer d'abord qu' Adhémar de Rinhac figure dans cet acte, du côté de Geoffroi de Pons, sire de Ribeyrac, avec le vicomte de Bruniquel . Gauberl de Tbémines , et Raoul de Ctaatcauneuf, tous parents ou feudalaires du sire de Pons, tandis que du côté du sire de la Tour paraissent : Guillaume d'Apchon , Ru ■ gues de Vissac, Geraud de Murât de Verntnes, Chaste de Saint- Nectaire, Guy de Cros, Etienne de la Tour, tous seigneurs auvergnats et voisins du sire de la Tour. Or, il faut savoir qu'il existait alors deux familles de Rignac ou Rinhac, l'une en Rouergue , l'autre en Périgord , précisément dans les domaines du sire de
nom ; elle est menlionnnée dans la plupart des hommages et transactions de la maison de la Tour depuis Tan 1308. Catherine de Médicis , héritière de cette maison , la vendit à François do Chabannos t baron de Curton , le 19 juillet 1587. De la maison de Chabanncs la terre de Rignac est venue en 1T7G aux marquis de Cassaignes-Beaufort-Miramont dont les héritiers la possèdent actuellement.
de RILLAC, et par corruption RIALLAC. — Famille originaire du château de môme nom , dont les ruines existent encore dans la commune deRouzicrs (jadis Rogiers) près de la ville de Maurs. M. de Ribier du Chutelcl fait remonter son ancienneté à Guillaume de Rillac, seigneur de Rouziers, frère de saint Robert , fondateur de l'abbaye de la Chaise- Dieu , et si cette assertion reposait sur quelque fondement , ce ne serait plus dans la race de saint Geraud qu'il faudrait chercher les ancêtres de saint Robert ; mais il y a lieu de croire que M. de Ribier n'a rapporté qu'une tradition toutà-fait tronquée ; il nous paraît que ce Guillaume, seigneur de Rouziers, et son frère, qui se trouvent ici en jeu , ne sont autres que Guillaume Rogier , comte de Beaufort, et le pape Clément VI , non pas fondateur, mais bien restaurateur de
Ribeyrac, et c'est évidemment à celle-ci qu'appartenait Adhénur de Rinbac , alias Rignac , près de Carlux et de Sarlal en Périgord , lequel se trouve meniionné comme défunt dans des actes de ses successeurs , aux dates de 1349, 1356, 1360 et 1390. Cette famille s'est éteinte dans celle de Vassal , en 1360.
la Chaise-Dieu. Tous ces noms et ces dates se seront brouillés dans la mémoire de quelque chroniqueur qui du nom d'Aurillacaura faitceluide Rillac, et qui aura confondu la famille de Rogier-Beaufort avec celle de Rogiers , seigneur de Rogiers , alias Rouziers, en Carladez, laquelle existait effectivement aux XIIIe et XIVe siècles. [Voyez ce nom.)
De la famille de Rillac, objet de la présente notice, nous ne connaissons que Bertrand de Rillac qui vivait en 1319 ; Richard de Rillac, ûls de Hugues, et autre Hugues, fils de Guillaume de Rillac, tous damoiseaux et seigneurs de Rillac, qui fournirent reconnaissance féodale au vicomte de Cariât en 1350 et 1555 (1).
11 est très douteux que le seigneur de Rillac, qui fut convoque au ban de 1543 , appartint à la même souche, et nous sommes plus portés à croire que c'était sur cette terre de Rillac que les familles de la Garde de Saignes et de Méallet de Fargues exerçaient des droits féodaux, et non pas sur celle de Reillac , près d'Aurillac , comme l'a prétendu Chabrol, tome IV, page 701 (2).
ARMOIRIES. — Ineoinoes.
RILLAC ou REILHAC. — CheMieu de commune du canton d'Aurillac, dont la seigneurie dépendait, selon Chabrol , en partie de l'abbaye d'Aurillac , et 1p surplus appartenait aux maisons de la Garde de Saignes et de Méallet de Fargues. Nous venons d'exprimer nos doutes a cet égard.
(1) D. Coll.— Noms féodaux , p. 803. Voyez ItiaUac. {» Dictionnaire du Cantal , p. 2fli.
RI L LAC ou RE1LHAC. — Autre fief situé près de Brioude. 11 appartenait à la maison d'Auzon en 1250, et passa ensuite successivement dans celles de Montmorin , deRochemonteix- Vernassal et de Thomas-Domangeviile ; cette dernière le possédait en 1780(1).
M. Lainé s'est étrangement trompé en affirmant que cette terre était le berceau de la maison de Rillac dont la notice va suivre.
de RILLAC , R1LHAC ou REILHAC , seigneurs de Rillac, de Nozières, de Saint-Paul, de Sainl-Martin-Valmeroux coseigneurs de Pleaux , de Boussac et autres lieux en Limousin , en haute Auvergne et en Herrv a une fort petite distance delà limite qui sépare le canton de Pleaux (Cantal) de celui de Servieres (Corrèze), est situé Je bourg de RiJbac ou Rillac, où l'on remarque un ancien chAteau féodal flanqué de plusieurs tours dont l'aspect annonce la puissance de ses anciens maîtres. Ce château a donné son nom à l'une des plus anciennes et des plus marquantes familles du pays, et si elle appartient au Limousin par son berceau , elle n'appartient pas moins à la haute Auvergne par ses constantes relations, ses alliances, ses nombreuses possessions elle rôle important qu'elle y a joué aux xvi« et XVIIe siècles Les seigneurs de Rillac figurent parmi les bienfaiteurs de
(1) Chabrol, tiv,p. 431.