TOME V
1709. — Michel Pélissier de Féligonde , né a Clermont en 1729, fut secrétaire de la Société des lettres, sciences et arts de la même ville, et il a laissé plusieurs écrits estimés ; il mourut en 1787. — L'abbé Victor Pélissier de Féligonde , frère du précédent , est aussi auteur d'un manuscrit relatif aux deux sièges de la ville d'issoire , en 1577 et 1590. — M. Michel Pélissier de Féligonde, de la même famille, fut député du département du Puy-de-Dôme sous la restauration. Le nom de Pélissier de Féligonde compte aujourd'hui plusieurs représentants, entre autres, MM. Paul-Ange Pélissier de Féligonde, résidant à Féligonde, commune de Sayat ; Jacques-Michel Pélissier de Féligonde- Villeneuve, conseiller à la cour de Riom, et M. Eustache Pélissier de Féligonde domicilié à Clermont (1) :
ARMOIRIES.— D'azur, au pélican d'or, au chef d'argent, chargé de trois mouchetures d'hermine de sable.
(Voyez pl. 3, flg. 8.)
du PELOUX. — Ce nom fort ancien en Forez et en Dauphiné, est celui d'une famille très distinguée, fixée depuis longtemps à Saint-Romain-la-Chalm , près de Saint-Didier (Haute-Loire) ; mais comme elle n'appartient pas h l'Auvergne, nous ne la mentionnons ici que pour rappeler qu'elle
(1) D.CoH.— Productions de 1666.— Noms féodaux, p. 731.— Recueil de l'Ordre de Sainl-Louis , t. h , p. 286.— L Union provinciale du 14 ma» 1826.
y a contracté quelques alliances , et fourni un chanoinecomte au chapitre de Brioude en 1136. Elle compte une nombreuse série d'officiers dont plusieurs ont été décorés de l'ordre de Saint-Louis.
de PENNAUTIER. — Le véritable nom de cette famille est: de Baynaguet, Beynaguet ou Benaguet, seigneurs de la Burquière , Saint-Pardoux, Maleret , du château de Mezel, de Pennautier, etc., etc., en Languedoc et en Auvergne ; cette famille est connue depuis le commencement du XIVe siècle. — Bernard de Baynaguel , damoiseau , seigneur de la Burquière, petit- fils de Keimond, est rappelé, ainsi que son épouse , Marie de la Barthe , dans une quittance donnée par Guillaume, leur fils , le 3 février 1388.— Guillaume de Baynaguet , chevalier, est qualifié de noble et puissant seigneur dans une reconnaissance de trois cents écus d'or provenant de la dot de sa femme Navarre d'Orbessan , du 30 mai 1408. — Georges, son fds, chevalier, fut chargé de procuration le 28 février 14i3, parle comte Gaston de Foix , qui le qualifie de cousin , à l'effet de terminer des différends qu'il avait avec le sénéchal de Toulouse. — Jean de Baynaguet, capitaine de trois cents hommes de pied, qualifié de prompt et hardi capitaine dans les mémoires imprimés en Languedoc, en 1595, sur les guerres de la Ligue, chassa les huguenots de Toulouse en 1562, avant l'arrivée du seigneur de Montluc. — Son fils, portant aussi le prénom de Jean, seigneur de la Burquière, rendit foi-hommage au roi le 15 décembre 1633 , et autre Jean , son |>etit-tils , sci-
gneur de Peyrelade , de Mondouville et de la Burquière , épousa, le 20 août 1659, Marguerite de Martiny; fut maintenu, lui et les siens, dans sa noblesse par M. Pellot, intendant de Guyenne, le 7 février 1667, sur production de titres remontant à 1552. — Jean-Baptiste de Baynaguet, seigneur comte de Pennautier, Saint-Pardoux et du cliAteau de Mezel , né en 1704, fut page du duc d'Orléans , régent du royaume , en 1722 , grand'croix de Saint-Lazare et de Notre-Dame du Mont-Carmel, en 1728, capitaine au régiment d'Orléansinfanterie, en 1733, et chevalier de Saint-Louis en 1743. 11 épousa , le 6 février 1741 , Amablc Soubrany de Bénistan , et rendit foi-hommage de sa terre de Malcret la môme année. — Jacques- Amable-Gilbert de Baynaguet , chevalier, appelé marquis de Pennautier, seigneur du cliAteau de Mezel, de Maleret et Saint-Pardoux en Auvergne, né à Riom Je 15 février 1752 , et Jacques , son frère , chevalier de Saint-Pardoux , né aussi à Riom , le 2 février 1753, furent comme leur père , nommés chevaliers de Saint-Louis par brevets des 7 septembre 1788 et 30 juin 1790. Le premier fut mousquetaire et capitaine dans le régiment de Brie, et lieutenant-colonel commandant le bataillon de garnison de Bassigny. 11 fit preuve de noblesse au mois de mars 1780, pour monter dans les carrosses du roi et pour suivre S. M. à la chasse. Le second, reçu élève d'artillerie en 1767, fut nommé capitaine au régiment de Besançon , le 14 juin 1783, le lendemain de la bataille de Gondelour, dans l'Inde, où il se trouvait. En considération de ses services dans l'Inde, il reçut, le 24 février 1787, un brevet de pension de 400 livres. Ce môme Jacques de Beynaguet fit les campagnes de 1792
et 1793, en Belgique et en Hollande , comme officier supérieur d'artillerie, et combattit les Autrichiens à Jemmapeset à Nerwinde. Fait prisonnier à celte dernière bataille , il no rentra en France que par un échange de prisonniers. En 1794 il commandait le parc d'artillerie de Toulouse. Devenu le chef de la famille, il épousa, en 1796, Magdeleine-Louise d'Aurelle de Champelière , veuve de son frère , le marquis de Pennautier , et héritière des biens de la famille de Baynaguet. De ce mariage sont nés deux fils et quatre filles qui existent. L'aîné des fds, Rodolphe-Amable de Baynaguet, propriétaire de la terre de Pennautier, près de Carcassonne , a été licencié des mousquetaires Noirs en 1815. Le second , qui représente cette famille en Auvergne, est M. Amédée- Guesclin de Baynaguet, comte de Pennautier, né le 20 novembre 1803, élève de l'école militaire. Il fut nommé capitaine au corps royal d'état-major en 1830, après avoir été attaché en 1826 à la commission des manœuvres de cavalerie ; en 1828, à celles de la révision de l'ordonnance de cavalerie, et en 1829 à la commission de la révision do l'ordonnance d'infanterie. En la même année 1830 il fut appelé à remplir les fonctions d'aide-de-camp du comte Molitor, maréchal de France , et des lieutenants-généraux vicomte Grauvet , inspecteur général de cavalerie en 1831, cl du comte Gentil Saint- Alphonse , commandant la division de cavalerie de réserve au siège d'Anvers, en 1832. M. le comte de Pennautier, propriétaire des châteaux de Domaizeet deMezel, s'est retiré du service en 1833. Il est aujourd'hui membre du conseil général du Puy-de-Dôme et maire de Domaize depuis 1844.1 Indépendamment des alliances dont nous avons parlé ,
cette famille en a eu d'autres avec celles de Montbrun , de Lastours, de Montfant, de Mâcon, etc., etc.
ARMOIRIES. — D'argent , à une canette de sable béquée et membrée de gueules, nageant sur one rivière de sinople ; au ebef cousu d'or, à trois losanges de gueules.
(voyez pl. 3, flg. 9.)
de PENNE. — Maison d'ancienne chevalerie et Tune des plus marquantes du Languedoc. Elle tirait son nom d'un antique château fort situé en Albigeois , vers les limites du Quercy. Geoffroy de Penne , chevalier, accompagna Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, à la première croisado ; combattit sous la bannière de ce prince à la prise de Nicée en 1097 ; à celles d'Antioche et de Jérusalem en 1098 et 1099 ; à la bataille d'Ascalon en l'an 1100, et fut présent au codicille que le môme comte de Toulouse fil en Syrie, en 1105 (1). — Olivier de Penne, deuxième du nom, et Bernard , son frère , tous deux chevaliers , cédèrent en 1251, au prince Alphonse de France, comte de Toulouse et de Poitiers , leur forteresse de Penne , et reçurent en échange le château de Ccslayrols , ainsi que les honneurs (la suzeraineté) de celui d'Ambialet. Cette famille s'était, dès avant ledit échange, étendue en Quercy et en Rouergue, où elle avait de nombreuses possessions , et peut-être même en Auvergne où elle avait des relations , ainsi qu'on le voit par
(1) Histoire de Languedoc, par D. Vatssette.
les actes ci-après cités : le premier est une sentence rendue par l'official du diocèse de Clermont sur un différend qui existait entre Gautlûer de Penne et Pierre de Barasc, autre chevalier du Quercy, a laquelle sentence , qui est de l'année 12ii , furent présents Guillaume et Geraud de Murât- Ver* nines (1). On trouve ensuite Guillaume de Penne, chevalier, présent au testament de Bertrand III , sire de la Tour, fait à Toulouse en 1285, ainsi qu'à l'hommage que Bernard VIII, son successeur, rendit à l'abbaye de Cluny en 1298. — Pierre de Penne , doyen du chapitre d'Orcival , fut témoin de l'acte d'émancipation de Dauphine de La Tour, luture épouse d'Aslorg IX d'Aurillac, en 1314 (2). On voit encore Raoul de Penne , damoiseau , paraître comme fondé de pouvoir d'Isabelle de Rodez , vicomtesse de Cariât, dans l'acte de donation que cette princesse fit à Bertrand et Bernard de la Tour, ses neveux, en 1321 (3). — La maison de Penne avait formé deux branches qui s'éteignirent presque simultanément au milieu du XVe siècle , elles terres de Cesteyrols, de la Guépie , de Mier, de Thémines , d'Espardaillac , de Ceiras et autres , passèrent , en vertu de substitutions, dans les maisons de Villemur, de Gourdon, de Lauzière et de Ferrand. La première de ces maisons avait relevé le nom et les armes de Penne qu'elle porta longtemps, puis elle a repris celui de Villemur (4).
(1) Archives de Vernines.
(2) Baluze , t. h , p. 576.
(3) Baluze , t. il , p. 530 , 533 , 563 , 619.
(*) Histoire héraldique de* pairs, par de Courcellet , 1. 1.— Archivée de la Noblesse , par Ulnc, t. m.
Antoine Ferrand, seigneur de Combret, en Rouergue, et en partie de Ccsteyrols en Albigeois , du chef d'Agnès de Penne , sa mère , prenait le nom de Penne dans des actes de 1457, ce qui fait supposer que Hugues de Ccsteyrols, inscrit à Y Armoriai <T Auvergne en 1450, pouvait être aussi un descendant, par les femmes), de l'ancienne maison de Penne. Celle-ci portait :
D'or, à trois fastes de sable ; au chef d'hermine.
(Voyez pl. 4, flg. l".)
PÉNIÈRES. — C'est un ancien château situé dans la commune de Cros-de-Montvert , canton de la Roquebrou. Cette châtellenie faisait anciennement partie de la baronnie de Carbonnières et suivit le sort de celle-ci lorsque Alain de Carbonnières la céda à Pons de Gontaut-Biron , son l)eaufrère , de même que lorsque Armand de Gontaut-Biron , petit-fils de l'acquéreur , vendit Carbonnières à Antoine de Noailles , baron de Chambres et de Montclar, gouverneur de Bordeaux en 1561. Les seigneurs delà maison de Noailles résidaient quelquefois au château de Pénières, ainsi que le constatent divers titres, et il paraît qu'il devint plus tard l'apanage de leurs enfants naturels , car Jean de Noailles , fils naturel de Henri de Noailles et abbé de la Valette depuis 1655, mourut au château de Pénières le 6 janvier 1673, et Anne de Noailles , aussi abbé de la Valette , fils naturel de François II de Noailles, comte d'Ayen, finit également ses jours à Pénières. Ce dernier avait deux frères au service militaire en 1666, — savoir : Henri de Noailles, mousque-
taire à cheval de la garde du roi , et Antoine de Noailles , lieutenant au régiment d'Auvergne. Le château de Pénières a été incendié en 1807 (1).
Il est certain que le conventionnel Peniékes, dont le vrai nom était Delzor, n'avait rien de commun avec la branche bâtarde de la maison de Noailles ; le surnom de Pénières lui venait de ce que son pore et son aïeul avaient été les intendants de MM. de Noailles dans la terrre de Pénières entre Pleaux et la Roquebrou.
de PÉR1SS0N (il faut peut-être lire POISSON ou PÉ- L1SS0N). — Antoine de Périsson , écuyer, fut convoqué au ban de 1543 (2).
ARMOIRIES. — Inconnues.
PERRET (le baron Jean-Baptiste) , né le 20 septembre 1762, et décédé le 7 janvier 1813, a été successivement conseiller au présidial d'Aurillac , membre de l'assemblée provinciale d'Auvergne et dépulé du collège électoral auprès de rEmjierour, qui le créa baron en 1811. 11 ne parait pas que ce titre soit devenu héréditaire (3).
ARMOIRIES. — Inconnues.
(1) Audigier, t. iv, p. 116. — Le père Anselme , t. îv. — Dictionnaire du Cantal, p. 108. — Tablettes historiques de l'Auvergne, t. ni , p. 576-877.
(2) D. Coll.
(3) Tablettes historiques de F Auvergne, t. iv, p. 150.
de PERTUS. — Guillaume de Pertus , chevalier , était bailli des montagnes d'Auvergne en 1355 et 1356. C'est en qualité de beau-père de Geraud Guinnal , aussi chevalier , qu'à la première de ces dates , il fit foi-hommage pour certaines possessions féodales , au vicomte de Cariât. On présume que Guillaume de Pertus tirait son origine du château de même nom , situé sur la rive de l'Allier, près d'issoirc , dont la seigneurie passa à la maison de Chalencon avant 1400, époque à laquelle Alix de Chalencon la transmit par mariage à Gilbert de Montmorin. Des alliances postérieures ont fait passer successivement la terre de Pertus dans les maisons de la Barge, de Montboissier et de Lastic; cette dernière la possédait en 1780 (1). Voyez Guinnat.
ARMOIRIES. — Inconnues.
PÉRUSSE, ou PEYRUSSE-d'ESCARS, seigneurs, marquis de Montai, «le la Roquebrou , de Carbonnières , d'itrac, de Saint-Jean de l'Espinasse , de Saint-Chamant , de Monceau, etc., etc.
Ancienne et illustre maison de chevalerie, originaire de la Marche limousine , où elle florissait dès le XT siècle , et d'où elle s'est répandue en Limousin, en Poitou et en Auvergne.
« La maison de Pérusse-d'Escars , dit M. de Courcelles, » est assez illustre par son ancienneté , ses services et ses
(1) D. Coll. -JYoroi féodaux, p. 507.- Chabrol, t. iv, p. 808,
» belles alliances , pour n'avoir pas besoin d'une tradition » qui la fasse descendre de prétendus princes souverains de » Pérouse , en Italie. Elle tire son nom du château de Pé- » russe, ou Peyrussc, situé dans la province de la Marche, » à huit lieues de Limoges. Cette terre n'avait pas le titre » de vicomté, et ses possesseurs ne portaient pas le litre de d vicomte, comme Ta avancé sans fondement M. de Saint- » Allais. Les seigneurs de Pérusse n'avaient rien qui les disb tinguât des autres maisons de chevalerie de la Marche ; » mais elle y figurait au premier rang dès le commence- » ment du XI" siècle , ainsi qu'on le voit dans la charte » d'une fondation faite en 1027, à l'abbaye de Saint-Etienne » de Buxeuil , en Poitou , où figurent parmi les premiers si- » gnataires , Aymeric et Constance de Peruza. Cette charte » est le premier monument qui fasse connaître la maison de » Pérusse d'une manière certaine. Saint-AUais a cité , à la • place de cette charte et sous la même date de 1027, un « traité passé entre les comtes de Paris et d'Orléans, et » garanti par Aymeric de Pérusse. Une pareille citation se » réfute d'elle-même, et les alliances qu'on a citées à la » suite avec les maisons de Lusignan , d'Armagnac, de Lift moges, de Foix , d'Albret et de Couserans, sont imagi- » naires. La vérité est que la filiation n'est bien établie par » titres, qu'à partir d'Audouin de Pérusse, seigneur de » Saint-Bonnet et de la Caussière , marié en 1281 , avec » Marguerite de Ségur (1). »
(l ) Histoire héraldique des pairs, par de Courcelles, t. ni.— Histoire des grands officiers de la couronne , par le père Anselme.
Depuis lors cet le noble maison s'est divisée en plusieurs branches d'où sont sortis nombre de personnages distingués, parmi lesquels on compte un grand maréchal de l'Eglise , en 1359 ; plusieurs chambellans et conseillers de nos rois Charles VI , Charles VII , Louis XI , Charles VIII , Louis XII et François l,r ; des capitaines de cinquante et de cent hommes d'armes , des sénéchaux et gouverneurs de provinces ; des lieutenants-généraux et des maréchaux de camp ; un évéque , duc «le Langrcs , pair de France, de 1569 à 1614 ; un évéque de Mende , comte de Gévaudan, en 1457 ; un évéque de Lisieux , créé cardinal en 1596 ; six chevaliers de l'ordre du Saint-Esprit ; des ducs et des pairs de France , etc. , etc.
La branche établie en Auvergne, la seule dont nous ayons à nous occuper, avait eu pour tige Jacques 11 de Pérusse-d'Escars, troisième fils de Jacques Ier, seigneur d'Escars , de Juillac , de Ségur et autres lieux , et de Anne de l'Isle-Jourdain , dame de Merville. Jacques II fut capitaine de cinquante hommes d'armes, conseiller du roi, sénéchal île Guienne , gouverneur de Bordeaux et chevalier de l'ordre du Saint-Esprit. Il épousa , en 1565 , Catherine de Bcrauld , fille de Fronton de Berauld et de Anne de la Loric. Ces époux laissèrent , entre autres enfants :
François de Pérusse , seigneur de Merville , grand sénéchal de Guienne après son père. 11 épousa , le 19 septembre 1593 , Rose de Montai , baronne de Montai , de la Roqucbrou, de Carbonniercs, d'Ytrac et de Saint-Jean-de-rEspinassc , fille unique de Gilles de Montai , baron des mêmes lieux , bailli et lieutenant-général du roi dans la haute Auvergne , et de Catherine d'Omezan. Il eut pour fils :
Jacques de Pérusse-d'Escars, troisième du nom, marquis de Montai et de Merville , l»aron de la Roquebrou , de Carbonnières et d'Vtrac, sénéchal de Guienne , gouverneur de Bordeaux , du fort de Ha , des villes de Mauriac et de Maurs, tué à Paris au mois de février 1631. Il s'était allié , le 27 janvier 1620 , à Magdeleine de Bourbon-Malause, fille de Henri II de Bourbon , marquis de Malause , et de Mario de Cbalons. Magdeleinc de Bourbon mourut à Montai en 1638.
Charles de Pérusse-d'Escars , premier du nom , marquis de Merville et de Montai , baron de la Roquebrou , de Carbonnières , d'Vtrac et de Saint-Jean-de-l'Espinasse , capitaine de chevau-légers , fut maintenu dans sa noblesse en 1666 et mourut à Montai le 11 mars 1704. Du mariage qu'il avait contracté à Poitiers , le 4 février 1663 , avec Françoise-Charlotte Bruneau de la Rabatelière, fille de François Bruneau de la Rabatelière , marécbal de camp, et de Charlotte de Pompadour, vint :
Charles- François de Pérusse-d'Escars, marquis de Merville et de Montai , baron de la Roquebrou , de Carbonnières, etc., etc. 11 fut marié, le 7 mai 1696, avec Françoise de la Font de Saint-Projet , fille de François de la Font , marquis de Saint-Projet, et de Françoise de Rillac. Celte dame est morte à la Roquebrou le 18 octobre 1734. 11 en avait eu quatre enfants , dont :
Joseph-Bonaventure de Pérusse-d'Escars, marquis de Montai et de Merville , baron de la Roquebrou , de Carbonnières, d'Vtrac et de Saint-Jean-de-l'Espinasse , né le 18 octobre 1708, marié, le 12 novembre 1732, à Marie-
Elisabeth de Lastic, fille de François de Lastic, comte de Sieugeac, baron d'Alleuze, de Saint-Georges et autres places, et de dame Marie de la Roche-Aymon. De cette union sont nés deux fils et une fille , savoir :
1° Jacques-Charles, né le 10 août 1735, mort en bas âge ;
2° François-Marie de Pérusse-d'Escars , né le 26 décembre 1737, marié, le 22 octobre 176i, avec Marie-Françoise de Polignac , d'une ancienne famille de la Saintonge , qu'il ne faut pas confondre avec la maison de Polignac de l'Auvergne. De ce mariage naquit, le 3 septembre 1765, à la Roquebrou , un fils qui fut admis à l'école militaire le 7 janvier 1779, et qui ne paraît pas avoir vécu ;
3° Jeanne-Françoise-Thérèse de Pérusse-d'Escars, née le 14 novembre 1736 et dont la destinée ultérieure ne nous est pas connue.
Tel était , en 1780 , l'état de cette branche qui , outre les alliances citées, en a contracté d'autres avec les maisons de Montlezun, de Pontac, de Hautefort-Saint-Chamant , de Comminges, de Crussol-d'Uzès , de Moret-Montarnal , de Bejarry , de Garric, de Caissac-de-Sédaiges , etc., etc.
La branche des lirons de Caubon, comtes, puis ducs d'Escars, la seule qui existe aujourd'hui, s'est détachée de la précédente par François de Pérusse-d'Escars , quatrième fils de Jacques 11 de Pérusse-d'Escars , seigneur de Merville, sénéchal de Guiennc , gouverneur de Bordeaux , et de Catherine de Berauld. Elle est aujourd'hui représentée par : Amédée-François-Rêgis de Pérusse-d'Escars, titré duc
le 30 mai 1825 , pair de France de la même époque et ancien lieutenant-général. 11 a épousé , le 25 juin 1817, Augusune-Frédérique-Joséphine du Bouchet de Sourches, autre famille bien connue en Auvergne. 11 en a eu trois fils et trois filles actuellement vivants.
ARMOIRIES.— De gueules, an pal de vair.
(Voyez pl. 4, fig. 2.)
du PESCHER. — Il existe un château de ce nom près de Baffic ; il fut , selon toute apparence , le berceau de Dalmas du Pescher, chevalier, mentionné dans un acte du parlement de Paris , relatif à la contestation élevée entre Godcfroy de Boulogne , seigneur de Montgascon , et Beraud Ier, comte de Clermont , dauphin d'Auvergne , au sujet de la dot de Marguerite Dauphinc , sœur de Beraud et première femme dudit Godefroy de Boulogne, 1364M385 (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
(1) Voyez Baluze ,t. H, p. 167-168.
A la même époque vivait Dalmas de Vissac, chevalier , seigneur de Marsal, qui avait déjà assisté au traité de mariage de Beraud II, avec Yolande de Genève, en 1348, et qui fut père , entre autres enfants , d'autre Dalmas de Vissac , seigneur de Val et de Marsac , lequel assista , en 1418 , à la donation que Jeanne , comtesse d'Auvergne , fil à Bertrand de La Tour. Or, il est à remarquer que la maison de Vissac possédait de grands biens dans les environs d'Ariane et de Baffie, d'où on peut conclure que quelques-uns ont été seigneurs du Pescher.
du PESCHIN , seigneurs du Peschin , de Moncel , de Leuroux, de Varennes, de Bellefons, de Benassac , d'Artonne , de Saint-Beauzire, deMontfant, de Pontgibaud, de HautefeuiUe, de llauleserre , de Champ-Fromental , de Salles , de Gensac, etc., etc., en Auvergne, en Bourbonnais et en Bcrry.
Le nom originaire de cette famille était Brun , et elle ne parait pas différente de celle des seigneurs de Champetièrcs, de Job, de Pérignal, qui , dès le XIIIe siècle , avait contracté plusieurs alliances avec la maison de Motier de la Fayette. Voyez Brun.
Guillaume Bri n , seigneur du Peschin, en Bourbonnais, vivait en 1340 et fut père de Marguerite Brun du Peschin, épouse de Guillaume Motier de la Fayette , et de laquelle naquit Gilbert III Motier de la Fayette , maréchal de France en 1421. — Imbaud du Peschin , favori de Jean de France , duc de Berry et d'Auvergne, reçut de ce prince et du roi Jean de grands dons, notamment plusieurs terres confisquées sur Robert Dauplun , seigneur de Saint-Ilpize, accusé de conspiration en 1361. Imbaud mourut en 1377, laissant, de Blanche le Boutelier de Senlis plusieurs enfants , entre autres Louis et Jacques du Peschin, qui étaient sous la tutelle de Chatard du Pescliin , chevalier , en 1378. Louis du Peschin , fils aîné d'Imbaud , fut chambellan du duc de Beny comme l'avait été son père ; il épousa Ysseult de Sully, qui le rendit père de Jacqueltc du Peschin, dame de Lcuroux, de Varennes, de Bellefons, de Benassac, d'Artonne et de Saint-Beauzire, mariée le 20 du mois d'octobre 1416 , avec Bertrand VI , sire de la Tour , comte d'Auvergne et de Boulogne , auquel elle fit donation de ses biens,
à l'exception des terres du Peschin et de Moneel , dont le retour à sa famille fut stipulé. A ce contrat fut présent Jean du Peschin, écuyer, seigneur de Montfaut, et ce fut vraisemblablement celui qui continua la postérité. Apres lui on trouve Pierre du Peschin , chevalier, seigneur de Montfaut , inscrit à Y Armoriai de 1*50 , et qui fit foi-hommage en 1452, à raison de divers biens et rentes qu'il possédait dans les mouvances de Chantclle et de Murât. Louis du Peschin, écuyer d'écurie du duc de Bourl>on en 1491 et capitaine de Murât en 1500 , semble le môme que Louis du Pescliin , bâtard de Balène , seigneur de Bord et capitaine de Murât en 1510. 11 est encore fait mention d'un seigneur du Pescliin , gouverneur de Guise , vers 1540 ; de Jeanne du Peschin , dame de Gensac et de Salles , épouse do Blain de Chauvigny-Blot , de 1630 à 1651 ; et enfin de Marie du Peschin , veuve de Jean de la Roussièrc , écuyer , seigneur de Belestat et de Chatelguyon en 1669 ; mais on ignore leur degré de parenté avec les précédents. La maison du Peschin paraît actuellement éteinte. Parmi les alliances non citées dans ce qui précède , on remarque les noms de Giac , de Chalencon, de Montlaur, de Montmorency et de Saint- Avil (1).
ARMOIRIES. — Coupé d'argent et d'aior, à la croix anerée de gueules sur l'argent, et d'argent snr l'azur.
(1) Généalogie de La FayetU , par le père Anselme. — Baluxt , t. I, p. 323 . 328, t. il, p. 435 , 412 , 444. 1419. — Chabrol, t, iv , p. 76 , 140 , 2O7.-.0. Coll. - Nom* féodaux , p. 157 , 235 , 741 , 854,944.