NAT
(Voyeipl.l2,flg. 1".)
de la GUICHE, seigneurs de Bou mondes et de Rochegondc, élection de Saint-Flou r. La maison de la Guiche tire son nom d'une ancienne baronnie située dans le diocèse d'Autun. On en trouve une suite de possesseurs qualifiés damoiseaux et chevaliers depuis l'an 1200 jusqu'au milieu du XIV* siècle; mais la filiation n'est établie avec certitude que depuis Jeau , seigneur de la Guiche, signataire du traité conclu entre le comte de Savoie et le sire de Beaujeu en 1383 (2).
Depuis lors cette maison s'est constamment distinguée par ses emplois diplomatiques et militaires. Elle compte (rois chevalier;) des ordres du roi, un grand-maître d'artillerie , un maréchal de France , trois lieutenantsgénéraux et un évêque de M ire poix. Elle est aujourd'hui
(1) AudigUr , 1. 1 , p. 305 ; t. v., p. 53. — Chabrol , p. 779 , 780 — Noms féodaux , p. 502, 1002 el 318.— Table lie $ historiques , l. v, p. 370; t. ti , p. 4. — D. Coll.
(2) Preuves de cour au cabinet des ordres du roi.
représentée par le marquis de la Guiche, créé pair de Fiance en 1815.
D'une branche établie en Bourbonnais et aujourd'hui éteinte, était sorti Jean de la Guiche, marié après 1580, avec Françoise de Lastic, fille et héritière de Thibaud de Lastic, seigneur de Bouraoncle et de Rochegonde, déjà veuve de Joseph de Foix , seigneur de Mardogne. Louise de la Guiche, née de ce mariage, épousa, le 10 mai 1611, Louis de la Rochefoticauld-Langeac.
ARMOIRIES. — De sinoplc , au sautoir d'or.
(Voyez pl. 12, fig. 2.)
de GUIGNARD ou GUINIAKD, seigneurs de Bezaudun, en Auvergne ; d'Albignac et d'Estabels , en Limousin et en Quercy. — Famille ancienne, qui a prouvé sa filiation depuis A mairie de Guignard, écuyer, vivant en 1487. Jean de Guignard, qui rendit hommage de sa terre d'Albignac au vicomte de Turenne en 1530, était gentilhomme ordinaire de la reine , en même temps qu'Antoine de Guignard était maître des requêtes de l'hôtel de la reine de Navarre, en 1559 et 1560. Antoine fut père de Biaise de Guignard, premier du nom, fait écuyer ordinaire de Marguerite de Valois, reine de Navarre en 1588, et qui, deux ans auparavant, s'était distingué en jetant un secours de 200 hommes dans Fleurence. Antoine de Guignard, deuxième du nom , prit part aux guerres du règne de
Louis XIII, de 1626 à 1642. Biaise de Goignard, deuxième du nom, devenu seigneur de Bezaudun, par son mariage avec Marguerite de Touroemire, en date du 7 mai 1630, servit au ban d'Avergne sous M. de Polignac, en 1635, et fut maintenu dans sa noblesse en 1666. Jean de Guignard, sou (ils, né le 13 octobre 1632, Gt foi-hommage au roi en 1669 et 1684, à cause des seigneuries de Bezaudun et de la Peyre, en Jordanne, paroisse de Tourncmirc, près (fAurilIac. Cette famille, qu'il ne faut pas confondre avec celles de Guignard Saint-Priest et de Guignart en Bretagne, portait pour armoiries :
D'azur, à (rois élniles d'or, surmontées d'un soleil de même.
(Vuyer pl. 12, fig. 3.)
de GUILHEN, seigneurs du Vaumiers, de Verrières, de la Bocheltc, du Cluzel, du Verdier, du Mazet et autres lieux. — Le nom de Guilhcn est fort ancien en Auvergne; mais il ne parait pas très-certain que tous ceux qui l'ont porté appartenaient à la mùrac souche. Hugues de Guilhcn vivait en 1229; Arnaud et Armand de Guilhcn en 1270, et Bertrand de Guilhcn, de 1273 à 1308. Agnès de Guilhcn, dame du Vaumiers, près du Falgoux, épouse de Hugues de Carbonnièrès, fut mère d'Aiglinc de Carbonnièrcs , mariée avant 1306, à Bertrand de Claviers, seigneur de Cbâteauncuf et de Murat-l'Arabe.
Suivant D. Col!, tous ces personnages étaient seigneurs
du Va u mi ers (1], et suivant Chabrol, ils étaient dès lors en possession de Verrières, deux fiefs assez éloignés l'un de Taulre. Après eux on trouve six chanoines-comtes de Brioude admis à ce chapitre en 1280, 1376 et 1720. — Lors des recherches de 1666, trois frères, savoir : André, François et Louis de Guilhen, seigneurs de Verrières, furent maintenus dans leur noblesse après avoir justifié de six générations d'anièh^s el de services militaires très-honorables. Aidré de Guilhen, l'un d'eux, rendit hommage au roi en 1669, el Paul, son fils, en 1723. Celte famille comptait plusieurs chevaliers de Saint-Louis en J789, et des alliances avec les maisons de Polignac, de Ccrvizac, de Rochcfort, d'Apchicr, de Moutrodcz, de fieaufranchet , de la Roque-d'Ascnières, de la Veissière, de Nozières-Monlat, etc., etc.
Ses armoiries sont les mêmes que celles des familles de Cluzel et de la Rochelle.
ARMOIRIES. — D'aior, à la fasce crénelée d'or, accompagnée en pointe d'une étoile de même.
(Voyez pl. 12, ng. 4.)
Nota. Il y a plusieurs familles de Guilhen en Languedoc, en Provence et en Périgord.
(1) Nous ne connaissons qu'un seul fief du Vauraiers , celui situé dans la vallée de Mars, entre le Fatgoux et Saint-Vincent, prés de Salcrs. Bernard ce Claviers y avait des droits en 1337, el 11 revint ensuite aux barons d'Apchon, dont il relevait de toute ancienneté el qui l'ont possédé jusqu'à la révolution de 1789. (Voyez D. Cotf, aux noms de Guilhen el de Carbonnières. — Chabrol, t. iv, p. 393 , 836.
GUILHOT ou GUILLOT. — Jean Guilhot, possessionné dans la mouvacct* de Léotoing, fut inscrit à l'Armoriai de 1450; il portait de gueules, au chevron d'argent. { Voyez pl. 12, fig. 5.) Guillaume Guillot, seigneur de Mont franc, vivait en 14*5 (1).
GULHOT. — P. Coll a classé sous ce nom les armes de François dos Ondes, seigneur du Fraisse et do Montagnac, maintenu dans sa noblesse à Maurs, en 1666. Si celle transposition n'est pas l'effet d'une erreur, nous en ignorons jusqu'à présent la cause.
de GUILLAUMANCHES, seigneurs des Guillaumanches, du Boscage , d'Aurières, du Cluzcl, de la Bâtisse, du Périer et de Dardes. — Si l'on doit s'en rapporter à Audigier, à D. Coll, aux auteurs du catalogue des chanoinescomtes de Brioudc, ainsi qu'à de Courcelles et à Saint-Allais, l'ancienneté de la famille de Guillauraanches remonte au X e siècle. Saint-Allais en a publié dcui fois la généalogie dans laquelle il établit une filiation non interrompue depuis l'an 985. D'un autre côté, M. Cbérin père, généalogiste des ordres du roi , a déclaré faux les litres de cette famille antérieurs au XIV* siècle. Entre des autorités aussi respectables, il serait difficile de prononcer; nous aimons mieux nous abstenir. Nous dirons cependant, que
(1 D. Coll.
si quelque chose rend suspects les litres de la maison de Guillaumanches, c'est assurément leur nombre, beaucoup trop grand pour les temps reculés auxquels ils se rapportent, puis les hautes qualifications et les grandes alliances attribuées aux seigneurs de ce nom. II nous semble qu'une noblesse de ce rang, une noblesse qui eût été de pair avec celle des Polignac, des Mercœur, des Montboissicr cl des comtes d'Auvergne, devrait fitre plus connue qu'elle ne l'est dans les annales de notre province. Audigier, cet auteur si prodigue envers la plupart des familles historiques, après avoir déclaré qu'il a vu des titres de 1024, 1089 et 1114, se contente de consacrer à celle-ci quelques lignes qui lui attribuent une orig : ne fabuleuse; il la fait descendre de Nicetius, duc d'Auvergne, vers l'an 590. Une autre remarque nous a frappé. Un procès-verbal qui, d'après Saint-AUais, aurait été dressé lors de l'incendie du château de Guillaumanches, en 1594, constate, dit-on, que tous les titres et terriers y furent brûlés; or, s'il en fut ainsi , comment a-t-on pu faire des preuves aussi complètes que celles de 1786? Au reste, à part cette exagération, commune à tant de familles lorsqu'il s'agit de se créer une haute origine, la maison de Guillaumanches doit être considérée comme appartenant à la bonne noblesse. Chérin lui-même a reconnu ses titres valables, à partir de 1379, et elle tenait dès lors un rang honorable. Yves de Guillaumanches , écuyer, seigneur du lieu , marié avant l'an 1516 à Gabrielie du Pougct, fut le trisaïeul de Christophe de Guillaumanches, seigneur du Boscage et du Tille t, maintenu dans sa noblesse le limai 1668, et depuis
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lors, cette race a fourni des chevaliers de Malte, admis en 1774 ; un capitaine de vaisseau en 1792 , et un officier supérieur des gardes du corps , promu au grade de lieutenant-général en 1819, en la personne de Gabriel-Pierre- Isidore, qualifié marquis de Guillaumanches, actuellement établi en Limousin, et dernier représentant mâle de sa famille. De son mariage contracté le 13 février 1787, avec Elisabeth-Victoirc-Armande de Lostangcs, est née une fille unique, Ernestinc-Paulinc-Sophie de Guillaumanches, mariée le 6 novembre 1817, à Gabriel-Noël- Auguste comte de Gosnac, officier de cavalerie. Parmi les alliances certaines de la maison de Guillaumanches, on compte les noms de Vialatelle, d'Alcgre, du Pouget (Guittard), d'Auger, de Vichy, de Saint-Quentin-d'Auriouse , de Douhet, de Pons, de la Haye , de Teraules, de Siry, de Lostanges, de Cosnac, de la Chassaigne, d'Aurclle, de Vertolaye, de la Rouë, de Molen, de Bouillé, de Chalus, etc., etc.
ARMOIRIES.— D'argent, au taureau de gueules surmonté d'un larabel d'aiur.
(Voyez pl. 12,flg. 6.)
la GUILLAUMANQUE. — Château et fief situe dans la commune de Cassaniouse , près de Montsalvy. D'après Chabrol, il auiait appartenu à une famille de son nom en 1787 ; mais nous ne le croyons pas ; nous pensons que le seigneur de la Guillaumanque d'alors , pouvait être de la maison de Palemourgue, ou de celle de Guirard-Montarnal , et il en est probablement de môme de celui qui
figurait, avant 1848, sur la liste des électeurs, sous le nom de Cassaniouze.
ARMOIRIES.— Inconnues.
GUILLAUME [Guillelmi).-- Une famille noble de ce nom a existé dans les environs de Saler*. N. Guillelmi , chevalier, existait en 1271. — Hugues Guillelmi. damoiseau, fit un échange avec Foulques et Pons de Montclar, frères, de la paroisse d'Anglars, en présence de Hugues de Valens , aussi damoiseau ; de Robert de Planeval , de Pierre de Joncoux, de Guillaume de Malesarte, de Jean de Fayet et de Jean Gbalcbat , le samedi après la fête de Saint-Hilaire 1293. Il ratifia en 1308 une fondation faite par ses ancêtres à l'église de Salcrs.
ARMOIRIES. — Inconnues.
de GUINABERT (Hugues), ccuyer, vivait en 1260. (0.
Coll. )
ARMOIRIES.— Inconniei.
de GUINNAT (Geraud), chevalier, représenté par Guillaume de Pcrthus, aussi chevalier, bailli des montagnes d'Auvergne, son beau-père, rend hommage pour diverses possessions mouvantes de la vicomte de Cariât, en 1355 (1). ARMOIRIES. — Inconnues.
(i)WVonw féodaux, p. 507.
dr GUIRARD-MONTARNAL, seigneur de la Gane, de Montrcdon, Sénergues et autres lieux, eu la prévôté de Maurs. — Lors des recherches de 1666, cette famille a prouvé sa filiation depuis Jean de Guirard, écuyer, vivant avant 1536, et fut maintenue noble le 13 juin 1699, sur nouvelles preuves faites en Rouergue , d'où elle est originaire et où elle possédait alors les seigneuries de Montarnal <*t de Scnerques, près d'Entraigues. Ardouin de Guirard était capitaine de la ville de Milhaud en 1559; Louis de Guirard, son petit-fils, servit activement sous Louis XIII et Louis XIV, de 1635 à 1652. Louis-Félix- Marie de Guirard-Montarnal, jeune ofDcicr de marine de la plus grande espérance, périt avec vingt-un autres marins de l'expédition de La Peyrouse, dans la baie du port des Français, sur la cûte nord-ouest de l'Amérique, le 13 juillet 1786. Ce nom est actuellement représenté dans le Cantal, par M. Antoinc-Médard de Guirard de Montarnal, propriétaire à Cassaniouze , canton de Montsalvy.
ARMOIRIES. — Parti : ao l"d'aiur, an lion d'or ; au î* de gueules , à IVpervier d'argent empiétant une perdrix de même , accompagnée en chef d'une clochette d'argent entre deux étoiles d'or.
(Voyei pl. ii, flg.7.)
GUITTARD, seigneurs du Pouget (1), paroisse de Sainl- Marlin-des-Plains, près de Nonette. Guillaume Guitlard, damoiseau , est nommé parmi les vassaux nobles de Bertrand de la Rochebriant, seigneur du Broc, relevant de Nonette , en 1397. Roger Guiltard, aussi damoiseau, de la paroisse de Saint-Martin-des-Plains , rendit hommage de l'hôtel du Pouget et de ses dépendances en Tan 1400. Pierre de Guitlard était chanoine-comte de Brioude de 1447 à 1458; Gabriel de Pouget fut admis au même chapitre en 1492, et Jacques en 1626 ; et Gabrielle du Pouget, mariée avant 1516 à Yves deGuillaumanches, était sans doute de la même famille. — Chabrol cite encore Jacques Guiltard , qui acquit du seigneur de Rochebaron , la seigneurie de Rochegude , paroisse de Saint-Privat-d'AUier, près de Puy-en-Velay, et l'on trouve ensuite une famille du nom de Guitlard , existant en Rouergue en 1556. Celleci portail :
ARMOIRIES. — Éearlelces au l*'d'aiur, à une étoile d'or; au I e d'argent, à la tour de gueules ; au 3 e de gueules , au liou d'or ; au 4° d'or , à trois bandes de sable.
(Voyer pl. 12,llg. 8.)
(0 Le fief du Pougei parait avoir passé postérieurement à la famille de Gtiillautnanches , puis à celles de Bourdelles et de Séveyrac. ( Noms féodaux , p. 508, 823 , 907. )
de HALË. — On ne connaît de ce nom que Guillaume de Haie, clerc, bailli royal d'Auvergne, de 1279 à 1298 (I).
ARMOIRIES. — Inconnues.
de la HARBAUDIÈRE (Gilbert), seigneur de la Baume, domicilié dans la paroisse de Sainl-Myon , élection de Riom, a été compris aux registres des maintenues de 1006, sans Gliation connue.
ARMOIRIES. — Inconnues.
de HAUTERIVE. — Famille éteinte depuis plusieurs siècles. Elle tirait son nom d'une seigneurie située dans la paroisse de Serment i son , près de Courpières. Béatrix de Haulerive, danu* de Freysset (peut-être Fraisse), veuve de Pierre Guay, chevalier, vendit au comte de Forez, en 1323, des rentes relevant de la châtcllenie de Saint- Bonnet. Bertrand et Guillaume de Haulerive étaient chanoines-comles de Brioudc en 1325. et N. de Haulerive le fut en 1531; mais nous ne croyons pas que celui ci appartenait à la même souche (2) . Après l'extinction de cette
H)Baluze, t. n, p. 126,130, 131,540.
(2) Il a existé en Bourbonnais , en Bourgogne, en Dauphiné, en Normandie et ailleurs d'autres seigneuries de Haulerive qui ont appartenu à des familles de même nom.
famille, la seigneurie de Haulerive passa à la maison Cholet, el Jeanne de Châtillon, veuve de Pierre de Cholet, mort avant 1425, la fit passer à son second mari , Pierre de Montbuissier, seigneur d'Aubusson et de la Fauric, bans doute par succession de Catherine de Cholet sa fille, qui n'eut pas d'enfants de Charles de la Fayette, fils aîné du maréchal. De la maison de Montboissier la terre de Hauterive vint par alliance du 7 février 1662, à celle de Montaigu de Beaune, qui Ta vendue depuis à M. de Pierre de Bernis, dant la famille la possède encore aujourd'hui (1).
HAUTEFOKT. — Branche de l'illustre ihaison dcGonlaud Bade fol, dont il a été précédemment parlé. Hélicde Gont.uid-Badefol, fils du fameux Seguin de Badefol, capitaine de routiers, ayant épousé, au mois d'octobre 1388, Marthe de la Faye, dame de Hautefort, en Périgord, fut substitué aux. noms et armes de Hautefort, sous lequel sa postérité s'est rendue célèbre. Edme de Hautefort, seigneur de Thenon , fut capitaine de cinquante hommes d'armes, lieutenant-général au gouvernemcLt d'Auver-
(1) Voy.z Cholet el La Fayette. Voyez aussi Noms féodaux, p. 513. — Chabrol , t. iv , p. 7 1 . — Catalogue de Hrioudc — Généalogie de Montboissier, p. 24, 52. — Généalogie de La Fayette, t. vu, du père Anselme.
gne, puis à celui de Champagne et de Brie. Par suite de son attachement à la maison de Guise, il devint un des chefs de la ligue , s'acquit dans les guerres d'alors une grande réputation de valeur, et fut tué en défendant Pontoise pour le duc de Mayenne, en juillet 1589. Gilbert de Hautefort, son frère, soutint le siège de Chartres contre les huguenots. René de Hautefort, second fils de Gilbert, est celui qui devin' vicomte de Lestrange et de Cheylane, par suite de son mariage avec Marie de Lestrange , en 1579. Sa postérité masculine a subsisté en Vivarais jusqu'au milieu du dernier siècle qu'elle s'est éteinte; mais ses propriétés d'Au>ergnc restèrent à Marie de Hautefort, sa petite-fille , qui les porta d'abord dans la maison de Saint-Nectaire, en 1639, et dans celle de M eau pou en 1669.
Les autres branches de la maison de Hautefort, d'où
sont sortis plusieurs généraux , se sont successivement éteintes en 1720, 1736, 1748 et 1809 (1).
ARMOIRIES. — D'or à trois forces de sable, deux en ebef et une en pointe.
(Voyez pl. 13, flg. 1*.)
de HAUTEROCHE (Alla Rupe), dont on a fait d'Anteroche et d'Auteroche , était un fief qui, ainsi que nous l'avons dit ailleurs, est situé près de Murât, et a successi-
(i; IJitloire héraldique des Pairs , par M. de Coure Jlt'B, t. il.
veraent appartenu aux familles de Haute -Roche , du Chambon et de Traverse. C'est à l'une d'elles qu'appartenait, selon toute apparence, Jean de Hauteroche, seigneur de Poroier-Chany, paroisse de Saint-Léger, au diocèse de Nîmes, qui fit foi-hommage au duc d'Auvergne , vicomte de Cariât et de Murât, en 1493, à cause de la maison forte et de la seigneurie de Turlande, paroisse de Paulhenc, près de Pierrefort. Léone de Rochedragon, sa femme, est nommée dans cet acte (1).
HAUTEROCHE ou AUTEROCHE. — Ancien château, situé dans les dépendances de la commune de Champs (Cantal). On ignore l'époque de sa construction et quels furent ses premiers maîtres; mais on sait qu'à partir du XV e siècle, il appartint successivement aux. familles de Monceaux, et de Fontanges. Cette dernière le possédait encore en 1789 (2).
HAUTEROCHE. — Autre fief situé dans la commune deChastel-Marlhac, canton de Saignes (Cantal). Jean et Antoine de Curières en étaient seigneurs, ainsi que de Cousans, commune de Vebret, en 1410 et 1435. Ces deux
(I) iVomj féodaux, p. 513.
(2 Xoms féodaux, p. 418, 419. — Dictionnaire du Canlal, p. 80. — Généalogie de la maison de Fonlanges.
fiefs passèrent avant 1^43, à la maison de Chalns de la Mauriange, dont les derniers représentants firent foiboromage au roi, en 1683, 168i et 1723. Voyez Chalus- Consans et Curières (1). Le célèbre abbé Chappe, né à Mauriac en 1722, ajoutait à son nom celui d'Auteroche, parce que sa famille était originaire de ce lieu.
HAY de BOUTEVILLE (Maric-Annc-Hippolyte), né au château de Montbuan*, le 5 août 1741, fut sacré évtque de Saint-Flour en 1776, prit possession du siège en 1777, chanoine-comte de Brioude en 1778. Il fut tranféré à révêché de Grenoble en 1779.
ARMOIRIES. — Inconnues.
DE la HAYE , seigneurs de la Bâtisse , de Menot , de Collière. — Lors des recherches de 1666, cette famille prouva sa filiation depuis Hubert de la Haye, vivant avant 1560. Jacques de la Haye, son fils, capitaine de cavalerie, ayant perdu un bras à la guerre, s'en procura un artificiel qui lui valut le surnom de Bras-de-Fer. François et autre François de la Haye, père et fils, servirent aussi dans la cavalerie sous Henri IV et Louis XIII, et le
(l) Ifomt féodaux, p. 228, 229 — Dictionnaire du Cantal, p. 86, 381.
tomb m.
dernier fut maintenu dans sa noblesse avec Jean et Joseph de la Haye, ses fils, en 1066. ÏI rendit hommage au roi en 1669 et 1670. — Claude de la Haye de la Bâtisse, chanoine-comte de Brioude, mourut en 1664.
ARMOIRIES. — De pculcs, au gantelet renversé d'argent
(Voyez pl. 13, flg. 2.)
ITENR10N de BUSSI.— Ce nom figure sur la liste de convocation à l'assemblée des nobles de la sénéchaussée de Riom, en 1789. C'est celui d'une famille de Bourgogne, anoblie en la personne de Clément Henrion , seigneur de Mognoncourt, par lettres données à Versailles au mois de mars 1697.
ARMOIRIES. — De gnenles, à une boite éperonnée d'or.
(Voyez pl. 13, fig. 3.)
de HENRY, seigneurs de Bredon, près do Murat-lc- Vicomte. — Des chartes du XI e siècle et l'histoire nous ont conservé le souvenir de cette famille, qui comptait alors deux prélats illustres. Voici ce que ces chartes nous apprennent. Bernard de Henry, seigneur de Bredon, ayant, sur la fin de ses jours et à la sollicitation de Durand de Henry son frère, abbé de Moissac-surle-Tarn, et éveque de Toulouse, fait donation de divers biens pour la fondation du prieuré de Bredon, Guillaume I, vicomte de
Murât, en sa qualité de seigneur dominant, confirma ce don par charte de l'an 1066, et affranchit lesdits biens de toutes charges, à condition qu'aucun château, aucune tour ou fortification, ne serait construite à Bredon. Cette charte fut acceptée et souscrite par Gcraud, Gilbert, Etienne et Bernard de Henri frères, en même temps que par le vicomte Guillaume et l'évêquc Durand. Cet évêque Durand, contemporain et ami de saint Odilon, fut abbé de Moissac-sur-le-Tarn, en 1052, évêque de Toulouse, en 1059, et mourut en 1072. Laissons parler M. Jules Marion, auteur d'une notice récemment publiée sur l'abbaye de Moissac, dans la bibliothèque de l'école des Chartes.
9 En prenant possession du gouvernement de l'abbaye, » telle que ses prédécesseurs l'avaient laissée, Durand » ne trouvait partout dans l'ordre matériel que désastres » à réparer , qu'abus à détruire. 11 se mit résolument à » l'œuvre, et d'abord , l'église abbatiale qui s'était écrou- » lée vers l'an 1030, gisait encore, après plus de vingt o ans, dans ses ruines; elle n'avait été ni rebâtie ni s même réparée. La construction d'une église était alors » l'œuvre sainte par excellence , et Durand ne pouvait » plus dignement inaugurer son gouvernement. Entre- » pris immédiatement après son installation, les travaux » furent continués sans interruption, et, en 1063, dix » ans après qu'elle avait été commencée , l'église était , » sinon achevée complètement , au moins en état d'être » consacrée et de servir aux besoins du culte.
o Quelques années auparavant, une nouvelle dignité d était venue chercher Durand au milieu des labeurs de
h son abbatial et augmenter le nombre de ses devoirs. » En 1057, environ, il avait été élu évoque de Toulouse; » mais, par une exception digne de remarque et presque » sans exemple au onzième siècle, il n'en était pas moins » resté à la tète de son abbaye, dont il conserva le » gouvernement concurremment avec celui de son évêché » jusqu'au jour de sa mort. L'évèque-abbc voulut consa- » crer lui-même l'église qu'il avait bâtie. La cérémoj> nie de la dédicace fut célébrée le 6 décembre 1063, s avec une solennité et une pompe telles qu'on retrou- » verait à peine l'exemple de semblable consécration i» dans l'histoire des plus célèbres cathédrales. Un » archevêque et six évêques assistèrent le prélat con- » sécrateur; les plus grands seigneurs du Languedoc » et du Quercy étaient présents, et un immense cond cours de population remplissait les dépendances de » l'abbaye , le bourg de Moissac et jusque dans les » villages environnants. Grâce à la réunion de tant d'é- » vèques, celte cérémonie a été comptée au nombre des » conciles provinciaux. Une longue inscription en vers o léonins, gravée sur le marbre et incrustée dans les » murs du cloître, a conservé jusqu'à nous la date pré- » cise de la dédicace et les noms des évêques qui y as- » sistaient; c'était l'archevêque d'Auch, les évêques de j> Lectourc, de Comminges, d'Agen, de Tarbes, d'Oloron » et d'Aire.
» Les succès de Durand ne se bornaient pas à la rcs- » tauration el à la bonne administralion de l'abbaye : à » partir de son avènement, les donations de tonte sorte,
p les soumissions des monastères, des chapitres et des » églises se succèdent avec rapidité et une abondance » merveilleuse. Elles affluent de toutes les provinces, p mais particulièrement du Languedoc , d'Auvergne , du s Quercy et du Rouergue ; c'est de 1060 à 1080, surtout, * que cet entraînement de libéralité et d'amour pour p l'abbaye de Moissac paraît avoir été le plus ardent, p Parmi les églises acquises par Durand , on remarque > celle de Bredon, son lieu natal, qu'il obtint de la géd nérosité de Bernard d'Henri, son frère, et de Guilp laume I, vicomte de Murât.
» Tant d'églises à gouverner, une si nombreuse fait mille monastique à surveiller, ne suffisaient point enp core à l'infatigable activité de Durand, et les travaux p agricoles, glorieuses traditions de son ordre, attirèrent p aussi son attention. Les vastes domaines dont la piété » des fidèles enrichissait chaque jour son abbaye, se d composaient en grande partie de forêts inaccessibles, p de landes et de terres incultes. L'évèque-abbé s'appli- » qua, en vrai disciple de saint Benoît, à les vivifier par m l'agriculture, et de nombreuses colonies de moines dip rigées par lui , s'en allèrent dans toutes les directions p créer de nouveaux établissements , défricher des lerres » et former peu à peu autour île leurs cellules des cenp 1res de population dans les sauvages contrées que leur p culture avait transformées. C'est ainsi que par les soins » do l'abbé Durand, furent fondés Saint-Amand, dans la p vallée du Tarn et Sainl-Jean-le-Désert , au milieu des p âpres montagnes du Koucrguc. »
» Après vingt années d'un abbatial si bien rempli , la » mort vint surprendre l'abbé-évêque de Moissac au mi- » lieu de ses travaux. Il mourut en 1072 , laissant dans o l'abbaye qu'il avait illustrée et enrichie , la mémoire j> du plus digne chef qu'elle vil jamais à sa tête. Bientôt s après il fut inscrit dans le martyrologe au nombre des » Jsaints patrons du monastère , et un moine versiûca- » teur fit en son honneur l'épitaphc suivante, qu'on grava » sur son tombeau, o
» Exiit exilio Durandtu prcsul ab wfo, » Corda ligan* plebit dirumpit vincula carnis , » Evasil merulas vile mêlas pius abbcu, » Exuit hune hominem , veslem volens meliorem. » Hic cluniacensi deditum régule dicioni » Reslituit régule , primum regularit et ipte , » Istud cenobium , vita el moribut habitatum (1).
Pour nous reporter vers le lieu de son origine , nous dirons que Durand d'Henri eut la principale part à la fondation du prieuré de Bredon , ainsi qu'on le voit par la charte déjà citée , ainsi que par une autre charte de la même année 1066, par laquelle Rigaud, seigneur de VI-
(1) On trouve dans la vie de saint Hugues , abbé de Cluny, par Cbildeberl, une anecdote qui prouverait que le vertueux abbé n'était pas sans quelques légers défauts.
» Durand, dit l'agiographe , était bavard, grand diseur de riens; » et l'abbé Hugues, qui l'en reprenait souvent, lui avait prédit » qu'il expierait sévèrement sa loquacité dans l'autre monde, s'il » n'avait pas soin d'en faire une bonne pénitence ici-bas. La préd diction ne manqua pas de se vérifier , et Durand ne dut sa déli- » vrance qu'aux prières des moines. »
(Annalêi iU ttrJr* dt Soint-Btmoit, t. n , p. 60Î «l 603 J
rargues, lai céda l'église el le lieu de Virargues avec toutes leurs dépendances, moyennant trois cent trente sols qu'il reconnut avoir reçus. Cet acte fut confirmé par Robert de Castel, suzerain, qui le souscrivit avec le vendeur et avec Geraud Gislabet et Robert de Valuejol, le dernier jour de Pâques 1066. Autre Durand de Henri , deuxième du nom, neveu du précédent, avec lequel il a été souvent confondu, était abbé de la Chaise-Dieu avant 1070, devint évêque de Clermont en 1076, assista au concile d'issoudun en 1081 , et mourut pendant la tenue de celui de Clermont, que le pape Urbain H présidait en 1095. La famille de Henri dut s'éteindre vers le même temps, à moins que Pierre Henri, chevalier, qui vivait en 1276, en fût issu. Les chartes que nous avons citées sont tirées du recueil de Doat.
ARMOIRIES, — Inconnues.
ii'HEKAIL, barons de Pierrefort, comtes de la Rouë, seigneurs de la Chaux, de Dunières, d'Usson, de Montpeloux, etc., etc. — Maison originaire du ftouergue, où elle a possédé , de temps immémorial , les terres de Lugancl de Buzarenquc. Elle parait être une branche de celle d'Hérail de Brisis, en Languedoc, séparée de la souche avant 1300. La branche des barons de Pierrefort a eu pour auteur Pierre d'Hérail, sei^ueur de Buzarenquc, qui épousa, le 25 novembre 1508, Anne de Pierre, fille et principale héritière de Jean II de Pierre, baron de Pierre-
fort , de Gange», de Castrics, d'Hierles et de Brissac, et de dame Françoise de Chalencon. Il fut stipulé au contrat que les enfants qui naîtraient de ce mariage, porteraient le nom et les armes de Pierrefort. Us laissèrent :
Rbné d'Hérail, dit de Pierrefort, chevalier, baron de Pierrefort, seigneur de Buzarenque, d'Agen et de Brissac. Il épousa , en 1543, Jeanne de la Roue* , dame de la Roui? , de Sainl-Anthême , de la Chaux et de Montpeloux, sœur et héritière, en 1570, de Jacques de la Roue, chevalier de l'ordre du roi et nièce d'Antoine de la Rouë, que le roi François I Gt chevalier de sa main à la bataille de Marignan , le 13 septembre 1515. Leurs enfants furent :
1° Gaspard d'Hérail de Pierrefort de la Rouë, dont la postérité sera rapportée après celle de son frère qui suit :
2° Marc d'Hérail de Pierrefort de la Rouë, seigneur de Dunièrcs, marié à Françoise de Chalencon , de laquelle naquit une Glle unique, Gasparde de Pierrefort, dite de la Rouë, alliée en premières noces à Gilles de Robcrt-Ligncras, assassiné à Saint-Didier-la-Séauve , par une troupe de gens armés ; 2° par contrat du 14 février 161 1 , avec Jacques d'Espinchal , baron de Massiac, auquel elle transmit la seigneurie de Dunièrcs.
Gaspard d'Hérail de Pierrcft rt, dit de la Rouë, Gis aîné de René et de Jeanne de la Rouë, fut baron de Pierrefort et de la Rouë, seigneur de la Chaux, Saint-Anthème, etc., etc. Il épousa, vers 1610, Gabrielle de Bron
Lith Perol a Cîeraiti :
de la Lièguc, fille d'Antoine de Bron, baron de la Liègue, et de dame Claudine du Fay. Il fut père des suivants :
1° Gaspard d'Hérail , baron de Picrrefort , comte de la Rouë, mort le 6 août 1675, sans enfants de Claudine de Talaru, qu'il avait épousée vers 1650 (1).
2° Balthazar d'Hérail de Picrrefort de la Rouë, maréchal de camp, qui rendit hommage au roi le 9 décembre 1669, à cause des terres de la Rouë, de la Chaux de Montpeloux et d'Usson.
Audigier lui donne pour femme Claudine de Talaru, la même sans doute que d'autres disent avoir été la femme de Gaspard dilérail, son frère. Nous sommes portés à croire que ce dernier auteur a raison, et que d'autres généalogistes ont commis une erreur en donnant un frère à Batthazar; le Garpard dont il s'agit était vraisemblablement son père. Quoi qu'il en soit, on sait que Ballhazar ne laissa qu'une fille, Marthc-Gabi ielle d'Hérail de Pierrcfort, dite de la Rouë, héritière de sa branche, mariée en 1670 avec Joseph-Philippe-Hyacinthe de Saint-Martind'Aglié, marquis de Rivarolles en Piémont, maréchal de camp et grand'eroix de l'ordre de Saint- Louis, lequel rendit hommage au roi, à cause des terres de la Rouë, Picrrefort et autres;
(1) Archive* de la Noblesse , 1. 1.
le 23 décembre 1699. Ses descendants possédaient les mêmes terres en 1787 (1).
ARMOIRIES. — Écartelé aux l«el4'd'azur, & la bande d'or , accompagnée en cbef d'un lion de même, qui est de Pierrefort ; aux 2° et 3 e fascé d'or el d'aïur, qui est de la Roue; el sur le (oui, d'or, au cbef de sinople, qui est d'Hérail.
(Voyez pl. 13, fig.4.)
HIGONET. — Le général baron Higonet (Philippe), maréchal de camp , commandeur des ordres de la Légion d'honneur, de Saint-Louis , de Saint- Ferdinand d'Espagne et du Sauveur de la Grèce, est né à Saint-Geniez ( Aveyron) , le 5 mai 178*2, et a reçu des lettres de baron sous la restauration. Entré au service en 1803, comme volontaire au 4* léger, il passa successivement par tous les grades inférieurs, mérita par plusieurs actions d'éclat la décoration de la Légion d'honneur et fut promu au grade de colonel le 1 er mars 1814. Peu d'officiers peuvent compter de plus beaux états de services que les siens. Il a servi sans aucune interruption, a assisté aux plus grandes batailles de l'empire et s'y est signalé par une bravoure à toute épreuve.
En 1805, au combat de Mariazell, il ût deux cents pri-
(i) Archives de la Noblesse, par M. Laine, 1. 1. — Chabrol, t. iv, p. 297 , 698.— Audigier, 1. 1 , p. 316 ; l. m , p. 38. — Noms féodaux, p. 516,7*8,872.)
sonniers, au nombre desquels étaient on major, un colonel et le prince Rospigliosi. Il fut blessé grièvement aux batailles d'Àusterlitz et d'Iéna , et eut un pied gelé à la retraite de Moscou. Il fit des prodiges de valeur à Fleuras et à Mont-Saint-Jean , et reçut un coup de lance à celte dernière affaire.
En 1816, il organisa la légion du Cantal, et fut élevé au grade d'officier de la Légion d'honneur.
Après l'organisation de l'infanterie en régiments, en 1820, il passa au commandement du 9° de ligne; fit en cette qualité la campagne d'Espagne de 1823. Nommé maréchal-de-camp à la même époque, il commanda le blocus de Saint-Sébastien. Dans cette campagne, il commanda aussi une brigade au siège de Pampelune, et à sa rentrée en France , reçut en récompense de ses brillants services, la décoration de commandeur de la Légion d'honneur et celle de Saint-Ferdinand d'Espagne.
Nommé en 1827 président du collège électoral du Cantal et député de ce même collège , il se fit remarquer au sein de la représentation nationale par son patriotisme et le talent avec lequel il développait les idées les plus saines et les plus généreuses. Ces qualités ressortent surtout de son rapport sur le projet de loi qui continue le traitement aux officiers en demi-solde.
Il interrompit, en 1828, ses travaux législatifs pour prendre le commandement d'une brigade de l'armée expéditionnaire de Morée , et sur celte terre illustrée par tani de héros, le général Higonet, redoublant de zèle, mit le comble à sa réputation militaire , notamment au châ-
eau Morée et au siège de Navarin où il monta le premier à l'assaut et pénétra dans la ville. Choisi plusieurs fois par le général Maison pour parlementer avec les assiégés, il déploya dans ces missions délicates, autant de zèle quo de prudence et ije sagacité. La croix de commandeur de Tordre de Saint-Louis fut le prix de ses services comme soldat et comme négociateur , et le roi Othon le nomma commandeur de l'ordre du Sauveur de la Grèce.
En 1829 il reprit sa place à la chambre. Réélu en 1830, il assista aux premières délibérations de cette assemblée, qui suivirent la révolution de juillet et donna sa démission.
Le général Higonet, après avoir été employé pendant plusieurs années comme inspecteur général d'infanterie, est entré, en 1830, dans le cadre de disponibilité. Retiré à Aurillac, il s'y est, jusqu'à ce moment, dans son beau domaine de Vcyrac, livré avec le plus grand succès à des travaux agricoles, et s'est attaché, par ses exemples et ses conseils, à propager de bonnes méthodes et à exciter une noble émulation. C'est à ses profondes et vastes connaissances théoriques et pratiques dans les diverses sciences, dont l'application fécondant de plus en plus le sol , répand incessamment l'aisance dans les diverses classes de la société . qu'il a dû sa nomination aux fonctions de président de la société d'agriculture d'Aurillac
Le comice agricole des cantons d'Aurillac, appréciant toute l'importance des services rendus par le général Higonet au premier des arts, sur un sol naturellement
froid et peu fertile, a pris tout récemment une délibération aussi honorable pour celle société que pour celui qui s'en est rendu digne et qu'il est de notre devoir de faire connaître. — Le président ayant énuméré les obligations qu'avaient envers M. le général Iligonet les cultivateurs de la contrée , et proposé au comice de lui voler des remercîments , le comice a pris à l'unanimité la décision suivante :
« Considérant que M. le général Higoncl est de lous » nos agronomes celui qui s'occupe avec le plus de suc- » cès de l'agriculture progressive; que les travaux qu'il » a exécutés au domaine de Vcyrac ont servi et servent » encore de modèle à tous nos agriculteurs ; considérant » qu'un scnli;.. 'lit d'une noble délicatesse a empêché o M. le général Iligonet de se présenter à un concours » dont il savait d'avance qu'il aurait lous les honneurs, » le comice chanre les membres de son bureau d'écrire » à M. le général Higonet pour le prier, au nom du co- » micc, d'accepter ses remercîments et l'hommage de sa » reconnaissance pour l'exemple salutaire qu'il ne cesse » de donner aux agriculteurs de nos cantons. »
Ces services rendus à l'agriculture par M. le général Higonel, l'ont fuit appeler cette année (1850), au conseil général de l'agricullure cl du commerce, où il a dignement défendu les intérêts du département du Cantal et de la France agricole. Ainsi , toute sa vie justifie noblement la devise placée sous ses armoiries : vjrtus,