‹ Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne (volume 2)Chapitre 23 sur 59 · COMPLÉMENT · texte numérisé non relu

COMPLÉMENT

112 DE HERCKENRODE.

vice de l'empereur Frédéric II, — un cardinal-archevêque de Milan, mort en 1245, un chef-officier du pays d'Augsbourg, grand-écuyer des ducs de Bavière au commencement du XI V^ siècle, — un capitaine de mille chevaux au service de Sigismond, marquis de Brandenbourg (plus tard empereur), mort général à la bataille d'Andrinople, — un receveur de l'empereur Charles-Quint, au département du Rhin, et père d'un général au service dudit empereur, — ■ un grand nombre d'échevins et de bourgmestres de Tongres et de S'-Trond, au pays de Liège, *— un colonel au régiment de Pompon, tué au siège de Crémone, en Italie, en 1701, — un lieutenant-colonel au service d'Espagne, mort en 1706, à Armentières, à l'âge de 34 ans, — un très grand nombre de sénateurs, d'échevins, de bourgmestres et de chef-mayeurs de la ville de Louvain, etc., etc.

Quant à ses alliances, nous citerons les Clotzke, — Besigar, alias Stuart, — Munckele, dit Oldenbourg, — de Halewijn, — de Anhalt, — de Westerburg, — de Werdenburg, — r de Stoltenburg, — de Clermont, — de Lexhy ou Léchi zu Ramath, — de Walhain, — de Hamal, — de Zelichs, dit de Brabant, — de Siévort, — de Bredam, dit de Bavière, — van 1er Keelen, — de Bolgrye, — Provener, — de Ryckel,

— de Schroots, — Scronx, — de Sprewaert, — van der Smissen, — Witten, — de Velpen, — de Copis, — Corsélius, — de Creeft, — Jacobs, — de Blois de Quartes,

— Bols-d'Arendonck, — Hugo, — van der Laen, — d'Oiiyn-de Chastre, — d'Udekem,

— de Jamblinnes-de Meux, — Ponthieure-de Berlaere, — Ulens, etc., etc.

La grande étendue de la généalogie de cette famille nous oblige à n'en donner ici qu'un abrégé, sauf à la compléter dans un article subséquent.

I. Wolfrid de Herckenrode, P"^ du nom, chevalier, vivait à Trêves en 1003. Il

épousa Cléopâtre Clotzke, de laquelle il eut Arnould qui suit.

II. Arnould de Herckenrode, chevalier, vivant à Trêves en 1059, épousa Hédinga

Besigar, alias Stuart, fille de Jean et de Géorgie de Zauwighburch. De cette alliance vint :

m. Jean de Herckenrode, P"" du nom, chevalier, qui vivait à Trêves en 1098. Sa femme, Marie Munckele, dite Oldenburg, était fille d'Alexandre d'Oldenburg et d'Elisabeth Stalp, et lui donna les deux fils qui suivent.

1° Wolfroid, mentionné ci-après.

Et 2'' Herman de Herckenrode, chevalier, mort à Cologne l'an 1151 et y enterré en l'église de S*-Pantaléon. — Il avait épousé N.... de Hale- WYN, dont il eut une fille, mariée à Salestin de Anhalt, chevalier, avec qui elle fut inhumée dans la cathédrale de Strasbourg, sous une sépulture de cuivre, sur laquelle elle fut représentée avec son mari, armé de toutes pièces, et ces seize quartiers :

Anhalt. Sawert. Herckenrode. Halewyn.

la Marck. Stolberg. Besigar. Diest.

Mutzenberg. la Lippe. Oldenburg. Vernenberg.

Looz. Juliers. Stalp. Swaldogh.

DE HERCKENRODE. 113

Leur épitaphe est ainsi conçue :

In memoriam incliti ac generosi

Equitis Salestini de Anhalt et

Domine Leonore zu Kerckenrode,

Hermanni filie. Successores

posuêre anno M. CCXV feria quarta

post gloriosam ascentionem Domini :

pro animabus Deum precare.

IV. Wolfrid de Herckenrode, IP du nom, chevalier, fut gouverneur de la ville de Magdebourg, où il trépassa le 9 mars 1152. Il y fut enterré dans la grande église, avec son épouse Amelberghe de Westerburg, fille de Wolfroid et de Louise de Rode, laquelle mourut le même jour que son mari. Ils furent représentés couchés de leur long sur leur sépulture en pierre bleue, lui armé de toutes pièces avec son écusson, elle couverte d'un manteau d'hermines; — aux quatre coins ces quartiers :

, fferkenrode. Westerburg.

Oldenburg. Rode.

En chef ces mots :

Fuit VIII annis hujus loci Gubernator.

Et autour de la pierre cette épitaphe :

Hic sepulti jacent nobiles illi Wolfridus zu Kerckenrode eques, ex Maria Munckele seû Oldenburg natus et Domina Amelberga de Westerburg ex Ludovica Rodiaca, corruerunt eodem die, anno et mense M. C. LU.

viiii Martii.

De Wolfrid de Herckenrode et de Amelberghe de Westerburg naquirent :

1° Jean.

2^ George, qui suit.

Et 3° Otton de Herckenrode.

V. George de Herckenrode, P"^ de ce nom, vivait à Cologne en 1283. Il épousa Caroline de Werdenberg, fille de Godefroid et d'Alexandrine de la Marck, laquelle le rendit père des quatre enfants qui suivent :

1° Otton, mentionné ci-après.

2° Pierre.

3** Jeanne.

Et 4P George de Herckenrode, IP de ce nom, cardinal et archevêque de Milan, où il fut inhumé dans le chœur de la métropole sous une tombe

114 DE HERCKENRODE.

élevée en marbre, sur laquelle il est représenté en habits pontificaux, avec cette inscription à l'entour :

Hic tumulatus iacet venerabilis JDominus Georgius zu Herckenrodt, Georgii equitis et Carline zu Werdenhurgh filius, Cardinalis et Medionalensium Episcopus, vir valde pins et devotus, nobili natione germanus, qui obiit die septima Maii M. CC. XLV, pro cujus anima Deum precare.

Sur la base ces mots :

à Papa Honorio III loco cognati Johannis comitus admissus et sub Papa Georgio nom 1245 morte deletus.

Et aux quatre coins ces quartiers :

Herckenrode. Werdenburg.

Westerburg. la Marck.

VI. Otton de Herckenrode, P*" du nom, chevalier, accompagna l'empereur Frédéric II aux croisades, où il fut fait, général et commandant en chef des armées allemandes en Palestine, en remplacement de Louis, dit le Saint, landgrave de Thuringe, par lettres patentes données en la ville de Jérusalem le 3 août 1232. — Il avait épousé Marie-Éléonore de Stoltenberg, fille de Wolfroid, comte de Stoltenberg, et d'Ursule de MANf)ERSCHEiT, et testa avec elle à Trêves en 1264. Leurs enfants furent :

1° Wolfroid, qui suit.

2° Barbe.

Et 3° George de Herckenrode, IP de ce nom, chevalier, tué au service de l'empereur Rudolf à la bataille de Marckveld, près de Vienne, le 26 août (3 août) 1278. Il fut inhumé en l'église de S*-Étienne, à Vienne, en Autriche.

VIIi Wolfroid de Herckenrode, IIP de ce nom, chevalier, chef-officier du pays d'Augsbourg, grand-écuyer des ducs de Bavière en 1290, épousa Marie, fille de Gaspard-Sigismond comte de Clermont et de Marie de Munsterlits, laquelle le- fit père de :

1° Wolfroid de Herckenrode, dit le Jeune, chevalier, qui s'établit au pays de Liège. Il fut tué par son valet-de-chambre au village de Yeux (Goyer), le 3 octobre 1282, et y fut inhumé au chœur de l'église paroissiale sous une pierre tombale bleue, taillée en bas-relief aux armoiries de Herckenrode, écartelées de celles . de Clermont (de gueules à la clef d'argent, mise en pal), avec ces huit quartiers (i) :

Herckeyirode. Clermont.

Werdenberg. Lecliy.

Stoltenberg. Munsterlits.

Mander scheit. Clettenberg.

(1) Ces armoiries sont : écartclé, aux 1 et ^ canton aux armes de Herckenrode; aux 2 et 3 à celles de Clermont ; l'écu tenu par deux sauvages, armes de leurs boucliers et de leurs massues, surmonté

DE HERCKENRODE. 115

Et cette épitaphe :

Monumentum fferckenrodianum posisitum

à mœstis parentibus equiti

juniore Wolfrido de Herckenrode,

à proprio cubiculario hic occiso

die tertiâ Octobris M. CCLXKXV,

horâ tertiâ nocturnâ.

2^ Otton, qui suit.

Et 3^ Marie-Christine (ou Marie-Catherine) de Herckenrode, laquelle fut mariée à Tongres, en 1301, à Messire Samson-Godefroid de Ramath-Léchy, chevalier, seigneur d'Andernacken et de Staeden. Leur arrière-petite-fille, Dame Gertrude de Léchy, abbesse de la noble abbaye de Herckenrode, près de Hasselt, mourut en 1519. Cette dernière était tante de Mechtilde et d'Aleyde de Léchy, abbesses successives de ladite abbaye (i).

VIII. Otton de Herckenrode, IP de ce nom, chevalier en 1315, épousa, à Tongres, Christine de Léchy, sœur de Samson-Godefroid susdit, et fille de Samson-Godefroid de Léchy zu Ramath, chevalier, et de Marguerite de Battenbourg. — De cette alliance naquirent :

1° Jean-Guillaume, qui suit.

2^ Otton de Herckenrode, chevalier au service du duc de Brabant en 1380, qui épousa Dame Marguerite de Walhain, de laquelle il eut une fille, mariée à Henri van ter Keelen.

3° Herman de Herkenrode.

Et 4^ George, rapporté après la postérité de son frère Jean- Guillaume.

d'un casque ou heaume orné de ses lambrequins, couronné d'une couronne à l'antique de cinq pointes, et ayant pour cimier un dextrochèrc, armé d'un sabre ensanglanté, sortant de quatre panaches.

Les armoiries des quartiers sont biasonnées comme suit :

1» Herckenrode : comme ci-devant.

2° Werdetiberg : de gueules à un gonfaion à 3 pendants d'argent, chargé de 3 losanges de gueules.

3° Sloltenhcrg : d'or à un cerf passant de gueules.

â° Manderscheit : écartelé ; aux 1 et -4 d'or à la fasce vivrée de gueules ; aux 2 et 3 d'or frété de gueules.

b» Clermonl : comme ci-dessus.

6° Lechy : de vair au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'or, brochant sur le tout.

7° Munsterlils : parti d'argent et d'or, à la double aigle brochant sur le parti, et parti, — à dcxtre de gueules, et à scncstre de sable,

8° Cletlenberg : écartelé; aux 1 et ^ échiqueté d'argent et de sable de B traits; aux 2 et 3 d'argent à un cerf passant de sable.

(1) Selon de Hemricourt en son Miroir des Nobles de la Hesbaye, la famille de Léchy tire son origine d'Othon seigneur de Lexhy, fils du seigneur de Waroux, de Lexhy et autres lieux, vivant vers le milieu du Xill" siècle. — Cette famille a été connue sous les noms de Lexhv, Ramath-Léchy, Léchy, etc. — On rapporte qu'un Samson-Godefroid de Ramath-Lechy, chevalier, seigneur de Thaumata, d'Ephraïm, d'Escalon, etc., capitaine de 1200 chevaux et président ou gouverneur de Galilée, et par conséquent de la Terre-Sainte, prit le nom de Samson, en mémoire de ce qu'il avait tué, avec une mâchoire d'âne, Ephraim, président de Galilée, auquel il succéda.

116 DE HERCKENRODE.

Jean-Guillaume de Herkenrode, seigneur de Yeuck (Goyer), Bouchout, Gingelom (Ginglehen), etc., épousa Christine de Hamal, de laquelle il eut les cinq enfants qui suivent.

1° Jean-Guillaume de Herkenrode, seigneur de Beeckroye ou Beeckrode, partagea les biens paternels avec ses frères et sœurs le 5 décembre 1403.

2° Herman de Herckenrode, capitaine de mille chevaux, puis général au service de Sigismond, marquis de Brandenbourg et plus tard empereur. Il fut tué à la bataille d'Andrinople, donnée contre les Turcs en 1417, et fut enterré à Constantinople.

3° Christine de Herckenrode, mariée à Jean-Godefroid de Lexhy zu Ramath, seigneur de Staeden et d'Andernacken.

4*^ Marie-Claire de Herkenrode, épouse de Frédéric-Herman de Zélichs, dit de Brabant, écuyer, issu par bâtardise de la maison souveraine ducale de Brabant.

Et 5° Catherine de Herckenrode, mariée à Guillaume de Stévord, écuyer, seigneur de Voordt et de Gutschoven, issu des comtes souverains DE Looz.

Postérité de George de Herkenrode, fils puîné d^Otton et de Christine DE LÉCHY, nientionné.«( ci-devant an degré VIII, 4°.

IX. George de Herckenrode, IP du nom, testa en la ville de S*-Trond le 20 avril 1351, et y vivait encore en 1390. Il y fut enterré en l'église de Notre-Dame. — Sa femme, dame Catherine de Bredam, était fille de Wolfroid-Conrard de Bredam, dit de Bavière, écuyer, et de Marie de MÉRODE, et petite-fille de Jean et de Marie de Luxembourg. — Leurs enfants furent :

1° Henri, qui suit.

2° Jean de Herkenrode, capitaine de cinquante chevaux au service de Philippe, duc de Bourgogne.

3° Une fille, mariée à Pierre van ter Keelen, écuyer.

4° Une autre fille, mariée à Guillaume de Hamal, écuyer.

Et 5° Wolfroid de Herckenrode, qui épousa une dame dont le nom nous est inconnu. — Leur fils, Wolfroid de Herckenrode, fut conseiller et receveur de l'empereur Charles-Quint des côtés du Rhin, charge qu'il avait occupée avec honneur et intégrité pendant 60 ans, en 1523. Ce monarque le récompensa, en le créant baro7i avec tous ses descendants, par diplôme donné à Cologne le second jour après l'ascention de ladite année. Il fut père de Jean-Guillaume de Herckenrode, général au service dudit empereur, mort célibataire, et de Christine-Catherine de Herckenrode, mariée à Arnould de Clermont, conseiller, receveur de Charles- Quint, en remplacement de son beau-père.

Xa Henri de Herckenrode, bourgmestre de la ville de S^'-Trond en 1460, mourut

DE HERCKENRODE. 117

en 1512. — Il avait épousé, en premières noces, Anne de Hamal-d'Elderen, fille de Thierry ou Charles-Thierry de Hamal-d'Elderen, écuyer, et de Catherine Leeraert (fille de Pierre Leeraert et d'Éléonore de Mutzemberg), — petite-fille de Henri-Eugène de Hamal-d'Elderen, et de Cornélie DE Flodorp (fille de Pierre de Flodorp, écuyer, et d'Isabelle d'Alamend), et arrière-petite-fille de Jean-Guillaume de Hamal, dit d'Elderen, et de Catherine de Corswarem. — Henri de Herckenrode épousa, en secondes noces, Ide de Menten, fille de Jean de Menten, écuyer, et d'Ide de CuYPERS, avec laquelle il fut inhumé en l'église des Récollets à S*-Trond, sous une pierre sépulcrale bleue, qui y existe encore. — Cette pierre porte à ses quatre coins les quartiers suivants (i) :

de Herckenrode. de Menten.

de Bredam, dit Bavière. de Cvypers.

et tout autour, en lettres gothiques, l'épitaphe suivante : Hier liet begraeven heer en meester Henrick van Herckenrode, die sterft inf

jaer 1512, 24 dach van ende Ida

Menten, syn huysvrouwe, sterft ini jaer 1519, 2 october (2).

De Henri de Herckenrode et de sa seconde femme, Ide de Menten, naquit, entr'autres enfants :

Henri de Herckenrode, qui épousa Marie van Herck, de laquelle il eut :

Nicolas de Herckenrode, qui épousa Marie van Vécoven. — De cette alliance naquit :

Aleide de Herckenrode, mariée, en 1562, à Jean de ou van den Creeft, écuyer. — Elle mourut le 1 décembre 1623 et fut inhumée en l'église du béguinage à S*-Trond, où l'on voit encore sa pierre tombale au milieu de l'église. Cette pierre porte les armoiries timbrées de la noble famille de Creeft (d'argent à trois lions de sable, armés, lampassés et couronnés de gueules), accolées à celles de Herckenrode, et cette épitaphe :

Hier liet begraeven de eerlycke

Joê. Alet van Herckenroye, wettige

huysvrouwe van den eerent-

festen Johan van der Creeft,

die sterft inf jaer 1623, 1 x^",

ende Joê. Marie van Creeft,

die sterft 21 feb. 1655.

(1) i» Herckenrode : or à la croix d'azur, chargée de neuf vairs d'argent, tournés vers celui du contre. 2° de Bredam, dit Bavière : losange d'argent et d'azur.

3" de Menten : d'or à la croix de gueules, chargée en abîme d'une fleur-de-lis d'argent. i'> de Cuypers .* de .... à 3 maillets penchants de ... .

(2) Ici est enterre seigneur et maître Henri van Herckenrode, lequel mourut en l'année 1512, le 24 du mois de , et Ide Menten, son épouse, laquelle mourut en l'année 1519, le 2 octobre.

Celte qualification de Maître, donnée ici à Henri van Herckenrode, fait supposer qu'il était avocat.

(3) Ci-gît l'honorable Dam. AIct van Herckenroye, épouse légitime de l'honorable Jean van der CuEEFT, qui trépassa en l'année 1623, 1 décembre, et Dam. Marie van Creeft, qui trépassa le 21 février ItioS. Priez pour leurs âmes.

118 DE HERCKENRODE.

Ledit Jean de Creeft était fils de Fastrade de Creeft, écuyer, et de Catherine de Stévort, — petit-fils de Jean de Creeft et de Catherine DE ZÉLicHS, — arrière-petit-fils de Jean de Creeft, seigneur de Hofstadt, et de Barbe de Stévordt. — Ce dernier Jean de Creeft, fils de Jean DE Creeft, seigneur de Jesseren, et de Marie Cannaert, dite de Hamal, — petit-fils d'un autre Jean de Creeft et d'Anne de Ryckel (1460), fille d'Eustache de Ryckel, seigneur de la Motte, en Jamines.

De Jean de Creeft et d'Aleide de Herckenrode descendent, en ligne directe, les de Creeft d'aujourd'hui, admis dans la noblesse du royaume de Belgique.

De Henri de Herckenrode et de sa première femme, Anne de Hamald'Elderen, qui font le sujet de cet article, naquirent les quatre enfants qui suivent :

1° Pierre de Herckenrode, chanoine et doyen de la collégiale de S*-Paul à Liège, mourut le 20 août 1554, et fut inhumé aux cloîtres de ladite collégiale, sous une belle sépulture de pierre bleue, sur laquelle il fut représenté avec ses armes en chef. — Il avait fait placer ses armes sur une fenêtre de l'église des Sœurs grises à Liège, avec ces quatre quartiers :

Herckenrode. Hamal.

Bredam. Leraert.

et cette inscription :

Venerabilis Dominus et Mr. Petrus ab Herckenrode, utriusque juris licen-

tiatus et artium magister, Decanus S. Pauli Leodiensis 1531.

Dans le livre des fondations desdites Sœurs grises se trouve ce qui suit :

«« Le 20 daoust 1554 trespassa M^ Pierre Herckenrode, chan^ de S^-Pol, qui » au commencement de la fondatio7i du cloitre a faict dire pour l'espace de » 22 ans messe journalière en leur église, et fait celler le chœur, donné voirier n en Véglise et réfectoire, en la chambre des malades deux lits, etc. »

L'on remarquera à l'article de son frère Nicolas, ci-après, que son épitaphe se trouve également sur la pierre sépulcrale de ce dernier, enterré en l'église de Notre-Dame à S*-Trond. Cela provient de ce qu'il avait, de son vivant, fait graver son épitaphe sur la pierre destinée à recouvrir ses restes mortels et ceux de son frère.

2° Thierry, qui suit.

3° Catherine de Herckenrode, laquelle testa à S'-Trond le 5 mars 1533, et y enterrée en l'église de Notre-Dame. Elle avait été mariée à Jean DE Ramath-Léchy, seigneur de Spiegelborch.

Et 4° Nicolas de Herckenrode, licencié ès-droits, qui épousa, en 1523, Gertrude de Bolgrye, avec laquelle il fut enterré dans la chapelle de la S*®- Vierge en l'église de Notre-Dame à S'-Trond, sous une grande pierre bleue que son frère Pierre y avait fait placer de son vivant, comme il a été dit ci-devant. Cette pierre portait au centre un médaillon en cuivre

DE HERCKENRODE. 119

aux armes de Herckenrode, parti de Hamal (de gueules aux cinq fusées d'argent posées en fasce), sur une double aigle, l'écu tenu par deux sauvages, armés de leurs massues et de leurs boucliers, et portant chacun une bannière armoriée comme ci-devant, — surmonté d'un casque couronné à l'antique, orné de ses lambrequins, et ayant pour cimier un dextrochère, armé d'un sabre ensanglanté, sortant de quatre panaches. — Sur un large bord à l'entour de la pierre, cette inscription en lettres gothiques :

Hier liggen begraeven

Béer ende Meester Peeter van Herckenrode,

licentiaet in bye dye rechten

A° XV^ en de Jor. Claes van Herckenrode

synen broeder sterft A'^ XV^ LI XI Septemb.

met syn huys vr. Jouff. Geertruyt Bolgrye,

sterft ^° XV (1).

Aux quatre coins ces quartiers :

Herckenrode. Hamal.

Bredam. Leraert.

Thierry de Herckenrode, demeurant à S*-Trond en 1511, épousa Christine Provener, fille de Lambert Provener, dit le Vieil, écuyer, lequel testa à Liège en 1529, et de Mechtilde de Blehen (fille d'Anciau de Blehen, écuyer, et de Marie de Forvie, et petite-fille de Jean de Blehen, chevalier, qui acheta, de ses cousins Godefroid et Anciau de Blehen, une cour féodale à Villers-lez-Hannut en 1364). — Christine Provener portait pour armes : de gueules au chevron d'or, chargé de trois merlettes de sable et accompagné de trois forces ou ciseaux de tondeur renversés d'argent. Elle convola, en secondes noces, avec Thierry Wames, dit Wamesius, secrétaire de Maeseyck, qu'elle rendit père de :

A. Marie Wames, dit Wamesius, mariée à Pierre Corsélius, jurisconsulte et professeur royal de la célèbre université de Louvain. De ce mariage naquirent, entr'autres :

a. Marie Corsélius, mariée à Jean de Rosen, receveur de S*-Jean- Evangéliste, à Liège, qu'elle rendit père de Jean de Rosen, écuyer, seigneur de Dilsen et Chienstré, bourgmestre de Liège en 1651.

Et b. Gérard Corsélius, un des saA^ants de son siècle, docteur en droit à l'université de Louvain, chanoine de S*-Lambert à Liège, conseiller du grand-conseil de Malines, assesseur au conseil privé et maître des requêtes, charges qu'il remplit, pendant dix-sept ans, avec une intégrité à toute épreuve et une vigilance incomparable. — Elevé à la prévôté d'Harlebeke, en 1630, il mourut en 1636, âgé de 68 ans, à Bruxelles, où on lui éleva

(1) Ici sont enterrés seigneur et maître Pierre van Herckenrode, licencie en droits, A» XV» et

messire Nicolas van Herckenrode, son frère, décédé A» XV<= LI, XI Septemb., avec son épouse dame Gertrude Bolgrye, décédée A» XV"

Complément. ^7

120 DE HERCKENRODE.

un beau monument dans la chapelle du S*-Sacrement des Miracles, en l'église de S*®-Gudule.

B. Lambert Wamesius, chevalier de l'ordre teutonique.

Et C. Jean Wames, dit Wamesius, célèbre jurisconsulte de l'université de Louvain.

Des susdits Thierry de Herckenrode et Christine Provener naquit Lambert qui suit.

XII. Lambert de Herckenrode, échevin de la ville de S*-Trond en 1560, mourut le 23 juillet 1569, et y fut inhumé en l'église de Notre-Dame. Il avait épousé Anne de Ryckel, dont il était veuf depuis le 1 février 1579. Cette dame était fille de Raes, seigneur de Ryckel, près de S*-Trond, et d'Isabelle, ou Adrienne, de Printhagen, — petite-fille de Jean Bolle, seigneur de Ryckel, et de Jeanne de Kerckem, — et arrière-petite-fille de Jean, seigneur DE Ryckel, mort en 1482, et de Jeanne de Weyer, morte en 1456. — Ce dernier Jean était petit-fils de Herman, seigneur de Rycicel, fils d'Eustache, seigneur de Ryckel et de Gelinden, et de la dixième fille de Ywain (Ive) de Montferrant, qu'il avait épousée vers l'an 1260 (Voir le Miroir des Nobles de la Hesbaye, p. 266). Dudit mariage vinrent :

1° Jean, qui suit.

Et 2'' Thierry de Herckenrode, bourgmestre de la ville de S*-Trond en- 1583, qui épousa Catherine Schroots, née le 4 décembre 1553, fille de Guillaume Schroots, écuyer, et de Marie ce Houthem. Dont :

A. Lambert de Herckenrode, mort sans alliance.

B. Thierry, aussi mort en célibat.

C. Anne de Herckenrode, religieuse en la noble abbaye de Herckenrode, morte le 15 avril 1638.

I>. Christine de Herckenrode, morte le 23 avril 1653. Et E. Christophe de Herckenrode, souche de la branche des van Herckenrode, de Tongres, que nous donnerons à la suite de cette généalogie.

XlIIa Jean de Herckenrode, II® du nom, seigneur de Mulcken, près de Tongres, bourgmestre de cette ville, y fut inhumé en l'église de S*-Nicolas, sous une pierre bleue taillée en bas-relief, ayant en chef deux écussons timbrés, l'un de Herckenrode, l'autre de Schronx (d'argent au lion de gueules, brisé d'un franc canton d'or au sautoir de gueules, accompagné de 4 roses de même), avec ces quartiers (i) :

Herckenrode.

Scronx.

Provener.

S tas.

Ryckel.

Mattys.

Printhaegen.

Provener.

(I) 1« Herckenrode porte comme ci-devant; — 2° Provener porte comme ci-devant; — 3» Ryckel porte d'or au lion de sable, arme, lampassé et couronné de gueules; — 4" Printhaegen porte écartelé, aux

DE HERCKENRODE. 121

et cette inscription :

Sub hoc saxo tumulati sunt

Strennus vir Dionisius Scroncx

et JoANNES Herckenrode armiger,

Jurium Licentiatus ejus gêner,

Ambo hujus oppiài Consules,

quorum aninice in Sancta pace quiescant,

obiit ille A^ 1579, 14 Octobris,

hic A"" 1599, 16 Augusti.

Le dit Jean de Herckenrode avait épousé Marie Scroncx, ou Schroncx, fille de Denis Scronx, écuyer, capitaine au service du prince-évêque de Liège, en 1566, et de Catherine de Han, dit de Mathys (fille de Jacques DE Han, dit de Mathys, écuyer, et de Marie Provener), — et petitefille de Denis Scronx, dit le Vieil, et d'Anne Stas. — Elle était veuve de Herman Vaes, écujer. — De Jean de Herckenrode et de Marie Scronx naquirent les sept enfants qui suivent :

1° Jean. Son article suit.

2'> Anne de Herckenrode, née le 8 avril 1582, décédée le 7 février 1609, ayant été mariée à Thierry Spréwaert, écuyer, fils de Luc et de Cécile VAN Halle.

3° Catherine de Herckenrode, née le 13 juin 1597, mariée avec Thierry VAN DER Smissen, écuyer, échevin de Tongres.

4° Marie de Herckenrode, née le 31 octobre 1591, décédée à Tongres le 28 octobre 1666, étant veuve de Arnold Witten, secrétaire de la hautejustice de cette ville, fils de Gilles Witten, écuyer, et d'Anne van Halle. — Elle fut inhumée au chœur de l'église du Béguinage à Tongres, sous une pierre bleue taillée en bas-relief aux armes timbrées de Witten, accolées à celles de Herckenrode, avec ces 8 quartiers (i) :

Witten. Herckenrode.

Pex. Ryckel.

Halle. Scronx.

Vaes. Matthys.

1 et 4 contre-écartelé d'or et de gueules, aux 2 et 5 d'argent à 3 tourteaux de gueules; — S» Scronx porte comme ci-dessus; G" Stas porte d'or à deux membres d'aigles posés en sautoir, accompagnes en chef de 3 huchets de sable rangés en fascc, et en pointe d'une étoile à 6 rais de gueules; — 7° de Mntlyx, dit de Han, porte écartelé, aux 1 et 4 de sable aux 3 coupes d'argent posées en fasce, au chef endcnté de 3 pointes d'or; aux 2 et 3 d'argent à la bande de gueules, chargée de 3 coquilles d'or et accompagnée de deux cotices de même; — et 8° Provener porte comme il a été dit ci-devant.

(I) 1" Witten porte : d'argent au chef cousu d'or, à un lion, armé et lampassé de gueules, posés sur des flammes au naturel, issantes de la pointe de l'écu, brochant sur le tout; — 2" Pex porte d'or à 3 tonneaux de sable, jetant des flammes au naturel par le haut et par le flanc dextre; — 3° Halle porte de sable au chef endenlé de 3 pointes d'argent; — Vaes porte de sable à béliers d'argent; — b°, 6", 7° et 8° Herckenrode, Ryckel, Scronx et Mattys portent comme ci-devant.

122 DE HERCKENRODE.

et cette épitaphe :

Hier ligt begraeven een achtbaer

Jouffrow Maria de Herckenrode,

weduwe van den Erenfesten Heer

Arnoldus Witten, in sijn leven Secretaris

der Hoogher Justicie der stadt Tongeren

welcke in den Heere is gestorven den

28 Octobris 1666,

en haere twee dogters

Anna Witten en Juffrouw Maria Witten

Meestersse van het begyn hof deser

stadt Tongeren, gestorven den

des jaers 16.. ende Suster

JuRiNA Vaes,

begyn des hove overleden

4 Septeîuber 1721.

Bidt Godt voor de siele (i).

ô** Christine de Herckenrode, née le 14 juillet 1594, morte célibataire.

6** Denis de Herckenrode, né en mars 1583.

Et 7" Lambert de Herckenrode, né en février 1581.

XIV. Jean de Herckenrode, fils aîné de Jean et de Marie Scronx, naquit le 15 octobre 1585. Il fut seigneur de Mulcken, près de Tongres, et de Halmael, licencié ès-droits, échevin de la haute-justice du comté de Looz, à Vliermael, et mourut le 2 octobre 1649. Il fut enterré en l'église de S*-Gangulphe à S*-Trond, dans la sépulture de la noble famille van Velpen. — Sa femme, Antoinette van Velpen, dame de Mettecoven, vouée héréditaire de Racour (Raetshoven), qu'il avait épousée le 8 novembre 1635, mourut au château de la Motte, à Grand-Jamines, le 24 avril 1684, et y fut inhumée dans le caveau de la famille de Herckenrode, au chœur de l'église paroissiale (2). — Elle était fille de Gérard, seigneur des dits lieux, et de Marie de Copis-de Bindervelt, — petite-fille de Gérard van

(1) Ci-gît estimable dame Marie de Herckenrode, veuve de Mcssire Arnold Witten, en son vivant secrétaire de la haute-justice de la ville de Tongres, qui trépassa dans le seigneur le 28 octobre 1666, et ses deux filles Anne Witten et Marie Witten, supérieure du béguinage de cette ville de Tongres, décédée le .... de Tannée 16.., et sœur Jurine Vaes, béguine de ce lieu, trépassée le 4 septembre 1721. Priez Dieu pour leurs âmes.

(2) Le château de la Motte, à Grand-Jamines, existe encore et appartient à Madame la douairière Ulens, née Hardiques, belle-sœur de Madame la douairière baronne de Herckenrode, née Ulens, dernière propriétaire de ce domaine. — C'était un fief seigneurial liégeois, relevant du princc-évêque de Liège, et qui consistait en château et cour féodale, autrefois château-fort avec ponts-levis, vergers, prés, viviers, cour censale, cens, etc. Il était divisé en différents fiefs, tant liégeois que lossois (de Looz), et avait une contenance de 23 bonnicrs et 3 verges (un bonnicr, 2 verges grandes, 18 petites 7 environ, valent un hectare). Ce château a été habité par la famille de Herckenrode, depuis 1 jusqu'en 1829.

DE HERCKENRODE. 123

Velpen, écoutête de S*-Trond, mort en 1579, et de sa 2'^^ femme, Anne de LA Gruythuysen, morte le 12 mai 1603, à S*-Trond, et y enterrée en l'église de S*-Gaugulphe, — et arrière-petite-fille de Gérard de Velpen et d'Agnès DE Mettecoven, qu'il avait épousée en 1553, morte le 20 octobre 1557. — Ce dernier Gérard était fils de George sire de Velpen, chevalier, qui vendit sa terre et seigneurie de Velpen, près de Halen, à Louis PiNNOCK, chevalier, l'an 1440.

De Jean de Herckenrode et d'Antoinette van Velpen naquirent les huit enfants qui suivent :

1° Marie de Herckenrode, née le 11 févr. 1636, et décédée le 26 août 1656.

2° Mechtilde de Herckenrode, religieuse sépulchrine à S*-Trond.

3** Antoinette de Herckenrode.

4° Gérard, qui suit.

5° Jérôme de Herckenrode, mort sans alliance au château de la Motte, à Grand- Jamines, le 3 novembre 1675.

6° Isabeau de Herckenrode, mariée, en 1656, à Jean-Guillaume de Princen, lieutenant-colonel du régiment du baron de Zétrude, au service de S. M. C.

7° Lambert de Herckenrode, écuyer, seigneur de Mulcken, capitaine au service de S. M. C. au régiment de Salzédo, puis lieutenant-colonel au régiment de Pompon, au service de S. M. T. C., tué au siège de Crémone, en Italie, l'an 1702. — Il avait épousé, sa cousine-sous-germaine, Marie- Catherine de Copis, fille de Christophe, écuyer, seigneur de Bindervelt, et de Catherine d'Edelbampt, et n'en eut pas d'enfants, — petite-fille de Jérôme DE Copis, seigneur de Bindervelt, Rillaer, Rommele, mort en 1653, enterré à Wilre, et de sa 1® femme Gertrude d'Edelbampt, — et arrière-petitefille de Richard de Copis, seigneur de Bindervelt, et d'Emérentiane Schroots. — La susdite Marie-Catherine de Copis était tante, entr'autres, de Dieudonné baron de Copis, vicomte de Bavay, seigneur de Gorsleeuw, etc., pair de la salle de Curange, époux d'une comtesse d'Aspremont-Lynden.

Et 8"^ Jean de Herckenrode, mort sans alliance.

XV. Gérard de Herckenrode, licencié es droits, seigneur de Mulcken, de Halmael, de Mettecoven, acquit, en 1696, la seigneurie de l'ancienne baronnie de Roost, en Brabant, par droit de retrait, de la maison d'Oyenbrugge- Duras, laquelle lui était parente du chef de messire Antoine de Monte- NACKEN, chevalier, sire de Graese et de Wilre, voué héréditaire de Racour, grand-gruyer, waetergraefp et pluymgraeff" du pays et duché de Brabant, chambellan de Charles-le-Hardi, duc de Bourgogne, etc., et de dame Cornélie de Rommersv^ael, son épouse, leur estoc commun. — Il s'établit' à Louvain, où il fut admis au patriciat le 17 octobre 1680, et où il épousa, en l'église de S^^'-Gertrude, le 14 janvier 1650, Anne-Christine Coursel, ou CoRSELius, fille de Vincent et d'Appoline Neylens, — petite-fille de

124 DE HERCKENRODE.

Valentin Corselius, écuyer, et de N.... Moens. — Lesdits Gérard de Herckenrode et Anne-Christine Corselius furent inhumés au chœur de l'église de S*-Michel, à Louvain, où l'on voit encore, au bas de l'église, leur belle pierre tombale, taillée en bas-relief aux armoiries de Herckenrode (i), en chef surmontant une losange aux armes de Corselius (d'argent au chevron de gueules, chargé de 3 petits sautoirs d'or, et accompagné en chef de deux feuilles de trèfle au naturel). Aux deux côtés de cette pierre se trouvent ces huit quartiers :

Herckenrode. Velpen.

Ryckel. Gruythuysen (2).

Scronx. Copis (3).

Han dit Matthys. Schroots (4).

Et au-dessous des grands écussons cette épitaphe :

Hier leet begraven

Joncher Geerardt de Herckenrode,

Heere van Roost, erfvooght van Raetshoven, etc.,

storft den 19 februari 1701,

met vrouwe Anna-Christina Corselius,

syne compaigne, storft den 29 jul. 1718.

De Gérard de Herckenrode et d'Anne-Christine Corselius naquirent treize enfants, savoir :

1° Jean-Baptiste de Herckenrode, seigneur de Roost, sergent-major de la ville de Tirlemont, du sénat de Louvain en 1686, 1687, 1688, 1691, 1692, 1693, 1694, 1700, 1701, 1702, 1713, 1714, 1715 et 1716, — du doyenné en 1689, 1690, 1695, 1696, 1697, 1698, 1699, 1704, 1705, 1706, 1707, 1708, 1709, 1710, 1711 et 1712. —Il mourut, sans avoir été marié, le 17 octobre 1719, à Tirlemont, et fut enterré à Louvain.

2° Vincent de Herckenrode, mort célibataire le 29 février 1681.

3° Gérard de Herckenrode, né le 29 mai 1664, décédé jésuite à Anvers le 27 décembre 1730.

4° Lambert ou Albert-Lambert de Herckenrode, chanoine régulier en l'abbaye de Parcq. — Nous devons à l'obhgeance de M. le chanoine J.-M. Dillen, actuellement bibliothécaire et archiviste de l'abbaye de Parc,

(1) Ces armoiries s'y trouvent représentées telles que nous les avons blasonnées au commencement de cette notice généalogique, à l'exception de la double aigle qui y manque. La devise Fortiter et Prudenter s'y trouve également.

(2) Gruythuysen porte : de gueules à 3 fers de moulin d'argent

(3) Copis porte :

(i) Schroots porte : d'argent à 3 chevrons de sable.

(3) Ci-gît mcssirc Gérard de Herckenrode, seigneur de Roost, voué héréditaire de Racour, etc., décédé Je 19 février i701, et dame Anne-Christme Corselius, sa compagne, décédée le 29 juillet 1718. R. I. P.

DE HERCKENRODE. 125

l'extrait suivant du Catalogus de cette abbaye, continué depuis 1671 par les prieurs, concernant Lambert de Herckenrode :

Fr. Lambertus de Herckenrode Lovaniensis, filius advocati Toparchac in Raedshoven, etc.

A» J666. 11 uctob. natus et baptizatus in ecclesia parochiali S. Michaelis Lovanii.

A" 1685. i decemb. cinctus in Parcho.

A» » 24 decemb. vestitus.

A° 1687. I novemb. professas.

A» » IS decemb. collati minores ordines; tonsuram ante ingrossum monasterii habuit.

A" 1688. 12 junii ordinatus subdiaconus ab Archiepiscopo Mecbliniensi Bruxellis.

A» 1689. b junii ordinatus diaconus ab episcopo Antverpiensi Antverpiœ proptcr inlirmitatem Mechliniensis.

A° 1690. 23 decemb. ordinatus sacerdos ab episcopo Antverpiensi Antverpiœ vigore privilegiorum ordinis nostri, Archiepiscopo Mecbliniensi non ordinante sacerdotes.

A" 1691. 1 januarii, celebravit Primitias.

A» » 9 novemb. factus refector et Pedifer

Ao 1694. 18 augusti, correptus pestilentialibus petechiis (1) cum febribus mab'gnis medio quintae matutinse spiritum Deo reddidit in Abbatia Parchensi anno aetatis suœ 28. Professionis canonicœ 7, sacerdolii 4. (Sacramentis dévote susceptis.)

Fuit Religiosus pius et pacificus, vere consummatus in brevi, explevit tempora multa. Sepultus est ante ostium refectorii, inquo' Refectorio per ab'quot annos oflScio Rcfectoris sedule, amicabiliter et frugaliter functus fuerat.

Requiescat in pacc.

5<* Simon qui suit.

6° François-Ignace de Herckenrode, capitaine au service d'Espagne, puis lieutenant-colonel du régiment de Grimaldi, décédé à Arm entières, en 1706, sans avoir été marié. Il était né le 1 janvier 1672.

70 Pierre de Herckenrode, seigneur de Roost, né à Louvain le 10 mars 1674, bourgmestre de Louvain en 1721, 1722, 1723, 1724, 1725 et 1726, échevin de la même ville en 1727, 1728, 1729, 1730, 1731, 1732, 1733, 1743, 1744, 1746 (en remplacement de Jean-Joseph-Maximilien Bosschaerts), 1747, 1748, 1749, 1750, 1751, 1752 et 1753, en laquelle année il mourut sans alliance le 13 février.

8° Charles-Alexandre-Michel de Herckenrode, né à Louvain le 16 septembre 1616, seigneur de Tendael, puis de Roost, voué héréditaire de Racour, fut du doyenné de la ville de Louvain en 1722 (en remplacement de Charles-Jacques de Plaines, décédé), 1723, 1724, 1725, 1726, 1737, 1738, 1739, 1741, 1742, 1745,' 1750, 1751 (en remplacement de François- Philippe-Ferdinand-Renoît de Spoelbergh, décédé), 1752 et 1753; du sénat en 1727, 1728, 1729, 1730, 1731, 1732, 1733, 1743, 1744, 1746, 1747, 1748 et 1749; échevin en 1734, 1735 et 1736. — Il mourut, étant du doyenné de ladite ville, le 2 janvier 1754, et fut inhumé au chœur de l'église de S*-Michel à Louvain. — Il avait épousé à Montaigu, en 1713, Marie-Isabelle Hugo, dame de Tendael par le décès de son frère Etienne,

(I) Peteccia, febris pestilens, inquit Ducange Glossar.

126 DE HERCKENRODE.

laquelle mourut le 23 juillet 1755, et fut inhumée auprès de son mari en ladite église de S*-Michel, où l'on plaça son blason avec ces huit quartiers (1) :

Hugo. ffaecx.

Wyels. Henriquez.

Arnhem. Van Eycke.

Fontigny. Roose.

Cette dame était fille d'Etienne Hugo, né en 1654, capitaine, puis colonel et brigadier au service de S. M. C, mort à Bergh-S*-Winnoc en 1688, et de Justine-Olive Haecx, morte en 1686, — petite-fille de Pierre-Germain Hugo, bourgmestre de Tirlemont, et de Catherine Van Arnhem, qu'il avait épousée en 1640 (fille de Laurent van Arnhem et de Catherine DE FoNTiGNiES), — et arrière-petite-fille de Guillaume Hugo, mort le 8 août 1648, et de Susanne van Wyels, morte le 11 novembre 1635.

De Charles- Alexandre-Michel de Herckenrode et de Marie-Isabelle Hugo naquirent :

A. Marie de Herckenrode, morte sans alliance.

B. Gérard-François-Xavier de Herckenrode, licencié ès-droits, voué héréditaire de Racour, seigneur de Tendael et de l'ancienne baronnie de Roost, après son frère, sénateur de Louvain en 1750, 1751, 1752, 1753, 1754 et 1755, et échevin de 1756 à 1780, mourut le 30 mai 1793. Il avait épousé Marie-Madeleine van der Laen, dame du marquisat de Melin, de Biscecq, de Cobertrange, de Schrimplée, de Sars-à-Couvent et de Diesenpont, laquelle mourut sans laisser de postérité le 25 mars 1791. — Elle était fille de Philippe- Jacques van der Laen, seigneur du marquisat de Melin, de Biscecq, etc., natif de Flandres et domicilié à Bruxelles, anobli en tant que de besoin et créé chevalier du S*-Empire, en 1716, — et de Jeanne-Françoise van Aerdenbodeghem.

C. Marie-Catherine de Herckenrode, mariée, le 13 décembre 1756, à Jacques-François-Joseph d'Onyn, seigneur de Chastre, licencié en droits à Louvain le 18 août 1750, agrégé au Lignage de van Rode, bourgmestre de Louvain en 1773, membre des états de Brabant pour et au nom de la ville de Louvain, né le 12 septembre 1729, mort le 27 septembre 1785, enterré à Chastre. — Elle mourut en 1723, ayant eu plusieurs enfants. — Ledit Jacques-François-Joseph d'Onyn était fils aîné de Jacques-Antoine- Dieudonné- Joseph d'Onyn, seigneur de Chastre, et de Catherine-Françoise

(1) Ce tableau obituairc se trouve aujourd'hui chez l'auteur de cet ouvrage. Il porte au centre, en losange, les armes de ladite Marie-Isabelle Hugo, savoir : parti, au !<"■ du parti ccartelé, au l*"" de Ryckel, au 2® de gueules à la bande d'argent, qui est de Montenacken ; au 3« d'or à la croix de gueules, cantonnée de quatre merlettcs de sable, qui est de Velpen, et au 4» d'argent à M tourteaux de gueules, i, 4, 3, 2 et 1, qui est de Copis, et sur le tout de HEUCKE^R0DE; — au second du parti, d'azur à la fasce ondée d'argent, accompagnée en pointe d'un croissant renversé de même.

DE HERCKENRODE. 127

CoLUMBANUS, fille de Jean-François Columbanus et de Marie-Françoise

DE LA BaWETTE.

Et D. Charles-Laurent-Ernielinde de Herckenrode, seigneur de la baronnie de Roost, mort sans alliance le 15 mai 1779 à Louvain, et y enterré aux Dames-blanches.

9°, 10°, 11°, 12° et 13°, encore quatre filles et un fils, morts sans postérité.

XVI. Simon de Herckenrode (cinquième fils de Gérard et d'Anne-Christine CoRSELius, mentionnés ci-devant), naquit à Louvain le 25 novembre 1668. Il fut seigneur de Halmael, Gest-à-Géromi^out, OfFus et en Laecken, sénateur de Louvain en 1695, 1696, 1697, 1698, 1699, 1704, 1705, 1706, 1707, 1708, 1709, 1710, 1711, 1712, 1717, 1718, 1719, 1720, 1734, 1735 et 1736, du doyenné en 1700, 1701, 1702, 1703, 1727, 1728, 1729, 1730, 1731, 1732 et 1733, et échevin en 1713, 1714, 1715, 1716 (en remplacement de Maximilien-Eugène van der Dilft, décédé), 1723, 1724, 1725, 1726, 1737, 1738, 1739, 1740, 1741 et 1742, en laquelle année il mourut, le 17 avril, et fut enterré en l'église de S*-Michel. — Il avait épousé Claire-Thérèse Jacobs, dame de Steenberghe, S*®-Anne-Valbeeck, ten Waevere, — fille de Jérôme, seigneur desdits lieux, et de Corbeeck-over-Djle, et de Barbe- Thérèse Hugo, née à Tirlemont en 1651, sœur de Etienne Hugo, époux de Justine-Olive Haecx, dont il a été parlé ci-devant. — De ce mariage vinrent les treize enfants qui suivent :

1° Claire-Thérèse de Herckenrode, "née le 26 janvier 1699, morte sans alliance le 30 août 1780.

2° Anne-Christine de Herckenrode, née le 28 septembre 1700, ursuline à Louvain.

3° Catherine-Isabelle de Herckenrode, née le 9 mai 1702, décédée en célibat.

4° Anne-Sibille de Herckenrode, née le 28 juin 1705, morte le 1 juillet 1706.

5° Ermelinde-Antoinette de Herckenrode, née le 25 novembre 1703, fut mariée à Philippe-Joseph de Blois, seigneur de Quartes, Villeroy, etc.

6° Thierry, mort jeune.

7° Jean-Baptiste, né et décédé en 1712.

8° Guillaume, mort enfant.

9° Jeanne-Joséphine, née en 1709, morte jeune.

10° Simon- Antoine, né et décédé en 1711.

11° Gérard-Charles-François-de Paul de Herckenrode, seigneur de Steenberghen, né en 1707, décédé sans alliance le 18 novembre 1751.

12° Jean-Baptiste. Son article suit.

Et 13° Thierry-François de Herckenrode, licencié en droits, chanoine, puis doyen de la collégiale de Notre-Dame de Tçrmonde.

XVII. Jean-Baptiste de Herckenrode, seigneur de Steenberghe, S^^-Anne-Valbeeck, Gest-à-Gér(^mpont, Offus, Halmael, etc., chef-mayeur de la ville de Complément. \^

128 DE HERCKENRODE.

Louvain de 1752 à 1758, en laquelle année il mourut le 2 mai, à Tâge de 42 ans. Il fut inhumé en la chapelle de sa seigneurie de Steenberghen. Il avait épousé, le 22 décembre 1751, Marie-Thérèse-Françoise Bols, dame de la franchise d'Arendonck, de DraekenhoiF, en Vorsselaer, née à Turnhout en 1732, le 26 août, laquelle convola, en secondes noces, par contrat passé à Louvain le 21 mai 1773, à Philippe-Norbert-Marie van DER Stegen, baron de Putte, conseiller de la ville de Louvain en 1771, 1772 et 1773, né à Bruxelles le 6 mai 1726, veuf en premières noces de Marie-Françoise baronne de Gruutere, dame d'Yedeghem. — Elle mourut au château de la Motte, à Grand-Jamines, en 1814, et fut inhumée en l'église paroissiale de la ville de Turnhout. — Ladite Marie-Thérèse- Françoise Bols était fille de Norbert-François Bols-d'Arendonck, né à Weele le 14 mai 1691, licencié en médecine et docteur-praticien très renommé à Turnhout, seigneur de la franchise d'Arendonck, anobli par lettres du 7 novembre 1733, et de sa seconde femme Marie-Isabelle van Laer, dame d'Arendonck, de DraekenhoiF, Lille, Rhétj, fille de Pierre VAN Laer, licencié ès-lois, receveur des droits d'entrée et de sortie à Turnhout, drossard de Beerse et de Vorsselaer, et de dame Isabelle Proost. — De Jean-Baptiste de Herckenrode et de Marie-Thérèse-Françoise Bols naquirent :

1° Norbert-François de Herckenrode, né à Louvain le 11 février 1763, mort, le 9 janvier 1760, à Turnhout, où il fut inhumé dans l'église de S*-Pierre, en la sépulture de la famille Proost.

2** Thierry-François-Marie de Herckenrode, naquit et mourut en 1755 et fut enterré dans l'église de S*-Michel à Louvain. S'» Joseph-Antoine-François, qui suit.

XVIII- Joseph-Antoine-François baron de Herckenrode, né à Louvain le 13 mars 1756, licencié ès-droits le 8 avril 1778, seigneur de la Motte, en Grand-Jamines, de Waenrode, en Lubbeck, sénateur de Louvain en 1779, puis chef-mayeur de la même ville, mourut le 16 août 1801, et fut inhumé au chœur de l'église de S*-Martin à Grand-Jamines, dans le caveau de la famille de Herckenrode. — Il avait épousé, le 11 septembre 1786, en l'église de S*-Loup à Namur, Jeanne-Marie-Claire d'Udekem, ;iée le 11 décembre 1762, décédée à Bruxelles le 12 mai 1821, et inhumée dans le caveau de la famille de Herckenrode, à l'église paroissiale de Grand-Jamines. — Elle avait convolé, en secondes noces, avec Antoine- Victor-Modeste-Crésence-Marie de Jamblinne-de Noville, veuf d'Anne Legillon, né à Madrid en 1765, fils de Nicolas et de Marie-Emmanuelle- Santiago Lerin. — Ladite dame Jeaime-Marie-Claire d'Udekem était fille de Ferdinand-Philippe-Joseph d'Udekem, seigneur de Bossut-en-Faigne. de S*®-Monegonde, de la ville de Couvin en partie, etc., etc., conseiller, puis bourgmestre de la ville de Louvain, mort en 1770, et de Marie-

DE HERCKENRODE. 129

Barbe-Thérèse de la Bawette, — petite-fille de Michel-Joseph d'Udekem, seigneur de Guertechin, capitaine au régiment de la Marck, au service de France, et de Marguerite de Borlé, — et arrière-petite-fille de Maximilien-François d'Udekem, seigneur de Guertechin, page et gentilhomme du landgrave de Hesse-Hombourg, capitaine au service de France et de la garde du prince de Bade, au service d'Autriche, etc., mort en 1703, et d'Anne-Catherine de Marotte-de Calnelle.

On remarque encore aujourd'hui, incrustée dans une des murailles du chœur de l'église de Grand-Jamines, une grande et belle pierre en marbre blanc, sur laquelle l'inscription suivante fut taillée par les soins desdits époux :

Gedacht schrift

Opgerecht door die seer

eed. welgeb. heer en vroû.

HP heer Joseph. Anton. Fran.

BARON VAN HeRCKENRODE,

heer van der Motten, Waenrode in Lubbeck, ende vrouwe Joan. Marie

Clara van Udekem, uyt die barons van Malkj, syn huysvrou.

tôt aenwysinge der fondatie van een

jaer-geteyde en veertien-daeghsche

misse in deze kercke gemaeckt door hun

oud oom Jonck. An. Fran. van

Herckenrode, heere van Mulcken en

van der Motten, overleden den 7 juny

1755, tôt welckers uytvoeringhe aen die

pastorye alhier gelaeten zyn de

volgende goederen :

Eenen bampt achter die capelle van

Helshoven genaemt den Speckbampt

groot 18 roeden. Id. een bosschen

gelegen onder Gelmen op die Gemin

stege groot 19 roeden, van een

weyde aldaer gelegen groot 5 roeden (l).

(I) Inscription commémorative, faite par les très nobles sire et dame, Messire Joscph-Antoine- François baron de Herckenrode, seigneur de la Motte, Waenrode-sous-Lubbceck, et dame Jcanne- Marie-Claire d'Udekem, des barons de Mailly, son épouse, pour l'indication de la fondation faite d'un anniversaire et d'une messe de quinzaine, par leur grand-oncle Messire Antoine-François de Herckenrode, seigneur de Mulcken et de la Moite, trépassé le 7 juin 17SS, à quel effet il a été donné à la cure de celte commune les biens suivants : une prairie, située derrière la cliapelle de Helshoven, nommée le Speckbampt, de la contenance de 18 verges. Id. un petit bois, situé sous Jamines, sur le Geminstege, de la contenance de 19 verges; et une pâture, située au même lieu, de la contenance de S verges.

DE HERCKENRODE.

Au bas de cette inscription se trouvent les armoiries de Herckenrode, telles que nous les avons blasonnées au commencement de cette notice, et celles de la famille d'Udekem, qui sont : d'argent à la bande de sable, chargée de trois maillets penchants d'or, Vécu couronné d'une couronne à 9 -perles, supporté par deux lions, portant chacun une lance à l'antique, et posé sur un manteau fourré d'hermines.

De Joseph- Antoine-François de Herckenrode et de son épouse, Jeanne- Marie-Claire d'Udekem, naquirent :

1° Théodore-François-Joseph, qui suit.

2P Auguste- Jean-Baptiste-Pierre- Joseph de Herckenrode. Son acte baptistaire porte : « L an mil sept cent quatre-vingt-neuf, le vingt-trois juin, est baptisé par moi soussigné, Auguste-Jean-Baptiste-Pierre-Joseph, né la veille, à six heures et demie du soir, fils du très illustre seigneur Joseph-Antoine-François baron de Herckenrode, seigneur de la Motte, "Waenrode, etc., né dans la paroisse de S*-Pierre à Louvain, — et de la très illustre dame Jeanne-Marie-Claire d'Udekem, née dans la paroisse de S*-Michel à Louvain, époux, et habitants de cette paroisse. Le parrain, le très noble seigneur Jean-Baptiste-Pierre-Joseph Bols, seign"^ de la terre libre d'Arendonck, DrakenhofF et libre seigneur de Turnhout, et grand-oncle de l'enfant, demeurant à Bruxelles; mais en sa place a assisté le très illustre seigneur François-Philippe-Félix d'Udekem, oncle de l'enfant. La marraine, la très illustre dame Thérèse-Françoise Bolsd'Arendonck, épouse du très illustre seigneur Philippe-Norbert-Marie VAN DER Stegen DE PuTTE, etc, aïcule de l'enfant, au nom de la très illustre damoiselle Jeanne- Josèphe baronne de Herckenrode, demeurant à Termonde, grande -tante de l'enfant. »

(Signé) : « J. Baron de Herckenrode, le chevalier d'Udekem, van der Steghen baronesse van Putte, et J.-B. van Cauwenberghe, past. S" Jac. Lov. » Auguste-Jean-Baptiste-Pierre-Joseph de Herckenrode entra au service de France au mois de juin 1808, en qualité de vélite dans les dragons de la garde, fut nommé sous-lieutenant au 18® régiment de ligne en novembre 1811, premier-lieutenant au même régiment en septembre 1812, lieutenant en premier de la maréchaussée royale (Pays-Bas) en mai 1815, capitaine de la même arme en mai 1818, confirmé dans son grade de capitaine de la gendarmerie nationale belge, par arrêté du gouvernement provisoire en novembre 1830, mis en non-activité de service, pour cause de maladie, en août 1836, et mourut à Liège en 1837. — H avait fait partie des célèbres campagnes d'Autriche en 1809, et de Russie en 1812, durant laquelle il eut le bras droit fracassé par un coup de feu à la bataille de Mosaïsk, le 7 septembre 1812. — Il avait épousé à Gand, le 26 mars 1817, Pauline-Charlotte de Berlaere, née à Gand le 12 juin 1794, et y décédée le 7 janvier 1861. — Cette dame était fille de Pierre-Norbert-

DE HERCKENR0I3e. 131

Liévin de Berlaere-de Trivières, chevalier, et de sa seconde femme Rosalie-Françoise-Louise comtesse van der Meere, — et petite-fille de Jean-Baptiste-Joseph de Berlaere-de Trivières, seigneur d'Overbroeck et amman héréditaire de la ville de Gand, et d'Anne-Marie-Ferdinande CooLMAN-DE Ter Cameren. Dudit mariage naquit un fils unique, Jacques- Saloraon-François-Joseph-Léon de Herckenrode, dont il sera parlé ci-après à l'article de sa cousine-germaine, Thérèse-Marie-Désirée de Herckenrode.

3^ Barbe-Marie- Anne de Herckenrode, née à Louvain le 8 mars 1793, décédée sans alliance à Bruxelles, le 5 février 1852.

4° Amélie-Thérèse-Françoise baronne de Herckenrode, née à Dusseldorf le 21 janvier 1794, mariée à Charles-Joseph-Antoine- Amour baron de Jam- BLiNNE-DE Meux, décédé à Bruxelles le 12 février 1841. De ce mariage naquirent six enfants.

Et b^ François-Xavier- Joseph baron de Herckenrode, né au château de la Motte, à Grand-Jaraines, le 13 août 1796, lieutenant en second au service du royaume des Pays-Bas, mourut à Bruxelles en 1848, ayant épousé à Courtrai Mélanie- Adélaïde Gortebeke, de laquelle il a eu plusieurs enfants.

XIX. Théodore-François-Joseph baron de Herckenrode, naquit à Louvain en 1787. Il fut bourgmestre de la commune de Grand-Jamines, sous le royaume des Pays-Bas, et y mourut en son château de la Motte, en 1829. — Il avait épousé à S*-Trond, en 1810, Marie-Anne-Louise Ulens. Cette dame est fille de Jean-Henri Ulens, avocat, bourgmestre de S*-Trond en 1772 et 1793, et membre du tiers-état du pays de Liège, dernier nommé à cette fonction par la ville de S*-Trond, et d'Isabelle-Louise Trimpeneers (fille de Jean-Gisbert Trimpeneers, avocat, bourgmestre de Saint-Trond en 1751 et 1756, et de Marie-Louise-Eve baronne de Petz), — et petitefille de Guillaume-Baudouin Ulens, échevin et mayeur du banc de Gelinden et de Montenacken en 1731, bourgmestre de S*-Trond en 1741 et 1756, et député du tiers-état de la principauté de Liège, nommé le 26 août 1756, par les magistrats de la ville de S*-Trond, possesseur de la cour censaleseigneuriale de Rockendael, alias Auvercom, à S*-Trond, et seigneur de la cour des tenants de Malenpeerd, commune de Schuelen, etc. (i), et de Marie-Christine Colen. — La' dite Marie- Anne-Louise Ulens n'a eu qu'une fille unique, savoir :

XX. Thérèse-Marie-Désirée de Herckenrode, née au château de la Motte, à

Grand-Jamines, le 8 mai 1811, décédée à S*-Trond le 2 mars 1848. — Elle avait été mariée à S*-Trond, en 1841, à son cousin-germain Jacques- Salomon-François- Joseph-Léon de Herckenrode, fils unique de Auguste-

(1) Cette famille Ulens possédait encore plusieurs autres cours censales, entr'aulrcs : Speruay ou Sperney (sous S»-Troiid), S'-Bartholomé en Gingelom, et Ulens-hof, sous Borloo, etc.

132 DE HERCKENRODE.

Jean-Baptiste-Pierre-Joseph et de Pauline-Charlotte de Berlaere {mentionnés ci-devant), né à Huy le 15 mars 1818, reconnu dans la noblesse du royaume de Belgique, avec le titre de baron, par diplôme de S. M. Léopold I, en date du 11 juin 1846. — Il a convolé, en secondes noces, en 1850, avec Désirée-Louise de Craene. — De ces deux alliances son nés :

(Du l^' Lit.)

1° Marie-Thérèse-Isabelle-Alphonsine de Herckenrode, née à S'-Trond le 12 mai 1844.

2° Pauline-Charlotte-Françoise-Alphonsine de Herckenrode, née à Saint- Trond le 8 octobre 1845.

3° Amélie de Herckenrode, née à S*-Trond en 1847, et y décédée le 10 janvier 1851.

(Du 2^ Lit.)

4° Jean-Marie-François-Léon de Herckenrode, né et décédé à Bruxelles en 1857.

Et 5<* Guillaume-Marie-Théodore-Gérard-George de Herckenrode, né à Héverlé-lez-Louvain le 12 décembre 1859.

ANNEXES

Carolus Quintus, Divina favente Clementiâ Romanorum imperator semper Augustus, Hispaniae, Hungarise, etc., Bohemiae Rex, Archidux Austrise, Dux Burgundise, Lottaringise, Brabantise, Geldrise, etc.. Cornes Flandrise, Burgundise, Tirolis, etc. Universis et singulis litteras nostras visuris, legive, audituris, Salutem; visa et examinatâ capacitate Domicelli Wolfridi De Herckenrode Receptoris nostri ad Rhenum, ex consulis Coloniensis, computibusq. Jam factis oneribusque istis nimia senectute defatigatus, receptoriumq. ad nostras deposuerit raanus et oblato Joanni Wilhelmo viro bellicoso Ducique nostro ejus filio, peracta gratiâ transtutimus dilecto nostro subdito Arnulpho zu Clermont marito Dominse Christinse Catharinse zu Herckenrode prsefati Wolfridi filise cum omnibus et singulis juribus ante cessoribus specificatis de jam attento fidelissime servitio nobis per Wolfridum per sexaginta annos prsestito renumerari non negavimus dande ei facultatem eligendi Titulum Baronnise Dominie quoq® et libertatem seu exemptionem Gabellorum per nos seu nostros impositos vel imponendos quoq. liberam venationem quinq. canibus, avibus duabus, per rivulus fluviosque piscatum et hoc per universum nostrum Imperium quoq. per loca nobis ex minimo Titulo competentia quâ supra

DE HERCKÈTSIRODE. 133

specificata libertate (propter causam nobis notam) quoq. et posteri fruituri erunt tam Diû quam se hostili non submiserint cohorti, et in Demonstrationem voluntatis nostrse injungimus cunctis nostris Gubernatoribus, locum tenentibus, Coronellis, Dominis temporalibus, Capitaneis, ceterisq. ofRciatis Praetoribus compactoribus venationum et piscationum sub universo Imperio nostro sitis quatenus satisfaciant huic nostro attestation! seu voluntati (quia sic volumus) et nostra est voluntas si aliquis huic nostrse injunctioni non satisfaceret proximo Gubernatori injungimus correctionem et in hujus corroborationem manu propriâ subsignavi. Datum Colonise die secunda post Ascentionem Domini, anno Dni millesimo quingentesimo vigesimo tertio, et erat signatum. Carel. Deinde Georgius Fronsbergh, eques, infra habebatur collatione facta cum sua originali copia in Germanica per me translata concordat de verbo ad verbum quod attestor, signatum erat J. V. Steenhuysen, notarius publions et juratus civitatis Coloniensis per copiam subscripti authoritate apostoiica admissus.

Locas sigil. in cera rubra, pendens in serica amussi. Locus sigil. Domini

Georgii Fronsbergh.

Gevidimeerd met die copje authentique, onderteekend J. V. Steenhuysen, is bevonden daerbj te accorderen ten overstaen van die Heeren ende Jonckers Alphonsus de Fusco en François De Stembor, schepenen dezer stadt Loven, op op den xi° octob, 1681. My présent secretaris derzelve stadt, t'oirconde, &'.

(Signé) P. NicoLAi.

Carolus Quintus, Divina favente Clementia Romanorum Imperator Semper Augustus Hungarse et Bohemorum, etc., etc. Universis et singulis Litteras nostras visirus Legive, audituris, Salutem, visa et examinata supplica dilecti nostri subditi Domicelli Joannis Wilhelmi de Herckenrode, filii Domicelli Wolfridi quondam nostri receptoris ad Rhenura nobis supplicando humillime quatenus dignaremus transfère Bénéficia large à nobis distributa familise quondam sui patris Henrici inhabitoris oppidi Trudonensis et hoc propter suam immatrimonitatera quoq. in perpetuam ejus memoriam instigationemque ad nostrum servitium quibus attentis et nulla nobis causa denegandi ob servitia nobis prsestita et per eamdem famiham adhuc prsestanda transtulimus dilecto nostro amico Domicello Henrico zu Herckenrode inhabitatori oppidi nostri Trudonensis seu ejus successoribus eis modo et forma sicut domicello Wolfrido contulimus anno millesimo quingentesimo vigesimo tertio die 2° post Ascentionem Domini uniformiter injungus cunctis nostris Gubernatoribus Locum tenentibus Coronellis, Dominis temporalibus, capitaneis, ceterisque, officiatis, Prsetoribus, compactatoribus venationum satisfaciant huic attestation! seu

134 DE HEÎICKENRODE.

nostra voluntati quia sic volumus et nostra est voluntas Correctionemque ut in superiori in quorum rei fidem présentes per manum propriam subsignavi sigilloq. munivi seu confîrmavi Datum Aquisgrani Anno millesimo quingentesimo vigesirao quarto feria secunda post nativitatem Domini erat signatum Carel, Deinde Georgius Fronsbergh eques, infra habebatur Collatione facta cum sua originali copia in Germanica linguâ per me translata concordat de verbo ad verbura quod attestor signatum J. V. Steenhuysen Notarius publions et juratus civitatis coloniensis per copiam subscripti authoritate apostolica admissus.

Locus sigilli in cera rubra, pendens in serica amussi. Locus sigil. Domini

Georgii Fronsbergh.

Deze gevidimeert met de copye authentyck onderteekent J. V. Steenhuysen, is bevonden daer mede te accorderen ten overstaen van die Heeren ende Jonckers Alplionsus de Fusco en François De Stembor, schepenen dezer stadt Loven op xi^° octobris 1681; my présent als secretaris der selver stadt, t'oirconde, etc.

(Signé) P. NicoLAi.

Il résulte des archives de l'auteur de cet ouvrage, que la famille de Herckenrode portait primitivement pour armoiries un écu d'or à une massue de sinople posée en barre : telles étaient celles de Wolfrid ou Wolfroid zu ou de Herckenrode, époux de Cléopatre Clotzke, par lequel nous commençons la généalogie qui précède. — Nous trouvons aussi que ce Wolfrid participa à un tournoi, qui fut donné à Trêves l'an 1019, et que sa dite épouse portait pour armes : d'azur à un iji'iffon d'or.

Arnulphe ou Arnou zu Herckenrode, fils de Wolfrid qui précède, quitta les armes paternelles et y substitua un écu : d'or à un sauvage au naturel, armé dans sa dextre d'une massue reposante sur l'épaule, et de sa sénestre d'un bouclier. — Son fils Jean prit pour armes : d'or à la croix d'azur, — et Otton de Herckenrode, arrière -petit-fils de ce dernier, adopta pour les siennes celles portées encore de nos jours par ses descendants, savoir : d'or à la croix d'azur, chargée de neuf vairs ou palisses d'argent tournés vers celui du centre (i).

Les travaux importants et grandioses, exécutés tout récemment dans l'église paroissiale (ci-devant collégiale) de Notre-Dame à S*-Trond, y ont fait découvrir,

(!) On nomme palisse la partie du vair ayant la forme d'une cloche.

DE HERCKENRODE. 135

vers la fin de l'année 1859, derrière un des autels et incrusté dans la muraille, la pierre tombale d'un Gilles van Herckenrode, alias van Herkenroy, échevin de S'-Trond, décédé en 1549 (?).

Cette pierre porte en tête un écu carré, échancré des deux côtés, aux armes émaillées de Herckenrode, telles que les portent encore les membres actuels de cette famille. Cet écu, posé entre les deux lettres en gothique G et H, surmontant la date de 1549, est suivi de l'épitaplie suivante en lettres gothiques et dorées :

Hier thegken over liet begravê

Her GiELis van Herckenroy scliepen van S*--Tmiden,

welcke heeft gestiecht en gefondeert een weke misse

aile diensdach te xi ure altyt te celebreren

en vyf arme menschen die de zelve misse

hoeren willen altyd te gheven een paer broot

van sestich in f vat. en heeft daer toe ghelaten

zilveren werk wert zynde omirent hondert

en sestich guide brabants om rente mede te coopen

totter fondatie, voerst waer, aile die fabryke

van die kerken heeft die administratie ende

niemand anders doer consent van de eêrw. heer

den prelaet van St. Truiden patroon en collatoer

van deze kerke.

Bidt voor die ziele.

Une seconde pierre, qui paraît avoir été jointe au bas de la précédente à une époque plus rapprochée, porte ces mots :

Itê. van den rest van zyn goeden

boven zyne latinge over ghebleven zal men jaerlyckx V arme menschen beclederen oich ter administratie van de Kerckmeesters (i).

La découverte de cette pierre se fît presque en même temps que celle du cercueil contenant les restes mortels de la comtesse Berthe de Flandre. Cette princesse mourut à Sarchinium (aujourd'hui S*-Trond), à son retour d'Aix-la-Chapelle, le 17 août 967. — Son corps fut déposé d'abord dans l'abbaye, puis, sous l'abbé Adelard II, vers l'an 1082, dans l'église même du monastère. — Il parait que,

(1) 15^9. Ci-devant est enterré Mess. Gilles van Herckenroy, échevin de S'-Trond, lequel a institué et fondé une messe hebdomadaire, à célébrer chaque mardi à onze heures, avec distribution d'une paire de pains de soixante à la mesure (?), à cinq pauvres gens qui assisteront à cette messe. — Et,

à cette fin, il a légué argenterie, d'une valeur de 160 florins de Brabant, destinée à l'achat d'une

rente pour cette fondation. — Les fabriciens de l'église (marguilliers), et personne d'autre, auront l'administration de cette fondation, sinon par consentement du prélat de S'-Trond (l'abbé), patron cl collateur de cette église. — Priez pour l'âme.

Item, le restant de biens, en dehors de son legs, servira à vêtir chaque aanée cinq pauvres

gens, aussi à l'administration des marguilliers de l'église.

Complément. 19

136 DE HERCKENRODE.

longtemps après. les ossements de cette comtesse furent transportés à la collégiale de Notre-Dame, où on les cacha soigneusement dans les temps séditieux qui affligèrent la ville de S*-Trond.

Nous possédons le programme, imprimé en gothique (à Liège, chez Léonard Streel, M. DC. XXXII, de 7 pages in-4°), d'un mystère représenté à Tongres, par les étudiants du collège des chanoines réguliers, le 26 avril 1632. Cette pièce curieuse a pour titre :

Ivsta fvneralia

in obitum

Rêver endissimi in Christo

patris, ac Domini

D. GVILLELMI AB HeRCKENRODE,

Canonicorvm regvlarivm S.

Augustini per vtramque Germaniam Generalis, nec non Canonicce Tungrensis Prions.

B'Wtvacrt ende Beklaginghe over de doot

des Eerweerdighsten Vader ende heere

H. Willem Herckenrode

der Canonicken Regulieren Generael, ende prioor

tôt Tongeren.

Aen den W. Edelen, ende Hoochgeleerden

Jan van Herckenrode,

Licentiaet in Beyde Rechten, schepen des liooghe

gericht tôt Vliermael, etc., des overleden neve.

Vertoont door de Studenten der Canonicken regulieren

^ tôt Tongeren, den 26 April, ten 1 uren

naer noen (i).

Les Mémoires pour servir à l'histoire littéraire des dix provinces des Pays-Bas, de la principauté de Liège, etc., tome 9, p. 191, par Pacquot, donnent la biographie de Guillaume de Herckenrode en ces termes :

(1) Funérailles et complainte au sujet du décès du très Révérend Père et Seigneur M. Guillaume Herckenrode, général des chanoines régulicurs et prieur à Tongres. — Dédiées au très noble et très érudit Jean van Herckenrode, licencié ès-droifs, éclievin de la haufe-justice de Vliermael, etc., neveu du défunt. — Représentées par les étudiants des chanoines réguliers à Tongres, le 26 avril (1652), à une heure après-midi.

DE HERCKENRODE. 137

•• Guillaume Herckenroye (i) naquit à S*-Trond, ville du pays de Liège, en 1560. Ayant fait ses premières études, il alla prendre l'habit de chanoine régulier à Tongres, et parvint par son mérite à la dignité de prieur de cette maison, qu'il gouverna avec toute la sagesse que l'on peut désirer dans un supérieur. Il remplit aussi les charges de visiteur ou commissaire et prieur-général du chapitre de Windesheim. Les affaires de ce chapitre l'obligèrent de faire deux voyages en Allemagne, et réussirent tellement entre ses mains, qu'il recouvra, par l'autorité de l'empereur Ferdinand II, onze maisons de l'ordre, usurpées par les hérétiques. Persuadé que l'ignorance et l'oisiveté ne manquent jamais d'être funestes aux religieux, il voulut donner de l'exercice aux siens, en établissant dans son monastère un collège d'humanités, qui y subsiste encore. Il fit don d'autres biens à ce monastère et à d'autres, tant pour le temporel que pour le spirituel.

» L'observance de la règle lui tenait fort à cœur, et il ne négligea rien pour l'affermir ou la rétablir partout où il put. Son exemple y contribua autant que ses soins, car c'était un religieux d'une haute piété, d'une douceur admirable, et d'une tendresse envers les pauvres qu'il portait jusqu'à se défaire quelques fois de ses habits pour les couvrir. Ce qui lui restait de temps après avoir satisfait à ses devoirs de religieux et de supérieur, il l'employait à la lecture, à la composition ou à la prière, et il était impossible de le trouver jamais désœuvré. — Parvenu à l'âge de 62 ans, il mourut, en priant au milieu de ses confrères, le 23 mars 1632. On croit que la maladie qui l'enleva lui fut causée par la nouvelle des ravages que les Suédois et d'autres protestants faisaient dans les États catholiques d'Allemagne. Il reste de lui les ouvrages suivants qui se conservent en MS. chez les chanoines réguliers de Tongres :

» 1° Collationum, seu exhoi'tationiim capitulai' ium volumen.

» 2° Remédia contra pusillanimitatem et scrupulos, ex SS. Patrum dictis.

» 3° Modus juva7uli Morituros.

» 4° Meditationum liber; cum Modo Meditandi.

» 5" Modus visitandi Monasteria.

» 6° Exercitia pietatis per ferias distrihuta. »

Le chanoine Guillaume de Herckenrode, qui, au titre du programme ci-dessus, est dit oncle de Jean van Herckenrode, licencié ès-droits, échevin de la hautejustice de Vliermael, etc. (2), doit, par conséquent, avoir été frère de Jean de Herckenrode, IP de ce nom (dont nous avons parlé dans le fragment généalogique qui précède, au degré XIII), père de Jean de Herckenrode, né à S'-Trond le 15 octobre 1585, licencié ès-droits et échevin de la haute-justice de Vliermael, comme il est dit ci-dessus.

(1) Le nom de la famille de Herckenrode a beaucoup varié : nous le trouvons, dans un grand nombre d'actes anciens, écrit indifféremment Herkenrode, Herckcnroode, van Herckenrode, Hcrckenroy, Herckenroye, van ou ab Hcrkenroo, Hcrckenrade, Herkenradt, Herckenrath, etc. Aujourd'hui encore, dans le Limbourg, on a la coutume de l'appeler Hcrckenroy.

(2) Les comtes de Looz avaient à Vliermael une Cour pour les causes féodales, administrée par sept chevaliers. — On pouvait aller en appel do ses jugements à la Cour de Ciirange, laquelle se composait d'un stadtheldcr, des dits sept échevins, de quelques chevaliers et d'un greffier.

138 DE HERCKEiNRODE.

Commission de chef-mayeur de la ville de Louvain.

De drj Staeten representerende het volck van het hertoghdomme van Brabant, aile de ghene die dese tegenwoordige sullen sien, salujt, doen te weten dat om het goed aenbrengen ons gedaen van den persoon van onzen seerlieven ende wel beminden M'her Josephus Anthonius Franciscus Baron de Herckenrode ende van zjnder wysheid, discretie ende experientie in 't stuck van Justicie, wy ons volkomentljk betrouwende synder getrouwigheid, hebben den selven onthouden, geordonneert ende gecommitteert, onthouden, ordonneren ende committeren by dese tôt den staet ende officie van Meyer van Loven, vacerende door dafleyvigheid van den heere Carolus Philippus Schotte, gevende den voors« M'her Josephus Antonius Franciscus Baron de Herckenrode, volkomen magt, autoriteyd ende sonderling bevel, den voors^ staet voortaen te houden, excerceren ende bedienen de lands rechten hoogheyt ende heerlyckheyd daer inné te bewaeren, recht ende justicie te doen, ende administreren allen den ghenen dien t'aen hem versoeken sullen, ende in saeke synder commissie staende, de schepenen daer toe te maenen, de lands regten, confiscatien, keuren, breuken, ende andere fourfayturen te innen, opbeuren ende ontfangen ende voorts tôt betaelinge van dien te dwingen allen den ghenen dien t'behooren sal ende voorts te doen aile t'gene dat een goed ende getrouw Meyer voors. schuldig is, ende behoort te doen, tôt de wedden, eeren, rechten, praeminentien, vryheden, salarissen, profyten ende vervallen daer toe staende ende behoorende (sonder nochtans daer onder te begrypen eenigen vrydom des Landts ofte stadsrechten) waer op ende van hem int bedienen voors. staet van Meyer der stadt Loven wel ende getrouwelyck te quyten, Rechts, weth ende justitie te administreren den voors. M'her Josephus Antonius Franciscus Baron de Herckenrode gehouden word den behoorelycken eedt te doen ende voorts te sweiren, dat hy om den voors. staet te verkrygen ofte ter oorsaeke van dien geen geld nogte eenige andere dingen hoedanig die soude mogen wesen niemand geboden belooffc noch gegeven en heeft, noch doen bieden, beloven noch geven en zal, wien oock zy directelykt ofte indirectelyck, noch andersints in eeniger manière, behalvens ende uytgenomen t'gene dat men gewoon is te geven voor d'expeditie ende Depesche ende dat in -handen van onzen zeer lieven ende getrouwen M'her De Villegas d'Estairabourgh doende de fonctie van Cancelier van Brabant ende van d'exploiten van het selve officie jaerelyckx goede ende recht; weerdige rekeninge te doen, gelycken eedt te doen cautie ende borgtochte te stellen in handen van onzen rekenkamer, die wy daer toe respect! velyck committeren, ende lien bevelen dat den voors. Eedt gedaen ende borchtochte gestelt synde by den voors. M'her Josephus Antonius Franciscus Baron de Herckenrode soo voors. is, sy hem stellen ende instrueren van onsen t'wegen inde possessie ende gebruyckenisse van den voors. staet ende officie van Meyer van Loven, ende van dien mitsgaeders van de eeren, rechten, praeminentien, vryheden, salarissen, profyten ende vervallen voors.

DE HERCKENRODE. 139

sy ende aile onse rechteren, justicieren, ofRcieren ende ondersaeten dien dit aengaen sal, doen, laeten ende gedoogen den voors. M'her Josephus Antonius Franciscus Baron de Herckenrode, rustelyck, vredelyck ende volkomentlyk genieten ende gebruycken, cesserende aile beletten ende wederzeggen ter contrarien; ontbieden voorts die van onzen Reken Camer dat sy in de rekeninge die de voors. M'her Josephus Antonius Franciscus Baron de Herckenrode voortaen jaerelyckx ende ter termynen geaccoutumeert doen sal, uyt saecken van de exploiten van t' voors. officie sy hem daer inné jaerelyckx leyden ende passeeren de wedden daer toe staende ende behoorende sonder swaerigheid, mits overbrengende desen onsen brief, vidimus ofte copye authentieck van dien voor eens ende d'eerste ryse alleenlyck soo aen die van den souvereynen Raede van Brabant als aen die van de voors. rekenkamer ora aldaer respectivelyck geverifieert, geinterineert, ende geenregistreert te worden des t'oirkonden hebben wy aen dese hangen den segel van dese Provintie.

Gedaen in onse Générale vergaderinghe gehouden binnen Brussel desen 26 juny 1790.

(Loco sigil.) T^^ ordonnantie,

(Geteek.) Dejonghe.

Op heden den 28 juny 1790 heeft M'her Josephus Antonius Franciscus Baron de

Herckenrode, gedaen den Eedt waer mede hy is belast in 't witte deser, te weten

op den 5®, 10® ende 11® artikelen, mitsgaeders op den geheelen inhoudt der blyde

inkomste, gelyck oock op de pointen begrepen in de acten van den 26, 27, 29

ende 30 December 1789, door die dry staeten representerende het volck van

t'Hertoghdom van Brabant, besloten op den voet van de formulieren van Eede

daer aen relatief ende dat in handen van M'her Balthazar Josephus Ignatius De Vil-

legas d'Estaimbourg, raed ordinaris van den souverynen rade van Brabant, doende

de fonctie van cancellier van het selve hertoghdom.

My présent

(Geteek.) Ferd. C.-F. Del Marmol.

Op heden den 28 juny 1790 is de patende met den act van Eedt geregistreert ter greffie van den souverynen Raede van Braoant in conformiteit van den W^^ artikel van t' Placcaert van 12 january 1746, actum ut antè.

(Geteek.) F. C. F. Del Marmol.

Op heden dezen 29 juny 1790 is gecompareert ten comptoire der heeren Pen-

sionarissen M'her Josephus Antonius Franciscus Baron de Herckenrode, den

welcken in handen van den heer Lieutenant Meyer De Wyels heeft gedaen den

Eede als hooft-meyer deser stadt Loven ten overstaen van de heeren schepenen

de Crabbé, Everaerts ende Dury, is den selven heere wegens den heere Lieutenant

Meyer ten bywesen van de selve heeren schepenen gestelt in possessie van syn

comptoir. My présent raed-pensionnaris.

(Geteek.) M. G. Claes.

140 DE HERCKENRODE.

Traduction libre de la pièce qui précède.

Les trois Etats représentant le peuple du duché de Brabant, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut, faisons savoir que sur le bon rapport qui nous a été fait de la personne de notre très cher et bien aimé Messire Joseph-Antoine- . François Baron de Herckenrode, ainsi que de sa sagesse, discrétion et expérience dans la partie de la justice, nous confiant entièrement en sa fidélité, l'avons retenu, ordonné et commis, retenons, ordonnons et commettons par les présentes à l'état et office de majeur devenu vacant par le décès de Messire Charles-Philippe Schotte; accordons au dit Messire Joseph-Antoine-François Baron de Herckenrode pleine autorité et particulière supériorité à l'effet de remplir dorénavant la dite fonction, exercer et desservir les droits du pays, j conserver les seigneuries, exercer le droit et la justice, et l'administrer à tous ceux qui l'en prieront, et, à l'occasion, avertir les échevins, surveiller, lever et recevoir les taxes de l'Etat, les confiscations, les fractions et autres forfaits, et aussi contraindre à paiement tous ceux à qui il appartiendra, enfin faire tous ce qui incombe à un bon et fidèle majeur, au sujet des pensions, honneurs, droits, prééminences, franchises, salaires, profits y attachés (sans cependant y comprendre aucunes libertés des droits du pays ou de la ville). — Afin d'exécuter loyalement et fidèlement les dites fonctions de mayeur, et d'administrer le droit, la loi et la justice, le susdit Messire Joseph- Antoine-François Baron de Herckenrode devra faire le serment à ce requis, et jurer que pour l'obtention ou à cause des dites fonctions, il n'a offert aucune somme quelconque, ou autre chose à qui que ce puisse être, promis ou donné, soit directement ou indirectement, ou autrement en aucune manière, à l'exclusion et exception de ce que l'on a coutume de donner pour l'expédition et la dépêche, et cela es mains de notre très cher et fidèle Messire de Villegas d'Estaimbourg, faisant fonction de chancelier de Brabant, et de faire chaque année avec justice le compte des exploits du dit office, faire pareil serment, et fournir le cautionnement entre les mains de nos chers et fidèles le président et les membres de notre Chambre des Comptes que nous commettons à cet effet, leur ordonnant qu'après la prestation du serment et le dépôt de cautionnement, comme dit est, par le . susdit Messire Joseph-Antoine-François Baron de Herckenrode, ils devront l'installer et l'instruire en notre nom dans la possession et les usages du dit office de mayeur de Louvain, et dans ceux des honneurs, droits, prééminences, libertés, salaires, profits et pertes susdits, eux et tous nos juges, officiers et subordonnés que cela concerne, laissant jouir librement, paisiblement et entièrement le dit Messire Joseph- Antoine-François Baron de Herckenrode des dits droits, cessant tous les empêchements du contraire; — Invitons en outre ceux de notre Chambre des Comptes d'inscrire le susdit Messire Joseph-Antoine-François Baron de Herckenrode, et de dorénavant, chaque année, aux termes accoutumés, lui solder ce qui lui reviendra du chef des exploits du dit office, à condition d'exhiber ces lettres patentes, vidimus ou copie authentique d'icelles, pour une et cette seule fois seulement, aussi bien à ceux du Conseil souverain de Brabant qu'à ceux de la susdite Chambre des Comptes,

DE HERCKENRODE. 141

afin d'y être respectivement vérifiées, intérinées et enregistrées. — Nous avons en conséquence muni ces lettres du scel de cette province. Fait en notre Réunion générale, tenue à Bruxelles le 26 juin 1790.

(Loco sigil.) P^^ ordonnance,

(Signé) Dejonghe.

Cejourd'hui, 28 juin 1790, Messire Josepli-Antoine-François Baron de Herckenrode a fait le serment requis au blanc de ces lettres, savoir, selon les 5®, 10® et 11® articles, ainsi que conformément à tout le contenu de la joyeuse entrée, et aussi selon les clauses contenues dans les actes des 26, 27, 29 et 30 déc. 1789, émanants des trois États, représentant le peuple du Duché de Brabant, concernant la formule du serment y relatif, et ce entre les mains de Messire Balthazar- Joseph-Ignace de Villegas d'Estaimbourg, conseiller ordinaire du Conseil souverain de Brabant, remplissant les fonctions de chancelier du même duché.

Moi présent, (Signé) Ferd. C. F. Del Marmol.

Cejourd'hui, le 28 juin 1790, cette patente, ainsi que l'acte de prestation de serment, ont été enregistrés au greffe du Conseil souverain de Brabant, en conformité du 11® article du placcart du 12 janvier 1746. Actum ut antè.

(Signé) Ferd. CF. Del Marmol.

Cejourd'hui, 29 juin 1790, est comparu, au comptoir de Messieurs les Pensionnaires, Messire Joseph-Antoine-François Baron de Herckenrode, lequel a, entre les mains de Monsieur le Lieutenant-Mayeur de Wyels, prêté serment en qualité de chef-mayeur de cette ville de Louvain, en présence de Messieurs les échevins de Crabbé, Everaerts et Dury, et ledit seigneur a été mis en possession de son comptoir (office) par Monsieur le Lieutenant-Mayeur, en présence des mêmes

échevins.

Moi présent, conseiller-pensionnaire,

(Signé) M. G. Claes.

Nous Messire Charles-Jean Beydaels, seigneur de Zittaert, etc., conseiller de Sa Majesté l'Empereur et Roy, son premier roi d'armes, dit Toison d'or, aux Pays- Bas et Cercle de Bourgogne, et chef de sa Chambre héraldique, et Gilles- Ange Labina, dit Labiniau, seigneur de Baussen, &% conseiller, roi et héraut-d'armes dudit seigneur. Empereur et Roi à titre de sa province de Flandres, Tournay et Tournaysis, déclarons et certifions d'avoir enregistré en suite de l'article treize de l'édit du quatorze décembre seize cent et seize, à la réquisition de Messire Joseph-Antoine-François Baron de Herckenrode, seigneur de Waenrode, La Motte, &% époux de dame Jeaune-Marie-Claire d'Udekem, fille de Messire Ferdinand-Philippe-Joseph d'Udekem, écuyer, bourguemaître de Louvain, et de Dame Marie-Barbe-Thérèse de La Bawette, les titres et documents de sa

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famille, lesquels ont déjà été enregistrés en l'office du roi d'armes de Brabant, P. A. de Launay, le vingt-un octobre mil six cent quatre-vingt-un et desquels il nous est suffisamment apparu que ledit seigneur Baron de Herckenrode, requerrant, est fils légitime de Messire Jean-Baptiste Baron de Herckenrode, seigneur de Steenberghe, Valbeeck, grand-mayeur de la ville de Louvain, et de Dame Thérèse-Françoise Bols-d'Arendonck, et neveu de Messire Théodore- François Baron de Herckenrode, doyen du chapitre de Notre-Dame à Termonde, petit-fils de Messire Simon Baron de Herckenrode, seigneur de Gest-à-Gérompont et Offus, et de Dame Claire-Thérèse Jacobs de Corbeeck, dame de Steenberghe, Valbeeck, etc., arrière-petit-fils de Messire Gérard Baron de Herckenrode, seigneur de Mulcken, voué héréditaire de Raedshoven, et de dame Anne- Christine Corsélius, ledit Gérard Baron de Herckenrode, fils de Jean Baron de Herckenrode, seigneur de Mulcken, et de dame Antoinette van Velpen, petit-fils de Messire Jean Baron de Herckenrode, seigneur dudit Mulcken, et de dame Marie Scroncx, arrière-petit-fils de Messire Lambert Baron de Herckenrode, et de dame Anne van Ryckel, le susdit Lambert, fils de Messire Thierry baron de Herckenrode et de Dame Christine Provener, et petit-fils de Messire Henri von ou zu Herckenrode, septième aïeul dudit seigneur requerrant, qui fut créé Baron, lui et tous ses descendants, ainsi que son frère, Germain-Wolfride, par lettres patentes de l'empereur Charles Cinq, données respectivement à Cologne en quinze cent vingt-trois et quinze cent vingt-quatre à Aix-la-Chapelle, laquelle famille de Herckenrode, originaire de l'Empire, porte pour armoiries nobles et anciennes : un écu d'or à la croix d'azur, chargée de neuf vairs d'argent, posés vers celui du centre; ledit écu posé sur une double aigle de sable, armé et lampassé de gueules, sommé d'un bonnet de baron à l'antique, surmonté d'un heaulme ou casque d'argent, grillé et liseré d'or, fourré de gueules, posé en face et couvert d'une couronne à cinq pointes d'or, et pour cimier un dextrochère, armé d'un sabre ensanglanté d'argent, à la poignée d'or, accompagné de quatre pennaches de gueules, aux hachements d'or et d'azur, le susdit écu tenu par deux hommes sauvages, ceintrés et couverts de sinople, armés d'un bouclier d'argent et d'une massue au naturel, et portant chacun une bannière, l'une, à dextre, d'or à la croix d'azur, et celle à sénestre d'azur, chargé de neuf vairs d'argent, posés trois, trois et trois en face, telles et de la même manière qu'elles sont peintes et exprimées à la tête du présent acte, que nous avons également fait enregistrer à la suite des titres et documents, réclamés ci-devant, et lesquels nous avons restitué audit seigneur requerrant. En foi de quoi nous avons signé la présente, que nous avons fait munir des sceaux de nos respectives charges royales en la chambre héraldique de Sa Majesté à Bruxelles, le seize de janvier dix-sept cent quatre-vingt-neuf.

(Est signé) C. Beydaels-de Zittaert, G. -A. Lambina de Baussen; et plus bas sont imprimés en hosties rouges deux sceaux, à droite aux armes de l'empereur et roi, et à gauche à celles de la province de Flandres. — Ensuite est écrit : Pour copie conforme (signé) C. Beydaels-de Zittaert.

fa:vjille van herckenkobe.

i'AMILLE A^AN HEllCKENRODE.

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DE HAMAL D ELDEREN. DE MENTEN.

PROVENEK.

DE BLEJIEJV.

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WAME S ,

DE RYCKEL,

DE PRINTHAGEN.

SCHRONCX.

VAES.

DIHAN dit DE MATHYS.

SCHROOTS.

DE HOUTHEM,

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MOE SEIV.

SWENNEN.

AANDEK HEYDEN.

BECKERS.

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