AU DUCHE DE LIMBOURG
ARMES : (Tazur à trois molettes d'éperons d'or, à 6 pointes ou rais, accompagnées d'un demi chevalier d'argent, armé de toutes pièces, le casque en tête, avec la visière baissée et de front, issant du flanc sénestre de Vécu, tenant en sa dextre une épée élevée en pal, entre les deux molettes du chef. Cimier : une molette d'or de Vécu, entre deux proboscides d'azur et d'or.
La famille de la Saulx, quoique fixée au duché de Limbourg depuis le commencement du XVIP siècle, n'en est pas originaire. On la considère, — et c'était aussi de tradition dans la famille au milieu du siècle dernier, — comme issue de l'ancienne noble maison de la Saulx-de Temple, près de la ville capitale de Daelhem, qui faisait partie de la province de Limbourg, où, selon Jacques de Hemricourt (i) et Christophe Butkens (2), existait, vers l'année 1360, un Messire Wathy ou Wauthj DE Saule, dit de Temple, chevalier, qui épousa Marie, fille de Renaud, sire d'Argenteau. De ce mariage vint Elisabeth de la Saule, dite de Temple, ou de Saul (aussi de Saulx), laquelle fut femme, en P^ noces, de Daniel de Pallant, —
(1) Miroir des nobla de la llesbayc.
(2) En SCS Trophées de Brahant.
Complément. 27
im DE LA SAULX.
et, en 2*» noces, de Robert d'Arckel, sire de Lille-Saint-Hubert, Rynswoude, Hamont, Achel, surnommé Grevenbroeck, mort en 1396, dont postérité (i).
Cependant, certaines archives de cette famille disent, que les de la Saulx (de Salice) proviennent d'une famille noble originaire de la Franche-Comté, qui a dû en sortir au commencement du XVIP siècle, à cause des guerres qui, à cette époque, dévastèrent cette malheureuse province.
Cette dernière opinion nous paraît d'autant plus fondée que la famille limbourgeoise orthographiait son nom de Saul, de la Saule dit des Temples, et de LA Saule-des-Temples.
Quoi qu'il en soit, deux membres de la famille de la Saulx, Pierre-Olivier-Albert et Ignace-Augustin-Joseph, son frère, adressèrent, le 14 juin 1768, une requête à Sa Majesté, à l'effet de solliciter la permission de faire s^outenir l'écusson de leurs armes par deux chevaliers, tenant des banderolles au blason de la famille de la Saulx de Temple, savoir : d'azur à une bande ondée d'argent, alléguant à l'appui de leur demande qu'ils étaient les seuls dans cette province qui portaient le nom de cette famille, et qu'ils étaient originaires du pays où elle a existé depuis des siècles. — Il paraît qu'il ne fut pas donné suite à cette requête.
Le premier de la Saulx qui s'établit au pays de Limbourg se nommait Jean, et était né vers 1598, comme appert par certain acte où il est obligé de déclarer son âge. — Il était attaché à un seigneur de la maison Scheiffard-de Mérode, avec lequel il vint à Clermont, terre appartenant à ce seigneur, et y occupa une propriété, qui porte encore aujourd'hui le nom de Cour la Saulx. Il devint juge-royal, ou haut-échevin du duché, et y épousa une riche veuve, nommée Marie Syben. Cette dame appartenait à une famille originaire du Danemarck, qui a fourni des conseillers aux conseils de Brabant et de Gueldre, lesquels ont laissé des descendants à Ruremonde, où l'un d'eux était bourgmestre-régent en 1768.
Le susdit Jean de la Saulx et sa femme Marie Syben furent inhumés dans le chœur de l'église de Clermont. Leurs descendants s'établirent à Limbourg, y occupèrent, jusqu'à la 'fin du XVIIP siècle, des positions importantes à la haute-cour du duché, et siégèrent aux conseils de S. M. à Bruxelles et à Malines.
La branche aînée posséda plus tard la seigneurie d'Alensberg, près de Bleyberg, qu'elle quitta en 1836 pour se fixer à Moresnet, où son respectable chef, M. Arnold DE LA Saulx d'Alensberg, devint bourgmestre, et mourut le 18 juillet 1863, étant chevalier de l'ordre de Léopold de Belgique, et chevalier de 3"® classe de l'aigle rouge de Prusse.
Quant à la branche cadette, elle quitta le Limbourg au commencement de ce siècle pour se fixer à Liège. Son dernier représentant réside à Jemmeppe.
(1) Nous trouvons aussi que Malhicu de la Haye, bourgmestre de Licge en 1614, était fils de Thierry DE i.A Haye et de Crrlrudc de la Saulx.
DE LA SAULX. l^î
I. N de laSaulx, né vers 1565, que l'on croit originaire de la Franche-Comté,
épousa une dame dont le nom nous est inconnu. Il mourut en 1611, laissant de son dit mariage deux fils, savoir :
1<* Jean de la Saulx, qui suit.
Et 2o Jacques-Denis, de la Saulx, né vers 1600, qui fut capitaine au
service d'Espagne. Il épousa, en premières noces, N de Quaedbach,
laquelle portait pour armes : d'oi' à un globe ou boule terrestre d'azur, cintré du champ, surmonté dune croix de même (Fig. 1). Il convola, en secondes
noces, avec N Hannot de Vlatten, dont les armes étaient : d'argent
au lion de gueules (Fig. 2). — De ces deux alliances vinrent :
{Du P"" Lit.)
A. N de la Saulx, femme de N de la Touche, officier au service de Sa Majesté.
B. N de la Saulx, mariée à N de Léon, capitaine, d'une famille
originaire de Louvain.
(Du 2* Lit.)
Et C, Arnould de la Saulx, qui alla s'établir à Marche-en-Famennes. Il épousa une dame dont le nom nous est inconnu, et en eut deux fils qui s'établirent en Lorraine où ils formèrent souche.
H. Jean de la Saulx, naquit en 1598, vint s'établir à Clermont à la suite d'un sire ScheifFard-de Mérode, et fut échevin de la haute-cour de la ville et duché de Limbourg. Il épousa Marie Syben, riche veuve, d'une famille noble, originaire du Danemarck, qui portait : écartelé; aux \ et 4 d'argent à la bande ondée de sable; aux 2 et 3 d'argent à la merlette de sable; cimier : une nierlette de Vécu (Fig. 3). — Cette dame était fille de Mathieu Syben et de Catherine de Fkoidthier. Elle mourut le 5 novembre 1672, et fut inhumée auprès de son mari sous le chœur de l'église de Clermont. — De ce mariage naquirent :
1° Jacques-Guillaume de la Saulx, licencié en droit, puis officier au service d'Espagne, mort à Bruxelles sans avoir été marié.
Et 2° Mathias, qui suit.
III. Mathias de la Saulx, né en 1727, fut licencié en droit, avocat au conseil souverain de Brabant, majeur de la haute- cour de la ville et du duché du Limbourg, et mourut le 4 décembre 1679. — Il était veuf, depuis 1660, de Barbe de Noirfalize, d'une famille noble, originaire de Franchimont, dont les armes étaient : de gueules à deux lions affrontés d'argent, couronnés d'or, tenant en pal un marteau d'argent, couronné d'or. Cimier : un lion issant de Vécu (Fig. 4). — Cette dame était fille de Charles de Noirfalize, vicomte d'Anseremme, seigneur de Régnier, majeur héréditaii^e du Ban de Chevron, et de Catherine de Haack, morte en 1660, fille d'Antoine de
Haack, écuyer, et de Catherine de Veve, qui portait : coupé de gueules au lion issant d'argent, et d'argent à la rose de gueules cintrée d'or. Cimier : w/i lion d'argent issaiit (Fig. 17). — Des dits Mathias de la Saulx et Barbe de NoiRFALizE, sont nés les deux fils qui suivent :
1° Albert-François, rapporté plus loin. .
Et 2^ Pierre-François de la Saulx, né en 1663, chevalier, conseiller privé du roi d'Espagne aux Pays-Bas, à Malines, décédé en 1729. Il avait épousé Marie-Barbe Coquelet, laquelle lui survécut jusqu'au 14 janvier 1733. Elle portait : coupé d'argent et d'or, à la fasce d'azur brochant sur le coupé, accompagnée de 3 coqs de gueules, les deux du chef affrontés (Fig. 5). — Cette dame était sœur d'Augustin Coquelet, majeur de Spa, et fille de Godefroid Coquelet, aussi majeur de Spa, décédé en 1698, et de Marguerite de Berinsenne, morte en 1706, qui portait : d'azur à trois écussons d'or (Fig. 6), fille d'Augustin de Berinsenne, écujer, et de Marguerite de la Vaulx- Renard, fille de Guillaume baron de la Vaulx-Renard (i), et de N.... de Part-Dieu-Quareux. — Le dit Godefroid Coquelet était fils de Pierre Coquelet, également majeur de Spa, et d'Anne Sougnez, dont les armes étaient : de gueules à trois macles d'argent (Fig. 18).
Pierre-François de la Saulx et Marie-Barbe de la Saulx eurent les trois filles qui suivent, savoir :
A. Marie- Anne de la Saulx.
B. Marguerite de la Saulx, mariée, en 1772, à N de Battice, licencié
en droit. — Leur fille Anne-Marie de Battice fut femme de L J
PoswiCK, greffier de la cour féodale de Limbourg.
Et C. Barbe-Monique de la Saulx, née en 1692, décédée le 11 mai 1772, ajant été femme d'Albert-François-Joseph de la Saulx, son cousin-germain.
IV. Albert-François de la Saulx, naquit le 19 août 1659, fut avocat du roi et échevin de la haute-cour de la ville et du duché de Limbourg, et mourut vers l'année 1690. — Il avait épousé Albertine-Marguerite-Elisabeth de Bruges, née en 1666, et dont la sœur, Thérèse de Bruges, fut la femme de N...., vicomte de Montaling. — Cette dame était fille de Pierre-Mathieu de Bruges, échevin de Limbourg, né en 1633, et d'Isabelle- Françoise Hubin-de Gulchen (qu'il avait épousée en 1665), petite-fille de Jean de Bruges, écujer, échevin de la haute-cour du duché de Limbourg, né en 1592, mort en 1665, et d'Albertine de Hannot (qu'il avait épousée en 1630), fille de Claude de Hannot, écujer, drossard de Walhorn, et de Marie de Willemsem, — et arrière-petite-fille de Jehan de Bruges-de Vlatten, né en 1547, décédé en 1643, et enterré dans l'église d'Ejnatten.
La dite dame Albertine de Bruges portait pour armes : coupé, en chef (1) De la Vaulx-Renaro porlc : burclé d'argent et do sable de dix pièces.
de gueules au lion issajit d'argent, et en pointe burelë de sinople et d'argent de
6 pièces, mi-écartelê en sautoir de gueules (Fig. 7). Isabelle-Françoise Hubin-de Gulchen, susdite, était fille de Godefroid
HuBiN-DE Gulchen, qui portait : coupé; en chef d'argent à l'aigle naissante de sable, tenant dans le bec un anneau d'or; en pointe de gueules à l'annelet d'or (Fig. 8), receveur et greffier des états de Limbourg (i), et d'Elisabeth Blancheteste (mariés en 1624), fille de Pierre Blancheteste , écujer, échevin de la haute-cour de Limbourg, qui porte : d'or au lion passant de gueules (Fig. 19), et de Jeanne Toutlemonde-de Kouven, — petite-fille
de Renat Hubin-de Gulchen, et de N , — et arrière-petite-fille de
Remacle Hubin, échevin;;'de la haute-cour du duché de Limbourg, et de Barbe de Gulchen (2). — Le dit Remacle Hubin était fils de Jean- Remacle Hubin, échevin de la haute-cour du duché de Limbourg, et d'Anne Corneau.
D'Albert-François de la Saulx et d'Albertine-Marguerite-Elisabeth de Bruges, susdits, naquirent les cinq enfants qui suivent :
1° Albert-François-Joseph, mentionné ci-après.
2° Marie-Albertine de la Saulx, morte sans avoir été mariée.
3° N de la Saulx, aussi décédée en célibat.
4° N de la Saulx, religieuse au couvent dit des Carmes.
Et 5° Pierre-Godefroid-Ignace de la Saulx, majeur des Bans de Hervé, seigneur de Gemenich, Alensberg, Terschuren (par héritage de M"" de Straeten, mort en 1740), et échevin de la haute-cour du duché de Limbourg, — H mourut le 18 janvier 1767, sans avoir été marié.
"V, Albert-François-Joseph de la Saulx, naquit en 1685, fut licencié en droit, échevin de la haute-cour de la ville et du duché de Limbourg, et mourut le 18 octobre 1755. — 11 avait épousé, le 27 août 1717, sa cousine-germaine Barbe-Monique de la Saulx, née en 1692, laquelle lui survécut jusqu'au 11 mai 1772. — Elle était fille de Pierre-François de la Saulx et de Marie-Barbe de Coquelet. — Quatre enfants naquirent de la dite alliance, savoir :
P Marie-Dorothée-Albertine de la Saulx, née en 1718, décédée le 19 septembre 1756, ayant été mariée avec Jean-Guillaume-Emmanuel de Tiège, échevin de la haute-cour de la ville et du duché de Limbourg, et conseiller-greffier des états de Fauquemont. — Il survécut à sa femme jusqu'au
7 octobre 1788, ayant eu de son mariage deux filles, l'une morte à l'âge de sept ans et l'autre, Marie-Thérèse de Tiège, laquelle mourut chanoinesse régulière de Berlaimont, à Bruxelles, le 14 mai 1785.
2° Marguerite-Jeanne-Isabelle de la Saulx, née en 1720, décédée en 1799, sans avoir été mariée.
(1) Ce Godefroid Hubin-de Gulchem avait un frère qui forma la branche des Hubin, fixée à Trêves.
(2) Uemacle Hudin et son épouse Barbe de Gulchen furent institués liériticrs de Nicolas de Gulchen, frère de la dite Barbe, à condition d'ajouter le nom de Gulche.v à celui de Hubin.
3<» Pierre-Olivier-Albert-George-Joseph, dont l'article suit. Et 4° Ignace-Augustin-Josepli-Louis de la Saulx, dont il sera parlé après la postérité de son frère.
VI. Pierre-Olivier- Albert-George-Joseph de la Saulx, né le 13 juillet 1728, écuyer, seign'" d'Alensberg, de Gemenicli et de Ter-Schuren (par son oncle), licencié en droit, échevin de la haute-cour de la ville et du duché de Limbourg, pair de la chambre féodale, mourut au château d'Alensberg le 7 oct. 1798.
— Il avait épousé, le 2 février 1773, Marie-Anne-Josèphe-Émérentine de Mylius-de Schwarzenbongard, née en 1744, laquelle lui survécut jusqu'en 1802. Elle portait pour armes : cTaziir au fer de moulin d'argent, portant en pal une croix haute de sable, enlacée d'une bisse d'argent. Cimier : cinq panaches d'argent et d'azur (Fig. 9). — Cette dame était fille de Jean- Henri-Arnold DE Mylius, né le 29 janvier 1709, bourgmestre de Cologne, mort le 18 mars 1774, et de Marie-Albertine-Josèphe baronne de Lamberts- DE Cortenbach, laquelle portait ; écartelé; aux 1 et 4 d'argent au lion de gueules, issant de la pointe du flanc sénestre, tenant en sa dextre un annelet d'or; aux 2 et 3 d'or à la demi-aigle éployée de sable, mouvante du flanc sénestre, — parti dîi même à la fasce de gueules. Sur le tout, un écusson d'or à trois bandes de gueules, couronné également d'or, qui est de Cortenbach.
— Elle était sœur, entr'autres, de Herman-Joseph de Mylius, né en 1738, sénateur, décédé en 1786, ayant épousé Marie-Elisabeth-Walburge de Heinsberg, — de Gaspard-Joseph-Charles baron de Mylius-de Schwarzenbongard, né en 1742, décédé en 1785, ayant eu pour femme Marie- Anne-Walburge de Groote-de Kendenich, — et d'Antoine-Ulrich de Mylius, général au service d'Autriche, qui épousa N Raitz-von Frenz.
VU. Arnold-Thimothée-Albert-François-Joseph de la Saulx-d'Alensberg, né à Alensberg le 24 janvier 1774. Il fut maire et bourgmestre de Moresnet pendant 56 ans, chevalier des ordres de Léopold, de Belgique, et de la 3^ classe de l'aigle rouge, de Prusse, et mourut le 18 juillet 1863, à Moresnet, où il était venu se fixer le 23 décembre 1836, après avoir vendu Alensberg à M"^ James Cockerill, d'Aix-la-Chapelle. — Il avait épousé Anne-Dorothée-Antoinette-Joséphine de Braumann, née à Bonn le 27 novembre 1779, morte à Moresnet le 28 novembre 1860 et qui portait pour armes : d'argent à l'homme sauvage de carnation, cintré et couvert de feuilles de laurier de simple, portant de su dextre une massue au naturel, et de sa sénestre une branche de trois feuilles de sinople, et debout sur une terrasse de sinople. Cimier : le sauvage de Vécu, issant (Fig. 10). — Elle était fille de Herman- François-Liboire de Braumann. né à Bonn le 2 décembre 1736, conseiller intime et trésorier-général de l'électorat de Cologne, mort le 27 août 1802, et d'Anne-Dorothée-Walburge de Mylius. — De la dite alliance naquirent les six enfants qui suivent :
P Pierre-Ignace-Arnold, rapporté ci-après.
2" Marie-Anne-Françoise-Walburge de la Saulx, née à Alensberg le 30 juin 1799, chanoinesse régulière de Berlaimont.
3° Catherine-EIisabeth-Henriette-Hubertine de la Saulx, née à Alensberg le 2 novembre 1802.
4° Madeleine-Antoinette-Ulrique-Eugénie de la Saulx, née à Alensberg le 27 janvier 1805, décédée le 8 avril 1825.
5" Antoinette-Caroline-Josépliine-Catherine de la Saulx, née à Alensberg
le 2 août 1806.
Et 6° Gaspard-Joseph-Eugène-Louis de la Saulx, né à Alensberg le 27 octobre 1807, premier lieutenant au service du royaume de Prusse, mort à Moresnet le 30 décembre 1847, sans avoir été marié.
Vm. Pierre-Ignace-Arnold-Marie de la Saulx-d' Alensberg, naquit à Alensberg le 29 avril 1801, fut juge-de-paix i\ Crefeld, et y mourut le 26 mai 1861. — Il avait épousé Wilhelmine-Tliérèse Oster, née le 18 janvier 1818, fille de Pierre-François Oster, landrath-royal à Cochem, et. de Constance SoNNTAG. — De ce mariage est issu :
Ï3L. Arnold-Constantin-Pierre-François de la Saulx, né à Castellaun (Prusse), le 14 juin 1839.