‹ Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne (volume 2)Chapitre 9 sur 59 · TAN LOO · texte numérisé non relu

TAN LOO

COOLMAN.

DE CONINCK.

DE ^T^LENZI. T:AlNr OVERWALLE.

DE BERLAERE. 41

honorable pour la famille de Berlaere, mérite que nous en donnions ici quelques extraits. On y remarque, entr'autres choses, ce qui suit : « Joseph Salut. De la part de notre cher et bien aimé Pierre-Jean- François Hynderick, écuyer, seigneur de Theulegoet...., nous a été très humblement représenté qu'il serait fils légitime de Jean-François Hynderick, licencié en droit, premier conseiller-pensionnaire, greffier criminel de ladite salle et chàtellenie (d'Ypres), et de Pétronille-Victoire- Constance Plumyoen, — petit-fils de Jean Hynderick et de Anne- Marie de Berlaere que son aïeule paternelle, Anne-Marie de

Berlaere, sœur de Charles-Pierre de Berlaere, chevalier, docteur en droits, seigneur de Trivière, Overbroeck, amman héréditaire de notre " ville de Gand, époux d'Anne-Thérèse de Berlaere, sa cousine-germaine, aurait été fille de Charles de Berlaere, écuyer, et de Marie-Claire de Mahieu, — que celle-ci serait fille de George de Mahieu, auteur des familles de marquis de Maelcamp et le Rodes, barons de Berleghem

, que sa susdite aïeule serait petite-fille de Guillaume de Berlaere,

écuyer, et de Marie Lievens, sa troisième épouse, et arrière-petitefille de Charles de Berlaere, écuyer, et d'Elisabeth de Neyt, dont le père aurait été Jacques van Berlaere, chevalier, et la mère Liévine Pétrins, inhumés tous deux au milieu du chœur de l'église paroissiale du village de Berlaere, près Termonde, sous une tombe de pierre bleue; — que lui suppliant aurait épousé Susanne-Thérèse de Buus ....

à ces causes, il nous supplie en toute soumission de

daigner lui accorder le titre de chevalier héréditaire de son nom de Hynderick, et de décorer les armoiries de sa famille, qui sont : coupé, au P"" en chef fascé d'or et de gueules, de 4 pièces, et au 2"^ d'or à 3 fleurs-de-lis de gueules, posées 2 et 1, de deux hommes sauvages feuilles de sinople, appuyés sur l'écu, tenant d'une main leur massue posée à terre en pal, et de l'autre une banderolle, celle de dextre aux armes de l'écu, celle de sénestre fascée d'argent et de gueules, la première fasce d'argent chargée de cinq hermines, la 2® de quatre et la 3« de trois, — et la l'*' fasce de gueules chargée d'un lambel à trois pendants d'or, qui seraient les armoiries de la noble famille de Berlaere, et de plus lui permettre de sommer d'une couronne de chevalier à 3 fleurons d'or

Et 3" Isabelle-Claire de Berlaere, laquelle fut mariée : 1° le 29 juin 1698, à Vincent Hynderick, son beau-frère, mort le 14 décembre 1707, enterré à S*-Pierre à Ypres; et 2° le 1 décembre 1711, audit Ypres, à Jean- Baptiste DE Mezemaker, fils de Pierre et de Brigitte van Costenoble. Elle mourut à Ypres le 22 janvier 1746.

CoMPLÉmENT. g

42 DE BERLAERE.

XIII. Charles-Pierre de Berlaere, né le 14, et baptisé le 17 août 1670, docteur en droit, seigneur de Trivière et d'Overbroeck, amman héréditaire et semonceur légal des magistrats de la ville de Gand, le 29 novembre 1691, fut créé chevalier du S*-Empire, le 4 octobre 1717, par l'empereur Charles VI, comme il a été dit en notre Nobilaire des Pays-Bas, article DE Berlaeke. 11 fit renouveler la pierre sépulcrale du célèbre chanoine Varseus, entre les premier et deuxième piliers de l'église de S*-Bavon, à Gand, et y fit graver cette épitaphe : " Hic jacet i?''"» adm. dominus " Adrianus Varreus hujus cathedralis ecclesiœ per 35 annos prœpositus, qui " ohiit 1 feb. 1635. — istam inscriptionem vestutate deletam nobilis dominus " carolus a Berlaria S. R. J. eques hujus urbis legatis monitor et ammanus » prœfati r^^ dni. unicœ neptis, nepos et hœres, pietatis ergo et sibi suisque « hic sepulturam eligens, anno domini 1720, renovari curavit. »

Après avoir beaucoup voyagé en Allemagne, à Rome et à Naples, Charles-Pierre de Berlaere épousa, en premières noces, le 12 janvier 1694, sa cousine-germaine, Anne-Thérèse de Berlaere, dame d'Overbroeck (voir ci-devant au degré XII), laquelle mourut le 12 août 1701, et fut inhumée en l'église de S*-Nicolas à Gand, dans le caveau de la famille van Bier- VLiET. Il épousa, en secondes noces, Marie-Anne Bras, laquelle mourut sans enfants le 24 mars 1737 et fut enterrée au couvent d'Oost-Eecloo ; elle était fille d'Antoine Bras, gentilhomme bourguignon, qui portait ; écartelé; aux 1 et é d'or à 3 huchets de sable; aux 2 et 3 d'argent à trois fleurs (de lis) de simple; sur le tout, d'argent à trois maillets de gueules (Fig. 27).

Charles-Pierre de Berlaere eut deux enfants de son premier mariage, savoir :

1° Anne-Liévine de Berlaere, morte sans hoirs le 13 février 1755, avait été mariée en premières noces, le 17 janvier 1719, à Louis-François d'Heyne, seigneur de Waterdyck, lequel portait : d'azur au lévrier sautant d'or; il était fils de Louis-François d'Heyne, seigneur de Leeuwerghem, et de Jeanne Billet. Elle avait épousé, en secondes noces, le 21 septembre 1723, Jean-François Sandelin, qui portait : de gueules à trois coqs d'argent, membres, becqués et crêtes d'or, 2 et \, ei qui mourut le 22 septembre 1726 à Gand; il fut inhumé en l'église de S*-Michel, sous une pierre sépulcrale, portant ses armoiries et cette épitaphe : « Sépulture van " Jd' Jan-Frans Sandelin, f^ Cor nelii-Ar midi, heere van Terheule, overleden

" den 1726, — ende van vrauw Livina de Berlaere, f^ Caroli-Petri,

« vrauwe van Overbroeck, syne gezelnede, ende te vooren wed^ van Jd' Frans » d'Heyne, heere van Waterdyck, de welcke overleet den 13 february. Bidt » voor de zielen. » Ledit Jean-François Sandelin était fils de Charles- Arnould, seigneur de Terheule, et d'Éléonore-Françoise de Nieulant. La noble maison de Sandelin est originaire de Dortrecht.

De Louis-François d'Heyne et d'Anne-Liévine de Berlaere naquit une

DE BERLAERE. 43

fille, Anne-Caroline-Françoise-Xavière d'Heyne, par la mort de son grandpère, dame de Leeuwerghem, d'Elene et de Waterdyck, née à Gand le 3 décembre 1719, morte sans alliance le 29 juillet 1736. Et 2° Charles-Pierre de Berlaere suit.

XIV. Charles-Pierre de Berlaere-de Trivières, né le 3 août 1698, seigneur d'Overbroeck, mourut le 25 septembre 1723, ayant épousé, le 22 janvier 1719, Marie-Thérèse van Loo, laquelle mourut le 12 avril 1754, et fut inhumée en l'église de S*-Michel à Gand, ayant été mariée, en secondes noces, le 6 mai 1730, avec le vicomte Pierre-Louis van der Varent, échevin de la keure à Gand, qui convola, en secondes noces, avec Marie-Bernardine DE Saint-Genois. Ladite Marie-Thérèse van Loo était fille de Liévin, avocat, lieutenant et greffier du lieutenant-civil, et receveur-général du roi en ses domaines du droit salique, et de Jeanne de Cusere; elle portait pour armes : cowpé, en chef de gueules à deux fleurs-de-lis d'or, en pointe d'or à une double aigle de gueules (Fig. 28).

Deux enfants naquirent de Charles-Pierre de Berlaere et de Marie- Thérèse van Loo, savoir :

P Jean-Baptiste de Berlaere, dont l'article suit.

Et 2** Jeanne-Charlotte de Berlaere, née posthume, et baptisée en l'église de S*-Bavon à Gand, le 22 décembre 1723.

XVa Jean-Baptiste-Joseph de Berlaere-de Trivières, né à Gand le 10 juillet 1721, seigneur d'Overbroeck et amman héréditaire de la ville de Gand, mourut en cette ville le 7 septembre 1796, et fut enterré à Mariakercke, avec épitaphe armoriée. Il avait épousé le 5 avril 1747, Anne-Marie-Ferdinande CooLMAN, qui mourut le 22 mai 1784, fille de Jean-Baptiste Coolman, seigneur de ter Cameren, grand-échanson de Flandre, du chef de cette seigneurie, etc., et de Thérèse-Albertine Stalins. — Ledit Jean-Baptiste Coolman était fils de Jean-Baptiste Coolman, avocat au conseil de Flandre, et d'Anne-Marie Fiefvetz, — et petit-fils de Servais Coolman et de Gilline Dentels. Ladite Anne-Marie-Ferdinande Coolman, avait cinq frères et sœurs, parmi lesquels Ferdinand-Joseph Coolman, qui épousa Marie- Madeleine de la Tour et Tassis, dont il eut Robert- Joseph-Guislain Coolman, seigneur de Balleghem, Anvaing, ter Cameren, etc., mort au château de Meerendré en 1851, ayant épousé Marie de Vette. De ces derniers conjoints est né Théophile-Joseph-Guislain Coolman, seul et unique représentant de sa famille, encore célibataire, demeurant au château de Meerendré.

La famille Coolman porte pour armes : écartelé, aux l et 4 d'argent à 3 merlettes de sable; aux 2 et S de gueules à 3 sautoirs d'or à une bordure de même (Fig. 29).

44 DE BERLAERE.

De Jean-Baptiste de Berlaere et d'Aiine-Marie-Ferdinande Coolman, naquirent trois enfants, savoir :

P Jeanne-Colette de Berlaere, dame d'Overbroeck, née à Gand, le 9 mars 1748, y décédée le 26 septembre 1799, ayant été mariée, en premières noces, en l'église de S*-Micliel à Gand, le 10 février 1770, à Louis- Joseph DE CoNiNCK, chevalier, seigneur d'Oultre, de Saint-Gilles, de Denderbeke, de Swjvicque et de Cambeke, — fils de Jean-Baptiste, seigneur (bailli) de Saint-Bavon, et de Françoise-Isidore-Marie-Nicole d'Azuara y Grandia, morte le 3 avril 1751, fille de François d'Azuara y Grandia, — gouverneur de Carthagène, et de Marie-Colette van der Haeghen. — Ledit Jean-Baptiste de Coninck était fils d'Abraham-Joseph de Coninck, conseiller du conseil en Flandre, — lequel fut anobli et créé chevalier du Saint-Empire, par diplôme de l'an 1719, avec ses six enfants, — et de Marie- Anne Baudev^^yns, — et petit-fils de Jacques-Félix de Coninck, seigneur d'Overbrouck, conseiller en Flandre, mort en 1684, et d'Anne VAN HooBROucK, fille de Louis van Hoobrouck, trésorier de la ville de Gand, et de Liévine Dormael, dame d'Axelwalle (Voyez notre Nobiliaire des Pays-Bas, lettre C, article de Coninck).

La susdite Jeanne-Colette de Berlaere fut mariée, en secondes noces, le 15 février 1792, à François-Xavier- Aloyse-Joseph-Ferdinand de Valenzi, ancien officier au service d'Autriche, natif de Brunn, en Moravie, d'une famille originaire d'Italie, et établie, depuis le XVP siècle, en Allemagne, où ses membres ont occupé de hautes charges et emplois, tant civils que militaires. Il était fils de messire Michel-François de Valenzi, conseiller de S. M. l'empereur d'Autriche, et d'Eve-Julienne de Berger.

La famille de Coninck porte pour armes : (razur à la fasce ondée d'argent, accompagnée de trois roitelets d'or (Fig, 30).

Les armes de la famille de Valenzi sont : coupé; en chef parti, au P"^ d'azur à la bande d'argent, chargée de trois signes de Saturne de sable; — au 2® de gueules au lion d'or, lampassé de gueules, tenant en sa dextre un glaive levé d'argent, à poignée d'or; — en pointe, un fleuve entre deux rochers : sur celui de devaiit une forteresse entourée de maisons, dans le coin dextre le soleil couchant; le tout au naturel (Fig. 31).

2° Pierre-Norbert-Liévin de Berlaere. Son article suit.

Et 3** André-Emmanuel-Marie-François de Berlaere, prêtre, licencié en droit canon le 7 août 1784, mort subitement le 8 octobre 1800.

XVI. Pierre-Norbert-Liévin de Berlaere-de Trivières, chevalier, né à Gand le 11 novembre 1750, y mourut le 14 avril 1811. Il avait épousé, en premières noces à Gand, le 24 novembre 1781, Colette van Overwalle, d'ancienne noblesse, née le 2 janvier 1749, décédée le 9 mars 1787, fille de Pierre-François van Overwalle, seigneur de Maldeghem, de Boere-

DE BERLAERE. 45

ghem, etc., et de sa première femme Marie- Augustine du Bois, — petite-fîlle de Pien-e van Overwalle et de Jeanne-Barbe Tuckschap, — et arrière-petite-fille d'un autre Pierre van Overwalle et de Marie- Madeleine VAN DEN Haute. — Sa seconde femme fut Rosalie-Françoise- Louise comtesse van der Meere, née le 14 juillet 1764, décédée à Gand le 7 décembre 1825. Cette dame était fille de Joseph-Charles comte van DER Meere, bourgmestre d'Audenaerde, échevin de la keure à Gand, député de Flandre, etc., et de Louise- Joséphine-Jeanne van Slype, dame de Lambre, etc. (fille d'Isaac-Albert-Joseph van Slype, lieutenant des gardes du corps en Espagne, et d'Anne-Pétronille Alvarez-y-Estrada, née à Chiolane-de la Frontera, en Espagne, fille de don Louis-Guillaume Alvarezy-Estrada et d'Ynès-Françoise Diaz, fille de Simon Diaz et de Catherine Pachéco, — et petite-fille de Diégo-Alexandre Alvarez-y-Estrada, et d'Emmanuelle del Castillo). — Ledit Charles-Joseph comte van der Meere était fils de Charles-François van der Meere, seigneur de Cranevelt, bourgmestre d'Audenaerde, et d'Aldegonde-Onuphride (Barbe-Onuphride) de Crâne, fille de Michel de Crâne, seigneur de Wingaerde, et de sa quatrième femme Anne-Françoise Vilain, sœur de François-Ignace, appelé Vilain XIIIL

Ladite Rosalie-Françoise-Louise van der Meere était sœur : P de Amélie comtesse van der Meere, décédée en célibat à Audenaerde en 1848, à l'âge de 73 ans; 2p de Charlotte-Joséphine- Antoinette comtesse van der Meere, qui fut mariée à François-Joseph baron de Villers-de Jodoigne, dont Charlotte -Antoinette -Thérèse -Joséphine de Villers, actuellement ^ épouse de Jérôme-Antoine-Joseph-Marie baron de Jamblinne-de Noville, demeurant à [xelles; et 3** de Charles-Aimé-Emmanuel comte van der Meere et de Cruyshautem, membre des états généraux, chambellan de Guillaume l®^ roi des Pays-Bas, mort en 1837, ayant épousé Catherine- Louise DE Beelen-Bertholff, décédée à Bruxelles le 10 avril 1842, âgée de 77 ans. De ce dernier mariage sont nés deux enfants, savoir : a. Auguste- Louis-Nicolas comte van der Meere et de Cruyshautem, ancien-général de brigade, au service de Belgique, etc.; et h. Eugénie-Désirée comtesse vàn der Meere et de Cruyshautem, actuellement épouse, depuis l'année 1823, de Pierre-Charles-Joseph vicomte Desmanet-de Biesme, né le 27 janvier 1793, successivement membre de l'ordre équestre de la province de Namur, chambellan de Guillaume l®"", roi des Pays-Bas, député au congrès national, membre de la chambre des représentants, sénateur, etc., etc., décoré de la croix de fer, commandeur de l'ordre de Léopold, officier de la Légion d'honneur, etc., etc. Dont quatre enfants.

La famille van Overwalle porte pour armes : ô!ov au lion de gueules, armé dans sa dextre d'un sabre d'argent (Fig. 32).

Les armoiries de la famille van der Meere sont : d'azur à trois feuilles de myrrhes (selon d'autres de néflier) d'or (Fig. 33).

46 DE BERLAERE.

De Pierre-Norbert-Liévin de Berlaere et de ses deux femmes vinrent quatre enfants, savoir :

(Du l^' Lit.)

1° Colette -Anne -Louise de Berlaere, dame de Maldeghem, née le

27 juin 1786, décédée le 10 septembre 1830, mariée à Josse-Jean Spillebaut. d'une ancienne famille patricienne flamande, qui portait pour armes : d'azur au chevron d'argent, accompagné de 3 flèches émoussées, posées en pal d'or (Fig. 34). De ce mariage naquit : Eugénie Spillebaut, née le

28 février 1803, décédée à Gand le 10 avril 1843, ayant été mariée le

14 février 1828, à M. Joseph Schipman, né à Gand le 19 décembre 1797, y décédé en 1860, laissant entre autres enfants Gustave Schipman, actuellement lieutenent en premier au 9® régiment d'infanterie de Ligne.

(Du 2d Lit.)

2° Pauline-Charlotte de Berlaere, née à Gand le 12 juin 1794, y décédée le 7 janvier 1861, ayant été mariée, le 26 mars 1817, à Auguste-Jean-Baptiste-Pierre-Joseph baron de Herckenrode, né à Louvain le 22 juin 1789, décédé à Liège en 1837, étant capitaine-commandant de la gendarmerie nationale belge. Il était fils de Joseph-Antoine-Françoisbaron DE Herckenrode, sénateur, puis chef-mayeur de la ville de Louvain, et de Jeanne-Marie-Claire d'Udekem. De ce mariage est né à Huy, le

15 mars 1818, Jacques-Salomon-François-Joseph-Léon baron de Herckenrode, lequel a épousé en premières noces, à S'-Trond, en 1841, sa cousine-germaine, Thérèse-Marie-Désirée baronne de Herckenrode, née au château de Grand-Jamines en 1811, décédée à S*-Trond en 1848, ayant eu trois filles : Marie-Thérèse-Isabelle-Alphonsine de Herckenrode, née à S*-Trond en 1844, — Pauline-Charlotte-Françoise- Alphonsine de Herckenrode, née à S*-Trond en 1845, — et Amélie de Herckenrode, née en 1847, décédée en 1851; — il a épousé, en secondes noces, Désirée- Louise de Craene, dont un fils, né et décédé à Bruxelles en 1857, et un autre fils, Guillaume-Marie-Théodore-Gérard-George de Herckenrode, né à Héverlé-lez-Louvain, le 12 décembre 1859. La famille de Herckenrode porte pour armes : d'or à la croix d'azur, chargée de 9 vairs d'argent, tourjiés vers celui du centre (Fig. 35).

3*' Charles-Auguste-Louis-Fidèle de Berlaere. Son article suit. Et 4<> Julien de Berlaere, mort jeune.

XVII. Charles- Auguste-Louis-Fidèle, chevalier de Berlaere, né à Gand le 14 prairial, an VIII de la république, schout (bourgmestre) de la commune de Vinderhaute, sous le royaume des Pays-Bas, ancien colonelcommandant de la 5™^ légion de la garde civique de Gand, actuellement

DE BERLAERE. 47

échevin de Vinderhaute, etc. Il a épousé, le 26 juin 1821, Félicité-Marie MouROiT, fille de Jean-Baptiste Mouroit, et de Jeanne-Guillaume Camberlyn-d'Amougies, cette dernière décédée à Gand en 1857, à l'âge de 90 ans, et inhumée à Mariakerke, lez-Gand, fille d'Égide-Guillaume Camberlyn, seigneur d'Amougies, conseiller au conseil de l'empereur et roi, ordonné en Flandre, et, en 1787, au conseil souverain d'appel pour les Pajs-Bas autrichiens, établi à Bruxelles, — et d'Anne -Justine de Grave-de Cooreman.

Ledit Charles-Auguste-Louis-Fidèle de Berlaere a été reconnu dans la noblesse du royaume des Pays-Bas, le 15 août 1822. Le diplôme lui donne la qualification de messire, haut-né et le titre de chevalier, pour lui et tous ses descendants mâles et femelles.

De Charles-Auguste-Louis-Fidèle, chevalier de Berlaere, et de Félicité- Marie Mouroit sont nées :

1° Julia-Ida-Dieudonnée de Berlaere.

Et 2^ Ida-Dieudonnée- Marie de Berlaere, mariée, le 30 avril 1859, à Achille Simonis, capitaine en premier du génie belge, décoré de la croix commémorative. Dont :

Marie-Eugénie-Ida Simonis, née à Gand, le 17 avril 1860.

Actes à l'appui de la généalogie qui précède.

In den naem des heeren Amen, bij desen teghenwoordighen instrumente sij eenen ieghelijecken condt en openbaer dat in den jaere van der gheboorten ons heeren duijsent vijfliondert en vier en tachentich den achsten septembris voor mij notaris ende den ghetuijghen hier onder ghenomeert in persoone ghecompareert is d'eersame Daniel van Berlaere, filius Judoci, oudt outrent vijftich jaeren, te kennen ghevende dat hij ghebooren zijnde uijt Vlaenderen ende over sulcx wesende ghesprooten uijten huijse, stamme ende gheslachte vande Berlaers ende mits de teghenwoordighe als inde voorleden trouble in Vlaenderen, in het lant van Waes ende Dendermonde, van daer hy comparant ghesproten is als oock tôt meer plaetsen aile antiquiteijten, hantvesten, privilegien, memoriael, ghetijde boecken, sepulturen, glasen in de kercken, sarcken, epitaphien, registres ende andere dierghelijcke deur de voorseijde troublen gheruijneert, gheraseert, verstroijt ende t'meerendeel van dien te niete ghebrocht sijn, waer deur veel ende eedele gheslachten naemen ende gheboortighe wapenen verduijstert ende ombekent sullen worden, so heeft hij comparant willende continueren sijne voor ouders naeme, wapenen, privilegien ende vrijheden die sij luijden ende elcx van hen van ouden

48 DE BERLAERE.

tijden placliten te ghenieten ende deur vorder verloop van ghelijcke troublen de voorseijde sijne glieslaclite, naeme ende wapenen, vrijheden ende privilegien tôt prouffijte van sijne kinderen ende heurluijder descendenten soude mooglien worden ghemaincteneert, mij notariis ende ghetuijghen verclaerct te wesen ghesprooten ende ghedescendeert van rechter Unie ende ecliten bedde, ende van glieen bastardie uijten ouden huijse ende stamme, wapenen ende gheslachte vanden voorseijde Berlaers, exhiberende ende hier benefFens mij notaris inden eersten tôt dien fine vertoonende oude autentijcke copie van seeckere traectaet ende brieven van verbande ghemaect tusschen liertoch Jan de tweede van Lotricli, van Brabant, Limburch, ter eenre, ende Jan Barthoiidt, heere van Mechelen, ter andere, gliedaen inde jaere ons heeren als men schrijeff diiijsent drij hondert ende een jaer, in Sinte Lucien daghe, waer inné onder andere eedelen ghenaempt ende bekent stonden heere Janne van Berlaere, ridder, ende Jan Schoudt, die men heet van Berlaere; nocht heeft hij comparant mij notariis ende ghetuijghen gheexibeert ende vertoont seeckere brieven van verbande ghemaect tusschen hertoch Jan van Brabant die derde, gheseijt van Coudenberghe, ter eenre, ende Loduwick, grave van Vlaenderen, ter aendere, ghegheven tôt Ghendt den derden December derthien hondert neghenendertich, waer inné articulo xij° onder die eedelen ghenaempt ende bekent is Loduwick van Berlaere, ridder, daer van int gheheel lecture ende visie ghehadt hebben Jonckheers Adriaen vander Does, Jan van der Does ende van Noortwi.jck, ter presentie van Jan van Hondt, notarius ende bij henluijden de selve onderteeckent; noch heeft hij comparant mij notarius ende ghetuijghen gheexhibeert ende vertoont tôt justificatie vande voorseijde gheslachte een seer oudt handt ofte ghetijde boucksken in latijne ghescreeven in parckement met diversche figueren in seer schoone vergulde letteren, waer inné twee mans persoonen in swarte lange cleeden ter aerde toe gefigureert nae t'ieeven, elcx apart sijn knielende mette wapenen boven ende besijden haer luijder hooft vande voornoemde Berlaers, wesende een schilt van zilvers met drije banden van kele ofte robijne, d'eerste silvere bande ghesaijt met vijff, daernae met vier ende drije hermijnen, die huile van scherlaicken met hermijnen ghevoert, op ten timber ofte helm een jonge moriaen totte borst sonder armen mede met scherlaicken ghecleet, om t'hooft een wrong van gheluwe sluijers, staende op ten rugge van d'eene personnage gheschreeven in latijne aldus: Anno XI IIP XXVII, xxv fehruarij obiit dilectus deo.. et hominibus nobilis atque venerabilis Jacobus de Berlaere, f^ Wilhelmi dominns in Berlaere, Appels, etc., sepidtus Gandavi in abatia Sancti bavonis annum agens nonagesimum quartum. — Op d'ander personnage op ten rugge stont gheschreven aldus : An)io XIIIP XIII tertio delmno Octobris obiit deo et hominibus dilectus nobilis atque venerabilis Paschasius de Berlaere, filius Jacobi, dominus in Berlaere et Backersveer et sepultus gandavi in Abatia Sancti bavonis annum agens octuagesimum sextum. Noch heeft hij comparant mij notarius ende ghetuijghen ghexibeert visie ende lecture ghedaen van seecker acte notariael van date den thienden september XV® tachentich, onder de handt ende seghel van Jan van Hondt notarius, daer bij Jonckheer

FAMILLK DK 15 K H I, A K IIK

3 il

VAN DEU MEKUK

>SI'Jlil,EBAUT.

DE IIEIICXENHODK.

DE BERLAERE. 49

Henrick van Vernenburg ende vander Does, fîlius Adriaens, oudt tachentich jaere'n, verclaert ende deposeert glieleden over de vijftich jaeren als doen woonende binnen der stadt van Gendt seer wel heeft ghekent ende goede conversatie ghehadt met Willem van Berlaere, filius Passchiers des comparants grootvader ende welcke hij attestant gehijlict ende bloet verwant is gheweest als ghetroudt ghehadt hebbende Jonckvrauwe Katherina van Mirabella gheseijt Vuijtter Swane, sijn za. déposants hijsvrauwe, des voorseijde Willem van Berlaere nae nichte ende dat de voornoemde Willem van Berlaere ende sijn voor ouders gheweest sijn goede vrome eedlen luijden van rechter linie en echten bedde, wel gegoet in heerlicke goeden ende gronden van erven gheleghen inde landt van Dendermonde ende Aelst, ende oock aen dierbest ghehijlick sijn gheweest, verclaerende hij déposant voorts inde voorseijde acte tôt confirmatie van t' gundt voorseijdt is, dat hij dickwils gheweest is in de kercke van Berlaere ende aldaer in de glasen van de capelle vande Berlairs ande noort seijde heeft ghesien sitten knijelen des voorseijde Berlaers voor ouders in heurluijder voile harnas, met heurluijder wapenen, mantels, als drije silvere ende drije banden ofte baren van kele, boven ghesaeijt met vijf ende daer nae met vier ende drije hermijnen van swarte, heurluijder wapenen van ghelijcken, den helm ofte timber ende huile van rootscher laicken vol hermijnen ghesaijt ende ghevoert ende het helmteijcken een jonghen moriaen totte borst sonder armen, ghecleet van scherlaicken ende ghevoert als vooren, een wrang om t' hooft van gheluwe sluijers; noch heeft hij comparant mij notarius vertoont seeckere attestatie, verclaringhe van Jacob, soone van heer Philibert! Bruxelles, in sijn leven ridder ende raedt van staeten ende secreten raede tôt Brussel, opten xx^" november tachentich voor mij notarius, als doen gedaen dat hij hebbende gheweest canoninck inde collegialle kercke tôt Dendermonde als doen gheleden over de twalf jaeren, aldaer heeft gesien hanghen inde choor boven de canonincken sittende ande noort seijde eenen grooten houden schilt vanden geslachten vande Berlaers, daer op heurluijder wapen geschildert was, te weeten drije witte ofte zilvere banden ende drije roode banden, op deerste silvere bande gesaeijt met vijft, daer nae met vier ende drije hermijnen, ghelijck aile oude cedel luijden van oude tijden ende haercomen tôt memorie van heurluijden geslachte, ende kercken heurluijder wapenen ende scilden plaegen te hangen, welcke voorseijden schild ten lesten deur grooten ouderdom verrot wesende van boven neder gevallen is, verclarende voorts dat hij attestant boven di^n de voorseijde wapenen in de vorseijde kercke mette naemen van de Berlaers tôt meer plaetsen al daer gesien heeft, de voornoemde comparant heeft mij notarius ende getuijgen noch breeder vertoont visie ende lecture gedaen van seeckere besegelde verdeele ofte scheijbriefF vuijt hangende besegelt met ses segels, den eersten in rooden wassche bij Jan van Craeijenbrouck, filius Joos, besegelt, den tweeden mede rooden wassche ende dander vier van groenen wassche daer bij jonckvrouwe Katheline van Raveschoot, dochter van Mher Adriaen heere van Raveschoot, ridder, weduwe wijlen Joos van Craeijenbrouck, filius Jans, moeder van Jonckvrouwe Anthonelte van Craeijenbrouck, filia Complément. " 7

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Joos, liiiijsvrouwe van Joos van Berlaere, filius Willems, moeder ende vaeder van den voorseijden comparant, de voorseijde Jonckvrouwe Katheline van Raveschoot, mitsgaders de voornoemden Joos van Berlaere ende Jonckvrouwe Anthonette van Craeijenbrouck, mitsgaders de voorseijde Jan van Craeijenbrouck overdraeghen ende giften Joos van Craeijenbrouck, filius Joos, des voorseijde Jans ende jonckvrouwe Antlionettens broeder, seeckere landen ende gronden van erven inde heerlickheijt van Ruijslede, in Vlaenderen, bij Tijelt, gheleghen, van date den xix Ougst XV° sevenendertich, van aile welcke voorseijde verificatien, hantvesten, memorien, epitaphien, brieven ende munimenten wy notarius ende ghetuijghen van document tôt document gesien, visie ende lecture gehadt hebben, versouckende daer omme de voorseijde comparant van mij notaris publijck hier ofF gemaect ende hem ghelevert te werden een ofte meer instrumenten publijck, in forme van vidimus, inder bester forme aldus gedaen ende gepasseert in Sgravenhage, in Hollant, ten daeghe, jaer ende maent als boven, ter presentie vanden eersamen persoonen meester Mattheus Vierlingh, licentiaet in den rechten, ende advocaet voor den hove van Hollandt, ende Heijnrich Peerboom, burger ende inwoonder in Sgravenhage voornoemt, als getuijghen ende man van eere ende van geloove hier over geroupen ende specialick versocht ende ghebeden in kennisse van mij; sonder stondt gheschreven ende alsoo ick Pieter van Capella, openbaer notarius by den hove van Hollandt geadmitteert, mette voornoemde getuijgen jeghenwoordich ben gheweest daer het inhouden van dese verleden ende gepasseert is in aider manieren als vooren gheschreven staet, wesende over sulcx de minute van dien bij de eijgen handt van voornoemden comparant ende getuijgen onderteeckent, so hebbe ick notarius des versocht sijnde tôt kennesse ende getuijgen der waerheijt daer off gemaeckt dit open instrument met mijn eijgen hant geschreven ende oock met mijn gewoonlicke signature ende groot signet bevesticht, geteeckent P. de Capella not^. Noch meer onder was geschreven upten negenden Julij anno XV achtentneghentich, compareerde voor mij notarius de voornoemde Daniel van Berlaere ende heeft mij notarius op huijden date des vertoont ende geexhibeert in presentie vande getuigen hier nae ghenommeert een seer oudt tournoij bouckxken, een vel papiers in vieren gevouwen, groot ses blaederen, van seeckere tournoij gedaen ende gehouden bij den hertoch van Gelder ende Gulick metten heere van Moers van den Berge, Bronckhorst, ghenampt Vianen, Batenburch, Baijren, Culenburch ende meer andere baroonen, ridderen ende schiltknechten, soo vuijtten lande van Gelre, Guijlich, Brabant, Vlaenderen ende andere landen, waer onder mede als eedelen bekent staen in t'weede bladt verso van voorseijde tournoij bouckxken wesende t' sevende, waepen den schilt ofte wapen van Berlaere, te weeten een schilt van drije witte baeren ende drije roode baeren sijnde op de eerste, tweede ende derde witte baeren gesaeijt met vijf, vier ende drije hermijnen van sabel, staende boven thooft van t' selfs waepen geschreeven Berlaere, daer bij dat blijct dat die van Berlaere mede in tournoij spelen geweest sijn sonder eenige reproche als andere vrome eedel luijden van qualiteijt. Aldus gedaen ende gepasseert ter presentie van

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M"" Rombout, Willems ende Busschaert pbre. ende Cornélius de Witte, als getuijgen hier toe versocht ende geboden in kemiisse van mij geteeckent P. de Capella nots. pub. Opt t' origineel van deesen wesende in parkemin staet op gedrukt t' casset van den voorseijde notarius opt deen seijde de lettre C ende aen d'aender H. ende beneden in den rolle staet Mémento creatoris tut.

Charles, par la grâce de Dieu roi de Castille, de Léon, d'Arragon, des deux Siciles, de Jérusalem, de Navarre, de Grenade, de Tholède, de Valence, de Galice, de Malliorque, de Séville, de Sardaigne, de Cordoue, de Corsuque, de Murcie, de Jaen, des Algarbes, d'Algérie, de Gibraltar, des îles de Canaries et des Indes tant occidentales qu'orientales, des îles et terre ferme de la mer Océanne, archiduc d'Autriche, duc de Bourgogne, de Lothier, de Brabant, de Limbourg, de Flandres, d'Artois, de Tirol, Haijnaut et de Namur, marquis du S*-Empire de Rome, seigneur de Salins et de Malines, et dominateur en Asie et en Afrique, A tous ceux qui ces présentes lettres verront ou bien ouijront sahit, savoir faisons que pour le bon rapport que faict nous a été de notre cher et bien aijmé Nicolas Alexandre Ponthieiire de Berlaere, écuijer, issu des illustres et très anciennes familles des Ponthieure, maison de Bretaigne, nommément la branche des comtes de Ponthieure, par le moijen d'un puîné, et des Berlaere, en Flandres, dont les parents et ancêtres ont été reconnus des princes nos prédécesseurs et de toute la noblesse pour chevaliers, bons et vaillants gentilhommes, aijant été pourvus des plus honorables charges, tant en l'état ecclésiastique qu'en la militaire et politique, et de ce qu'il s'est dédié dès son bas âge à notre service dans notre armée aux Paijs Bas ou il as été soldat, cornette et capitaine d'une compagnie d'arquebusiers, s'ij étant trouvé dans tous les combats et sièges qui se sont présentés en l'espace de 15 années, ij aijant agij à l'entière satisfaction de ses généraux, pour ces causes et ce que dessus considéré, même afin de lui donner occasion, au moijen de quelque marque d'honneur de s'évertuer de plus en plus en nostre service, nous désirons favorablement le traiter, décorer, élever. Avons icelui Nicolas-Alexandre Ponthieure de Berlaere, fait et créé, faisons et créons chevalier par ces présentes, voulans et entendans que dorénavant il soit tenu et réputé pour tel en tous actes et besoignes et jouisse des droits, liberté et franchise dont jouissent et ont accoutumé de jouire tous les chevaliers, par toutes nos terres et seigneuries, signamment en nos Paijs-Bas, tout ainsij et en la même forme et manière comme s'il eut été fait et créé chevalier de notre propre main, et pour tant plus décorer ses armoiries lui avons aussi permis et octroyé, permettons et octroyons par ces présentes que luij et ses enfants légitimes et chacun d'eux, leurs descendants et postéritez puissent et pourront dorénavant faire supporter l'écu de leurs armoiries (qui sont burelés de 6 pièces d'argent et de gueules, la première chargée de 5, la deuxième de 4, et la troisième de 3 hermines de sable, heaulmées, grillées d'or en profil, tortillé d'argent et de gueules

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et surmonté d'un Ethiopien jusques à la poitrine, sans bras, avec un manteau d'écarlate, au revers des bords d'argent fourré d'hermines, le dit Éthiopien tortillé à sa tête par forme d'une écharpe volante à deux côtés d'or et d'argent, aux liachements, les dites armoiries, de mesme, savoir argent et gueules, iceux se tournant en outre semé d'hermines de sable) de deux lions d'argent armés et lampassés de gueules, avec des bannières, la première d'argent aux hermines de sable semées sans nombre, et la seconde burelé des dits six revers d'argent et de gueules, ainsij que les dites armoiries sont peintes et figurées au milieu de ces présentes, nonobstant quelconques ordonnances ou placards à ce contraire, auxquels avons quant à cette dérogée et dérogeons par ces présentes, les laissant en toutes autres manière en leurs force et vigueur, sij ordonnons en notre lieutenant, gouverneur et capitaine général de nos dits Paijs-Bas, mandons et commandons à tous nos conseils, lieutenants, gouverneurs, maréchaux et autres nos justiciers, officiers et sujets, à qui se peut toucher et regarder en quelque manière que ce soit que le dit Nicolas-Alexandre Ponthieure de Berlaere, ils laissent, permettent et souffrent du dit titre de chevalier, et de tout le contenu en ces présentes plainement et paisiblement jouir et user et icelui ses enfants légitimes, leurs descendants et postéritez et chacun d'eux de la susdite décoration d'armoiries sans leur faire mettre ou donner ni souffrir, être fait et mis ou donné oves nij temps advenir aucune trouble, destourbier ou empêchement, au contraire, car ainsi nous plait il, pourvu que dans l'an après la dette de cette icelle soient présentées à notre premier roij d'armes ou autre qu'il appartiendra en nos dits Paijs-Bas, en conformitéz et aux fins portées par le 15® article de l'ordonnance décrottée par feu l'archiduc Albert, le 14 de décembre 1616, touchant le port des armoiries, timbres, titres et autres marques d'honneur et noblesse, à peine de nullitez, de cette notre présente grâce ordonnant à Notre dit premier roij d'armes à celui qui exercera son état en nos dits Paijs-Bas ensemble au roy ou héraut d'armes de la province qu'il appartiendra de suivre en ce regard ce qui contient le règlement fait par ceux de notre conseil privé, le 2® d'octobre 1637, au subjet de l'enrégistrature de nos lettres patentes touchant les dits marques d'honneur et tenant par les dits nos dits officiers d'armes respectivement notice en cette : pourvu aussi qu'au préalable ces dites présentes soijent présentés à Louis Antoine Daija, notre secrétaire du registre de Mercedes, afin d'en être tenu notice et mémoire es livres de sa charge, et en son absence, ou indisposition au secrétaire Antoine de S*-Mora, officiel provincial de la dite secrétairerie, au même effet, en témoins de cette nous avons signez ces présentes de notre main, et à icelles fait mettre notre grand scel. Donnez en notre ville de Madrid, royaume de Castille, le 12® du mois de février l'an de grâce 1686 et de nos règnes le 21. Était paraphé Vi. M'« Reij, et en bas signez Charles; — plus bas, à droite, en les secrétaireries des Mercedes queda registrados loque su mag. mande Madris a onze febrevo 1686, signé : don Antonio de Samora, et à la gauche, par le roy, soussigné : Balthazar Molinet, et enfin sur les bords d'en bas : M. hare merced.

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a don Nicolas Alechandro ponthieure de Berlaere a titulo de cavalero, et augmentation d'armes, et y avait jusqu'à trois paraphes appendantes le dit grand scel de Sa Majesté à un cordon de soije lacée des couleurs blanc, rouge et jaune.

Je soussigné Messire Joseph Vanden Leene, chevalier, seigneur de Lodelinsart et de Castillon, conseiller, premier roij d'armes du roy aux Paijs-Bas et Bourgoigne et lieutenant du conseiller premier roij d'armes, dit Toison d'or, quij réside lez la personne roijalle à Madrid, certifie et déclare d'avoir tenu notice et mémoire es livres et Chartres de ma charge de ces présentes lettres patentes de chevalier et augmentation d'armes consistantes en deux lions d'argent tenant chacun une banderolle l'une armoijée aux armes de Bretaigne et l'autre burellée de 6 pièces d'argent et de gueules, les burelles d'argent chargées de cinq la P®, la 2® de quatre, et la dernière de 3 hermines, et ce en conformitez de l'article 15® mentionnée au blanc de ces dites présentes lettres patentes, en témoing de ce ai signé cette en la ville de Bruxelles le 7® jour du mois de maij 1686, témoing était signé : J. Van den Leene.

Je soussigné chevalier premier roij d'armes et hérault provincial de ce Paijs- Bas, au titre de Brabant pour Sa Majesté certifie et atteste à tout qu'il appartiendra avoir tenu notice de ces lettres patentes dans les registres de mon dit office suivant les ordonnances et règlements y mentionnez. Fait à Bruxelles le 7 du mois de Maij de l'an 1686; témoing, etc. Était signé : Petirco de Launaij, et plus bas : collationné contre les originels, certifié cette copie ij concorder, témoing P. Pruilde, notaire.

Nous Messire François de Lalaing, conseiller roi d'armes de S. M. empereur et roi à titre de sa province et seigneurie de Maligne, certifions et déclarons que Messire François Exavier Joseph Ponthieure de Berlaere, escuijer conseiller de sa dite Majesté et assesseur aux offices du prévôt général des Paijs-Bas et du drossard de Braband, est un des plus anciens gentilshommes qui existent ; sa noble et illustre extration datant des siècles les plus reculés et prenant sa source des maisons souveraines. Que le dit François Exavier Joseph de Ponthieure de Berlaere est fils légitime de feu messire Louis Denis de Ponthieure de Berlaere, écuier; celui ci fils de Messire Louis de Ponthieure de Berlaere lequel descendait en ligne directe et légitime, et de père en fils, de Messire Guillaume de Ponthieure qui vivait dans le 13^ siècle et était puisné de Jean de Bretaigne, surnommé le Roux, duc souverain de Bretaigne; celui-ci fils de Pierre de Dreux, dit Mauclerc, le premier des souverains de Bretaigne qui ait régné sous le titre de Duc, lequel était arrière petit fils de Louis VI, dit le Gros, roi de France; le dit Louis, arrière petit fils de Robert, roi de France, fils de Hugues Capet,

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et de Madame Blanche de Champagne, fille de Thibaut P"^ du nom comme roi de Navarre, et VP comme comte de Champagne, lequel Guillaume de Ponthieure aijant encourra la disgrâce de son père et étant déclaré par lui déchu de tout droit à la succession de Bretaigne, fut forcé de s'éloigner de la cour et se fixa en Flandres où régnait alors le comte Guij de Dampierre, où il épousa Sabine de Berlaere, fille de Gilles seigneur de Berlaere, arrière petite fille de Wauthier de Berlaere, prince et seigneur de Malines, et héritière unique des noms et armes de l'illustre et ancienne famille de Berlaere. Qu'après décès du dit Guillaume de Ponthieure, Jean de Ponthieure son fils et successeur joignit le nom de Berlaere au sien, ce que firent aussi ses descendants jusqu'à ce que par la suite des temps plusieurs d'entre eux prirent insensiblement le nom seul de de Berlaere : et brisa les armes de Ponthieure qui sont d'argent chargé de mouchetures d'hermines de sable avec celles de la famille de Berlaere qui sont un écu fascé d'argent et de gueules de 6 pièces, de manière que, par cette brisure, les trois fasces d'argent sont chargées de douze mouchetures d'hermines de sable, la première de cinq, la seconde de quatre, et la troisième de trois, l'écu surmonté d'un heaulme en profil, grillé et liseré d'un fourré d'azur et entortillé d'argent et de gueules et pour cimier un buste d'Étiopien habillé d'un manteau d'écarlate bordé d'argent et fourré d'hermines la tête entortillée d'or et d'argent, les ijeux bandés d'argent et de gueules, les lambrequins ou apanages d'argent et de gueules ij ajoutant ainsi que les successeurs deux petites couronnes de comte à côté du timbre et le nom de Ponthieure en dessous, pour mémoire de ce qu'ils sont descendus de la dite maison de Ponthieure, réservant avec l'écrit de Ponthieure dite Berlaere, lesquelles armoiries ont été changées depuis 1686, ensuite de concession de Charles II, roi d'Espagne, en faveur de Nicolas-Alexandre de Ponthieure de Berlaere, l'un des aijeux du dit Messire François Xavier Joseph de Ponthieure de Berlaere, de manière que l'écu est supporté par deux lions d'argent, armés, lampassés de gueules, portant chacun une bannière, à droite des armes de Bretaigne, à gauche de celles de Ponthieure de Berlaere, comme il se voit entre autres du nobiliaire des Paijs-Bas; en sorte que le dit Guillaume comte de Ponthieure est le chef de la tige de la très illustre maison de Ponthieure réunie à l'ancienne maison de Berlaere, et dont les susnommés Messire François Exavier Joseph de Ponthieure de Berlaere descend en ligne droite et légitime et de père en fils, laquelle origine du dit seigneur Guillaume comte de Ponthieure est attestée par les historiens du temps, comme il appert, entre autres du dictionnaire historique de Moreri et de l'excellent ouvrage chronologique intitulé : l'art de vérifier les dates, par un religieux bénédictin de la congrégation de S* Maur : et la descendance du dit Messire François Xavier de Ponthieure de Berlaere, de cette tige illustre est prouvée par la généalogie authentique des familles de Ponthieure et de Berlaere, appuijée des titres, documents, armoiries et pièces héraldiques mentionnés, figurés et certifiés par les conseillers de l'empereur et roi Messire Joseph Van den Leene, exerçant l'état de premier roi d'armes aux Paijs-Bas et

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cercle de Bourgogne, et André François Jaerens son successeur, exerçant alors celui de roi et héraut d'armes de sa dite Majesté à titre de la province et duché de Limbourg daté de Bruxelles le 2 Février de l'an 1733, muni des sceaux respectifs de leurs offices, imprimés sur hosties rouges couvert de papier blanc; les signatures légalisées sous la date du 11 du dit mois de Février et certifiées par C. Tombelle, secrétaire de sa dite Majesté en son conseil souverain de Brabant, avec apposition du petit sceau de sa dite Majesté sur hostie rouge couvert de papier blanc, nous a été représenté par le dit Messire François Exavier Joseph de Ponthieure de Berlaere et à lui rendu par nous.

En foi de quoi nous avons à la réquisition d'icelui signé cette et l'avons munie du sceaux de notre office pour lui servir à qui il appartiendra là et partout où besoin sera; fait à Bruxelles, ville de cour, au duché de Brabant le 31 du mois de mai de l'an 1793.

Signé : F. De Lalaing.

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D'ARSCHOT (lit DE DIEVE DE ROTSELAER,

FAM II. li F. J) ' A R S CHO T,

dite J)K BIEVK DE ROTSELAJî^R.

17\i\ DER MEEREN. UYTLRHE LLIC HT .

VAN MTE SEMRE KE .

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