LE COCQ
I. Hugues le Cocq, chevalier, épousa Charlotte l'Hermite. De ce mariage vint
II. Jean le Cocq, chevalier, seigneur de Sarcus et de Beaurepaire, qui vint de
Normandie s'établir dans les Pays-Bas, où il épousa Michelle de Mamez. Dont :
III. Luc le Cocq, écuyer, seigneur de la Motte, guidon d'hommes d'armes au
service de Philippe-le-Bon, duc de Bourgogne, en 1466. Il eut de sa femme, Marie de Limoges, Hugues qui suit.
IV. Hugues le Cocq, seigneur de la Motte, la Haye et Lionne, secrétaire du
grand conseil de Philippe-le-Bel, roi de Castille, en 1498, puis conseiller et maître de la chambre des comptes à Lille, en 1507. Il épousa Anne de Lestoret, de laquelle il eut Baudouin qui suit.
V. Baudouin le Cocq, seigneur de la Motte, Groenhoven et Winterpoele, con-
seiller et procureur-général du grand conseil à Malines, mourut le 25 avril 1558, ayant été marié à Marguerite de Gortere, alias van Sombeke, dont il était veuf depuis le 26 mai 1556. De ce mariage :
VI. Pierre le Coq, seigneur de Wulverghem, Groenhoven, etc., conseiller du
conseil de Flandres, mort le 16 avril 1593, étant veuf, depuis le 5 avril 1577, de Catherine de Wyts, dame de Waerde. Leur fils François suit.
VII. François le Cocq, seigneur de Wulverghem, Groenhoven, Waerde, etc., mourut le 9 juin 1602, ayant été allié à Anne-Isabelle Damman, laquelle lui survécut jusqu'au 3 septembre 1638. Elle était fille aînée de Jean, seigneur d'Oomberghe, mort le 5 juillet 1581, et de sa 2e femme Jeanne van Waelbroeck, dame de Houthage, morte le 24 novembre 1605. — De cette alliance vint :
VIII. Baudouin le Cocq, seigneur de Wulverghem, Groenhoven, Waerde, Schilthove et Humbeke, qui mourut le 18 novembre 1655. Il avait épousé Françoise van Laethem, dame de Liefkenrode, décédée le 24 sept. 1652, fille de Philippe, bourgmestre de Malines en 1619, et de Jeanne Baert, sa Ie femme. Dont, entr'autres :
IX. Côme le Cocq, seigneur de Humbeke, Wulverghem, Waerde, la Motte, etc.,
lequel mourut le 10 mai 1673, ayant épousé, à Malines, le 31 mars 1658, Pétronille-Charlotte de Schietere, sa cousine sous-germaine, laquelle lui survécut jusqu'au 15 septembre 1703. Leur fils Jacques-François suit :
X. Jacques-François le Cocq, seigneur de Humbeke, Wulverghem, Waerde, la
Motte et Groenhoven, fut créé comte de Humbeke, en Brabant, par lettres du roi Charles II du 24 novembre 1694. Il mourut le 4 décembre 1724, ayant épousé Barbe-Jacqueline de Varicq, dame de Dieval, de laquelle il eut :
. Charles-Baudouin le Cocq, comte de Humbeke, etc., allié, en 1710, à Thérèse- Charlotte de la Tour-Saint-Quentin, fille de Julien-Joseph, comte de Seneghem, et de Théodore-Geneviève de Thiennes, sa 2e femme. Leur fils unique suit.
■ Charles-Joseph-Guislain le Cocq, comte de Humbeke et de Dieval, mourut de la petite-vérole à l'abbaye de Messines le 2 juin 1747, ayant épousé, en 1736, Louise-Catherine de Clermont-Tonnerre, dont il n'eut qu'une fille, savoir :
. Marie-Louise-Guislaine le Cocq, mariée, le 26 mars 1753, à Eustache- Joseph de Tournay-d'Assignies, marquis d'Oisy, capitaine-lieutenant des gendarmes d'Orléans, fils aîné de Charles-Joseph-Eugène de Tournayd'Assignies, chevalier de l'ordre de S^Lazare, comte d'Oisy, colonel d'in-
fanterie, et de Bénigne de Massuau, fille de Jean-Louis de Massuau, marquis d'Arcelot, président au grand conseil à Paris, et d'Elisabeth de Gueribout.
Les armes de le Cocq sont : d'argent, au coq hardi de sable, crête, becqué, barbé et membre' de gueules (Fig. 575).
(Nob., p. S9i.)
COCQUEAU.
Pierre-Louis- Alexis Cocqueau, seigneur d'Audenaerchen, Westbroeck et Bisselinghe, domicilié à Tournai, obtint confirmation de noblesse et d'une couronne au lieu de bourlet, par lettres du 24 janvier 1739. Il épousa Gertrude-Françoise Schynckele, fille de Charles-Dominique, seigneur de Westbroeck, échevin de la ville de Tournai, et de Marie-Catherine Hannart. De cette alliance vint :
Pierre-Albert Cocqueau, seigneur d'Audenaerchen, qui épousa Yvone Talingant.
Armes : d'argent à deux fasces de sinople (Fig. 576). (Nob., p. 790; Nouveau vrai Suppl., p. 268)
DE COCQUELLE.
Antoine de Cocquelle fut créé chevalier par lettres du 13 avril 1596. Ses armes sont : de sinople à deux fasces d'argent (Fig. 577). (Nob., p. 102)
CODDE.
Voyez du Bois, ci-devant page 233.
DE CODT.
Henri-Louis de Codt, échevin de la salle et châtellenie d'Ypres, fut anobli, avec confirmation, s'il en échoit, par lettres du 3 juillet 1756. Il portait : d'argent au chef échiqueté de sabte et d'argent de trois rangs de carreaux (Fig. 578). (Suite du Suppl. au Nob., 1686-1762, p. 284; État armoriai, p. 8)
COECK.
Pierre Coeck épousa Claire Verspreet. Dont :
Pierre Coeck, chevalier de l'ordre du S^Sépulcre, époux d'Anne De Backer. Dont :
Pierre Coeck, natif d'Anvers, anobli par lettres du roi Charles II, du 15 mars 1691.
Armes : d'or à la fasce ondée de sinople, accompagnée de 3 coqs de sable, becqués et membres de gueules. — Timbre : un casque d'argent, grillé et liseré d'or, orné de son bourlet et de ses lambrequins d'or et de sinople, et au-dessus, en cimier, un coq de sable, becqué et membre de gueules, entre un vol, dont une partie est d'or et l'autre de sinople (Fig. 579).
COEMANS.
Corneille Coemans, drossard de Buggenhout, fut anobli par lettres du 10 fév. 1685. — Il portait : d'argent à 3 roses de gueules, boutonnées d'or et feuille'es de sinople. Vécu timbré d'un casque d'argent, grillé et liseré d'or, orné de son bourlet et de ses lambrequins d'argent et de gueules. Cimier : un vol, dont une partie est d'argent et Vautre de gueules (Fig. 580).
(Nob ., p. 530.) __
COENE ou DE COENE.
Pierre Coene, secrétaire de la ville d'Anvers, obtint le titre de chevalier du S^Empire, pour lui et ses descendants mâles, avec confirmation et approbation d'armes, et concession d'une couronne d'or au lieu de bourlet, par diplôme de l'empereur Charles VI du 8 juillet 1714, enregistré dans la matricule de Tempire. Il portait pour armes : de sinople à une dextrochère de carnation, tenant une épée d'argent, garnie d'or, en pal. Cimier : la pièce de Vécu (Fig. 581). (Nob., p. 641 ; Nouv. vrai Suppl., p. 200.)
COENE ou DE COENE.
André-Charles Coene, bailli de Rodes et député ordinaire du pays d'Alost, fut anobli par lettres du 6 septembre 1729. Ses armes sont : d'argent à la fasce de sable, chargée de trois tours d'argent, et accompagnée en chef de 3 merlettes de sable. Vécu surmonté d'un casque d'argent, grillé et liseré d'or, orné de son bourlet et de ses lambrequins d'argent et de sable. Cimier : un sauvage naissant de carnation, couvert et couronné de feuilles de lierre de sinople, tenant de la main dextre, sur l'épaule, une massue, et de la main sénestre un bouclier d'acier, bordé de pointes d'or (Fig. 582).
A cette famille appartient Jean-Ignace Coene, capitaine d'une compagnie bourgeoise de la ville de Gand efr agent de l'ordre de Malte, anobli par lettres du 12 juillet 1738. Il portait comme ci-dessus.
(Nob., pp. 728 et 787; Vrai Suppl., p. 248; Nouv. vrai Suppl., p. 241.)
COENE.
Pierre-Ignace Coene, seigneur de Calckers, du Pilloy, de Pâtures et de la Blanche-Motte, natif de Séville, et domicilié à Lille, obtint réhabilitation de noblesse avec supports et couronne au lieu de bourlet, par lettres du 5 août 1730. Il portait : écartelé, aux 1 et 4 de gueules à un fer de moulin d'argent en sautoir, alésé, paré, anché et ouvert en losange; aux 2 et 3 d'argent à la fasce de gueules, chargée de 3 tours d'argent et accompagnée en chef de 3 merlettes de sable (Fig. 583). (Nob., p. 730; Nouveau vrai Suppl., p. 242.)
COENS.
Honorio Coens, gentilhomme de la chambre du marquis de los Balbeses, fut anobli par lettres données & Madrid le 28 juillet 1629. Ses armes sont : coupé, au 1 d'argent à deux roses de gueules, boutonnées d'or et feuillées de sinople; au 2 de sable à un lion léopardé d'argent, tenant de la patte droite une hache d'armes de même (Fig. 584).
(Nob., p. 236)
COGELS.
Isabelle-Jacqueline Simons, veuve de Jean-Baptiste Cogels, aumônier et caissiergénéral de la compagnie impériale des Indes, à Anvers, fut anoblie, avec rétroaction de noblesse en la personne de feu son mari, par lettres du 20 octobre 1753. Ses armes sont : d'or à 3 molettes de sable (Fig. 585).
(Suite du Suppl. au Nob., 1686-1762, p. 263; État armoriai, p. 8.)
COGET.
Jean- Antoine Coget, licencié en droit et ancien échevin d'Anvers, fut anobli avec une couronne sur l'heaume, par lettres du 28 août 1743 (Fig. 586).
(Suite du Suppl. au Nob., 1686-1762, p. 233; État armoriai, p. 9.)
COLBRANT.
Jacques Colbrant, colonel d'infanterie, fut créé chevalier et obtint des supports et une couronne au lieu de bourlet, par lettres du 29 mai 1652. Ses armes étaient : d'argent à 3 aigles de sable, membrées de gueules. Cimier : deux bâtons noueux de sable, brûlants d'or, posés en forme de chevron renversé (Fig. 587). (Nob., p. 320; Vrai Suppl., p. 157; Nouv. vrai Suppl., p. 121.)
Jean-Martin Colbrant, conseiller et commis des domaines et finances des Pays- Bas, fut créé chevalier par lettres du 8 juin 1657. (Nob., p. 3£7.)
VAN COLEK.
I. Jean van Colen, originaire d'Aix-la-Chapelle, seigneur de Berchem, Beckerseele, Cobbeghem, Bygaerde et Zillebeke, anobli le 26 mars 1680, épousa Susanne Hureau (ou de Auréau), dont il eut les 3 enfants qui suivent :
1° Louis. Son article suit.
2° Gisbert van Colen, natif d'Anvers, obtint confirmation de noblesse par lettres datées de Madrid du 12 juin 1686. Il avait épousé, en 1668. Marie Forment.
Et 3° Marguerite van Colen, mariée à Jean Hellincx, seigneur de Sibbe, anobli le 1 octobre 1689.
II. Louis van Colen, seigneur de Broechem, Oeleghem, Burcht, Sibbe, etc., domicilié à Anvers, fut maintenu dans sa noblesse, anobli en tant que besoin serait, créé chevalier du S'-Empire, lui et tous ses descendants mâles, avec pouvoir d'ajouter à leurs armes une couronne d'or au lieu de bourlet, par diplôme de l'empereur Charles VI, du 14 octobre 1716, enregistré dans la matricule de l'empire. Il obtint des supports avec bannières, et la confirmation du titre de chevalier, avec rétroaction de la date du 14 octobre 1716, par lettres du 10 novembre 1734. De son mariage avec Marguerite Hellincx vinrent les quatre enfants qui suivent :
1° Servais. Son article se trouve ci-après.
2° Louis van Colen, seigneur de Broechem et Oeleghem, mort en février 1753, avait épousé Hélène-Claire Lunden, fille de Guillaume-François et de Susanne-Thérèse Hellincx. De cette alliance naquit :
A. Hélène-Thérèse van Colen, dame de Broechem et Oeleghem, alliée, en 1745, à Engelbert de Neuf, seigneur de Burcht, par achat.
B. Thèrèse-Claire-Josèphe van Colen, morte le 23 mars 1761, épouse de Pierre-François Geelhandt, fils de Henri.
Et C. Susanne-Hortense van Colen, mariée, en 1760, à Thomas vicomte de Fraula.
3° Jean van Colen, chevalier, seigneur de Burcht, mort le 7 juillet 1724, ayant épousé Anne-Marie de Heuvel, fille de Louis, chevalier, seigneur de Calfene, et de Marie-Susanne du Bois. Leurs enfants furent :
A. Marie-Susanne van Colen, alliée à Simon-Charles de Neuf, seigneur de Hooghelandt.
Et B. Anne-Marie-Louise van Colen, mariée avec Thomas-Augustin- Joseph de Fraula, fils de Thomas, conseiller d'état de S. M. L, et directeur-général des finances des Pays-Bas, et de Marie-Alexandrine Antoine.
Et 4° Marguerite van Colen.
III. Servais van Colen épousa Marie-Catherine Courtois, et en eut Charles-
Joseph qui suit.
IV. Charles-Joseph van Colen, seigneur de Bouchout, mourut le 19 déc. 1736.
Il avait épousé : 1° Marie-Catherine-Susanne Vinque; et 2° Catherine- Thérèse Emptinck, fille de Gaspard et de Catherine Ullens.
(Du 1er Lit.)
1° Catherine- Louise-Josèphe van Colen, morte le 3 août 1744, ayant été mariée avec Arnould du Bois, décédé le 15 octobre 1758.
2° Thérèse-Jeanne-Josèphe van Colen, morte le 18 mars 1753, ayant été femme de Jean-Antoine du Bois.
(Du 2d Lit.) 3° Charles-Joseph qui suit.
Et 4° Marie-Madeleine-Josèphe van Colen, alliée, le 18 avril 1756, à . Paul-Jacques -Joseph de Witte.
V. Charles-Joseph van Colen, seigneur de Bouchout, épousa, le 20 décembre 1759, N... de Fraula (i), fille de Thomas et de Louise van Colen. Dont postérité. Armes : coupé, au 1er de gueules à 2 bourdons de pèlerin d'or, passes en sautoir; au 2e cousu d'azur, à 2 grelots d'or, mis en fasce. Vécu timbré d'un casque d'argent, grillé, liseré et couronné d'or, assorti de ses lambrequins, à dextre de gueules doublé d'or, et à sénestre d'azur doublé d'or; au-dessus, en cimier, un ange de carnation, vêtu d'or, tenant de la main dextre un bourdon de Vécu, et supporté aussi de deux anges de carnation, vêtus d'or, les cotillons et brodequins de gueules, tenant chacun une bannière, à dextre aux armes de Vécu, et à sénestre, écartelé aux 1er et 4e d'or au sanglier rampant de sable, terrassé de sinople; au 2e et 3e d'argent à la fasce d'azur, accompagnée de 3 sautoirs de gueules, deux en chef et un en pointe (Fig. 588).
(Nob., pp. SiO, 6o<£ et 753; Vrai Suppl., p. 2C0; Nouv. vrai Suppl , p. 231; Fragm. généal., t. IV, p. 136.)
COLENBUEN.
André-Augustin Colenbuen, échevin de la ville d'Ypres, fut anobli, par lettres du 2 juin 1756, aux armes d'argent à 3 arbres arrachés de sinople (Fig. 589). (Suite du Suppl., 1686-1 702, p 284.)
COLIBRANT.
I. Henri Colibrant, bourgmestre d'Anvers en 1435, épousa Aleyde van Mechelen,
fille de Henri et de Catherine van Immerseele, et en eut :
1° Jean, qui suit.
Et 2° Catherine Colibrant, mariée : 1° à Roland Vlemincx, dit van
Oostenryck; et 2°, l'an 1456, à Jean van Hove. Leurs enfants furent :
(Du 1er Lit.)
a. Elisabeth van Oostenryck, épouse de Jean Kerreman, seigneur de Waesbeke, bourgmestre de Malines en 1481, mort vers l'an 1514,
(Du 2d Lit.)
Et b. Jean van Hove, échevin d'Anvers, mort en 1504, ayant épousé
N.... Wilmaerts.
II. Jean Colibrant épousa Jeanne van Heffene (ou van Hessene), fille de Jean
et de Catherine van Muysen, et en procréa les trois enfants qui suivent. 1° Georges. Son article suit.
(i) Jeanne-Marie-Simone de Fraula. Ce mariage fut célébré à Anvers. Leur petit-fils Charles- Scrvais-Joseph van Colen, mourut à Anvers en 1859, et fut inhumé à Bouchout, laissant par testament la terre de Bouchout à la famille de son beau-frère, Jean-Paul-Joseph Moretus.
a. Jossine Colibrant, mariée à Jean Berrewouts. Et b. Jeanne Colibrant, épouse de Lucas Moninckx. Et B. Georges Colibrant, mort à Jérusalem.
III. George Colibrant, épousa Anne van der Straeten, fille de Guillaume et de Jeanne Eynhout. De cette alliance vinrent :
1° Jeanne Colibrant, mariée, en 1517, à Henri de Wachtendonck. 2° Anne, épouse de Libert de Fresne.
3° Catherine, alliée à Jean van der Poorten. Et 4° Antoine Colibrant.
Armes : d'argent à 2 fleurs-de-lis de sable, une au canton sénestre du chef et une en pointe; au franc canton d'or à 3 merlettes de sable (Fig. 590). (Fragm. généal., t. II, p. 27b )