DE BAUDEQUIN
La famille de Baudequin, originaire du duché de Bourgogne, est établie, depuis nombre d'années, en Flandres et en Brabant.
Paul Baudequin, né à Dijon, comme conste par d'anciennes armoiries et documents de la même ville, fut, dès sa jeunesse, attaché à Philippe-le-Bon, duc de Bourgogne, lesquels documents originaux ont été exhibés au chapitre de Moustiers, et prouvent authentiquement et clairement l'erreur et l'inutilité de l'anoblissement, ou confirmation sans finances, qui fut impétrée le 10 décembre 1589, comme il sera dit ci-après, par ceux de cette famille, d'autant plus qu'il est aisé de s'en éclaircir par le narratif même de la dite mercède, qu'on trouvera dans Leroux et autres auteurs.
Le dit Paul Baudequin mourut en 1426, ayant épousé Charlotte Amandre, dont il eut Paul, qui suit.
(I) Mal nommée Anne, par Carpenticr, p. 179.-
Paul Baudequin, échanson de Charles-le-Hardy, épousa Jeanne de Cuiry et mourut en 1470. Dont :
Denis de Baudequin, sommeiller de l'échansonnerie de Marie de Bourgogne, eut pour femme Jeanne de Machéco. De ce mariage naquit :
Philippe de Baudequin, sommeiller de l'échansonnerie et greffier en chef du bureau de l'empereur Charles-Quint et de Philippe II, qui épousa Marie de Zomberghe. Ces époux eurent quatre enfants, savoir :
1° Claude, qui suit.
2° Charles de Baudequin fut anobli avec son frère et ses sœurs, sans finances, par lettres du roi Philippe II, du 10 décembre 1589, enregistrées à Lille, et ce en récompense des services rendus par leurs père, aïeul, bisaïeul et trisaïeul, à la maison d'Autriche. Il fut créé chevalier en 1613, et fut gentilhomme ordinaire et introducteur des ambassadeurs à la cour de Madrid. Il mourut sans hoirs.
3° Catherine de Baudequin fut anoblie avec ses frères et sœur.
Et 4° Françoise de Baudequin.
Claude de Baudequin, membre de l'état noble de la province et châtellenie de
ille, Douai et Orchies, fut anobli, sans finances, avec ses frère et sœurs, par
ettres du roi Philippe II, du 10 décembre 1589, enregistrées à Lille, et ce en
récompense des services rendus par leurs aïeux, comme il a été dit ci-devant. Il
épousa Marie de la Rivière, fille de Philippe, écuyer, seigneur d'Allincourt et de
Warmes, et d'Isabeau de Lannoy, d'Ablains. Ces époux eurent, entr'autres enfants,
Dhilippe, qui suit.
Philippe de Baudequin, chevalier, par lettres de l'année 1624, seigneur d'Allincours, Singhuin et la Haye, commissaire au renouvellement de la loi de la ville de Lille, membre et député de l'état noble de la province et châtellenie de la même ville, et fondateur en partie du couvent des Carmélites déchaussés de la dite ville, où il fut enterré sous une tombe de marbre avec ses huit quartiers. 1 avait épousé, en premières noces, Claudine Dennetières, fille de Jean, chevalier, seigneur de Harlebois, conseiller-commis des domaines et finances de S. M. aux Pays-Bas, et de Françoise van den Berghen de la Croix-au-Mont. De cette union vinrent :
1° Ferdinand Baudequin, capitaine d'une compagnie de cuirassiers, pour le service du roi d'Espagne.
Et 2° Claude-Eugène de Baudequin, qui suit.
Claude-Eugène de Baudequin, aussi capitaine d'une compagnie de cuirassiers pour le service du roi d'Espagne, fut grand-bailli de Vilvorde. Il eut pour femme Marie-Madeleine de Croix de Dadizeele, fille de Jean, chevalier, et d'Isabelle van Schorre de Rostyne. Dont :
Charles-Philippe-Martin de Baudequin, seigneur de Peuthy, Battenbourg, Hulenberg, Smeyersberg, Authem, Kalverkeete, Laplaigne, Sains-Launoy et Watinnes, îi-devant grand-bailli de Vilvorde, créé baron par diplôme de S. M. l'impératrice t reine, en date du 20 mars 1766. Il avait épousé, le 25 mars 1735, Marie-
Anne d'Eynatten de Schoonhove, fille de Nicolas baron d'Eynatten de Schoonhove, seigneur de Terheyde et de Terhaegen, conseiller-pensionnaire de Louvain, et d'Anne- Véronique baronne de Joncis de Duffle, petite-fille de Théodore d'Eynatten et d'Anne-Mathilde van Ophem de Weyms, et arrière-petite-fille d'Arnoud d'Eynatten et de Françoise de Borchgrave. De ce mariage :
1° Idesbalde-Aybert-Joseph baron de Baudequin, reçu à l'état noble de Brabant le 8 novembre 1766.
Et 2° Marie-Madeleine-Théodore de Baudequin, reçue chanoinesse, le 17 décembre 1764, dans l'illustre chapitre de Moustier-sur-Sambre.
Un Charles de Baudequin, écuyer, fut créé chevalier par lettres du 18 août 1623, enregistrées à Lille.
Un Ferdinand de Baudequin fut honoré du titre de chevalier par lettres de 1661 .
Les barons de Baudequin portent : d'argent à la hure de sanglier de sable, défendue d'argent; Vécu sommé d'une couronne à perles, et supporté par deux hommes sauvages au naturel, couronnés et couverts de lierre de sinople. Le cimier est un vol à l'antique, l'aile dextre coupée d'argent et de sable, l'aile à sénestre de sable coupé d'argent (Fig. 192).
(Nob., pp. 82, 190 et 408; «rat Suppl., pp. i7 et 117; nouv. vrai Snppl., pp. 37 et 91; État arm., p. 3; Mélang. de Généal., p. 123.)
BAUDIER.
Gaspard-François Baudier fut anobli par lettres du 12 juillet 1749. Armes : gironné d'hermines et de gueules de dix pièces (Fig. 193). (Suite du Suppl., 1686-1762, p. 2U\ État armoriai, p. 3.)
BAUDIN. — Voyez Maville.
BAUDINNE.
Gabriel de Baudinne, seigneur de la baronnie de Doulieu, en Flandres, et des seigneuries de Oudenem, Terwelant, Crebe, Kemelant et Lichtervelde ; directeur
de la poste d'Ypres; obtint le titre de baron pour lui et ses descendants mâles et femelles, applicable sur quelqu'une des terres qu'il possède dans les Pays-Bas, ou qu'il pourra y acquérir dans la suite, par lettres du 18 juillet 1736.
Armes : d'argent à trots chevrons de gueules ; au chef d'or chargé de trois merlettes de sable. Vécu timbré d'une couronne à perles, posée à rez du cercle sans étaies, et supporté par deux lions d'or, armés et lampassés de gueules, par concession dudit jour 18 juillet 1736 (Fig. 194).
(Nob., p. 776.)
DE LA BAUME
Antoine de la Baume, comte de Montrevel, marquis de S*-Martin, capitaine de 250 lances, créé chevalier par lettres du 22 mai 1592, tué au siège de Vesoul, avait épousé Nicole de Montmartin. Dont :
Claude-François de la Baume, comte de Montrevel, créé chevalier en 1596.
Armes : d'or à la bande vivrée d'azur (Fig. 195). {Nob., p. 90; Suite au Suppl., 1SS5-1614, p. 148.)
LE BAULME, — Voyez Perrenot et de Varick.