‹ Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne (volume 3)Chapitre 6 sur 239 · D'ALBERT DE LUYNES · texte numérisé non relu

D'ALBERT DE LUYNES

Charles d'Albert, duc de Luynes, chevalier des ordres du roi, premier gentilhomme de sa Chambre, pair, connétable et grand fauconnier de France, gouverneur de Picardie et du Boulonnais, mourut à Longueville, près de Montheurt, le 15 décembre 1621. Il avait épousé Marie de Rohan, fille d'Hercule de Rohan, duc de Montbazon, décédée le 13 août 1079, à l'âge de 79 ans. Leur fils Louis- Charles suit :

Louis-Charles d'Albert, duc de Luynes et de Chevreuse, chevalier des ordres du roi, pair et grand fauconnier de France, mourut le 20 octobre 1690, ayant eu pour femme, en secondes noces, sa tante et filleule, Anne de Rohan, décédée le 29 octobre 1684. De ce mariage :

Louis-Joseph d'Albert de Luynes, grand-écuyer de l'électeur de Bavière, qui obtint permission et continuation de la principauté de Grimberghe, le 18 mai 1729, et fut créé comte du Sl-Empire en 1742.

Il fut aussi conseiller d'État intime actuel et privé, colonel des gardes à pied, feld-maréchal des armées, et ambassadeur extraordinaire de l'empereur Charles VII, et mourut à Paris le 8 novembre 1758, dans la 87e année de son âge. Il survécut à sa femme Madeleine-Marie-Honorine-Charlotte de Bergues, morte à Paris le 3 novembre 1744, et à sa fille unique, dont l'article suit. Il avait acheté le comté de Grimberghe de son beau-frère Philippe-François, prince de Berghes.

Thérèse-Pélagie d'Albert de Grimberghe, fille unique de Louis-Joseph qui précède, fut mariée, le 22 janvier 1735, à Marie-Charles-Louis d'Albert, duc de Luynes et de Chevreuse-Montfort, pair de France. Elle mourut à Suresne, près de Paris, le 5 juillet 1736, à l'âge de 18 ans.

Armes : Êcartelé; aux premier et dernier cantons d'or au lion de gueules, couronné de même, qui est Albert, aux second et troisième de gueules à 9 macles d'or, 3, 3 et 3, qui est Rohan. L'e'cu somme d'une couronne d'or à hauts fleurons, enrichie de -pierreries, posé sur un manteau ducal d'écarlate, bordé et frangé d'or, doublé d'hermines, et armorié au dehors des armes de Vécu. — Supports : deux hommes sauvages de carnation, couverts et couronnés de feuilles de lierre de simple, tenant chacun une massue renversée, sur lesquelles ils s'appuient (Fig. 26 et 27).

(A'oft., p. 200; Suppl., p. 190; vrai Suppl., p. 2£7; uonv. vrai Suppl., p. 2<iO.)

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