‹ Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne (volume 3)Chapitre 82 sur 239 · DE BERGH-SAINT-WINNOC · texte numérisé non relu

DE BERGH-SAINT-WINNOC

I. Jean de Bergh-Saint-Winnoc, seigneur de Cohen et de Marquillies, chevalier,

conseiller et chambellan de Jean-sans-Peur, duc de Bourgogne, commandait à cent hommes d'armes et à cent hommes de trait, qui étaient en garnison dans les villes de Pontoise, Mantes et Meulan, en 1417. Il fut pourvu de la charge de grand-veneur de France, par lettres données à Paris le 2 juin 1418, et confirmées le 31 août suivant. Il commandait les troupes qui allèrent mettre le siège devant Montleri la même année et fut depuis gouverneur d'Abbeville et capitaine de la ville de Rue. Il fut aussi conseiller et chambellan de Philippe-le-Bon, duc de Bourgogne, et vivait encore en 1424. Sa femme fut Jeanne de Nielles, dame d'Olhain, dont il eut Pierre et Marie.

1° Pierre suit.

Et 2° Marie de Bergh-Saint-Winnoc, alliée à Jacques, sire de Rambures, fait chevalier au siège de Ponteau-de-Mer en 1449.

II. Pierre de Bergh-Saint-Winnoc, seigneur de Cohen, du Maisnil, d'Olhain et

de Cancourt, gouverneur et capitaine de la ville d'Aire, épousa, le 12 août 1445, Jossine de Ghistelles, dame de Wesquehal et d'Axele en partie, fille de Guy de Ghistelles, dit le Vieux, chevalier, seigneur de Wasquehal, grand-bailli de Tenremonde en 1417, et de sa seconde femme Marguerite de Vos de Pollaer, dame d'Axele en partie. De ce mariage naquirent entres autres :

1° Jean, dont l'article suit.

2° Catherine de Bergh-Saint-Winnoc, dame de Wasquehal, mariée à Robert, seigneur de Ranchicourt et de Divion. Elle mourut en 1524.

Et 3° Isabeau, femme d'Antoine, seigneur du Biez et d'Escouelles, dont elle eut des enfants.

III. Jean de Bergh-Saint-Winnoc, seigneur de Cohen et d'Olhain, l'un des

chambellans ordinaires de Charles VIII, roi de France, épousa Claudine d'Azincourt, dame de Seneghen. Il vendit la seigneurie de Cohen et mourut en 1494.

De son mariage naquirent :

1° Pierre, qui suit.

Et 2° Jeanne de Bergh-Saint-Winnoc, mariée à Joachim de Failly, ' seigneur de Rumilly.

IV. Pierre de Bergh-Saint-Winnoc, seigneur d'Olhain, épousa Jeanne de Bail-

leul, dame de Plantin, Fromentel et Boulers, dont il eut quatre enfants, savoir :

1° Eustache de Bergh-Saint-Winnoc, seigneur d'Olhain, tué à un assaut devant Thérouanne, sans alliance.

2° Adrien, qui suit.

3° Philippe, qui fut l'estoc de la seconde branche ci-après.

Et 4° Marie, qui fut mariée, en premières noces, à George de Nédonchel, seigneur d'Hannescamp et de la Vicongne, puis de Bouvignies, par le retrait qu'il en fit du chef de sa femme. Elle convola en secondes noces, le 23 décembre 1603, avec Antoine, seigneur de Wignacourt, d'Ourton et de Weudin, créé chevalier par lettres du 20 avril 1593, dont elle fut la seconde femme, étant veuf de Claire de Hornes.

V. Adrien de Bergh-Saint-Winnoc, seigneur d'Olhain, fut héritier de son frère aîné. Il épousa Marie de Houchin, fille d'Isembard, seigneur de Lougastre, et d'Antoinette de Lens. De cette union vinrent :

1° Louis de Bergh-Saint-Winnoc, seigneur d'Olhain, mort sans alliance,

2° Jean, dont l'article suit.

Et 3° Marie, décédée fille.

"VI. Jean de Bergh-Saint-Winnoc, héritier de son frère aîné, seigneur d'Olhain, eut pour femme Antoinette de Rambures, fille de Jean IV, sire de Rambures et de Hornoy, et de Claudine de Bourbon-Vendôme, dame de Ligny et de Lambercourt, et de Françoise d'Anjou-Mezières, sa seconde femme. Ces époux eurent, entre autres enfants, Charles, qui suit.

VII. Charles de Bergh-Saint-Winnoc, chevalier, seigneur d'Olhain, de Verduel et de Quamemont, épousa : 1°, en 1628, Catherine de Coupigny, fille d'Antoine, chevalier, seigneur de Coupigny, d'Hersin, de Bellefourrière et de Foucquières, et d'Anne de la Haye, dame de Caillevent et de Brebières, et petite-fille de Jean seigneur de Coupigny, de l'illustre maison de Coupigny dit Mallet, et de Jacqueline de Rouck; 2° Claudine de Carnin, fille de Jean, Ve du nom, chevalier, seigneur de S*-Léger, Fontaines, Gommecourt, Aussimont et Senlis; et d'Isabeau Morel, dame de Nedonchel, de Lillers et d'Escaluz. De ces deux mariages naquirent :

(Du 1er Lit.)

1° Anne de Bergh-Saint-Winnoc, dame de Coupigny et d'Hersin, mariée, en 1647, à Pierre de Bergh-Saint-Winnoc, seigneur de Nonain, son parent.

2° Jeanne, mariée à Maximilien-Adrien-François de Carnin, seigneur de Saint-Léger et d'Escaluz.

(Du 2d Lit.) 3° Jean, seigneur d'Olhain, Verduel, etc., mort en 1678, sans alliance.

Et 4° Isabeau de Bergh-Saint-Winnoc, qui, par contrat du 14 février 1654, fut mariée à Philippe- Albert seigneur de Wignacourt et d'Ourton, baron de Pernes, dont elle a eu des enfants. Il était fils de Maximilien, seigneur de Wignacourt et d'Ourton, et de Françoise de Cuinchy, baronne de Pernes, en Artois.

Seconde Branche.

V. Philippe de Bergh-Saint-Winnoc, 3e fils de Pierre et de Jeanne de Bailleul, mentionnés éi-devant au IVe degré, fut seigneur de Boubers, de Plantin, de Vachar et de Rache, et gouverneur de Lillers. Il épousa Hélène de Longueval, fille de Robert, seigneur de la Tour et de Warlaing, et de Louise de la Fosse-de Givenchy. Leurs enfants furent :

1° Charles de Bergh-Saint-Winnoc, capitaine de 200 chevaux carabiniers au service de l'empereur, mourut à la guerre de Bohême en 1620, sans avoir été marié.

2° Philippe suit.

Et 3° Pierre, qui forma la 3e branche.

VI» Philippe de Bergh-Saint-Winnoc, chevalier, baron de Zétrude, seigneur de Rache et de Boubers, porta la bannière d'Artois à la pompe funèbre de l'archiduc Albert, le 12 mars 1622. Il épousa, le 29 octobre de l'année suivante, Marie-Françoise de Halewyn, fille de Charles-Maximilien de Halewyn, seigneur de Hames et de Wailly, gouverneur de Rue, capitaine des gardes de Gardes de Gaston de France, et de Catherine du Gué, dame de Lully et de Saint-Sauffiieu, en Picardie. Ils eurent quatre enfants, savoir :

1° Eugène-Louis de Bergh-Saint-Winnoc, baron de Zétrude, seigneur de Boubers, d'Auberlieu, de la Tour et de Plantin, colonel d'un régiment d'infanterie, etc., obtint érection en comté en sa faveur, par lettres de 1665, et la baronnie et pairie de Zetrud ou Zetru, au pays de Namur, fut érigée en principauté en sa faveur, sous le nom de Rache, par lettres du roi Charles II du 31 décembre 1681, enregistrées le 30 janvier de l'année suivante. Ce seigneur fut fait grand-bailli du Hainaut le 10 mai 1682, et chevalier de la toison d'or le 9 octobre 1687. Il mourut à Mons le 14 avril 1688, sans laisser d'enfants de sa femme Marguerite-Louise de Millendonck, fille de Herman-Claude, baron de Pesch et de Marie de Failly, dame de Bernissart.

2° Charles- Alexandre. Son article suit.

3° Charlotte-Thérèse de Bergh-Saint-Winnoc, mariée à Philippe, seigneur de Tramecourt et de Werchin, puis à Jacques des Maisières, baron d'Isière, fils de François et de Marie-Marie de Fraipont.

Et 4° Marie-Claire, femme de Maximilien-François Bernard, chevalier par lettres du 6 mai 1642, seigneur d'Esquehnes, de Florent, de Luchin, de Jollain, de Bettignies, du Mont et de Tendal. Dont postérité.

VII. Charles-Alexandre de Bergh-Saint-Winnoc, dit le baron de Zetrude, grandprévôt et capitaine d'Arlon, fut prince de Rache, après son frère, et de plus seigneur de Sept-Fontaines du chef de sa femme Lucie de Brouchoven, fille de Jean-Martin, seigneur de Hollenfeltz et d'Arendonck, membre de l'état noble du duché de Luxembourg, et de Claude-Marguerite de Raville, chanoinesse d'Espinal, dame de Sept-Fontaines. (Voyez Brouchoven.) Leurs deux filles, Marie-Françoise et Marguerite-Charlotte, suivent.

1° Marie-Françoise de Bergh-Saint-Winnoc, princesse de Rache, dame de l'ordre de la croix étoilée, mariée, en 1683, à son cousin issu de germain Philippe-Ignace de Bergh-Saint-Winnoc, seigneur de Nomain et d'Olhain, mentionné ci-après.

Et 2° Marguerite-Charlotte, dame de Sept-Fontaines, d'Auberlieu et de Vallers, mariée en premières noces, le 4 avril 1685, à son cousin-germain Louis-François Bernard, qualifié comte de Bailleul, seigneur d'Esquelmes, Florent, Bettignies, Calonnes, etc. Elle convola en secondes noces avec Michel-Maximilien de Gand, marquis de Hem, mort en 1721.

Troisième Branche.

VI. Pierre de Bergh-Saint-Winnoc, chevalier, troisième fils de Philippe et de

Hélène de Longueval, mentionnés ci-devant au Ve degré, 2e branche, fut seigneur de Nomain, Roupy, Marets, etc. Il épousa, en 1623, Anne d'Aubermont, fille d'Adrien, chevalier, seigneur de Masnuy-SVPierre, Rockeghem, Elseghem, et d'Anne de Corenhuuse. Leurs enfants furent :

1° Pierre, dont l'article suit.

2° Adrienne, mariée à Antoine de Lannoy, seigneur de Lesdaing et d'Esplechin.

Et 3° Anne-Marie, mariée, en 1648, à François-Louis-Balthazar d'Ongnies, baron de Courières et d'Ourges, dont elle fut la première femme.

VII. Pierre de Bergh-Saint-Winnoc, seigneur de Nomain, épousa, en 1647, sa parente Anne de Bergh-Saint-Winnoc, dame de Coupigny et d'Hersin, dont il a été parlé ci-devant, laquelle hérita, en 1678, par la mort de Jean de Bergh-Saint-Winnoc, son frère consanguin, de la seigneurie d'Ohain. De cette union vinrent :

1° Philippe-Ignace de Bergh-Saint-Winnoc, fils aîné, seigneur de Nomain,

et d'Olhain, épousa, en 1683, sa cousine issue de germain, Marie-Françoise de Bergh-Saint-Winnoc, princesse de Rache, ci-devant mentionnée, reçue dame de l'ordre de la croix étoilée. Il obtint avec sa femme, pour eux et pour leurs héritiers mâles et femelles, par lettres du roi Louis XIV, du mois d'avril 1701, l'érection en principauté de ses terres de Boubers et de Rache. Il eut quatre filles, dont deux seulement furent mariées, savoir :

a. Louise-Alphonsine de Bergh-Saint-Winnoc, princesse de Rache, mariée : 1° à Charles Portia-de Lens-de Blendecques, dit le baron de Lens; 2°, le 4 février 1713, à Louis de Montesquiou, dit le chevalier d'Artagnan. Elle mourut sans enfants, au mois de septembre de la même année.

Et b. Marie- Josèphe-Isabelle, qui devint princesse de Rache, par la mort des enfants de sa sœur, et qui fut mariée, le 24 avril 1715, à son oncle paternel, Jean-Joseph, dit le vicomte de Bergh-Saint-Winnoc, dont il sera parlé ci-après.

Et 2° Jean-Joseph de Bergh-Saint-Winnoc, qui suit.

VIII. Jean-Joseph de Bergh-Saint-Winnoc, dit le vicomte de Bergh-Saint-Winnoc, I seigneur de Nomain, épousa sa nièce Marie-Josèphe-Isabelle de Bergh- Saint-Winnoc, comme il a été dit ci-devant; et en secondes noces mademoiselle de Créquy-Canaples, qui ne lui donna point d'enfants. Du premier lit vinrent :

1° Philippe-Charles-Joseph de Bergh-Saint-Winnoc, dit le comte de Rache, né le 31 mars 1716, mourut sans alliance.

2° Maximilien-François-Joseph de Bergh-Saint-Winnoc, appelé d'abord baron de Zetrude, puis prince de Rache, naquit le 19 novembre 1719, et épousa Andrée-Armande de Monchy, chanoinesse de Maubeuge, fille aînée de Nicolas de Monchy, dit le marquis de Sénarpont, et de Marie-Madeleine-Josèphe de Monchy, dame de Sénarpont et de Guimerville, et petite- I fille de François de Monchy, baron de Vismes, seigneur de Sailly, l Pontoile et Flibaucourt, et d'Isabelle de Saint-Blimont. Il mourut sans postérité.

3° Eugène-Louis-Joseph, né le 24 janvier 1724, mourut sans alliance.

4° Philippe-Pierre-Joseph de Bergh-Saint-Winnoc, prince de Rache après son frère, premier pair du pays et comté de Namur, naquit le 29 août 1725. Il épousa, en juillet 1768, mademoiselle de Castellane, d'une des plus anciennes maisons de Provence, et mourut sans postérité.

5° Marie-Andrée-Josèphe, née le 18 février 1718, chanoinesse de Maubeuge, fut mariée, en 1734, à Louis-Albert-François-Joseph de Houchin, marquis de Longastre et de Berthe, vicomte de Hautbourdin et d'Emmerin, baron de Broeck et de Claerhout, seigneur d'Annezin, d'Ardoye, etc., député-général et ordinaire du corps de la noblesse des états d'Artois,

remarié depuis lors à Marie- Antoinette-Eugénie- Josèphe de Béthuned'Hesdigneul, et mort le 30 mars 1758, à lage de 47 ans.

6° Marie-Françoise-Eugénie- Josèphe, princesse de Rache, née le 24 décembre 1720, chanoinesse de Maubeuge.

7° Marie- Albertine- Josèphe , née le 14 novembre 1726, chanoinesse de Nivelles, morte sans alliance.

Et 8° Ernestine- Françoise -Josèphe de Bergh- Saint -Winnoc, née le 15 avril 1729, chanoinesse de Nivelles, morte sans enfants, ayant été mariée, en 1746, à Joseph-Ignace van der Linden, baron d'Hooghvorst, membre de l'état noble de Brabant, remarié, en 1755, à Marie-Catherine- Philippine-Ghislaine de Brune de Willecomme, née le 14 juin 1719, reçue chanoinesse de Moustier le 24 juin 1736, et morte le 20 avril 1762.

La maison de Bergh-Saint- Winnoc porte pour armes : d'or au lion de gueules, armé et lampassé d'azur; cimier : un coq hardi d'or, crête et barbé de gueules; supports : deux lions d'or (Fig. 245).

(Nob., pp. Ml et 816; Suite au Suppl., années 1661-1686, pp. 67 et 2U.)

DE BERLAERE ou PONTHIEURE-DE BERLAERE.

Nicolas-Alexandre Ponthieure de Berlaere, colonel au service du roi d'Espagne, obtint le titre de chevalier et la permission de faire supporter l'écu de ses armes par deux lions d'argent, armés et lampassés de gueules, tenant chacun une bannière, à droite aux armes de Bretagne (qui sont d'hermines pur), et à gauche à celles de Ponthieure-de Berlaere (savoir : fascé d'argent et de gueules de six pièces) (i), par lettres du roi Charles II du 12 février 1686.

Ses armes étaient : fascé, ou burellé, d'argent et de gueules de six pièces, les fasces d'argent chargées de 12 mouchetures d'hermines de sable, savoir : la lre de cinq, la 2e de quatre et la 3e de trois (Fig. 246).

(Nob., p. 535.)

Charles-Pierre de Berlaere, parent de Nicolas-Alexandre Ponthieure-de Berlaere ci-dessus (2), docteur ès-droits et amman héréditaire de la ville de Gand, fut maintenu dans sa noblesse, anobli en tant que besoin serait, et créé chevalier du Saint-Empire, lui et tous ses descendants mâles, par diplôme de l'empereur Charles VI du 4 octobre 1717, enregistré dans la matricule de l'empire.

(1) La famille de Berlaere, ou Ponthieure-de Berlaere, est issue des anciens ducs de Bretagne et de l'illustre maison des Berthout, princes et seigneurs de Malincs, comme nous le prouvons dans notre Complément au Nobiliaire des Pays-Bas.

(2) Nicolas-Alexandre Ponthieure-de Berlaere et Charles-Pierre de Berlaere avaient tous deux pour quartaïeul Guillaume de Berlaere, écuyer, seigneur de Berlaere, décédé à Gand le 8 juin 1552.

Ses armes étaient comme celles dudit Nicolas-Alexandre, avec cette seule différence que la lre fasce de gueules était chargée d'un lambel d'or, pour brisure.

Le cimier des armes de la maison de Berlaere est un buste d'Ethiopien, la tête tortillée d'or, habillé de gueules, bordé d'argent, par devant semé d'hermines, le rabat de même.

(Nob., p. 659; nouv. vrai Suppl., p. 211.)

DE BER1ATMONT.

I. Michel de Berlaymont, seigneur de Floyon, de Kermpt, de Haultepenne et

d'Engis-sur-Meuse, épousa Marie de Barault. De ce mariage vint :

II. Charles baron de Berlaymont, seigneur de Floyon, de Hierges, de Haulte-

penne, de Kermpt, de Peruwez et d'Engis-sur-Meuse, chevalier de la toison-d'or, grand-veneur de Brabant, de Flandres et de Namur, conseiller d'état et chef des finances aux Pays-Bas, gouverneur et souverainbailli du pays et comté de Namur, etc. Il obtint en 1574 des lettres du roi Philippe II, par lesquelles la baronnie de Berlaymont, en Hainaut, fut érigée en comté en sa faveur. Il mourut en 1578, ayant épousé Adrienne de Ligne, fille de Louis, baron de Barbançon, pair de Hainaut, et de Marie de Berghes. De ce mariage naquirent entr'autres enfants :

1° Gilles, comte de Berlaymont, seigneur de Hierges, qui servit glorieusement dans les troubles des Pays-Bas à Oudewater, à Schoonhoven et autres places en Hollande, où il était gouverneur et stadhouder des villes attachées au parti du roi. Il fut tué au siège de Maestricht en 1579, sans laisser d'enfants de Lamberte de Croy, son épouse.

2° Jean de Berlaymont, protonotaire apostolique, prévôt de S^Servais à Maestricht, et chanoine de Liège.

3° Charles de Berlaymont, reçu chevalier de Malte en 1554.

4° Louis de Berlaimont, archevêque et duc de Cambrai, mort à Mons le 15 février 1596, et enterré dans l'église des sœurs-noires de la même ville, en la chapelle de Ste-Marie-Madeleine, qu'il avait fait bâtir.

5° Lancelot, comte de Berlaymont, qui épousa Marie de Brimeu, comtesse de Meghem, de laquelle il n'eut point d'enfants. Elle se remaria, en 1583, avec Charles, sire de Croy, duc d'Arschot, et mourut à Liège le 18 avril 1605. Son second mari fut depuis créé duc de Croy, et épousa en secondes noces Dorothée de Croy-Havré, sa cousine.

6° Florent, qui suit.

7° Claude de Berlaymont, seigneur de Haultepenne, gouverneur de Breda,

qui se rendit maître de Lierre, pour les Espagnols, le 1 août 1582, et mourut sans enfants, en 1587, d'un coup d'arquebuse. Il avait été marié à Adrienne de Brimeu, sœur de Marie ci-dessus mentionnée.

8° Marie de Berlaymont, femme de George, seigneur et baron de Beauffort, en Artois, gentilhomme de la chambre de l'empereur Charles V et gouverneur de l'Écluse, mort en 1556, sans enfants. Il était fils aîné de Philippe de Beauffort, IIe du nom, chevalier, seigneur et baron de Beauffort, seigneur de Ransart, Montenancourt, Reusines et Grincourt, chambellan de l'empereur Charles V et grand-bailli de Tournai; et de Jeanne de Halewyn.

9° Adrienne de Berlaymont, mariée à Jean de Brandenbourg, seigneur d'Esclayes.

Et 10° Yolende de Berlaymont, qui fut femme de Gérard de Croy, seigneur de Fromesen en Boulonnais, maître d'hôtel des archiducs Albert et Isabelle, duquel elle n'eut point d'enfants.

III. Florent, comte de Berlaymont, seigneur de Floyon, Hierges, Haultepenne et Peruwez, chevalier de la toison d'or, bouteiller et chambellan héréditaire du Hainaut, gouverneur des provinces d'Artois et de Namur en 1599, et ensuite de la province du Luxembourg, mourut en 1620. Il avait épousé Marguerite comtesse de Lalaing, qui lui apporta le comté de Lalaing, la baronnie d'Escornaix et la seigneurie de Waurin, à laquelle était attachée la dignité de sénéchal héréditaire de Flandres. Cette dame fonda, en 1627, pour des chanoinesses régulières de l'ordre de S*-Augustin, le monastère de Berlaymont à Bruxelles, où elle fut inhumée. Elle était fille aînée et principale héritière de Philippe comte de Lalaing, baron d'Escornaix, seigneur de Waurin, sénéchal de Flandres, grand-bailli de Hainaut et gouverneur de Valenciennes en 1574, général d'infanterie des états en 1577 et 1578, conseiller d'état aux Pays-Bas en 1580, etc.; et de Marguerite de Ligne (Voyez de Lalaing). Du mariage de Florent de Berlaymont et de Marguerite de Lalaing sortirent deux fils, morts jeunes, et deux filles, qui suivent.

1° Marie-Marguerite comtesse de Berlaymont, baronne d'Escornaix, morte à Bruxelles, le 17 mars 1654, qui avait été mariée : 1° le ... janvier 1610, à Antoine de Lalaing, comte de Hoogstraeten et de Rennebourg, baron de Borsselen, Zuylen et Leuze, chevalier de la toison d'or, mort sans enfants, le 26 septembre 1613, âgé de 25 ans; 2° en 1621, à Louis comte d'Egmont, prince de Gavre, chevalier de la toison d'or, grand d'Espagne de première classe, mort à S^Cloud, près de Paris, le 27 juillet 1654, dont elle a eu des enfants.

Et 2° Isabelle-Claire de Berlaymont, comtesse de Lalaing, morte le 9 août 1630, avait épousé Philippe prince d'Arenberg et du S*-Empire,

duc d'Arschot et de Croy, marquis de Montcornet, baron de Sevenbergen et autres terres, chevalier de la toison d'or, grand d'Espagne de la première classe, dont elle fut la seconde femme.

Les armes de Berlaymont sont : fascé de vair et de gueules de six pièces (Fig. 247).

(Suppl. au Nob., 1420-1555, p, 101; Suite au Snppl., 1555-1614, p. 16.)

DE BERLO. Famille

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