LE CORNET
Jean-Pierre le Cornet, seigneur de la baronnie de Gaesbeke, échevin d'Anvers en 1683, 1685, 1687, 1688, 1694, 1695 et 1696, puis conseiller du conseil de Brabant, fut anobli par lettres datées de Madrid du 20 mars 1687. — Il portait : d'azur au chevron d'or, accompagné de 3 cornets, liés et viroles de même. Vécu timbré d'un casque d'argent, grillé et liseré d'or, orné de son bourlet et de ses lambrequins d'or et d'azur, et au-dessus, en cimier, un cornet d'or, lié et virole de même (Fig. 630). {Nob., p. 548.)
DU CORRON.
Cette famille fut anoblie avec décoration d'armoiries, par lettres du 1 juin 1774. — Ces armes sont : d'argent (1) à la fasce d'azur, chargée de deux cors de chasse d'or et accompagnée de 3 hures de sable (Fig. 631). (Etat armoriai, p. 9.)
DE CORSWAREI, DE LOOZ-CORSWÀREM et DE CORSWAREÏKE-LOOZ.
Jean de Corswarem, chevalier, seigneur de Hierges, Herck-S'-Lambert, etc., épousa, le 15 juillet 1479, Jacqueline de Moriamez (2), dame héritière de Landelis, Marceneau et Bois-Pollart, de laquelle il eut, entr'autres, Jean qui suit.
Jean de Corswarem, chevalier, seigneur de Landelis, Merceneau, Bois-Pollart, etc., gouverneur et châtelain de Thuin, mort le 1 janvier 1535, avait épousé : 1°, le 4 septembre 1516, Isabeau de Ligne, morte le 3 septembre 1522, fille de Jean, chevalier, seigneur de Ham, et de Catherine de Roisin; et 2° Jeanne de Hamal, morte le 21 mai 1561, fille de Jean d'Alsteren, chevalier, seigneur de Hamal, Bautershem, etc., et de Marguerite de Hamal. Du premier mariage vint :
(1) F. V. Goethals, Dictionnaire généalogique : d'or.
(2) Lisez : Jacqueline de Condé, dame de Morialmez et de Bailleul.
Jacques de Corswarem, chevalier, seigneur de Landelis, Merceneau, etc., gouverneur et châtelain de Thuin, mort le 18 octobre 1595, ayant été marié à sa cousine-sous-germaine Catherine de Corswarem, comtesse héritière de Niel, dame de Corswarem, Château-Etienne, etc. Dont :
François de Corswarem, mort avant son père le 3 février 1593, avait épousé Antoinette de Gulpen, dame de Wangnée et de Longchamps, en partie, dont naquirent deux fils : Jean et Rasse, qui formèrent deux branches.
De Jean, fils aîné de François de Corswarem et d'Antoinette de Gulpen, est issu François-Joseph-Bernard de Corswarem, comte de Bornhem et de Niel, vicomte de Dourlens, seigneur de Landelis, Bomerée, etc., chambellan honoraire de l'impératrice-reine, encore célibataire en 1759.
De Rasse de Corswarem, seigneur de Longchamps en partie, — fils puîné des dits François et Antoinette de Gulpen, marié, le 2 août 1618, à Marie de Binckhem, et mort le 8 octobre 1633, vint Hubert, qui suit.
Hubert de Corswarem, seigneur de Grandlez, Leuse, Faux et Longchamps, pair du comté de Namur et député de l'état noble de cette province, fut créé baron de Longchamps, en Brabant, par lettres du roi Philippe IV du 19 février 1652. — Il mourut le 26 juin 1671, ayant épousé : 1° le 13 novembre 1648, Isabelle van den Broecke, dame de Bousval, Eyndonck, la Loux, Calemont et de Longchamps en partie, morte le 28 juin 1664; — et 2°, le 9 juillet 1665, Marie-Agnès de Glimes de Brabant, sœur-germaine du marquis de Florenne et de Courcelles. Du 1er lit vint :
Jean-Hubert de Corswarem, baron de Longchamps, vicomte de Ste-Gertrude, seigneur de Faux, Grandlez, Leuze, etc., pair du comté de Namur. — Il épousa, le 6 mars 1673, Marguerite-Claire-Thérèse d'Argenteau, fille et héritière de Charles comte d'Argenteau, seigneur de Peissant, Saliermont, etc., et d'Antoinette-Caroline de Bonnières-de Souastre. De cette alliance naquirent :
1° Nicolas-Charles-François- Alexandre de Corswarem, baron de Longchamps, vicomte de Ste-Gertrude, seigneur de Ligny, Tongrines, Leuze, Velaine, etc., marié, le 2 octobre 1697, à Anne-Marie-Françoise de Trazegnies, chanoinesse de Nivelles, dame de l'ordre de la croix étoilée, morte vers l'an 1741, fille d'Eugène-François- Charles marquis de Trazegnies, baron de Silly, et de Catherine-Charlotte de Mérode, dame de Villemont, Clairemont, etc.
2° Jean-Jacques-Alexandre de Corswarem, seigneur de Vivier, chambellan et colonel de cavalerie au service de l'électeur de Bavière, puis chambellen actuel de l'empereur Charles VI, et grand-maître de l'argenterie de l'archiduchesse Marie- Élisabeth, gouvernante générale des Pays-Bas autrichiens, mort sans enfants vers l'an 1750, ayant été allié, en 1714, à Marie-Florence Coloma, comtesse héritière de Bornhem, reçue dame de l'ordre de la croix étoilée le 3 mai 1730. — Cette dame était fille cadette de Jean-François Coloma, comte de Bornhem (créât, de 1658) , et de Marie-Thérèse d'Ongnies (Voir ci-devant l'article Coloma). — Elle était veuve, en jes noces, de Jean-Théodore de Corswarem, dont l'article suivra.
3° Louis-Félix-Emmanuel-Chrisostôme-Denis de Corswarem, seigneur d'Ancre,
Malot, etc., colonel d'infanterie au service de S. M. I. et C, depuis le 7 oct. 1713, fut créé duc de Looz-Corswarem le 24 décembre 1734, mourut à Nivelles au mois d'août 1759. — Il avait épousé : 1° Hélène-Thérèse-Philippine de Spangiien; 2° le
10 avril 1715, Marie-Françoise-Odille-Ferdinande d'Assignies, dame de l'ordre de la croix étoilée, fille unique de Ferdinand comte d'Assignies, seigneur de Baudimont, Angest, Cathem, Betissar, etc., député de l'état noble du Hainaut, et de Marie-Odille de la Barre, baronne du Maisnil. — De cette 2e alliance naquirent : A. Charles-Louis- Auguste-Ferdinand-Emmanuel duc et prince de Looz-Corswarem, baron du Maisnil, seigneur de Baudimont, Angest, Betissar, Escaussine, S^Remy, la Folie, Héripont, Trivière, etc., gentilhomme de la clef d'or et chambellan actuel de l'empereur Charles VI en 1736, chambellan de l'impératrice-reine en 1745, créé prince le 15 novembre 1749, et pourvu de la charge du grand chambellan du roi de Prusse en 1756. — B. Charles-Alexandre de Looz-Corswarem, chambellan actuel de LL. MM. II. et capitaine d'infanterie au régiment de los Rios. — C. Florent- Lamoral de Looz-Corswarem, enseigne au même régiment. — Et D. Marie de Looz-Corswarem, dame d'honneur de l'archiduchesse Marie-Elisabeth en 1736, mariée à Ferdinand- Joseph marquis de la Puente, chambellan honoraire de l'empereur Charles VI, puis de l'impératrice-reine, mort en 1759.
4° Emmanuel-Marie-Louis-Ferdinand de Corswarem, marié, le 1 février 1717, à Marie-Thérèse- Appoline de Mérode-de Trêlon.
Et 5° Joseph-Philippe-Hyacinthe, seigneur de Boulogne, Herstal, Nantimont, Ste-Marie, Fratin, etc., fut créé duc de Corswarem-Looz le 24 décembre 1734. —
11 épousa : 1° Anne-Elisabeth de Beyer, sœur de Jean-Frédéric baron de Beyer; — 2° en mars 1747, Marie-Jeanne de Montmorency-Laval, née le 10 déc. 1725, fille de Guy-André, marquis de Laval-Lezai, en Poitou, et de Magnac, dans la Marche, comte de Fontaine-Chalandrai et de la Bigestière, colonel d'un régiment d'infanterie de son nom, mort le 7 mars 1745; et de Marie-Anne de Turmeniesde Nointel, morte à Paris le 17 novembre 1756, à 72 ans.
Marie-Françoise Coloma, femme de Jean-Jacques-Alexandre de Corswarem, mentionné ci-devant, avait été mariée en premières noces à Jean-Théodore de Corswarem, comte de Niel, seigneur de Landelis, Bomerée, Merceneau, etc., colonel de cavalerie au service des Etats-Généraux des Provinces-Unies, mort le 29 septembre 1713. — Elle mourut à Bruxelles, ayant eu de son premier mari les quatre enfants qui suivent, savoir :
1° François-Joseph-Bernard de Corswarem, comte de Bornhem et de Niel, vicomte de Dourlens, seigneur de Landelis, Bomerée, etc., chambellan honoraire de l'impératrice-reine, non mariée en 1759.
2° Marie-Florence-Françoise de Corswarem, mariée, le 11 novembre 1737, à Charles-Philippe-Brigitte-Dominique de Guines, dit de Bonnières, comte de Nieurlet, mort le 1 juillet 1743,. à S'-Omer. Sans enfants.
3° Anne-Albertine-Josèphe-Ignace de Corswarem, alliée, le 9 avril 1723, à Phi-
lippe de Marbais, seigneur de Brumagne, Lives et Mauroy, président du conseil de Hainaut à Mon s, mort le 8 août 1745. — Il eut une fille, chanoinesse à Andenne.
Et 4° Aldegonde Claudine de Corswarem, morte à marier en avril 1757.
Les armes du duc et prince de Looz-Corswarem sont : écartelé; aux 1 et 4 burellé d'or et de gueules de 10 pièces, qui est de Looz ; aux 2 et 3 d'argent à 2 fasces de sable (1) ; stir le tout d'hermines à deux fasces de gueules, qui est de Corswarem. — L'écu timbré d'une couronne de prince, posé sur un manteau ducal, semé ou chargé des émaux des armes et doublé d'hermines, et supporté par deux levrettes d'argent, colletées de gueules, tenant chacune une bannière, à dextre aux armes de Looz, et à sénestre à celles de Corswarem (2) (Fig. 632).
(Nob., pp. 318, ZM et 7ob bis; État armoriai, p. 10.)