DE GHISTELLES
L'ancienne maison de Ghistelles, bannerette de Flandres, de terre et de nom, est connue dès le XIIIe siècle en la personne de Jean, sire de Ghistelles, chambellan héréditaire de Flandres, qui assista au tournoi qui se fit à Compiègne au mois de février 1238.
Josse de Ghistelles, Florent de Schouteet, seigneur de Saemslacht et autres gens de mérite et de naissance, furent armés chevaliers par Charles-le-Hardi, duc de Bourgogne, à la bataille de S^Trond, donnée le 27 octobre 1467, et ce en récompense des marques de bravoure qu'ils avaient données en plusieurs occasions signalées, et notamment en la dite bataille.
Louis de Ghistelles, gouverneur de Bruges, épousa Hélène de Baenst, dont il eut : Charles de Ghistelles, seigneur de la Motte et de Provence, souverain-bailli de Flandres en 1574, et gouverneur de Malines depuis le 19 juillet 1585 (jour auquel, pour le prince de Parme, il entra avec ses troupes dans cette ville) jusqu'à sa mort, arrivée le 19 juillet 1592. Ses funérailles se firent à S*-Jean en la dite ville, le 4 août suivant. On y dressa pour cette cérémonie une chapelle ardente en forme de catafalque, — et l'on y vit autrefois dans la même église son cabinet d'armes avec ces quatre quartiers : Ghistelles, la Barre, Baenst, Thiant. — Il avait épousé,
le 1 juillet 1570, Barbe de la Plancque, dame de S^Floris, des Wastines et de la Comté. Cette dame était fille de Louis de la Plancque, seigneur de la Comté et des Wastines, et de Catherine de Gosson, dame de S^Floris, en Artois. De cette alliance sortirent, entr'autres :
1° Alexandre, qui suit.
2° Isabelle de Ghistelles, mariée à Nicolas de Mailly, vicomte de Hanache, seigneur de l'Espine, Fieffé, Bonneville et la Versine, chevalier de l'ordre de S^Michel, grand-maître des eaux et forêts de Picardie.
Alexandre de Ghistelles, seigneur de S* Floris et de la Vieille-Chapelle, s'allia à Florence de Wissocq, fille de Julien de Wissocq, chevalier, seigneur de Bomy et de la Couture, et de Marie de Flechin, dame d'Esclimeux et de Noirant. — De cette alliance vint :
Adrien-François de Ghistelles obtint en sa faveur, par lettres patentes de décembre 1674, l'érection de la seigneurie de S^Floris en marquisat. Il mourut en 1691, ayant été marié à Marie-Françoise de Wissocq, dame d'Erny, sa cousinegermaine, fille de Martin de Wissocq, seigneur de Bomy, et de Philippotte du Chasteler. — De ce mariage sortit :
Philippe-Alexandre-François de Ghistelles, marquis de S*-Floris, seigneur de la Vieille-Chapelle, député ordinaire du corps de la noblesse des États d'Artois. Il épousa : 1° N.... de Wissocq, dame d'Esclimeux, de laquelle il nleut point d'enfants; 2° Marie-Isabelle-Claire de Créquy, dame de Boieffles, fille d'Antoine de Créquy, seigneur de Vroylande, et d'Anne-Marie de Croy-Solre, chanoinesse de Mon?. — De ce second mariage vinrent :
1° Philippe-Alexandre-Marie-Joseph-Antoine de Ghistelles, qui suit.
2° Marie- Anne- Adrienne de Ghistelles, reçue dame de l'ordre de la Croix étoilée le 14 septembre 1729, mariée à Joseph-Ignace-Florent-Louis de Nassau, comte de Conroy, baron de Warcoing, seigneur de Frasne, dont il y eut postérité.
Et 3° Constance-Charlotte de Ghistelles, morte en 1748, ayant épousé Balthazar- Pierre-Félix de Wignacourt, comte de Vleteren, seigneur de Herlies, de la Bassée, de Marquillies, grand-bailli de Cassel, vivant encore en 1763.
Philippe-Alexandre-Marie-Joseph-Antoine de Ghistelles, marquis de S^Floris, seigneur de la Vieille-Chapelle, de Boieffles et autres terres, épousa, le 11 mai 1729, Marie-Josèphe de Hornes, née le 14 janvier 1704, dame d'honneur de l'archiduchesse Marie-Elisabeth, gouvernante-générale des Pays-Bas autrichiens en 1726, dame de l'ordre de la Croix étoilée le 3 mai 1726, et dame de la Clé d'or le 19 mars 1729. — Elle mourut le 11 juillet 1738. — Cette dame était fille aînée de Philippe-Emmanuel prince de Hornes, comte de Baucignies, etc., etc., et de Marie-Anne- Antoinette de Ligne (Voyez l'article de Hornes, famille). — De la
Idite alliance naquirent :
1° Philippe-Alexandre-Emmanuel-François-Joseph, qui suit. Et 2° Marie-Thérèse-Charlotte-Claude de Ghistelles, chanoinesse d'Andennes. Philippe-Alexandre-Emmanuel-Francois-Joseph prince de Ghistelles, marquis de
chevalier, commandeur, grand'croix de l'ordre de S'-Michel de Cologne, grand d'Espagne de la lre classe, fut créé prince, avec faculté de porter la couronne et le manteau ducal, par lettres de l'impératrice-reine du 16 août 1760. — Il épousa, le 9 octobre 1758, Louise-Elisabeth de Melun, grande d'Espagne, née le 1 janvier 1738, nommée l'une des dames de Madame la Dauphine, princesse de Saxe, puis de Mesdames de France. — Elle était fille de Jean-Alexandre-Théodose comte de Melun, mestre-de-camp-lieutenant du régiment royal cavalerie, mort à Montmartre, près de Paris," le 6 janvier 1738, à 29 ans, et de Louise-Elisabeth de Melun, remariée en 2es noces, le 5 mai 1742, à Gilbert-AUire de Langheac, dit le marquis de Langheac, seigneur de Preschonnet, Bonnebault, Commeaux et Palbost, baron du Crest et de Juillac, sénéchal d'Auvergne, et morte le 17 novembre 1755. — Les dits époux n'eurent qu'un fils unique, né le 2 janvier 1760.
Armes : de gueules au chevron d'hermines. Cimier : une tête et col de chèvre d'argent, accornée d'or, entre un vol d'hermines (Fig. 146 et 804).
(Nob., p. 9; Suppl. au Nob., pp. 21 et 251; Vrai Suppl., p. 8; Nouv. vrai Suppl., p. 6; Correct, intéres., p. 192; Mélang. de Gcnéal., p. b; État armoriai, p. 17.)
GHUISET.
Jean-Baptiste Ghtiiset, natif de Bruxelles, fut anobli par lettres données en la dite ville le 29 juillet 1608. Il portait : d'argent semé de trèfles de sinople (Fig. 977). (Nob., p. U9.)
GHYSENS.
Jacques-François Ghysens, licencié ès-droits, avocat au conseil de Flandres, fut anobli le 7 février 1766. — Il portait : tiercé en fasce; au 1er d'argent à un mouton au naturel, au 2e d'azur, et au 3e d'or à 3 feuilles de trèfles mal ordonnées du sinople (Fig. 978).
(État armoriai, p. 17.)
GIELIS-D'HUJOEL.
Erasme Gielis-d'Hujoel fut anobli par lettres de l'an 1675. Il portait : d'argent au cor de chasse de sable, virole d'or et lié de gueules, accompagné de trois roses du même, boutonnées d'or, et feuillées de sinople. Cimier : une rose de l'écu, entre deux demi-vols, celui à dextre d'argent, l'autre à sénestre de gueules (Fig. 979). (Nob., p. 481; Vrai Suppl., p. 189; Nouv. vrai Suppl., p. 161.)