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GILLES

On trouve par les Mémoires généalogiques de la famille Gilles, extraits des contrats et annotations, qu'elle est originaire du Tournaisis, et un ancien document marque qu'un Baudouin Gilles et son épouse Agnès Domescent furent enterrés à l'église de Saint-Piat, à Tournai, en 1446, dans une tombe portant leurs armoiries, et que l'on voyait encore vers 1620.

Ces mêmes annotations font aussi mention, qu'entr'autres un Gilles a signé la requête- des nobles pendant les troubles des Pays-Bas, et ce qu'il y a de certain, c'est que les biens de la famille ont été confisqués pour cause de religion vers l'an 1560, ce dont on a une copie de réclame adressée à la chambre des comptes.

La filiation généalogique de cette famille commence par Baudouin Gilles, qui épousa Agnès Domescent, cités plus haut.

(1) Les armoiries de la famille Fabky sont probablement mal blasonnées.

Arnould Gilles épousa Catherine Oudart.

Jean Gilles, écuyer, né en 1508, épousa, en les noces, Eléonore van Heussen, et, en 2es noces, Jeanne Hennecart.

Brixe Gilles, écuyer, seigneur de Menquedorne, né à Tournai en 1543, fils de Jean, épousa à Londres, le 21 mai 1570, Jeanne Adin, née à Tournai en 1552, fille de Pierre et d'Adrienne de la Rue.

Jean Gilles, fils aîné des époux qui précèdent, écuyer, seigneur de Menquedorne, né à Sandwich, en Angleterre, le 30 mai 1573, épousa à Amsterdam, le 8 décembre 1604, dame Jeanne Balestel, née à Anvers le 24 juin 1575, fille de Nicolas, écuyer, et d'Isabelle, fille de Charles Payen, écuyer, seigneur de la Bacquerie. De ce mariage vint, entr'autres :

Abraham Gilles, écuyer, seigneur de Menquedorne, né à Amsterdam le 23 septembre 1612, qui épousa, le 10 novembre 1641, Jeanne van Heinsberg-van Reyd, née en 1620, fille de Jean, écuyer, et d'Elisabeth Pynapel. De cette alliance provint :

Jean Gilles, écuyer, et fils unique, né le 6 septembre 1642, épousa, en les noces, Cornélie-Marie de Wale, de laquelle il eut trois fils, morts sans postérité, et, en 2es noces, Catherine-Marie de Surmont, née en novembre 1656, fille de Philippe, écuyer, et de Balduine van Alckemade, de laquelle il eut pour fils aîné Philippe, qui suit.

Philippe Gilles, né le 23 novembre 1685, écuyer, seigneur de Charolois, Brhul, etc., épousa, le 12 janvier 1723, Marie van der Hooch, née le 27 novembre 1700, fille de Thierry, chevalier du S^Empire romain, comte palatin du sacré palais de Latran, et de Jeanne-Catherine van den Merwede. — La dite Marie van der Hooch, étant veuve, obtint confirmation de noblesse, avec anoblissement de nouveau, pour autant que de besoin, avec décoration des supports et une couronne au lieu de bourlet sur le heaume, et ses trois fils créés d'un même temps chevaliers, par lettres patentes du 13 septembre 1752. — Ces trois fils furent :

1° Jean-Philippe, qui suit.

2° Jacques-Louis Gilles, chevalier, né le 30 décembre 1728, convoqué aux Etats de la noblesse de la Flandre gallicane en 1766, qui épousa Gertrude-Marie Roest, née en 1723, fille de Thierry Roest-d'Alkemade, écuyer, et de Gertrude Dutry; et en secondes noces, à Lille, le 2 décembre 1765, Angéline-Albertine van der Cruysse, née le 19 août 1742, fille d'Arnould-Hubert-Joseph van der Cruysse, écuyer, seigneur de Wervic, Wazières, et d'Albertine de Sénéchal.

Et 3° Corneille-Jacques Gilles, chevalier, né le 6 octobre 1730, marié, le 4 août 1761, avec Théodorine-Marie Wynoltz, née le 1 avril 1731, fille de Thierry-Herman Wynoltz et d'Elisabeth-Marie de Witt.

Jean-Philippe Gilles, chevalier, grand-assesseur des eaux et digues d'Amstelland, né le 1 mars 1725, épousa, le 12 novembre 1752, Marie-Agnès Michel, née le 2 octobre 1724, fille de Louis, écuyer, et de Gertrude Occo. Leurs enfants furent :

1° Marie Gilles, née le 23 février 1755.

2° Louise Gilles, née le 15 mai 1757.

3° Françoise-Angélique Gilles, née le 30 mai 1758.

Et 4° Jean-Joseph Gilles, écuyer, né le 22 novembre 1761 f1).

Il se trouve dans l'église de SVBavon, à Harlem, dans le chœur, du côté gauche, un caveau couvert d'une grande pierre sépulcrale, sur laquelle est marqué :

Monumentum familiœ Gilles,

avec les armes pleines en tête, accostées de ces seize quartiers :

Gilles. Hooch.

Surmont. van der Merwede.

van Heynsberg. de Goyer.

van Alckemade. Boelitz-Loen-Ofvelt.

Balestel. van der Horst.

Pynappel. van Heynsberg.

Fremault. van Harlem,

van Beyenstorp. Schaveman.

Les armes de la famille Gilles sont : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois glands, tiges et feuilles du même; Vécu sommé d'un casque d'argent, grillé, liseré et couronné d'or, assorti de ses lambrequins d'or et d'azur. Cimier : un lion naissant de gueules. Supports : deux griffons aux têtes contournées, d'or, armés et lampassés de gueules. Devise : In œternum non mutabitur (Fig. 985).

{Suite du Suppl. au Nob., 1686-1762, p. 286; Vrai Suppl., p. 19; Nouv. vrai Suppl., p. 16; Etat armoriai, p. 16.)

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