‹ Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de BourgogneChapitre 183 sur 220 · VAN DER HEM1 DE NIDER-STEIN · texte numérisé non relu

VAN DER HEM1 DE NIDER-STEIN

Gelase van der Hemm épousa Elisabeth Bardeesen, de laquelle il eut :

Gelase van der Hemm, IIe du nom, allié à Jeanne Heerman-van Oestgeest. — De ce mariage :

Herman van der Hemm, qui épousa Marie Louff, laquelle le rendit père de :

Arnould van der Hemm, seigneur de Cari et Hillebrandt, qui fut créé chevalier de l'Eperon doré et comte du Sacré-Palais-Latran, par bref du pape Grégoire XV, expédié le 17 juin 1621, scellé de l'anneau du Pécheur, et chevalier du Saint- Empire par diplôme de l'empereur Ferdinand II, du 1er décembre 1622. Sa femme fut Marguerite de Vos van Vossenburg, dame héritière de Nider-Stein, au comté de Glatz, en Bohême. — De cette alliance vinrent :

1° Herman-Gisbert, qui suit.

2° René van der Hemm, reçu membre de la noble et illustre nation germanique, établie en l'université royale d'Orléans, le 27 mars 1645, et mort à Rome, sans avoir été marié.

Et 3° Gisbert van der Hemm, qui eut en partage les seigneuries de Nider-Stein, de Cari et d'Hillebrandt, et s'établit en Bohême, où il épousa Eve-Marie Stillfridt von Ratonits-Newroda, d'où est issu la branche des barons de Hemm-Stein, seigneurs de Nider-Stein, qui s'est rendue illustre par ses alliances, et qui subsistait encore en Bohême en 1760.

Herman-Gisbert van der Hemm de Nider-Stein mourut le 4 avril 1671, étant veuf, depuis le 4 septembre 1668, d'Aleide Oly-van Velsen, qu'il avait épousée le 24 juin 1640. Elle était née, le 23 octobre 1619, de Gérard Oly-van Velsen, mort le 18 septembre 1630, et de Cornélie van Driebergen. De ce mariage :

Gérard van der Hemm de Nider-Stein, né le 11 mai 1641, mort à Utrecht, le 14 novembre 1695, ayant été marié, le 14 février 1676, à Gertrude-Marguerite van Blocklant, née le 14 octobre 1655, morte le 19 novembre 1737, fille de Gérard

van Blocklant, seigneur de Emmickhoven, et de Suzanne de Rout, mariée le 22 janvier 1639. — Ils eurent pour fils unique :

Herman-Gisbert van der Hemm de Nider-Stein, écuyer, lieutenant de la cour féodale de Malines, créé, avec ses descendants mâles et femelles, baron van der Hemm de Nider-Stein, par lettres de l'empereur Charles VI du 17 novembre 1718, avec permission d'affecter ce titre sur telle terre et seigneurie qu'il acquererait dans les Pays-Bas sous la domination de S. M. I. et C. Il épousa : 1°, le 13 septembre 1704, Françoise- Alexandrine- Victoire de Lindick, morte le 1er janvier 17 10, fille unique d'Albert de Lindick, conseiller du grand-conseil à Malines, et de Marie de Grysperre; 2°, le 27 janvier 1720, Isabelle Snoy, née le 2 janvier 1692, fille de Jean-Charles Snoy, vicomte d'Orzeele, bourgmestre de Malines, mort en juin 1714, et de Suzanne-Catherine de Wynants, morte le 26 août 1743. — De ces deux alliances naquirent les quinze enfants qui suivent :

(Du 1er LU.)

1° Gérard van der Hemm de Nider-Stein, le 5 juillet 1705, mort le 28 octobre 1731, sans alliance.

2° Gertrude, morte très jeune.

3° Marie-Suzanne, née le 7 novembre 1707, religieuse Bernardine à l'abbaye de Notre-Dame-de-Nazareth, près de Lierre, en Brabant, où elle fit profession le 11 mai 1727, et où elle mourut le 21 septembre 1730.

4° Gaspard-Joseph baron van der Hemm de Nider-Stein, né le 5 août 1709, marié à Elisabeth-Françoise Charles, morte sans enfants, le 24 juillet 1759.

5° Marie-Josèphe, née le 10 octobre 1711, non encore mariée en 1759.

6° Gertrude-Marguerite, morte jeune.

7° Arnould-Jean, né le 29 juin 1713, et mort le 11 juillet suivant.

{Du 2d Lit).

8° Arnould-Hyacinthe-Ghislain, né baron van der Hemm de Nider-Stein, le 17 octobre 1720, maître de police de la ville de Malines depuis novembre 1759. Il n'était point marié en 1760.

9° Charles- Joseph, né le 16 décembre 1721, mort le 29 février 1724.

10° Alphonse - Louis -Ghislain, né baron van der Hemm de Nider-Stein, le 4 février 1724, religieux bénédictin à l'abbaye d'Eenhame, près d'Audenarde, en Flandres, depuis 1742.

11° Thérèse, née le 26 mai 1725, morte le 23 septembre suivant.

12° Jean-Baptiste-Joseph-Ghislain, né en 1726, prêtre, mort à Malines le 20 janvier 1752.

13° Joachim-Charles-Ghislain, né le 10 septembre 1727, lieutenant au corps d'artillerie des Pays-Bas autrichiens, tué au siège de Breslau, en Silésie, en décembre 1757.

14° Christine-Barbe, née baronne van der Hemm de Nider-Stein, le 25 juillet 1729,

mariée, le 12 mai 1754, à Philippe-Alexandre- Joseph de Béer, fils de Robert-Gaspard- François, baron de Meulebeke, et de Françoise-Camille Dennetières.

Et 15° Gaspard- Joseph-Marie-Ghislain, né baron van der Hemm de Nider-Stein, le 31 juillet 1730, chanoine de Saint-Gomar, à Lierre.

Les armes du baron van der Hemm de Nider-Stein sont : écartelé, aux 1 et 4 de gueules au lion couronné d'or, tenant de sa patte dextre de devant une épée d'argent, garnie d'or, posée en barre; aux 2 et 3 de sable à un cavalier armé de toutes pièces d'or, tenant de la main droite une banderolle de même, terminée en pointe, et posée en bande; sur le tout d'azur, au cygne essorant d'or, becqué et membre de sable, accoté de deux palmes adossées de simple. L'écu timbré d'une couronne de baron, ayant au milieu et à chacune de ses extrémités un casque d'argent, grillé, liseré et couronné d'or, dont le premier est contourné et surmonté du lion du premier quartier, qui est naissant et aussi contourné. Le second est de profil et surmonté d'un homme naissant, armé de toutes pièces, tenant de la main droite une bannière chargée du blason qui est sur le tout, et appuyant la gauche sur la hanche. Le troisième est aussi de profil et surmonté d'un cygne essorant d'or, becqué et membre de sable. Les lambrequins à droite sont d'or et de gueules, au milieu d'or et de sable, et à gauche d'or et d'azur. Les supports sont à droite un homme armé de toutes pièces, tenant une bannière aux émaux du second quartier, et à gauche un lion d'or, tenant une bannière aux émaux du premier quartier. La devise est : Durum patientia vincit (Fig. 1124). (Nob., p. 6M.)

DE HEMPTINES.

Guillaume-François-Joseph de Hemptines, seigneur de Jandrain, Jandrenouille, d'Worp, Kersterbeeck, etc., conseiller et procureur-général du conseil souverain de Brabant, obtint, tant en considération de son extraction que de ses services et de ceux de ses ancêtres, le titre de baron, par lettres de l'empereur Charles VI du 6 juillet 1737, pour lui, ses hoirs et successeurs mâles et femelles, avec faculté d'appliquer le dit titre sur quelque terre acquise ou à acquérir dans les Pays-Bas autrichiens. — Ses armes sont : de gueules à deux étriers d'argent, noués de même, un en chef sur le second quartier, et l'autre sur la pointe de l'écu; au franc canton d'argent, chargé d'une rose de gueules. L'écu timbré d'une couronne à perles, posées à rez du cercle sans étaies, et supporté par deux lions léopardés d'or, armés et lampassés de gueules, par concession du dit jour, 6 juillet 1737; le cimier est un homme naissant de carnation, tenant de la main droite une épée élevée (Fig. 925) (1). (Nob., 781; Nouv. vrai Siippl., p. 267.)

(1) Cette famille de Hemptines est originaire de l'ancien comté de Namur : son nom s'est écrit tour-à-tour d'Emptinne, d'Emmetines, de Hemtine, de Hemptines, de Hemptinne, etc. — Elle a fourni un grand nombre de vaillants chevaliers, des chefs-mayeurs de Namur, etc. Jacques de Hemricourt, en son Miroir des Nobles de la Hcsbayc, cite deux chevaliers de cette famille qui se distinguèrent dans la célèbre guerre des d'Awans et des Waroux. De longues et arides recherches que nous avons faites à son sujet, nous ont fourni la preuve qu'elle possède encore aujourd'hui des représentants des plus honorables à Bruxelles, à Gaud, à Jauche (près de Jandrain), etc. — Nous consacrerons probablement à la famille de Hemptinne une notice historique et généalogique dans notre Complément au Nobiliaire des Pays-Bas.

HENCKEL.

George Henckel épousa Marie Taillebert, de laquelle il eut : François Henckel, qui épousa Jeanne Vereecque. De ce mariage vint : François Henckel, de Handtzaeme, en Flandres, lequel obtint réhabilitation de

noblesse avec anoblissement de nouveau en tant que besoin serait, par lettres du

30 décembre 1688.

(Nob., p. sss.)

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