HEIM
Et 4° Catherine d'Egmont, morte sans alliance.
VII. Adolphe d'Egmont, duc de Gueldres et comte de Zutphen, chevalier de la
toison d'or, fut mis en prison à Courtrai par ordre de Charles-le-Hardi, duc de Bourgogne. Il demeura prisonnier jusqu'à la mort de ce prince, et à peine fut-il tiré de prison qu'il fut tué, en 1477, auprès de Tournay. Son corps fut porté dans l'église cathédrale de cette ville, où il est enterré. — Il avait épousé à Bruges, le 18 décembre 1463, Catherine de Bourbon, fille de Charles I, duc de Bourbon et d'Auvergne, et d'Agnès de Bourgogne. — De cette alliance naquirent :
1° Charles d'Egmont, duc de Gueldres et comte de Zutphen, né en 1467, marié à Elisabeth, fille de Henri duc de Brunswick-Lunebourg, et mort sans postérité légitime, le 25 juin 1538, à 71 ans. Il fut inhumé dans l'église de Sl-Eusèbe d'Arnhem, où se voit son tombeau.
Et 2° Philippote d'Egmont-de Gueldres, mariée à René II duc- de Lorraine, après la mort duquel, arrivée en 1508, elle prit l'habit des filles de Sainte-Claire à Pont-à-Mousson, où elle vécut saintement jusqu'à sa mort, que l'on marque le 26 février 1547. Elle était alors âgée de 83 ans. Le P. Christophe Mérigot, jésuite, a publié sa vie, et le P. Hilarion de Coste, minime, a inséré son éloge parmi ceux des Dames illustres.
Branche des Comtes d'Egmont. — Postérité de Guillaume d'Egmont, second fils de Jean II et de Marie van Arckcl.
VI. Guillaume d'Egmont, seigneur d'Egmont, d'Ysselstein, de Leerdam, de Schoon-
dervoort et de Haestregt. — Il accompagna, eu 1473, Charles-le-Hardi, duc de Bourgogne, à la conquête du duché de Gueldres, dont il fut fait gouverneur. Il fut aussi honoré du collier de Tordre de la toison d'or, et mourut au château de Grave le 19 janvier 1483, a 71 ans, où il fut enterré.
— Sa femme, Walburge de Meurs, dame de Baer, mourut en couches en 1459, et fut inhumée à la Haye. — De ce mariage vinrent les sept enfants qui suivent :
1° Jean III, qui suit.
2° Frédéric d'Egmont, qui forma la Branche des comtes de Buren ci-après.
3° Guillaume d'Egmont, chevalier, seigneur de Harpe, marié à Marguerite de Culembourg-Ryswyck, dame de Boxmeer, de laquelle il eut :
Anne d'Egmont, dame de Boxmeer, Harpe, Stevenswaert et Spalbeeck, mariée, en premières noces, à Guillaume II, comte de Berg en Zutphen, et, en secondes noces, à Philippe comte de Werdenberg, en Suisse.
4° Elisabeth d'Egmont, femme de Gisbert III, seigneur de Bronchorst et Borckelo, puis de Jean van der Aa, chevalier, seigneur de Boeckhoven, près Heusden, et drossard de Gorcum.
5° Anne d'Egmont, qui fut mariée à Bernard comte de Bentheim, duquel elle n'a point eu d'enfants.
G0 Walburge d'Egmont, religieuse à Redichem, dans la Veluwe.
Et 7° Marguerite d'Egmont, mariée, en premières noces, à Guillaume baron de Mérode et de l'Empire, seigneur de Leefdael et de Gheel, — et, en secondes noces, à Geri Turck, châtelain de Buren et colonel sous le comte Frédéric de Bavière, dont elle a eu des enfants.
VII. Jean III, seigneur d'Egmont, de Purmerent, de Baer, de Hoogwoude et d'Aertswoude, en West-Frise, naquit en 1438, et fit, en 1465, le voyage de la Terre-Sainte, où il fut reçu chevalier du Saint-Sépulcre. — Il fut fait châtelain de Gorcum en 1481, — stadthouder de Hollande en 1483, — se signala dans toutes les guerres de son temps, prit Dort, Harlem, et quelques autres places, et fut créé chevalier de la toison d'or à Malines en 1491. — Il fut aussi pourvu de la charge de Houtvester (forestier) de Hollande en 1492, acquit les terres et seigneuries de Purmerent, de Hoogwoude et d'Aertswoude, et obtint, en 1486, de Maximilien, roi des Romains, l'érection de sa terre d'Egmont en comté. — Il mourut en son château d'Egmont le 21 août 1516, à 77 ans, et fut inhumé dans l'église d'Egmont sous un tombeau de bronze. Il avait été marié à Madeleine de Werdenberg, morte en 1538, à 74 ans, et inhumée à côté de lui en la dite église.
— Cette dame était fille de George comte de Werdenberg, en Suisse, et de Catherine de Bade. — De cette alliance naquirent les neuf enfants qui suivent :
1° Guillaume d'Egmont, mort âgé de 20 ans, sans alliance. 2° Jean IV, qui suit.
3° George d'Egmont, d'abord seigneur de Hoogwoude, puis abbé de S'-Amand au diocèse de Tournai et évêque d'Utrecht, mort le 26 novembre 1559. — Son corps fut enterré dans l'abbaye de S^Amand, et son cœur dans l'église de S'-Martin d'Utrecht.
4° Philippe d'Egmont, seigneur de Baer, mort en Italie l'an 1529, à 20 ans, sans avoir été marié.
5° Walburge d'Egmont, marié à Guillaume, dit le Vieil, comte de Nassau- Dillembourg, de Bilstein et de Dietz, dont elle fut la première femme. Elle mourut à la fleur de son âge l'an 1529, et laissa Madeleine de Nassau, qui épousa Herman comte de Neuenar et de Meurs.
G0 Catherine d'Egmont, mariée à François van Borsselen, seigneur de Cortgene et de Pamele, duquel elle n'a point eu d'enfants.
7° Anne d'Egmont, abbesse de Loosduinen, laquelle vivait encore en 1563.
8° Jeanne d'Egmont, seconde femme de George Schenck, seigneur de Toutenburg en Over-Yssel, chevalier de la toison d'or, lieutenant-général des provinces de Frise, Over-Yssel et Groningue, mort en son château de Toutenburg le 2 février 1540.
Et 9° Jossine d'Egmont, mariée, en 1511, à Jean baron de Wassenaer, vicomte de Leyde, seigneur haut et bas-justicier de Voorburg, Voorschoten, Valckenburg, Catwyck, Oestgeest et Barendrecht, chevalier de la toison d'or, gouverneur de Frise, mort à Leeuwarden le 4 décembre 1523, d'une blessure qu'il avait reçue au siège de Slooten. Il était alors âgé de 40 ans.
VIII. Jean IV, comte d'Egmont, seigneur de Purmerent, Hoogwoude et Aertswoude, chevalier de la toison d'or, chambellan de l'empereur Charles V, et capitaine-général de sa cavalerie-légère, mourut à Milan le 19 avril 1528, âgé de 29 ans. Son corps fut enterré dans l'église de S*-Marc à Milan, et son cœur dans l'église de Ste-Catherine à Egmont. — Il avait épousé à Bruxelles, en 1516, Françoise de Luxembourg, fille aînée de Jacques, IIe du nom, premier comte de Gavre, et de Marguerite de Bruges-de Gruuthuyse. Elle fut héritière de Jacques de Luxembourg, IIIe du nom, son frère, comte de Gavre, seigneur de Fiennes, Sottenghien, Armentières, Arquinghem, la Hamaide et Vierves, et elle obtint en sa faveur l'érection en principauté de sa terre et comté de Gavre, par lettres du 12 octobre 1540. Elle mourut le 1 novembre 1557, ayant eu de son dit mariage les trois enfants qui suivent :
1° Charles, comte d'Egmont, seigneur de Purmerent, Hoogwoude et Baer, chambellan de l'empereur Charles V; il suivit ce monarque et son expédition d'Afrique, et mourut au retour à Carthagène le 7 décembre 1541, sans avoir été marié. Son corps fut porté dans l'église cathédrale de Murcie, où il fut enterré.
2° Lamoral, qui suit.
Et 3° Marguerite d'Egmont, morte en 1551, à 36 ans, ayant été mariée, en 1549, à Nicolas de Lorraine, comte de Vaudemont, fils puinc d'Antoine,
duc de Lorraine. — Elle n'eut de ce mariage qu'une fille unique, Louise de Lorraine, mariée à Rheims, le 15 février 1575, à Henri III, roi de France, et morte a Moulins le 29 janvier 1G01, sans enfants.
Lamoral comte d'Egmont, prince de Gavre et de Steenhuysen, baron de Fiennes, Gaesbeke et Hamaide, seigneur de Purmerent, Hoogwoude, Aertswoude, Beyerland, Sottengliien, Dondes, Auxy et Baer, fut chevalier de la toison d'or, chambellan de l'empereur Charles-Quint, conseiller d'état, gouverneur de Flandres et d'Artois, et un des grands capitaines de son temps. — Ce seigneur infortuné, qui remporta la victoire sur les Français aux combats de S^Quentin et de Gravelines, fut décapité à Bruxelles le 5 juin 1568. Il était alors âgé de 46 ans. — M. de Thou en parle en ces termes :
« Telle fut la fin du comte d'Egmont, un des plus illustres seigneurs de son temps, et par sa naissance et par ses vertus militaires. Il avoit rendu de très-grands services à Philippe, et sur-tout dans les balailLes de Saint-Quentin et de Gravelines, dont on lui attribua unanimement et avec justice toute la gloire. On n'eut alors aucun égard à tant d'exploits, à tant de succès, ni à des services si importans. L'horreur qu'on avoit conçue pour les Protestans, auxquels on croyoit que le comte avoit été favorable, ou plutôt la haine, la jalousie et l'envie du Duc d'Albe, qui faisoit un abus manifeste de la puissance qui lui étoit confiée, l'emportèrent sur les égards dûs aux mérites et aux services du comte. C'est assez pour l'éloge du comte d'Egmont, dit M. le Laboureur, de dire qu'après avoir eu part à tous les exploits de Charles V, en qualité de l'un de ses Lieutenants Généraux, il mérita l'honneur des deux plus grandes victoires du roi Philippe II; celle de Saint-Quentin et celle de Gravelines, qui nous obligèrent à rendre toute nos conquêtes et à compter pour rien tout le sang répandu depuis le règne de François I. C'est ce qui fit dire à notre ambassadeur, qui s'éloit coulé inconnu parmi la presse lors de son supplice, qu'il avoit vu couper à l'Espagne une tête qui avoit par deux fois foit trembler la France. Il étoit chevalier de la Toison d'or, gouverneur de Flandre et d'Artois; il y étoit considéré comme le Libérateur de la Patrie pour ses actions guerrières, il en étoit les délices pour sa générosité, il en étoit encore l'honneur par sa noblesse et par les grands biens qu'il y possédoit, et enfin par toutes les marques de grandeur qui se peuvent rencontrer en une personne de son rang. »
Lamoral d'Egmont avait épousé à Spire, le 8 mai 1544, Sabine de Bavière, sœur de. Frédéric III, électeur palatin, décédée à Anvers le 19 juin 1578. — De cette alliance naquirent trois fils et huit filles, savoir :
1° Philippe, comte d'Egmont, prince de Gavre et de Steenhuysen, baron de Fiennes, Gaesbeke et Hamaide, seigneur d' Armentières , Arquinghem, Vierves, Auxy et Sottengliien, chevalier de la toison d'or et gouverneur d'Artois, tué d'un coup de pistolet à la bataille d'Ivry, le 14 mars 1590, à l'âge de 32 ans, sans enfants de Marie de Hornes.
2° Lamoral comte d'Egmont, seigneur de Purmerent, Hoogwoude et Aertswoude, qui mourut à Bruges en 1617, sans postérité de Marie de Pierrevive.
3° Charles, qui suit.
4° Éléonore d'Egmont, laquelle mourut à La Haye en 1582, ayant été mariée à George de Hornes, comte de Houtekercke, vicomte de Furnes, seigneur de Gaesbeke, Stavele, Braine-le-Château, etc., mort en 1608.
5° Marie d'Egmont, religieuse à l'abbaye de la Cambre, en Brabant, ordre de Cîteaux, morte à Bruxelles vers 1584.
C° Françoise d'Egmont, qui mourut a La Haye, sans alliance, en 1589, où elle est enterrée en la chapelle de la cour.
7° Madeleine d'Egmont, mariée à Florent de Stavele, comte de Herlies, dont elle n'eut point d'enfants.
8° Marie-Christine d'Egmont. créée duchesse de Bournonville et grande d'Espagne, et morte en 1622. Elle avait épousé, en premières noces, Oudard de Bournonville, chevalier, comte de Hennin-Liétard, baron de Barlin et de Houllefort, seigneur de Câpres, Divion et Ranchicourt, chef d'une bande d'hommes d'armes, capitaine d'une compagnie de chevaulégers, gouverneur de la ville d'Arras, conseiller d'état d'épée et chef des finances aux Pays-Bas, mort le 28 décembre 1585. Elle se remaria, en deuxièmes noces, avec Guillaume de Lalaing, comte de Hooghstraeten et de Rennenbourg, mort en 1590, et, en troisièmes noces, avec Charles comte de Mansveld, prince du S^Empire, amiral des mers aux Pays- Bas, général de l'armée chrétienne et impériale de Hongrie contre les Turcs, mort sans postérité à Comore, en Hongrie, le 7 août 1595.
9° Anne d'Egmont, religieuse dans un couvent près d'Ath.
10° Sabine d'Egmont, dame de Beyerland, morte à Delft en 1614, âgée de 52 ans. Elle avait été mariée à Delft, en 1595, avec George-Everard comte de Solms, mort sans postérité le 2 février 1608.
Et 11° Jeanne d'Egmont, religieuse à l'abbaye de la Cambre, ordre de Cîteaux, et ensuite prieure du couvent de Ste-Elisabeth à Bruxelles, ordre de S1- Augustin.
X. Charles comte d'Egmont, prince de Gavre, chevalier de la toison d'or, gentilhomme de la chambre de l'archiduc Albert, gouverneur, souverain-bailli, capitaine-général et grand-veneur du pays et comté de Namur, mourut à La Haye le 18 janvier 1620. — Il avait épousé, en 1594, Marie de Lens, dite d'Aix, baronne des deux Aubignies, dame de Habart, Longueville, etc., fille aînée de Gilles de Lens, chevalier, baron des deux Aubignies, seigneur de Habart, et d'Éléonore de Douvrin, dame de Longueville, Dudzeele et Straeten. — Il eut de son mariage :
1° Louis, qui suit.
2° Madeleine d'Egmont, mariée, en 1613, à Alexandre de Ligne-de Croy et d'Arenberg, prince de Chimay, comte de Beaumont, seignr d'Avesnes, souverain de Fumay et de Revin, pair de Hainaut, chevalier de la toison d'or, dont elle a eu des enfants.
3° Albertine d'Egmont, dame de Cantaing, en Cambrésis, femme de " René de Renesse, comte de Warfusée, vicomte de Montenacken, baron de Resves et de Gaesbeke.
Et 4° Sabine d'Egmont.
. Louis comte d'Egmont, prince de Gavre, chevalier de la toison d'or, grand d'Espagne de la première classe, porta un des coins de drap mortuaire
à ta pompe funèbre de l'archiduc Albert, le 12 mars 1622, et mourut à S^Cloud, près de Paris, le 27 juillet 1654. — Il avait épousé, en 1621, Marie-Marguerite comtesse de Berlaymont, baronne d'Escornaix, morte à Bruxelles le 17 mars 1654. Cette dame était veuve d'Antoine de Lalaino, comte de Hooghstraeten et de Rennenbourg, et fille aînée de Florent comte de Berlaymont, chevalier de la toison d'or, et de Marguerite comtesse de Lalaing, baronne d'Escornaix, dame de Waurin. — De ce mariage vint :
XII. Philippe-Louis comte d'Egmont et de Berlaymont, prince de Gavre, chevalier de, la toison d'or, grand d'Espagne de la lre classe, vice-roi de Sardaigne, mourut à Cagliari le 16 mars 1682. — Il avait été marié, le 24 août 1659, à Marie-Ferdinande de Croy, marquise de Renty, fille de Charles-Philippe-Alexandre de Croy, duc d'Havre, marquis de Renty, chevalier de l'ordre militaire de S'-Jacques, grand d'Espagne, gouverneur de Tournay et du Tournesis, chef des finances aux Pays-Bas, et de Marie- Claire de Croy, héritière du duché de Croy, du marquisat d'Havre et et de plusieurs autres terres. — De cette alliance vinrent :
1° Louis-Ernest comte d'Egmont et de Berlaymont, prince de Gavre, marquis de Renty, chevalier de la toison d'or, grand d'Espagne, colonel d'un régiment de cavalerie et d'un d'infanterie au service de S. M. C, et général de sa cavalerie aux Pays-Bas, mort à Bruxelles le 17 septembre 1693, sans enfants. — Il avait épousé, le 10 février 1687, Marie- Thérèse d'Arenberg, dame de l'ordre de la croix étoilée, née le 25 septembre 1667, fille de Charles-Eugène duc d'Arenberg, d'Arschot et de Croy, prince du S*-Empire, chevalier de la toison d'or, grand d'Espagne, et de Marie- Henriette de Cusance. — Cette dame était veuve, depuis le 15 juin 1685, d'Othon-Henri marquis de Caretto-Savona-y-Grana, comte de Millesimo, chevalier de la toison d'or, gouverneur et capitaine-général des Pays-Bas. . — Elle mourut le 28 mai 1716, âgée de 48 ans, 8 mois et 3 jours.
2° Philippe-Marie d'Egmont, né à Bruxelles le 14 septembre 1664, qui eut pour parrain Philippe IV, roi d'Espagne, représenté par le marquis de Caracéna, et pour marraine Marie-Anne d'Autriche, reine d'Espagne, représentée par la marquise de Caracéna. Il mourut en bas-âge.
3° Procope-François comte d'Egmont, prince de Gavre, marquis de Renty et grand d'Espagne, après son frère, ensuite chevalier de la toison d'or, colonel d'un régiment de cavalerie pour le service du roi Philippe V, général de sa cavalerie aux Pays-Bas, en 1704, et lieutenant-général de ses armées en 1706. Il mourut en Catalogne le 15 septembre 1707, à 38 ans, sans postérité. — Il avait épousé, le 24 mars 1697, Marie- Angélique de Cosnac, fille de François marquis de Cosnac, et de Marguerite-Louise d'Esparbez-de Lussan. — Par son testament il céda à Philippe V, roi d'Espagne, tous ses droits sur le comté d'Egmont, les Tome I. 00
duchés de Gueldres et de Juliers, les souverainetés d'Arckel, de Meurs et autres terres et seigneuries, énoncées dans les titres de sa Maison, et que ses ancêtres avaient possédées; et il institua son héritier dans ses autres biens maternels son neveu Procope-Marie-Antonin-Philippe- Charles-Nicolas-Augustin Pignatelli (Voyez ce nom).
4° Marie-Claire-Angélique d'Egmont, morte le 4 mai 1714, ayant épousé, en 1695, Nicolas Pignatelli, duc de Bisaccia, général de l'artillerie de S. M. C. aux Pays-Bas en 1704, et colonel d'un régiment de fusiliers pour son service. — Il était neveu du pape Innocent XII, et fils de Charles Pignatelli, duc de Bisaccia, et de Claire del Giudice. — Leur fils Procope-Marie-Antonin-Philippe-Charles-Nicolas-Augustin Pignatelli, duc de Bisaccia, fut institué héritier de son oncle maternel et substitué aux noms et armes d'Egmont, comme il a été dit ci-dessus.
Branche des comtes de Buren. — Postérité de Frédéric d'Egmout, second fils de Guillaume seigneur d'Egmont et de Walbnrge de Meurs, mentionnés ci-devant à la Branche des comtes d'Egmout, degré VI , 2°.
VÏI. Frédéric d'Egmont, seigneur d'Ysselstein et de Leerdam, devint aussi seignr de Buren et de S^Maertensdyck, par son mariage avec Aleyde de Culembourg, morte le 26 juillet 1471. — Il obtint en 1492 de Maximilien, roi des Romains, l'érection de Buren et de Leerdam en comtés, et décéda en 1500. — Dont :
VIII. Florent d'Egmont (fils aîné), comte de Buren et de Leerdam, seigneur d'Ysselstein, S*-Maertensdyck, Cranendonck, Jaersvelt, Grave et du pays de Cuyck, chevalier de la toison d'or, lieutenant et capitaine-général pour l'empereur en ses Pays-Bas, l'an 1537, mourut le 14 octobre 1539. — Il avait épousé Marguerite de Berghes, fille de Corneille de Berghes, seigneur de Grevenbroeck, chevalier de la toison d'or, échanson de l'empereur Maximilien I, et de Madeleine de Stryen, dame de Sevenbergen, Noordeloos et Heemskerck. — De ce mariage vinrent :
1° Maximilien, qui suit.
2° Anne d'Egmont, mariée en premières noces à Joseph de Montmorency, seigneur de Nevele, et en deuxièmes noces à Jean II, comte de Hornes, duquel elle n'eut point d'enfants. — Elle avait eu du premier lit entr'autres enfants :
Philippe de Montmorency, comte de Hornes, chevalier de la toison d'or et amiral de la mer. Le duc d'Albe le fit décapiter avec le comte d'Egmont à Bruxelles, le 5 juin 1568. Ce seigneur était alors âgé de 60 ans. Il avait pris le titre de Comte de Hornes, par l'adoption de Jean II, comte de Hornes, second mari de sa mère.
Et 3° Walburge d'Egmont, femme de Robert II, de la Marck, seigneur d'Arenberg.
. Maximilien d'Egmont, comte de Buren et de Leerdam, seigneur d'Ysselstein, S*-Maertensdyck, Grave et du pays de Cuyck, chevalier de la toison d'or et gouverneur de Frise, se distingua glorieusement sous le règne de l'empereur Charles V, et fut son conseiller et chambellan et son lieutenantgénéral sur les limites d'Allemagne. — Il était grand capitaine et brave soldat, et rendit de grands services à l'empereur son maître dans la guerre d'Allemagne. — Il mourut d'esquinancie à Bruxelles, le 24 décembre (d'autres disent le 23) 1548. — M. de Thou parle ainsi de sa mort dans le Ve livre de son histoire :
« Maximilien d'Egmont, comte de Buren, mourut d'esquinancie vers la fin du mois de décembre 1348. Il s'étoit distingué dans la guerre et dans la paix. Sa fidélité , sa magnificence, et surtout la mémoire encore toute récente du secours qu'il avoit conduit si à propos en Allemagne pendant la dernière guerre, l'avoient rendu extrêmement cher à l'empereur. On dit que comme on désesperoit de sa santé, André Vcsalius, médecin célèbre, lui prédit l'heure et presque le moment de sa mort. Qu'alors le comte fit un festin à ses amis, auxquels il donna de riches présents; et qu'ensuite il se remit au lit, où il mourut peu de temps après, et précisément au temps que Vesalius avoit marqué. »
Cet événement est rapporté dans toutes ses circonstances par Brantôme, dans ses Capitaines étrangers, lre part., p. 272 et suiv.
Maximilien d'Egmont avait épousé Françoise, dame de Lannoy, Santés, Rollencourt, Tronchiennes et Boulers, morte en 1562. Cette dame était fille unique de Hugues de Lannoy, chevalier, seigneur de Wahagnies et de Tronchiennes, mort le 21 avril 1527, avant Pâques, et de Marie de Bouchout; — et petite-fille de Philippe de Lannoy, seigneur de Santés, baron de Rollencourt, chevalier de la toison d'or, conseiller et chambellan de l'empereur Charles-Quint, gouverneur et capitaine de Tournay et du Tournaisis, mort le 14 octobre 1535, et de Bonne, dame de Lannoy et de Sébourg, morte le 22 avril 1543. — Ces époux n'eurent qu'une fille unique, savoir :
Anne d'Egmont, comtesse de Buren et de Leerdam, dame d'Ysselstein, S*-Maertensdyck, Jaersvelt, Lannoy et autres terres, née en 1533, morte le 24 mars 1558, âgée de 25 ans. Elle avait été mariée, par contrat du 2 mars 1551, à Guillaume I, prince d'Orange, comte de Nassau, Catzenelnbogen, Vianden et Dietz, stadhouder, capitaine et amiral-général des Provinces-Unies, dont elle fut la première femme. — Ce prince se remaria, en 2es noces, à Anne de Saxe, et, en 3es noces, à Charlotte de Bourbon-Montpensier. Enfin, il épousa, en 4es noces, Louise de Coligny, et fut assassiné à Delft, le 10 juillet 1584. — Il avait eu du premier lit : 1° Philippe-Guillaume, qui suit.
Et 2° Marie de Nassau, morte en 1616, ayant été mariée, le 17 fév. 1595, à Philippe comte de Hoiienlohe, seigneur de Langenberg, baron de Lies-
velt, et l'un des plus braves généraux de son temps, mort à Ysselstein le 5 mars 1G0G, sans enfants.
Philippe-Guillaume de Nassau, prince d'Orange, comte de Nassau, Catzenelnbogen, Vianden, Dietz, Buren et Leerdam, baron de Grimberghe, Bréda, Diest et autres terres, chevalier de la toison d'or, né le 19 déc. 1554. — Il était entre les mains des Espagnols lorsque son père mourut, et n'en revint que longtemps après. — Il épousa, le 24 novembre 1606, Eléonore de Bourbon, fille de Henri de Bourbon, Ier du nom, prince de Coudé, et de sa seconde femme Charlotte-Catherine de la Trémoille. Cette princesse mourut au château de Muret le 20 janvier 1619. — Le prince d'Orange était déjù mort sans postérité le 21 février 1618, et avait nommé son frère Maurice son héritier universel.
Les armes de la maison d'Egmont sont : chevronné d'or et de gueules de douze pièces (Fig. 827).
(Nob., pp. 16 et 19; Suppl. au Nob., pp. A, 57 et 113; Suite du Suppl. an Nob., 1SS5-16U, pp. 19 et 24.)
Un Albert d'Egmont, seigneur de Merestein, épousa Esther de Bloot, dame de Kennenburg. De ce mariage vint :
Othon d'Egmont, seigneur de Kennenburg, qui fut armé chevalier à Dort en 1486, par Maximilien, roi des Romains. Il eut de sa femme Catherine van Raephorst :
Adrien d'Egmont, seigneur de Kenneburg, époux d'Henriette Heerman-yan Oestgeest. De cette alliance naquit :
Othon d'Egmont, fils aîné, seigneur de Kennenburg, armé chevalier à Bruxelles par le roi Philippe II en 1555, lequel épousa Agnès Croesinck, dont il eut :
1° Jacques d'Egmont, seigneur de Kennenburg, gouverneur de Dixmude, mort sans postérité en 1618, âgé de 70 ans, dernier de cette branche. Il institua son héritier son neveu Othon van Zeventer, qui suit.
Et 2° Elisabeth d'Egmont, mariée à Frédéric van Zeventer, qu'elle rendit père d'Othon van Zeventer, bailli de Voorn, héritier de son oncle maternel, Jacques d'Egmont ci-dessus.
Cette branche portait ses armes comme ci-dessus, mais brisées en chef d'un lambel
d'azur.
(Nob., pp. 15 ci 56.)
VAN EICHORN.
Bernard van Eichorn obtint des lettres de noblesse du roi Philippe IV le 26 décembre 1626.
(Nob., p. 217)
VAN ELSHOUT.
Jean van Elshou^, conseiller et receveur-général de Zélande, obtint deux léopards d'or, mouchetés de s-inople, pour supports, et une couronne au lieu de bourlet, par
lettres dépêchées à Madrid le 22 avril 1054. — Ses armes étaient : de simple ait lion d'argent, la queue fourchue et passée en sautoir. L'écu timbré d'un casque d'argent, grillé et liseré d'or, orné de son bourlet et de ses lambrequins d'argent et de simple, et au-dessus, en cimier, un lion naissant d'argent, semblable à celui des armes, entre un vol, dont une partie est d'argent et l'autre de sinople (Fig. 828).
(JVob., p. 528.)
VAN DER ELST.
I. Jean van der Elst épousa une dame dont nous ignorons le nom et qui le rendit
père de :
II. Jacques van der Elst, haut-échevin du Pays de Waes, mort le 16 avril 1523,
étant veuf, depuis le 6 novembre 1515, de Marguerite Rauwels, fille de Thierry. Ces époux gisent avec sépulture à Vracene. — De ce mariage :
1° Jacques van der Elst.
Et 2° Wauthier, qui suit.
III. Wauthier van der Elst, échevin de S'-Nicolas en 1515 et 1531, épousa
Amelberge van Belsele, fille de Jean, dont il eut quatre enfants, parmi lesquels Jean, qui suit.
IV. Jean van der Elst épousa Marguerite Maes, fille de Jean. — De cette alliance :
1° Jean van der Elst, receveur du comte de Hornes, seigneur de Burcht et de Swyndrecht, mort curé de Burcht.
2° Jacques, qui suit.
Et 3° Wauthier van der Elst, échevin de S'-Nicolas, mort sans postérité.
V. Jacques van der Elst, échevin de S^Nicolas en 1555 et 1556, porta d'argent
au chevron d'azur, chargé de 3 quinte feuilles . du premier, boulonnées d'or et accompagné d'un arbre terrassé de sinople mouvant de la pointe (Fig. 829). Il épousa Jeanne van Schaverbecke, fille de Henri, de laquelle il eut :
1° N.... van der Elst, fille.
2° N.... van der Elst, fille.
3° N.... van der Elst, fille.
Et 4° Jean, qui suit.
VI. Jean van der Elst épousa Marguerite de Maere, fille de Pierre et de
Marguerite Stroobants. De cette alliance vint :
VII. Jacques van der Elst, fils unique, prêta serment en qualité d'échevin de
SVNicolas en 1591, comme greffier de Sinay et de Belcele en 1601, comme greffier de S^Nicolas en 1603, et comme haut-échevin du Pays de Waes le 19 juin 1620. Il mourut le 2 septembre 1643, et gît à S'-Nicolas avec sépulture auprès de Marie van Schaverbecke, qu'il avait épousée le 11 octobre 1588, et laquelle lui survécut jusqu'au 2 septembre 1651. —
Cette dame était fille de Guillaume et de Catherine Verbeke. — Quatorze enfants naquirent de ce mariage, savoir :
1° Antoine van der Elst, mort jeune le 24 juin 1599.
2° Catherine, morte jeune le 7 septembre 1595.
3° Jacques, qui suit.
4° Jean, religieux augustin, mort le 6 février 1670.
5° Gaspard, prêtre et licencié ès-lois, mort le 9 juin 1650.
6° Guillaume, mort jeune le 16 janvier 1603.
7° Lambert, aussi mort jeune le 3 juillet 1612.
8° Marie van der Elst, alliée à Jean van Schaverbecke, greffier de Burcht et de Swyndrecht le 4 mai 1632, morte le 5 septembre 1675.
9° Catherine, morte à marier au béguinage de Gand, le 26 octobre 1691.
10° Françoise, morte jeune le 9 février 1612.
11° Marguerite van der Elst, abbesse de Groenenbriele, morte le 2 décembre 1689.
12° Antoinette, béguine de Ste-Elisabeth à Gand, morte le 16 juin 1640.
13° Anne, morte jeune le 8 mai 1624.
Et 14° Bernardine van der Elst, morte le 3 octobre 1629.
VIII, Jacques van der Elst, échevin et greffier de S^Nicolas en 1620, commis à la recette du Pays de Waes, mourut le 9 janvier 1652. Il avait épousé, le 30 fév. 1624, Isabelle Verbeke, et en eut les huit enfants qui suivent :
1° Jean van der Elst, mort sans alliance le 18 décembre 1692.
2° Marie van der Elst, religieuse de l'abbaye de Roosenberg à Waesmunster.
3° Anne van der Elst, mariée, le 30 avril 1665, à Jacques-Augustin van Schaverbecke, seigneur de Meulenacker, haut-échevin du Pays de Waes, etc., mort le 4. mars 1697. Elle mourut le 13 octobre 1683.
4° Isabelle van der Elst, femme de Ferdinand van den Eechoute, écuyer, haut-échevin du Pays de Waes, mort le 18 novembre 1703 et enterré à Ste-Anne avec son épouse.
5° Thérèse van der Elst, morte le 25 décembre 1660, ayant épousé, le 12 février 1658, Jacques Zaman, commis de la recette du Pays de Waes et greffier de S^Nicolas et de Nieukercke, mort le 9 nov. 1692.
6° Jacques van der Elst, mort jeune le 1 janvier 1637.
7° Un autre Jacques, mort sans alliance le 14 novembre 1663.
Et 8° Guillaume van der Elst, aussi mort sans alliance le 25 juillet 1661.
Armes : d'argent à l'arbre terrassé de sinople, mouvant de la pointe (Fig. 830).
(ArOMt>. vrai Suppl., pp. 168 et 182; Fragm. gënml., t. II, p. 10a, d'après un fragment dresse sur preuves par M. Van Schaverbecke.)
DEL TER. — Voyez d'Autel.
D'ELZIUS.
Le roi Philippe V, en considération des bons et agréables services de Léonard d'Elzius, conseiller de courte-robe du conseil suprême des Pays-Bas à Madrid, et chancelier de Tordre de la toison d'or, lui accorda et à sa postérité le titre de comte d'Elzius, par lettres du 6 juillet 1711, avec clause qu'au défaut de sa postérité, ce titre passerait à sa sœur Thérèse d'Elzius, épouse de François Cornet, seigneur de Peischant, et à leurs descendants, et à défaut de ceux-ci, au fils unique du défunt Edouard Olimar, et de défunte Catherine d'Elzius, sa sœur aînée, et à sa postérité et lignée, tant mâles que femelles.
Armes : d'azur au chevron abaissé sous une couronne à l'antique d'or, accompagné de 3 croix recroisetées de même ; Vécu sommé d'une couronne de comte, et supporté par deux lions d'or, les têtes contournées, armés et lampassés de gueules (Fig. 831). (Nob., p. 633; Nouv. vrai Suppl., p. 196.)
EMPTINCK.
Albert-Joseph Emptinck, d'Anvers, fut anobli par lettres du 7 mai 1729. — Ses armes étaient : écartelé, aux 1 et 4 d'argent à l'aigle de sable; aux 2 et 3 de gueules à une porte de ville d'argent, flanquée de hautes tours, couvertes de même; sur le tout de sable à une gerbe d'or : Vécu surmonté d'un casque d'argent, grillé et liseré d'or, assorti de son bourlet et de ses lambrequins d'or et de sable, et au-dessus, en cimier, une gerbe d'or entre un vol, dont une partie, à dextre, est d'or, et l'autre, à sénestre, de sable {Nob., p. 727, et Vrai StippL, p. 247). — Le Nouveau vrai Supplément au Nobiliaire, p. 239, blasonne ainsi les armoiries dudit Albert- Joseph Emptinck : écartelé, aux 1 et 4 Ullens, aux 2 et 3 Laurens, et sur le tout Emptinck; le casque, le bourlet, les lambrequins et le cimier, comme ci-dessus.
TAN ENCEEVOORT.
Gérard Michielssen épousa Elisabeth van Enckevoort, sœur de Guillaume van Enckevoort, évêque de Tortose, puis d'Utrecht, créé cardinal par le pape Adrien VI, et mort à Rome le 18 juillet 1534, à 70 ans. — De cette alliance vint :
Godefroid Michielssen, dit Enckevoort, qui fut créé chevalier avec pouvoir de porter le nom et les armes de van Enckevoort, par lettres de l'empereur Charles V, données à Bologne, le jour de son couronnement, le 24 février 1530. Il épousa Agnès de Halmale, avec laquelle il testa à Anvers devant Wauthier Nicolai, prêtre et notaire, le 31 mai 1549. — Le dit Godefroid Michielssen, dit Enckevoort, était seigneur à Ranst, échevin d'Anvers en 1548, et mourut le 8 juillet 1549. (Voyez de Halmale, famille.)
{Suite du Suppl. au Nob., 15153-1614, p. 79).
DES ENFFÀNS.
Jacques des Enffans, seigneur de Fermont, ancien échevin de Valenciennes, fut anobli par le roi Philippe IV, par lettres du 13 mai 1642, enregistrées a Lille (i). Il portait : d'argent à un chêne de sinople (Fig. 832). (Nob., p. 2C9.)