Tome I
1° Lambert van Exaerde, mort à Anvers en 1637.
Et 2° Jean-Baptiste van Exaerde, décédé le 7 juin 1651, marié à Isabelle de Clerck, morte le 9 septembre 1646, fille de Guillaume et de Marguerite Hauwe, dont :
Guillaume van Exaerde, seigneur de Waterhoute, mort à Gand en 1707, sans alliance.
Remarque. — Les Fragments généalogiques, t. I, p. 75, surmontent l'article Exaerde de deux écussons : l'un écartelé, aux 1 et 4 d'argent à 6 losanges de gueules, posés 2, 1, 2 et 1, le dernier se perdant dans la pointe, aux 2 et 3 de sable à 5 étoiles à 6 rais d'or, posées en sautoir ; — l'autre de gueules à une étoile à 6 rais d'or en pointe; au canton d'azur à la fasce d'or, accompagnée de 6 besants de même, 3 en chef et 3 en pointe.
(Fragm. gêncal., t. I, p. 75.)
VAN ETCK.
Philippe van Eyck, natif de Bruxelles, conseiller et maître de la chambre des
comptes de Brabant, fut anobli par lettres du roi Philippe IV du 16 mai 1654,
et ce prince lui donna pour armes : un écu d'azur à 3 glands d'or, posés 2 et 1,
les tiges en bas; cet écu timbré d'un casque d'argent, grillé et liseré d'or, orné de son
bourlet et de ses lambrequins d'or et d'azur, et au-dessus, en cimier, un gland d'or. —
Il représenta quelque temps après au roi, que, depuis qu'il avait été anobli, il aurait
trouvé qu'il était issu d'une famille noble et ancienne, dont la généalogie de père
en fils portait en ligne directe et légitime une filiation de 200 ans, et il obtint
sur sa requête le décret suivant :
o Veue cette. Sa Majesté déclare que les Lettres Patentes d'Annoblisscment ci-mentionnées, ne peuvent n'y pourront apporter aucun préjudice au suppliant ou à ses descendans, au regard de l'ancienne noble extraction ici réclamée, de laquelle le dit Suppliant pourroit être issu. Fait à Madrid le treizième de Février seize cent cinquante cinq. » Etait paraphé V1 Vidit, et signé Jean Vecquer.
Philippe van Eyck et sa postérité ont depuis porté pour armes : écartelé, aux 1 et 4 d'azur à trois glands d'or, posés 2 et 1, les tiges en bas, qui est van Eyck; aux 2 et 3 d'argent au cor de chasse de sable, lié de gueules, l'embouchure à sénestre, accompagné de 3 roses de même, feuillées de si7iople, qui est Gielis-d'Hujoel ; sur le tout, parti émanché d'argent et de gueules, qui est Sweerts (Fig. 852). (Nob., p. 529.)
VAN EYCEE.
Jacques van Eycke, seigneur de Terbiest, trésorier-général de la ville d'Anvers en 1643 et 1644, mourut le 24 juillet 1652, à 66 ans, ayant épousé, en secondes noces, Jeanne Canis. — De cette alliance vint :
Jacques van Eycke, ancien échevin et premier chef de police de la ville d'Anvers, qui fut anobli et obtint la permission de porter les armes que ses ancêtres avaient portées de tous temps, par lettres du roi Charles II, données à Madrid le 11 novembre 1676. — Ces armes étaient : d'argent au chevron d'azur, accompagné de trois
croix patriarcales, au pied fiché de gueules. Vécu timbré d'un casque d'argent, grillé et liseré d'or, orné de son bourlet et de ses lambrequins d'argent et d'azur, et au-dessus, en cimier, une tour d'azur (Fig. 853).
Jean-Baptiste van Eycke fut anobli avec permission de porter les armes que ses ancêtres ont portées de tous temps, et de les enrichir d'une couronne d'or au lieu de bourlet, par lettres dépêchées à Madrid le 1 février 1689. — Ces mêmes lettres lui donnent aussi le droit de mettre un casque sur 1 ecu des armes de Pierre van Eycke, son aïeul, de Jacques van Eycke, seigneur de Terbiest, son père, et de Juste van Eycke, chevalier du S^Sépulcre, son oncle paternel.
Ses armes sont comme ci-dessus.
(Nob., pp. 486 et 555.)
VAN DER ETCKEN.
Josse van der Eycken épousa Barbe de Mol, de laquelle il eut Claude van der Eycken, seigneur de Nederode, bourgmestre de Bruxelles en 1639, 1641, 1642, 1646 et 1647, créé chevalier par lettres du 18 juin 1629. — Ses armes sont : de sinople au chef d'argent, chargé de trois macles de sable (Fig. 854). {Nob., p. 2te )
VAN EYNATTEN.
I. Jean van Eynatten épousa Jeanne van Nieuwenbourg, dame dudit lieu, de
laquelle il eut :
II. Thibaut van Eynatten, seigneur de Heuckelom, près de Maestricht, marié à
Catherine van Mulchem. — De ce mariage vint :
III- Herman van Eynatten, seigneur de Heuckelom, gouverneur et drossard du pays de Stochem, mort en 1503, et enterré dans l'église collégiale d'Arschot, où se voit sa sépulture avec son épitaphe. — Il avait épousé, en 1484, Elisabeth d'Arschot, dame et héritière de Schoonhoven et de Thys, décédée en 1531, fille de Henri d'Arschot, sire de Schoonhoven, et de Juth van Edelbampt, dame de Thys. — De cette alliance vint, entr'autres :
IV. Arnould van Eynatten, seigneur de Heuckelom et de Schoonhoven, mort
en 1562, ayant été marié, en les noces, à Anne de Busleyden, morte en 1545, et, en 2es noces, à Marguerite Verhaecht, morte le 11 fév. 1579. — De ce dernier mariage sortit :
V. Thibaut van Eynatten, IIe du nom, qui de Barbe van Berckel, fille de Nicolas,
seigneur d'Erembodegem, eut Arnould qui suit.
VI. Arnould van Eynatten, IIe du nom, échevin de Louvain en 1662, 1663 et 1682,
épousa Françoise de Borchgreef ou de Borchgrave, fille d'Engelbert et de Catherine le Febure. — De ce mariage vint :
VII. Thierry van Eynatten, seigneur de Terheyden, Terhaegen, etc., échevin de
Louvain en 1667, 1668, 1669, 1671, etc., mort le 9 mars 1685, ayant été marié, en premières noces, à Marie t'Seraerts, dont il n'eut point d'enfants, — et, en secondes noces, à Anne-Machtilde van Ophem, de laquelle il eut :
1° Arnould-Lambert van Eynatten, mort bourgmestre de Louvain le 4 octobre 1701.
Et 2° Nicolas, qui suit.
VIII. Nicolas van Eynatten, seigneur de Terheyden, Terhaegen, Gérardmont, etc., échevin de Louvain, puis premier conseiller-pensionnaire de la même ville et député ordinaire aux états de Brabant, obtint le titre de baron de son nom applicable sur telle terre qu'il choisirait, par lettres de l'empereur Charles VI du 25 octobre 1712. Il mourut en 1720, ayant épousé Anne de Juncis, fille de Guillaume et d'Ursule-Véronique de Houthem, de laquelle il laissa Thierry-Guillaume-Marie qui suit.
IX. Thierry-Guillaume-Marie baron van Eynatten, seigneur de Terheyden, Terhae-
gen, etc., bourgmestre de Louvain en 1750, 1751, 1752, 1753, 1754 et 1755, épousa, en premières noces, Ursule-Véronique de Juncis, sa cousine-germaine, dame et héritière de Kersbeeck et de Mons, au pays de Liège, de laquelle il ne lui restait qu'une fille en 1760, — et, en secondes noces,
N de Vos-de Steenwyck, veuve de Louis d'Amenzaga, seigneur de
Niel-Pierreux, de laquelle il n'eut point d'enfants. Armes : d'argent à la bande de gueules, accompagnée de six merletles de même, rangées en orle (Fig. 855).
(Nob , p. 636.)