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BRANCHE DES SEIGNEURS D'ABLAINSVELLE

Postérité de Michel de Gantés, second fils de François et de Jeanne de Chose, mentionnés ci-devant an degré IX..

XBIS. Michel de Gantés, mousquetaire du roi en sa première compagnie, depuis 1680 jusqu'en 1683, eut le 21 octobre de la même année l'agrément d'une compagnie de cavalerie de nouvelle levée, qui fut incorporée dans le régiment de cavalerie de Royal-Cravates, par lettres de passe du 16 janvier 1684. Il fut blessé à la bataille de Fleurus en 1690, et élu en 1694 consul de la ville d'Aix et procureur des gens des trois états de Provence. — Il eut acte de la représentation de ses titres de noblesse devant M. le Bret, intendant de Provence le 9 mars 1702. Il testa le 5 mai 1727, mourut le

12 mars 1728, et fut enterré aux Dominicains d'Aix. — Il avait épousé à Aire, en Artois, par contrat du 26 août 1087, Jeanne Hyacinthe-Ignace Hannedouche, fille de Jean-Robert, et de Marie-Marguerite de Wauvrans, laquelle lui survécut jusqu'au 25 décembre 1741, et fut enterrée dans l'église paroissiale de Ste-Madeleine d'Aix (Voyez Hannedouche, famille). — De la dite alliance sont sortis :

1° Michel-Ignace, qui suit.

2° Jean-Charles de Gantés, baptisé à Aire le 13 juillet 1G93, mort sans alliance.

3° Balthazar-Louis de Gantés, né à Aix le 8 janvier 1701, marié, le 4 juin 1743, à Laurence de Lombardy, et mort sans postérité le 20 juillet 1777.

4° Jean-François marquis de Gantés, lieutenant-général des armées du roi et commandeur de l'ordre royal et militaire de S^Louis, qui eut une côte cassée à la défense du pont de Dingelfingen, en Bavière, et une épaule à l'attaque du pont de Casal-Bajano, en Italie. — Il fut d'abord capitaine d'infanterie dans le régiment de Provence en 1734, ensuite capitaine des grenadiers de ce régiment en 1742, commandant dans Château-Dauphin en 1744, et a eu commission et rang de lieutenant-colonel d'un corps de volontaires de son nom le 30 janvier 1746. Il fut nommé brigadier des armées le 1 janvier 1748, colonel du corps des volontaires du Dauphiné le 30 décembre de la même année, maréchal-de-camp le 10 février 1759, commandant pour le roi à Marpurg en 1760, ensuite à Giessen en 1761, lieutenant-général des armées le 25 juillet 1762, et commandeur de l'ordre de S'-Louis en 1771. — Il mourut à Paris le 3 avril 1776, ayant été marié, le 22 septembre 1750, avec Charlotte-Baptistine-Antoinette de Pontevès-Gien, présentée le 31 mai 1764, par la vicomtesse de Castellane, et fille d'Elzéar de Pontevès, chevalier, seigneur, marquis et commandant pour le roi de Pontevès-Gien, îles et forts en dépendants, et de Claire- Baptistine- Antoinette de Monyer-Chateaudeuil. — La marquise de Gantés fut nommée dame d'honneur de la princesse Elisabeth-Alexandrine de Bourbon-Condé, dite Mademoiselle de Sens, le 22 novembre de la même année 1764, et, en cette qualité, a été présentée à LL. MM. et à la famille royale par la princesse de Conti, sœur de Mademoiselle de Sens.

5° Joseph-Michel de Gantés, qui mourut le 6 fév. 1727, sans avoir été marié.

6° Françoise de Gantés, morte sans alliance.

Et 7° Catherine-Hyacinthe de Gantés, morte à Néoules, en Provence, le 24 mai 1748. Elle avait été mariée, le 2 octobre 1720, à Louis d'Allard, seigneur de Néoules, de la Batelière et de Fongagou. — De ce mariage vint, entr'autres :

Jean-François-Louis d'Allard, seigneur de Néoules, conseiller au parlement d'Aix, lequel épousa Dauphiné de Bausset-de Roquefort, nièce de l'évêque de Beziers, et fille de Michel-Jean-Baptiste de Bausset,

seigneur de Rauquefort, consul de la ville d'Aix, procureur des gens des trois états de Provence en H36 et 1737, et syndic de la noblesse en 1749, 1750 et 1751, et de Marie-Thérèse de Gantel-Guilton. Il y a eu des enfants de ce mariage.

XI. Michel-Ignace de Gantés, seigneur d'Ablainsvelle, de Rebeque, de Foncqvillers, de la Pastourelle et de S*-Marcq, fut baptisé à Aire le 4 déc. 1688, et décéda à Ablainsvelle le 10 déc. 1752. Il fut reconnu noble d'extraction, par sentence de l'élection provinciale d'Artois du 11 août 1727, et comme tel ses armes inscrites sur l'armoriai de cette élection. Il avait épousé, par contrat passé devant Cuvillier et Gellé, notaires d'Arras, le 31 octobre 1722, Jeanne-Elisabeth de le Val, lors veuve de Louis-Ernest de Marbais, seigneur de Verval, et fille de Jacques de le Val, seigneur de la Marche et de Ponches, et de Jeanne de le Val-de Sains-lez-Marquion. — Le dit Jacques de le Val était fils de Maximilien de le Val, IIe du nom, seigneur de la Marche, et d'Antoinette-Thérèse de Citey, qu'il avait épousée par coutrat du 21 janvier 1639, et petit-fils de Maximilien de le Val, Ier du nom, seigneur de la Marche, qui épousa, le 31 décembre 1605, Catherine Payen ; le dit Maximilien avait pour sixième aïeul Roger seigneur de le Val en Warneton, chevalier, qui avait épousé, en 1370, Marguerite de Lannoy, fille de Hugues, seigneur de Lannoy et de Lys, et de Marguerite dame de Maingoval, en Artois. — La susdite Jeanne-Elisabeth de le Val, épouse de Michel-Ignace de Gantés, mourut à Ablainsvelle le 13 juillet 1749, ayant eu de son second mari :

1° François-Michel-Bernard, qui suit :

Et 2° Robert-Antoine de Gantés, chevalier, seigneur de la Pastourelle, commença à servir en 1742 dans la compagnie des chevau-légers de la garde du roi, fut fait capitaine de cavalerie à la suite du corps des volontaires de Gantés par commission du 19 mars 1748, écuyer de main de la reine le 31 décembre 1753, capitaine d'une compagnie de 40 hommes d'infanterie et de 30 dragons dans le corps des volontaires du Dauphiné, ci-devant Gantés, par commission du 1 mars 1758, chevalier de S^Louis le 21 juin 1768, et gouverneur de Saintes, capitale de la Saintonge, en survivance du duc d'Uzès, par provisions du 28 décembre 1766. — Il s'est trouvé aux batailles de Fontenoy le 11 mai 1745, de Rocoux le 11 oct. 1746, de Lawfeld le 2 juillet 1747, de Minden le 1 août 1759, à l'attaque de Fritzlar le 1 juillet 1760. et à la journée du 4 juillet 1762, où il chargea, à la tête d'un piquet de dragons, un corps hanovrien, qu'il culbuta dans un étang, et où il mit en fuite un régiment anglais. — Il a obtenu en considération de la distinction de ses services, par lettres patentes du roi au mois de juillet 1770, la chevalerie héréditaire pour lui et ses descendants mâles, avec la permission de décorer leurs armoiries d'une couronne à cinq fleurons d'or. Ces lettres furent enregistrées en l'élection provinciale d'Artois le 24 octobre de la même année. Il n'était pas marié en 1779

François-Michel-Bernard de Gantés, seigneur d'Ablainsvelle, de Rebeque, de Foncqvillers et de Saint-Marcq, mourut à Ablainsvelle le 8 mars 1777, ayant été marié, par contrat passé devant Bouttemy et Cocquel, notaires d'Arras, le 19 avril 1749, à Marguerite-Thérèse-Françoise du Pont, de laquelle il eut treize enfants; ceux qui vivaient en 1779 sont :

1° François-Ignace-Marie, qui suit.

2° Jean-François-Joseph de Gantés, né à Ablainsvelle le 29 juin 1763. Il paraît avoir embrassé l'état ecclésiastique.

3° Louis-Henri-Rossolin de Gantés, né le 24 janvier 1767.

4° Charlotte-Josèphe-Scholastique de Gantés, née le 21 février 1761. La preuve de sa noblesse a été produite à M. d'Hozier, qui a donné son certificat le 2 août 1770.

5° Marie-Marguerite de Gantés, née le 8 mars 1762.

Et 6° Clotilde-Gertrude-Pierre-Françoise-Charlotte de Gantés, née le 22 octobre 1765.

[. François-Ignace-Marie de Gantés, seigneur d' Ablainsvelle, de Rebeque, de Foncqvillers et de S*-Marcq, naquit à Ablainsvelle le 25 janvier 1750. Il fut élevé page de la chambre du roi, où il fut reçu le 1 janvier 1763, après avoir fait ses preuves, suivant le certificat de M. d'Hozier, juge d'armes de France, du 13 décembre 1762, passa sous-lieutenant au régiment de cavalerie Royal-Pologne, par brevet du roi, expédié à Versailles le 31 décembre 1766. Il obtint en 1770 une gratification, en considération de ses services, et en septembre 1775 il fut fait capitaine dans le même régiment. Il épousa, le 14 octobre 1777, Marie-Françoise-Thérèse Petitpas, fille de Charles-Hippolyte Petitpas, chevalier, seigneur de Walle et de Wez, ancien officier aux gardes wallonnes en Espagne, et de Jeanne- Françoise Bourdon.

Les armes de Gantés sont : d'azur au chef émanché d'or de quatre pièces. L'écu sommé d'une couronne de marquis. Supports : deux lions au naturel. Ou l'écu sommé d'un casque d'argent à six grilles d'or posé de front, et soutenu à droite par la Prudence, tenant de la main droite un serpent au-dessous de. la tête, dont le corps est tortillé autour du bras, et de la gauche un miroir en ovale avec un manche d'argent, dans lequel elle se regarde; et à gauche par Thémis ou la Justice, tenant de la main droite une épée nue d'argent, garnie d'or, la pointe en bas, et de la gauche des balances d'or en équilibre; l'une et l'autre habillées d'or avec une draperie d'azur, et ayant la tête nue et la poitrine découverte. — Cimier : un lion au naturel, acculé sur le casque. — Lambrequins d'or et d'azur. — Devise : Sensere Gigantes (Fig. 945). (Suite du Suppt. au Nob., 1630-1661, p. 229.)

GANTHOIS, dit DE LE CAMBE.

Voyez ci-devant, article de le Cambe, p. 382.

GASPARD DE TOULONJON. — Voyez de Toulonjon.

* GASPAROLY.

Un membre de cette famille obtint des lettres d'anoblissement et le titre de chevalier le 23 juin 1771. Ses armes étaient : d'azur à une étoile à 6 rais d'or posée à yangle dextre du chef; taillé de sinople; un lion d'or brochant sur le taillé; au chef d'or, a une aigle de gueules (Fig. 946).

(Élut uni)., p. Vj.)

i DE GATHOVE, dit GATHOVIUS.

Jean-Baptiste de Gathovius, écuyer, épousa Anne-Jacqueline de Portugal, fille de Guillaume, chevalier, et d'Anne van der Haegen. De ce mariage :

Jean-Baptiste-Hubert-Guillaume de Gathovius, écuyer, seigneur de Holsbeeck, Attenhove, Hackendover, Hautchart, Wilmersum, Artevelde et dans Put, épousa Anne-Françoise de Glimes, fille de Wynand comte de Glimes, vicomte de Jodoigne, et de Michelle d'Ydeghem, comtesse de Waton. De cette alliance vint :

Jean-Baptiste-Ignace-Bruno de Gathovius, écuyer, capitaine d'infanterie au service de Charles VI, roi d'Espagne, épousa Marie-Louise-Catherine de Spangen, fille de Jean-Charles baron de Spangen, et de Catherine de Wisscher, et petite-fille de Françoise-Joseph baron de Spangen, et de Marie- Jeanne de Glimes. Le dit Jean- Baptiste-Ignace-Bruno de Gathovius fut anobli par lettres patentes du 6 nov. 1756, au port d'un écu : de sable à trois macles d'or, Vécu sommé d'un heaume d'argent, grillé, liseré, couronné d'or, et doublé de gueules aux lambrequins d'or et de sable, et pour cimier : une macle de Vécu (Fig. 947). Du susdit mariage vinrent :

1° Louis-Joseph-Jean-Baptiste qui suit.

2° Marie-Josèphe-Jeanne-Caroline de Gathovius, alliée avec Pierre-François-Joseph comte de Thiennes, seigneur de Lombize et membre de l'état noble de la province et comté de Hainaut, dont postérité.

Et 3° Louis-Joseph de Gathovius, écuyer, licencié es loix, encore célibataire en 1780.

Louis- Joseph-Jean-Baptiste de Gathovius, écuyer, fils aîné, seigneur de Holsbeeck, Attenhove, etc., épousa, par contrat de mariage, en 1768, Jeanne-Ursule- Guillelmine de Sterling, originaire du royame d'Ecosse, fille de Jérôme-François, écuyer, capitaine d'infanterie au régiment de Priez, pour le service de S. M. I. et C, et de Jeanne-Ursule Petit, dame en Gognies, fille de Pierre Petit, écuyer, et de N.... Despretz. De ce mariage vint :

Charles-Philippe de Gathovius, écuyer, fils unique.

[Nouv. vrai SuppL, p. 127; Correct, intércss., p. Il; État armoriai, p. 15.)

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