‹ Noces d'argent de M. l'abbé T. Montminy, curé de Saint-Georges (Beauce) [microforme]Chapitre 7 sur 10 · VÉNÉRÉ PÈRE · texte numérisé non relu

VÉNÉRÉ PÈRE

Des voix harmonieuses ont chanté la beauté et la gloire screine de votre jubilé sacerdotal sous denaïves images, par de gracieux symboles ; elles ont rappelé les saintes aspirations du collégien, l’holocauste sublime du lévite, la charité ardente du prûtre ct la tendresse paternelle du Pasteur. À nous maintenant de donner à cette solennité un caractère nouveau, d'élever un monument qui dans l'avenir prolongera ce jour béni où viennent se concentrer, dans un élan d’allégresse, vos doubles affections de la famille et du sanctuaire,

Le prêtre a été chanté cet couronné dans son sublime ministère. Qu'il vous soit encore permis de reconnaître en Lui le patriote, le citoyen distingué, l’ami de toutes les causes justes et nobles. Oh ! oui, nous qui devrons jouer un rôle plus ou moins important dans la société dont la

religion est la base et le prûtre le gardien fidèle, nous sommes heureux de vous rendre hommage, M. le Curé, dans l'amour que vous nous inspirez pour le sol de notre pays, de vous remercier avec effusion pour les sentiments de patriotisme que vous mettez en nos âmes. Comme ces épis riches ct fertiles ces scntimentsse développeront avec le cours des annécs sous la douce influence de votre souvenir.

Plus tard, soit que les uns, élite de nos rangs, viennent vous rejoindre à l'autel, soit que la fortune disperse les autres aux divers degrés de l'échelle sociale, nous garderons fermes les principes de notre enseignement, toujours votre nom comme le panache blane du grand Henri saura nous rallier au cl'emin de l’honneur et de la fui, et lorsque des rayons dorés illumineront votre soir, vous nous verrez accourir la joie au cœur, et sur les lèvres le chant immortel de la gratitude et du souvenir.

Page 1