DEUX BRAVES
Le banquet donné hier soir au colonel Hughes et au chevalier Larocque, dans la grande salle du Cabinet de lecture, a eu plein succès. Les convives, an nombre de près de deux cents, appartenaient à l'élite de notre société.
On a acclamé, fêté ces deux braves, ces deux anciens zouaves, qui ont déployé tout autant de valeur, de courage, au service de la nation qu'au service de la religion.
Le colonel Hughes est un vaillant el intrépide militaire qui a mérité autant que les meilleurs commandants de l'expédition du Nord-Ouest. Il a fait honneur à notre nationalité, à notre province. C'est un brave des braves que les plus grands dangers n’effravent pas et que le sentiment du devoir et de l'honneur domine entièrement,
Tel est aussi le chevalier Larocque, le premier de nos zouaves canadiens, le glorieux blessé de Mentana, un intrépide, que les périls semblent attirer. On l'avait vu en Italie, payant de sa personne pour la canse pontificale, on l'a vu au Nord-Ouest bravant les fatigues, les ennuis, les dangers de toute sorte, donnant l'exemple aux jeunes volontaires. Fils de famille, indépendant de fortune, riche même, M. Larocque n’a pas hésité à entreprendre ct faire volontairement toute cette campagne. Honneur à lui ! |
Nous sommes heureux de voir que ces deux braves Canadiens ont reçu hier soir un témoignage digne d’eux et digne de notre population. Nous les en félicitons et nous en félicitons nos concitoyens.
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