‹ Noces d'argent du rév. Mr. J. R. Ouellette [microforme]Chapitre 3 sur 3 · J. À. GRAVEL, V.G · texte numérisé non relu

J. À. GRAVEL, V.G

Avec l'adresse, M. le G. V. remit alors à M. Ouellette une bourse de $1,000, souscription délicate (6) de ses amis du clergé, des Communautés de la ville et de plusieurs laïques, ses condisciples ou anciens élèves, et témoignage bien sincère de leur estime et de leur affection.

Aussitôt après, M. le Dr St Germain, au nom de quelques anciens amis de Collège, lut l'adresse qui suit.

Permettez à quelques-uns de vos amis laïques de se joindre à vos confrères du

(6) Voir à la fin la liste des souscripteurs.

clergé pour participer à la belle réunion de ce jour et vous dire combien nous sommes heureux de chômer votre 25e apnée de prêtrise,

Nous venons aujourd'hui saluer en vous le prêtre pieux qui, depuis 25 ans qu’il exerce le saint ministère, a toujours donné l'exemple des vertus sacerdotales, et par ses talents, son esprit de travail et ses fortes études, s’est acqnis dans la province ecclésiastique de Québec une haute réputation comme homme de mérite, écrivain remarquable autant que savant modeste,

C’est un honneur et un véritable plaisir pour nous de nous unir aux vénérables Archevêque et Evèques et au grand nombie de prêtres qui assistent à la fête pour vous rendre ce témoignage public de notre profonde sympathie,

ous nous réjouissons aussi de voir dans celui qui est l'objet de cette grande démonstration un ami dont nous avons toujours prisé bien haut l'estime et le dévouement, "

Veuillez donc agréer, en même temps.

que nos félicitatious, les vœux sincères que nous formoos pour votre bonheur et pour l'institution dout vous êtes un des membres les plus distingués,

M. le Chanoine Ouellette, fit, avec une voix émue, la réponse suivante,

Monseign”ur,

Monsieur le Grand Vicaire Chers confrères et amis,

Il me serait impossible de vous exprimer comme il convient les sentiments qui se pressent en ce moment dans mon cœur.

Je voudrais pouvoir répondre dignement et je sens que je ne le puis. (Cette fête qui réunit dans cette enceinte un si grand nombre d'amis, confrères anciens et nouveaux, sous les yeux et avec l'approbation bienveillante de mes supérieurs, a été organisée avec une discrétion si parfaite qu'elle aurait été pour moi un vrai ‘“ surprise party,” sans la charité d’un confrère qui, il y a quelques heures, a bien. voulu,quoique en termes vagues,me mettre sur mes gardes afin que je ne fusse pas pris complètement au dépourvu. Sans doute, MM. et chers confrères, c’est la reconnaissance qui domine en ce moment dans mon cœur, Et comment ne serais-je pas reconnaissant, en vous voyant réunis ici en si grand nombre et en pensant à ceux qui, de loin, se joignent à vous, pour donner à un pauvre confrère et ami des

marques si éclatantes et si tangibles en même temps, de leur bienveillance, de leur amitié, de leur inépuisable et délicate charité ! Merci donc,miile fois merci ; c’est tout ce que je puis dire, mais mon âme y est tout entière, Ce sentiment de la reconnaissance doit être d'autant plus profond que cette manifestation amicale est pius spontanée de votre part, et moins méritée de la mienne.

Et laissez-moi vous le dire, messieurs ; à la reconnaissance vient se mêler la surprise et la confusion. Une réunion d'amis pour fêter un anniversaire comme celui-ci; une bonne poignée de mains, sans cérémopie, je l'aurais compris sans trop de sur— rise Mais une adresse, une adresse à moi, MM , voilà ce à quoi je ne me serais jamais attendu ; et je le dis sincèrement, j'en éprouve une grande coufusion er présence de l’illustre prélat qui nous honore de sa visite toujours si aimée ; en présence de mes vénéraoles confrères qui ont rendu à ce Séminaire, à la patrie, à l'Eglise, des services bien autrement appréciables que ceux dont vous parlez,et qui ont fourni une carrière sacerdotale bien autrement digne de vos félicitations.

Il est vrai, M. le Grand Vicaire et mes-

sieurs, que, comme vous le dites, j'ai toujours considéré la paix, cette. paix véritable qui est la tranquillité de l’ordre, comme un bien suréminent ; l'autorité ecclésiastique et civile est pour moi l’objet d'un culte de respect et d'obéissance, et si j'ai pu contribuer à entretenir dans quelques âmes les mêmes sentiments, j'en remercie Dieu qui se sert parfois de bien pauvres instruments pour faire ses œuvres.

Maisici, dès mes premières années de sacerdoce, mes ainés du Séminaire m'ont enseigné que cette maison n'existait que pour être une école de respect et d'obéissance aux autorités légitimes, coûte que coûte. Puissè-je être plus fidèle dans l’avenir aux traditions du Séminaire de Saint- Hyacinthe, et. plus digne de vos félicitations sous ce rapport.

La charité est ingénieuse, et vous l'avez prouvé, M. le Grand Vicaire, en voulant bien me féliciter d’avoir été choisi pour recueillir la succession du toujours regretté M. Désaulniers. Permettez-moi de le dire hautement, et avec une certitude qui se confimae tous les jours, des hommes comme ce professeur éminent, n'ont point d’héritiers. On peut leur donner des successeurs mais qui se sentent écrasés

par les souvenirs qui environnent la chaire où il sont assis, Heureux pourtant ces successeurs si au moins ils restent fidèles aux traditions qui leur sont léguées,

Je ne vois donc, MM, je ne puis voir dans cette fête, qu’une expression nouvelle de vos sentiments envers la maison dont je suis, quoique indigne,un des membres. Et, MM. puisque votre bienveillance vous a fait remarquer cet anniversaire pour en prendre occasion de vous réunir en une fête de famille;sous ce toit que vous aimez toujours comme le toit paternel, j'accepte les félicitations que vous adreësez à un confrère qui n'aurait rien valu probablement, 8'il avait êté laissé seul, livré à sa faiblesse et 4 son insignifiance personnelle ; “mais en les acceptant, je les remets à leur véritable adresse, c’est-à-dire à ceux qui m'ont charitablement recueilli parmi eux, et par une longue suite de dévouements, publics quelquefois, maïs le plus souvent cachés, m'ont élevé audessus de moi-même, gardant pour eux les travaux, les soins péhibles et les fonctions qui se dérobent aux repards püblies, Et, MM. tout en vous remerciant du plus profond de mon cœur d’avoir fait si beau ce vingt cinquième annivétsaire d’un jour grand parmi tous les

jours, je ne puis m'empêcher de croire que:

vous avez voulu imiter le bon Dieu qui, lorsqu'il ne trouve pas assez d'œuvres dans ses serviteurs, récompense et couronne au moins les intentions. Je veux donc me considérer comme ayant aujourd’hui reçu un prix d’encouragement.

Oui, MM, il y a un puissant encouragement au travail et au dévouement dans la pensée que l'institution où l’on travaille est aimée du clergé et des fidèles ; et que, en fût-on le membre le plus insignifiant et le plus indigne, les amis qui sont là-bas, dans le monde, au milieu des combats de la vie, nous fortifient ainsi par leur amitié dans les trava x, plus humbles sans doute, mais très-nécessaires, auxquels on se croit appelé par Dieu,

Toutefois, MM. même quand on voit clairement qu’il n’y a rien en nous personnellement pour justifier, si je puis ainsi dire, des manifestations comme celle-ci, la nature ne peut s'empêcher de jeter un coup d'œil sur le passé ct sur le présent pour y découvrir une réponse flatteuse à cette question : unde hoc mihi? Elle avoue ici qu'elle a fait cette question et qu’en réponse elle n’a pu réussir à roncontrer ni dans le passé des services rendus, ni dans le

présent les mérites qui fussent en aucune açon à la hauteur 4 votre trop partiale appréciation - mais elle a rencontré, je ne crains pas de le dire, un grand amour pour ses confrères de Collège, qu'ils soient dans les rangs du sacerdoce ou dans ceux des laïques, ou encore qu'ils soient assis sur les bancs du Séminaire. Il m'a toujours semblé que je serais heureux si je pouvais contribuer pour une petite part à ce que le Séminaire fût toujours la maison paternelle de ses enfants, de ceux du clergé particulièrement. Il y a toujours eu pour moi un grand bonheur dans ces rapports de visites chez les confrères, d’hospitalité reque et rendue, de services réciproques,enfin d'amitié franche, canadienne, sacerdotale.

Je prie Dieu qu'il me permette d'aider à rendre toujours applicable au diocèse de Saint-Hyacinthe la belle parole du Psalmiste : quam bonum et quam jucundum habitare fratres in unum.” C’est peu,sans doute, en face de tout ce que votre bienveillante amitié fait aujourd’hui ; mais c'est tout ce que la nature a pu trouver.

Monsieur le Grand Vicaire, messieurs et chers confères, je puis dire et je dois dire ue le Séminaire a été pour moi un séjout de bonheur, comme il l’a été jadis pour

vous qui vous réunissez aujourd'hui sous ce toit aimé, Ona bien voulu m'y recevoir, m’y souffrir, j'y suis encore et puissè: je y rester jusqu’à ma mort, sinon pour sa gloire, au moins pour aider à l’œuvre qui s’y fait. Et, MM. jaime à le dire: la fête de ce jour rendra plus forts, si c’est possible, les liens qui m’attachaient à cette maison. Même dans le port, la nacelle éprouve quelquefois des secousses si fortes que les amarres se brisent et elle est lancée parmi les vagues que la tempête agite et soulève, J'étais retenu dans ce havre si paisible par le lien de l'amour et par le lien de mes intérêts les plus nobles et les plus chers ; aujourd’hui, vous avez fortifié ces attaches par un troisième lien dans lequel une délicate charité a su tresser habilement des ils argentés : ce triple lien ne se brisera point, je l'espère, funiculus triple difficile rumpitur : c'est du moins le plus ardent de mes vœux.

Je ne sais vraiment, MM. siles vingtcinq ans que votre amitié voudrait ajouter à ceux dor & je porte déjà la robousabilite.

soni d’une Haliation désirable. J'accepte pourtant le souhait, afin de travailler à -éparer le passé, pour m'efforcer aussi de vous prouver ma reconnaissance, et dans

l'espérance de vous revoir, dans un quart de siècle, tous réunis sans qu'aucun manque à l'appel. Je vous dis donc encore une fois: merci et au revoir dans vingt-cinq ans.

La présentation des adresses étant terminée, un splendide diner fut servi aux personnes présentes, Monseigneur Raymond, Supérieur, y présida, ayant à ses cotés Mgr l’Archevêque Taché, et Mgr de St Hyacinthe, les Chanoïines du Chapitre de la Cathédrale, plusieurs laïques et un nombreux clergé. Sur la table on remarquait deux magnifiques pains de Savoie,présentés à M.Ouellette par les Révds. Sœurs de l’Hopital et du Couvent de la Présentation de Marie, Cette fête a été digne du prêtre vénérable dont on célébrait la 25e année de sacerdoce.

Voici, autant que nous avons pu nous les procurer, les noms de ceux qui ont bien voulu prendre part à la fête, soit par leur présence, soit par leur contribution.

Mgr L Z Moreau, Evêque de St Hyacinthe ‘°° Taché, Archevêque de St Boniface, ‘Laroque, Evêque de Germanicopolis.

‘© JS Raymond, Sup. du Séminaire de

St Hyacinthe.

Très-Rév. J A Gravel, V G.

& H Millier, G V.

‘Père Vincent, Sup. du Collége St Michel, Toronto.

Révds. MM. Jos Beauregard, Chanoine, . L M Archambault, .

«c B J Leclaire, .

: J J Prince, Chanoïine, Séminaire.

“6 À O’Donnell, ‘ St Denis.

L E Gravel, Chanoïine, Curé de la Cathédrale.

‘°C St Georges, Chanoïne-Honoraire St Athanase, ce # X Jeannotte, Sup. du Petit Séminaire Ste Marie.

“JE Lévêque, décédé.

“6 P Levêsque, Séminaire.

. F Tétreau a.

Révds.

MM.A Lemay, St Marc,

M P Bardou, B A, Brantford Ont.

J Prince, St Maurice, T.-Rivières

M Godard, St Aimé.

J Z Dumonthier, Martboro, Boston

J Primeau, Boucherville.

A B Dufresne, Holyoke, Springfield

D Gérin Lajoie, St Justin, Trois- Rivières.

J C A Desnoyers, St Pie.

F X J Soly, Séminaire.

J B Dupuy, St Antoine.

J B Durocher, Ste Victoire.

J B Chartier, Séminaire.

I Hardy, St Mathias.

N Gauthier, St Damase.

C Poulin, St Dominique.

M Lavallée, St Vincent, Montréal

J B Veronneau, St J Baptiste.

A Dumesnil, Séminaire.

C Blanchard, Ste Angèle.

°G Brown, St Hugues.

M C DeLacroix, Pécieux-Sang.

A D Limoges, Farnhaw.

F Pratte, St Simon.

J Bte O Guy, Ste Rosalie.

M MocAuley, Stanstead.

L A Bourque, Laprésentation.

F X Bouvier, Salmon-Falls, N.H.

Révds.

M M.P Larochelle StAndré d’Acton,

N St Onge Glen’s-Falls, Albany.

J B St Onge à +

F Audet, Winooski, Burlington

C W Raymond, St Louis.

T Boivin, St Hilaire.

L Girard, Séminaire.

H Balthazard, N D du Richelieu.

A Dubuc, Sacré-Cœur.

F Digoan, Windsor, Sherbrooke.

Ferd. Ouellette, du Sémivaire.

C Davignon, SunCook, Portland.

F Santenac, Roxton.

F Coderre,SteSuzanne, Sherbrooke

Ed Blanchard, (]msteadville-Ogdensburgh.

J B Michon,N D des Anges,

E Guilbert, chapelain des sœurs de la Présentation.

F X Bertrand, St Liboire.

D Decelles, Saccarappa, Portland

Victor Chartier, Ste Madeleine,

C Huet, Hochelaga, Montréal.

C Laflamme, St Ephrem 4’Upton

R Desnoyers, vicaire à Belonil.

J D Meunier, directeur à Ste Marie.

L L Boivin, West-Farnhaw.

PS Gendron, Direct. Séminaire.

Révds.MM.C Cormier, vic. à la Cathédrale.

« V Thibaudier, * di

“ Z Vincent,vicaire à Contrecœur.

“ A Lapierre, Séminaire.

à P Boulay, St Etienne de Bolton.

“ L. Beauregard, Vicaire à Sorel.

‘ A. Payan, Vicaire à St Marc.

« P Choquette, du Séminaire,

J Caron, du Séminaire.

‘ G Clapin, du Séminaire.

à A. Baithazard, du Séminaire.

Communauté de la Présentation.

Communauté de l’'Hotel-Dieu.

Communauté du Précieux-Sang.

Séminaire de St Hyacinthe.

Hon M B de LaBruère, C L.

M L Beaudry

N A Boivin

A Boiviu, Percepteur du Revenu J Doherty, Lt Col.

Bourgeois

Raymond

E Turcot

Turcot

H L St Germain

lph Raymond

M LS Adam, Shérif

M Joseph Roy, protonotaire Gustave Drolet, Montréal.

ZLaTQ

SOOUDSLRREES

M F Gagnon, Rédacteur du Travailleur, Worcester

M Osear Dunn, Département de l’Instruction Publique

M J BH Beauregard, N P, St Athanase

M Félix Prendergast, Savannah

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