G. BERMUDEZ
Une lettre de M. Alphonse LeRoy, professeur à l’Université de Liège, contient aussi des réflexions très judicieuses sur l'importance de la société et le développement de la race française en Amérique.
Des lettres de M. Lefajvre, Consul-Général de France à New-York, et de plusieurs autres personnages distingués des Etats-Unis furent aussi mentionnées par le Président du Congrès.
Des lettres de M. Camille Doucet, secrétaire perpétuel de l’Académie Française, de M. Charles de Bonnechose, de M.
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Pierre Margry, de M. E. Rameau, de M. O'Reilly, juge de la cour d'appel à Rouen, ont été reçues depuis.
M. Margry dit entr’autes choses :
Ma vie consacré en partie à l'étude de votre histoire peut vous répondre d'ici que ma pensée sera au milieu de vous, comme toutes mes sympathies y sont depuis plus de quarante ans. Elles sont acquises à la race française qui a su, à travers tant d'obstacles, conserver au Canada sa langue et sa religion.
M. O'Reilly, le savant panégyriste et historien de Jeanne d'Arc, s'exprime comme suit :
‘Cher M. Chauveau,
J'ai reçu avant hier la lettre que vous avez eu l'attention délicate de m'écrire pour m'inviter aux fêtes par lesquelles votre grande ville de Montréal va célébrer cette année d'une manière plus éclatante encore que d'habitude, votre Saint-Jean-Baptiste. Certes j'aurais été heureux d'assister à ce spectacle si émouvant de tout un peuple venant affirmer ainsi le culte de ses traditions, le respect de ses ancêtres, la foi ardente en ses destinées, son enthousiasine ardent pour tout ce qui est la vitalité, la force, l'avenir d'une nation qui ne fait que naître et dont les générations qui viendront après la vôtre verront l'essor prodigieux. 11 semble que de grandes choses se préparent. .
Magnus ab integro seclorum nascitur ordo Jam nova progenies cælo dimittitur alto
Votre Ainérique sera-t-elle le dernier âge prédit par la Sybille ?
Ultima Cumæi venit jam carminis ætas,
Quel contraste avec notre Europe ! Avec notre chère France !: Pourquoi tous les Français d'Europe ne peuvent-ils pas être transportés ce jour-là au milieu de vos Français d'Amérique, assister à leurs fêtes, et y puiser une leçon utile de paix, d'harmonie, de concorde !
Vous avez été, bien cher Monsieur, un des ouvriers de la première heure dans cette œuvre de résurrection, de reconstitution patriotique. Avant que cette lettre ne vous soit parvenue, vous aurez joui d un succès dont vous aurez été l’un des plus utiles artisans. Car c’est bien votre génération qui a fait votre chère patrie ce qu’elle est.
Merci donc, encore une fois, d’avoir bien voulu songer à moi dans cette -circonstance,.
Voici maintenant la lettre de M. de Bonnechose, l’auteur de ‘ Montcalm et le Canada Français,” à l’Hon. M. Chauveau. a
Monsieur le Président,
Je suis profondément touché de l’invitation que vous me faites l'honneur de me transmetre en me conviant aux fêtes patriotiques qui se préparent à Montréal,
Quel bonheur c’eft été pour moi de remercier mes amis du Canada de leur fidèle souvenir. quel bonheur de voir autrement qu’en rêve votre noble et beau pays. Mille obstacles matériels s'opposent à mon voyage ne fut-ce que le manque de temps
Mais si je ne puis aller jusqu'à vous, il me reste des yeux, et vous devinez avec quel intérêt je lirai toutes les publications se rapportant aux prochaines solennités. Je me fie à votre bienveillance, Monsieur le Président, pour ne pas m'oublier dans la distribution des compte-rendus, et d’ävance je vous prie d'agréer mes remerciements.
En attendant veuillez être auprès de messieurs les membres de la société Saint-Jean-Baptiste et du Congrès National l'interprète de tous mes sentiments. (Certes l'expression de mon admiration pour la race francocanadienne ne pourra que gagner quant à la formeen passant par vos lèvres éloquentes, mais tout Canadien que vous êtes je vous défie de sentir plus que je sens.
Le sujet de discussion à cette première séance du Congrès était, “ Nos intérêts religieux et moraux.’”” Sa Grandeur Mgr. Fabre, évêque de Montréal: Sa Grandeur Mgr. Laflèche, évêque des Trois-Rivières ; M. l'Abbé Colin, supérieur du Séminaire de St. Sulpice, et M. Charles de Lorimier, avocat
.de Montréal, prirent part à cette discussion. Voici leurs discours :