‹ Noces d'or de la Saint-Jean-Baptiste [microforme]Chapitre 9 sur 98 · MAJOR LAPOINTE · texte numérisé non relu

MAJOR LAPOINTE

M. Guillaume Boivin était président du comité de réception, l’un des comités qui avait ie plus à faire, et qui a fait le plus. Nous aurons l'occasion de parler plus loin de M Boivin, mais nous devons dire un mot de Monsieur Fis, Lapointe, le digue vice-président de ce comité. M. Lapointe est ne à Montréal le 28 Mai 1848. Il reçut son éducation au collége Masson, à Terrebonne, puis il entra à l'école militaire de

16 NOCES D'OR DE LA ST-JEAN-BAPTISTE Montréal, où il obtint en peu de temps ses premier et deuxième certificats.

M. Lapointe ne venait que de sortir de l'Ecole militaire lorsqu'eut lieu la première invasion fénienne, Il prit du service dans la compagnie de Ste. Thérèse, sous le capitaine Charles Ouimet, Lors de la deuxième invasion, il était avec sa compagnie à Frelighsburg, et le 24 Octobre 1870, il fut promu au rang de capitaine dans le 65ème bataillon de Montréal. C’est alors qu'il seconda de toutes ses forces son lieutenant-colonel, dans l’œuvre de réorganisation de ce bataillon, devenu si populaire depuis. Comme récompense de sa conduite, il fut peu après nommé premier major du bataillon. Il était reconnu comme le meilleur tireur du 6séme.

M. Lapoiute est architecte et son habileté reconnue comme tel lui a merite plusieurs entreprises des plus importantes, entr'autres celles de l'Eglise et du collége de St. Laurent, de l'Eglise de St. Hugues, des édifices de l'exposition, etc.

M. Lapointe a rendu de grands services à la société St- Jean-Baptiste, comme vice-président du comité de réception, et c’est avec plaisir que nous nous arrêtons un instant devant cette figure patriotique.

Tels sont les hommes qui ont fait ce qu’elle a été la grande démonstration nationale de cette année à Montréal. Il en est d’autres, et en grand nombre, et nous aurons à en parler dans le cours de cet ouvrage, mais nous tenions dès le début à faire connaître les principaux officiers généraux de l'association, et ceux qui nous liront verront par la description de nos fêtes brillantes, si ces hommes n’ont pas bien mérité de la patrie, et s’il n'était pas juste de leur con: sacrer une page de ce livre.

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