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SECTION ST-VINCENT DE PAUL

La sixième section était celle de St-Vincent-de-Paul. Elle est formée de la paroisse de ce nom, laquelle s'étend de la paroisse Ste-Brigide, à l'ouest, à celle d'Hochelaga, à l'est, et de la paroisse du Sacré Cœur au nord, au fleuve St-Laurent au sud. On y admire la splendide église paroissiale, un pensionnat des Sœurs de la Congrégation, un asile des Sœurs de la Providence, la prison des femmes desservie par les Sœurs du Bon Pasteur, et bon nombre d'autres institutions importantes.

Cette section était précédée de sa bannière, de deux drapeaux tricolores et du corps de musique " L'Union Musicale."

Son char était dédié à Maisonneuve. C'était, croyons-nous, celui qui avait exigé le plus de travail, bien qu'il aît pu se faire éclipser par les décorations et la profusion de richesses de quelques-uns des autres chars. On y assistait aux origines •de Ville-Marie, aujourd'hui Montréal. Sur le devant du char se dressait une miniature, aux proportions a-sscz développées 'Cependant, de la vieille église de Notre-Dame. Nous disons

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assez grande, puisque la tour avait une élévation de 1954 pieds du sol.

En arrière de cette tour se voyaient des tourelles reliéesavec la première par des arches supportées au moyen d'une colonne. Au haut de cette dernière colonne se lisait l'inscription Ville-Marie.

Une croix entourée d'une guirlande de palmes servait de: base à l'inscription.

Sur le devant du char un daim était attaché à la tour.

Le tout était surmonté de douze bannières et oriflammes ensoie de différentes couleurs.

Ce char qui était traîné par six chevaux richement caparaçonnés, était escorté par l'état-major du 64ème bataillon, les Voltigeurs de Beauharnois, à la tête duquel se trouvait le major L. R. Baker.

Il nous rappelait le souvenir de la fondation de Montréal par M. de Maisonneuve, en 1642. Les Cent Associés avaient; > concédé l'île de Montréal, cinq ans auparavant, à Jacques Girard, seigneur de la Chaussée, qui l'avait cédée, deux ans après, à Jean de Lauzon, intendant en Dauphinée. Les missionnaires avaient plusieurs fois sollicité la compagnie d'occuper cette île, dont la situation était si avantageuse pour contenir les Iroquois et pour étendre l'œuvre des missions.

Le projet fut repris par M. de la Dauversière, receveur des tailles à La Flèche, en Anjou, et sous lui se forma, pour l'accomplir, une association de trente-cinq personnes riches et puissantes, parmi lesquelles était le duc de Liancourt de la Rochcguyon. Elle obtint la concession d'une paitie de l'île en 1640. L'année suivante, un des associés, Paul de Chaumedey, sieur de Maisonneuve, arriva à Québec avec plusieurs familles, quelques soldats et un armement de vingt-cinq mille écus, formé à La Rochelle et à Dieppe.

Un baron de Fau(iuand. qui obtint, en 1659, la concession-.

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du reste de l'île pour la compagnie, donna vingt mille livres pour sa part.

M. de Maisonneuve avait commencé le métier des armes dans la Hollande, à l'âge de treize ans ; il avait conservé sa piété dans les camps, au milieu de ces pays hérétiques, dit le chroniqueur. Il avait. appris à pincer du luth pour passer ses loisirs seul et pour n'être pas obligé de fréquenter la compagnie des méchants.

Il partit pour le Canada, le cœur rempli de joie. A son arrivée, le gouverneur lui conseilla en vain de se fixer dans l'île d'Orléans, afin d'être hors de l'atteinte des Iroquois. Il ne voulut pas se laisser intimider par le danger, et il alla jeter en 1642, les fondements de la ville de Montréal. Il éleva une bourgade palissadée, pour se mettre à l'abri des attaques et la nomma Ville-Marie. Il se mit ensuite à réunir autour de lui les sauvages chrétiens, pour les civiliser et leur enseigner l'art de cultiver la terre.

Ainsi Montréal devint à la fois une école de morale, d'industrie et de civilisation, noble destination qui fut inaugurée avec toute la pompe de l'Eglise. Peu de temps après, il arriva un renfort de colons sous la conduite de M. Louis d'Ailleboust de Coulanges ; il en vint un second l'année suivante. A cette époque, la population européenne en Canada ne dépassait pas deux cents âmes. Les émigrants, ainsi que leurs chefs, étaient choisis avec le plus grand soin.

M. de Maisonneuve fut conduit un jour sur la montagne de Montréal par deux vieux Sauvages de la nation qui avait autrefois habité le pays. " Nous étions, lui dirent-ils, en très grand nombre, et toutes les collines que tu vois au midi et à l'orient, étaient peuplées. Les Hurons en ont chassé nos ancêtres, dont une partie s'est réfugiée chez les Abénaquis et une autre dans les Cantons Iroquois ; quelques-uns sont demeurés avec leurs vainqueurs." M. de Maisonneuve, touché

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du malheur de cette nation, leur dit de tâcher d'en rassembler les débris ; qu'il les recevrait dans le pays de leurs pères, les protégerait et ne les laisserait manquer de rien ; mais tous ses efforts ne purent réunir les restes d'un peuple dont le nom même était oublié.

Etait-ce le peuple que Cartier avait visité plus de cent ans auparavant à Hochelaga ? Les annales des sauvages remontant peu dans le passé sont devenues vagues et confuses.

Les premiers voyageurs ne pouvaient faire un pas dans les forêts, sans entendre parler de tribus qui avaient existé dans des temps peu reculés selon nos idées, mais déjà bien éloignés d'après celles de ces peuples, dont chaque siècle révolu couvrait l'histoire d'un profond oubli.

C'est en ces termes que notre historien national raconte les origines de Montréal, origines rappelées par le char historique dont nous venons de faire la description et qui nous rappelait de doux souvenirs. Si nous ne nous trompons pas, la richesse €t la beauté artistique de ce char, l'emportaient autant sur les autres chars, que par la signification qu'il comportait,

La bannière du séminaire de St-Sulpice, celle des Dames de la Congrégation de Notre-Dame et celle des Religieuses Hospitalières de l'Hotel-Dieu, précédaient le char deMaisonneuve. L'Association St-Jean-Baptiste avait voulu, en les invitant à figurer dans notre belle procession, rendre hommage à ces trois illustres communautés, dont les fondateurs arrivèrent à Ville-Marie en même temps que celui de notre ville.

La Société St-Jean-Baptiste avait aussi invité les descendants des premiers colons, venus à Montréal en la compagnie de M. de Maisonneuve, à prendre place dans la procession, et à faire figurer une bannière sur le char de la paroisse St-Vincent de Paul. Il ne reste aujourd'hui que très peu de ces familles, et cinq seulement avaient répondu à l'appel de la société. Ce sont les familles Benoît, Beaudry, Décary, Desroches et I,ângevin.

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La famille Benoît était représentée par M. de Montigny- Benoît, fils de M. Frs. Benoit, secrétaire-général du comité d'organisation. Cette bannière, destinée à rappeler le souvenir -de son chef et de celui qui, en 1663, fut un des premiers à s'enrôler volontairement dans la milice de la Sainte- Famille pour la défense du pays, était faite de moire antique blanche. Au centre se déroulait un magnifique paysage à l'huile, reproduisant Ville-Marie à ses premiers jours, telle que décrite par l'abbé Paillon. Le tout couronné par ces paroles prophétiques de Maisonneuve: " Ce petit grain deviendra un grand arbre."

Chambord Beaudry, fils de M. Ubald Beaudry, protonotaire de Beauharnois, portait le drapeau de la famille Beaudry. Cette bannière était en soie verte et blanche, couleurs données au Canada par M. de Puibusque, et qu'il a lui-même chantées par ces vers :

Vert et blanc, Canadiens, telles sont les couleurs,

Qu'à l'ombre de l'érable unit votre bannière

La famille Desroches dont les principaux membres sont aujourd'hui, Alfred et Joseph Desroches, était représentée par le fils de ce dernier, Anselme Desroches.

L'ancêtre, Jean Desroches, s'était établi à la Pointe-aux- Trembles, près de Montréal, sur une terre qui lui avait été concédé en 1641. Depuis cette date jusqu'à ce jour, cette propriétée a toujours été conservée dans la famille. A l'appui -des pièces justificatives auprès du secrétaire général du comité >d' organisât ion se trouvait parfaitement conservé le contrat de cette terre. Jean Desroches est celui qui, le premier, s'est marié à Montréal, et son premier fils est le deuxième enfant qui a échappé au fléau qui, à cette époque, ravageait les -enfants.

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La famille Langevin-Lacroix était représentée par Théophile, fils de Michel Langevin :

Le drapeau de cette famille était en soie blanche. Sur le travers, sur une bande satin rouge était inscrit le nom du premier colon.

Le tout brodé en fils d'or, par Mad. F. X. Edouard Langevin et surmonté d'une fleur de lys, avec la date 1653. Sur l'envers était l'écusson de la famille Langevin-Lacroix, qui se compose comme suit : de gueules à la croix d'or, cantonné de huit molettes d'argent.

Quant à la famille Décary, voici ce que le Monde publiait il y a quelques jours :

On nous communique des détails sur une touchante fête qui a eu lieu ces jours derniers au sein de la patriotique famille Décary, à Notre-Dame de Grâces. Il s'agissait de la bénédiction du drapeau de la famille, porté sur le char de Maisonneuve, dans la grande procession du 25 Juin dernier, car la famille Décary descend de l'un des premiers colons qui, avec Maisonneuve, sont venus jeter les bases de Ville- Marie, au pied du Mont-Royal

Tous ceux qui ont vu la procession ont pu admirer ce splendide drapeau, confectionné par M. Beullac. Il est en forme d'écusson tricolore. Dans le bleu l'on voit une gerbe de blé d'or, et dans le blanc un pommier à trois racines, représentant les trois souches issues du premier des Décary. Sur le verso se lit la belle devise: Nous cultivons le sol ik nos ancêtres, car la famille possède encore à Notre-Dame de Grâces les propriétés qui ont été concédées à leur premiei ancêtre.

Le drapeau était porté dans la procession par M. Josepli Décary, fils de Gervais Décary, cultivateur de la paroisse St-Laurent, comme étant le plus jeune des aines de la huitième gênerai ion en ligne directe.

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Ces jours derniers donc la nombreuse famille Décary se réunissait chez M. le maire Décary, de Notre-Dame de Grâce, pour assister à la bénédiction du drapeau de la famille.

Cette belle fête avait été organisée par M. A. C. Décary, notaire de cette ville, et M. Léon Descaries, ex-zouave pontifical, de Notre-Dame de Grâce.

Le Rév. Messire Grangeon, spécialement invité pour la circonstance par la famille, fit la bénédiction du drapeau, après quoi, Messire Grangeon adressa à la famille des paroles pleines d'onction et de sagesse.

J'ai connu, a-t-il dit, vos aïeux ; ils étaient des patriotes et des chrétiens. Vous avez gardé intactes leur foi et leurs mœurs.

Voilà pourquoi, vous êtes puissants ; voilà ce qui sera votre force dans l'avenir. Gardez précieusement cet héritage. Il vaut mieux que toutes vos richesses, que toutes ces terres si fertiles et si précieuses qu'ils vous ont léguées. Ces biens peuvent passer, mais la vertu et les mérites qu'on acquiert en la pratiquant sont impérissables.

Après la cérémonie religieuse il y eut diner somptueux, après lequel M. A. C. Décary, N.P., proposa la santé des messieurs de St-Sulpice. Les ancêtres de la famille Décary, ditil, ont été des hommes de foi, comme le Rév. messire Grangeon se plaît à le dire, mais ils en étaient certainement redevables aux messieurs du séminaire de Montréal, sous la direction desquels la famille Décary s'est perpétuée jusqu'à nos jours.

Après plusieurs autres santés, cette joyeuse fête se termina et chacun se retira en emportant les plus doux souvenirs.

M. le maire Décary a été choisi comme dépositaire du drapeau, attendu qu'il est le propriétaire actuel de la terre qui avait été concédée en 1666 à Jean Décary, le premier membre de la famille venu en ce pays. Il mourut en 1687, laissant comme héritiers trois fils et une fille.

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La bannière était en soie tricolore aux armes de la famille Trois rochers en or sur azur d'argent.

Immédiatement après le char venait le corps des ouvrie de la paroisse qui avaient construit le char, puis le club c balle Ste. Marie en costumes, avec drapeaux, venait ensuii la congrégation des hommes de la paroisse précédée d'u magnifique drapeau blanc qui leur avait été donné par •comité de la St-Jean-Baptiste à l'occasion de la fête de cet année, et venaient ensuite les sociétés dont les noms suivent

Société St-Jean-Baptiste de New- York, avec bannière ( drapeaux.

Société St-Jean-Baptiste de Troy, Etat de New- York, ave bannière et drapeaux.

Société St-Jean-Baptiste de West Troy, Etat de New-Yorl avec bannière et drapeaux.

Société St-Jean-Baptiste de Brooklyn, Etat de New-Yorl avec drapeaux.

Société St-Jean-Baptiste de Worcester, Etat de Massachi setts, avec musique, bannière et drapeaux.

Société St-Jean-Baptiste de South Bridge, Etat du MassJ chusetts, avec bannière et drapeaux.

Société St-Jean Baptiste de Woonsocket, Etat du Rhod Island, avec bannière et drapeaux.

Société St-Jean-Baptisle de Baltic, Etat de Connecticu avec, bannière et drapeaux.

Société St-Jean-Baptiste de Hull, avec musique, bannièi et drapeaux.

Société St-Jean-Baptiste de St. Zotique, province de Québe< avec drapeau.

Société St-Jean-Baptiste de Berthier, avec musique c drapeaux.

Société St-Jcan Baptiste de Boucher ville, avec drapeaux

Société St-Jcan Baptiste de Rimouski, avec drapeaux.

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Le club de raquettes de Beauharnois en uniforme ayant à sa tête le Dr Brossoit, son Vice-Président. M. Antoine St. Onge, vétéran de 1812, âgé de 89 ans, marchait dans les rangs de ce club et il fit courageusement tout le parcours de la procession.

La marche de cette section était fermée par le président M. J. U. Emard ; le révérend messire Lavallée, chapelain, et MM. Jos Lafrance, premier vice-président ; J. B. Grégoire, 2me vice-président; J. A. Lynch, secrétaire ; A. Sanguinet, trésorier.

Le commissaire ordonnateur était M. A. St-Germain.

La section St. Vincent de Paul était l'une de celles qui brillaient le plus dans la procession, et elle en est redevable à son digne président M. J. U. Emard, Avocat. En effet M. Emard, soit comme président de sa section, soit comme membre de divers comités, n'a épargné ni son temps ni son argent pour assurer le succès de nos fêtes, et nous devons ici lui consacrer quelques lignes biographiques.

M. Joseph Ulric Emard est né à St-Constant, comté de Laprairie, le 27 mars 1855, troisième enfant de Mr. M. Emard, Inst., et de Dame Mathilde Beaudin.

Il n'avait que trois ans lorsque son père, citoyen de la plus grande respectabilité, transféra son domicile à St- Hubert, comté de Chambly, où réside encore la famille.

C'est dans cette paroisse qu'Ulric passa son enfance et où il reçut une éducation des plus soignées ; il acquit de plus, sous la direction immédiate et habile de son père, une connaissance approfondie des sciences mathématiques, des transactions commerciales, et des affaires en général.

Il n'avait pas encore atteint l'âge de 14 ans lorsqu'il entra comme commis chez MM. Rolland et Fils.

Revenu un an après sous le toit paternel, il prit du service au magasin d'épiceries de M Frs Robert, où il se fit grandement estimer et apprécier de son patron.

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Deux ans plus tard, nous voyions arriver M. Emard à la ville, où il accepta de l'emploi de MM, Desmarteau et X.amoureux, marchands, au pied du courant.

Quelque temps après arriva la terrible crise financière qui vil crouler tant de fortunes naissantes ; et M. Emard, qui déjà, s'était fait connaître par son habileté comme comptable, eul à s'occuper de plusieurs affaires d'une grande importance, a •qui attira sur lui les regards de personnes influentes.

Pour être plus à même de satisfaire ceux qui mettaient er lui leur confiance, il résolut d'ouvrir, au centre des affaires, ur bureau de comptable, et s'installa dans les appartements de h société Jette et Béique, qui le chargeaient aussitôt de la tenu( de leurs livres. C'est ce qui décida de la vocation de M Emard.

Jeune, actif, doué de grands talents, et jeté dans un miliei tout-à-fait favorable à son projet, il décida de mettre à profi les circonstances providentielles dans lesquelles il se trouvait bref, occupé d'affaires tout le jour, il passa ses nuits à étudier passa bientôt un examen (i)rillant qui le fit admettre d'emblé( à l'étude du droit, suivit assidûment les cours de rUniversit( ■Laval, à Montréal, et ne la quitta qu'au bout de trois ans après avoir obtenu les premiers prix, et le titre de L.LL., e enfin fut reçu Avocat en j88i. Il entra aussitôt en sociéti avec M. Béïque.

L'attention, l'honnêteté parfaite et l'habileté dont M Emard avait fait preuve dans les affaires de finances, il le transporta dans sa nouvelle position, et ceux qui le con naissent, tout en le félicitant, et admirant son avancement s rapide, n'ont guère lieu de s'étonner que, sachant si biei mettre à profit les dons du ciel, il se soit fait au Barreau e dans la société de Montréal une situation tout-à-fait enviable

M. ICmard réside depuis des années à Montréal, dans 1 paroisse de St-Vinccnt de Taul, où il a su par son caractôr

prévenant, se concilier le respect et l'estime de ses co-paroissiens; nous en avons, entre autres choses, la preuve dans le •vote unanime qui fit de ce jeune homme de 29 ans, le président de la paroisse, pour l'année de notre grande démonstration ; et le succès que M. Emard a fait remporter à la section, pour tout ce qui la concernait, prouve complètement que ses

• compatriotes auraient pu difficilement faire un meilleur choix.

M. Emard épousa, en 1876, Mademoiselle E. Stuart, quatrième fille de M. Thomas Stuart, citoyen très estimé de cette ville.

M. Emard est frère de l'abbé J. M. Emard, DD. D. et S.T.D., Vice-chancelier du Diocèse et du R. P. H. Emard, O.M.I.

Deux de ses sœurs, Mathilde et Rachel, se sont consacrées à Dieu dans la Communauté des SS. Noms de Jésus et Marie, -à Hochelaga.

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