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SECTION ST. JOSEPH

La onzième section était celle de St-Joseph j elle comprend la paroisse la plus populeuse de Montréal.

La marche de cette section était ouverte par sa bannière escortée de drapeaux tricolores, et suivie de son corps de musique.

Venait ensuite le char dédié à De Salaberry, le héros de Chateauguay. Ce char était carré, surmonté d'un dais, appuyé sur des canons la bouche en l'air et la cula.«;se appuyé sur la plateforme ; au haut du char, l'on voyait un faisceau de dra-

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peaux, surmontant un bouclier. De Salaberry se tenait debout, au centre, sous le dais.

Des militaires étaient échelonnés sur un amphithéâtre qui entourait le personnage.

Ce dernier était personnifié par le major Turcot, du bataillon de Chateauguay.

Le char qui était traîné par six chevaux était escorté par le bataillon de Chateauguay.

A la suite du char, défilèrent les sociétés suivantes :

Société St. Jean-Baptiste de Champlain, Etat de New- York, avec musique, bannière et drapeaux.

Société St. Jean-Baptiste de Rochester, Etat de New- York, avec bannière et drapeaux.

Société St. Jean-Baptiste de Burlington, Etat de New-York, avec bannière et drapeaux.

Société St- Jean-Baptiste de Malone, Etat de New- York, avec musique, bannière et drapeaux ;

Société St- Jean-Baptiste d'Oswego, Etat de New- York, avec bannière et drapeaux ;

Société St- Jean-Baptiste de Lowell, Etat du Massachusetts, avec bannière et drapeaux ;

Société St-Jean-Baptiste deHolyoke, Etat du Massachusetts, avec bannière et drapeaux.

Société St-Jean-Baptiste de Westborough, Etat du Massachusetts, avec bannière et drapeaux.

Société St-Jean-Baptiste de Winowski, Etat du Vermont, avec musique, bannière et drapeaux.

Société St-Jean-Baptiste de Rutland, Etat du Vermont, avec bannière et drapeaux ;

Société St-Jean-Baptiste de Chicago, Etat de l'IIlinois, avec(ira|)eaux ;

Commanderie St-Josei)h, No. 54, des chevaliers de St-Jean, Oscooda, Etat du Michigan.

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Société St- Jean-Baptiste de South Bend, Etat du Dakota, avec drapeaux ;

Sociétés St-Jean-Baptiste réunies des colonies du lac Mégantic, avec drapeaux.

Société St-Jean-Baptiste d'Alexandria, province d'Ontario, avec bannière et drapeaux.

Société St-Jean-Baptiste de Terrebonne, avec drapeaux. Sociétés St-Jean-Baptiste réunies du comté de Prescott, province d'Ontario, avec bannière et drapeaux;

La marche de cette section était fermée par le président, M. I. A. Beauvais : le révérend messire Charpentier, chapelain; MM. Frs St-Cyr, premier vice-président ; Antoine Bourdon, 2me vice-président ; C. A. Dufresne, secrétaire ; L. J, Joubert, trésorier.

Le commissaire-ordonnateur de la section Saint-Joseph était M. A. Desjardins.

La section St -Joseph était l'une des plus belles et des plus riches de la section. Aussi son organisation avait-elle été confiée en bonnes mains. Il suffit de nommer son digne président M. I. A. Beauvais, et M. Ludger Cousineau qui, tout en prenant une large part à l'organisation générale, avaient su trouver le temps de travailler pour leur section. Nous leur consacrerons ici quelques lignes.

M. Israël Alexis Beauvais est né à St-Isidore, le 1 2 juin 1846. Son père, honnête cultivateur, lui fit donner l'instruction primaire dans l'école du village, et à quinze ans il arriva à Montréal.

Ses débuts furent difficiles, et il lui a fallu déployer beaucoup d'énergie pour arriver à la position brillante qu'il occupe aujourd'hui.

Il débuta en qualité de simple messager chez MM. Irvine Dresser et Cie., où il commença à s'initier aux affaires, puis il fut successivement employé en qualité de commis chez

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MM. Gagnon, Watson et Cie ; Dufresne, Gray et Cie ; Joseph Beaudry, et ensuite il devint gérant, en 1868, de la grande maison Déziel, rue St- Joseph.

En 1871, il ouvrit un magasin à son compte, Nos. 2024, 2026 et 2028 rue Notre-Dame-ouest, qui jouit aujourd'hui d'une vogue bien méritée, car tous ceux qui l'avaient connut dans les différentes maisons auxquelles il a appartenu se sont fait un devoir de lui accorder leur pratique.

M. Beauvais s'est toujours occupé avec beaucoup de zèle dela célébration de notre fête nationale ; en 1882, il était membre du comité d'organisation, et cette année, il occupait la charge de président de la section St- Joseph.

Il n'est pas d'institution à laquelle n'appartienne M. Beau vais, en qualité de membre honoraire ou actif. II est fondateur et président honoraire du club Lacrosse " Le Canadien," membre honoraire du " Park Tobacconing Club;" du club- Frontenac, Ottawa; de l'association des commis-marchands, etc., etc,

M. Beauvais jouit à Montréal d'une réputation et d'unepopularité bien méritées qu'il doit à ses qualités sérieuses, à son intelligence, à son dévouement et à son esprit d'entreprise-

LUDGER COUSINEAU.

La part active qu'a prise M. Ludger Cousineau, à l'organisation de la grande fôte de 1884, nous impose ici le devoir de nous arrêter quelques instants sur son nom.

M. Cousineau est né le 27 mars 1845, ^ St-Laurent, de M. Louis Cousineau, riche cultivateur de la paroisse, et de dame Anastasie Goyer.

M. Cousineau est ce que l'on peut appeler un selfmade man : l'éducation qui le distingue aujourd'hui, il ne l'a prise ni sur les bancs des écoles, ni sur ceux des collèges. Comme la.

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|)lupart de nos compatriotes livrés à l'industrie, M. Cousineau, tout jeune encore, et à peine âgé de i8 ans, s'est dit, le 6ol canadien nous appartient autant, sinon plus qu'aux autres nationalités. C'est l'idée qui a guidé M. Cousineau jusqu'aujourd'hui.

Homme d'entreprise, d'énergie, de talent ; caractère affable, toujours prêt à rendre service à un ami, patriote avant tout et pardessus tout, M. Cousineau a su faire honneur au nom canadien et au patriotique faubourg St- Joseph. Et le succès n'a fait que couronner ses énergiques efforts.

Si le 25 juin dernier, nous avons pu admirer la belle section de St-Joseph, c'est à M. Ludger Cousineau que nous le devons en bonne partie.

M. Cousineau a tant fait pour sa section, il a tant fait pour la société St- Jean -Baptiste en général, que nous avons cru, en toute justice, lui réserver ici une place avec les organisateurs •des grandes fêtes que nous avons célébrées cette année.

M. Ludger Cousineau est frère du Rév. Messire J. B. A. Cousineau, curé de Piopolis. Il est l'un des fondateurs de la section St-Joseph, dont il a été vice-président en 1875, ^°^ de la fondation de la section, et président en 188 1. M. Cousineau a aussi, l'an dernier, été élu premier officier-ordonnateur de la belle société que tout le monde connaît sous le nom de " L'Union St-Joseph."

M. Ludger Cousineau est l'un de nos plus grands entrepreneurs de Montréal Arrivé pauvre en notre ville, comme nous le disions il y a un instant, il a su, par son travail, son énergie, son esprit d'entreprise, se créer une position des plus envia- Wes parmi ses compatriotes de la partie ouest. Il a été l'un des constructeurs de la cathédrale de St-Hyacinthe, l'un des plus imposants des monuments religieux de notre pays, et •d'un bon nombre de nos principales maisons d'éducation, canadiennes- françaises, ainsi que de nos plus riches résidences

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privées. C'est pourquoi nous saluons en M. Cousineau l'un de nos compatriotes les plus méritoires et les plus dignes d'éloge, ce qu'il doit à son honorabilité et son honnêteté sans reproche.

Il épousa en 1870, Marie Julia Ida Martin, de Montréal. Son père et sa mère vivent encore sur leurs riches propriétés à St-Laurent, propriété que cultivent d'une manière intelligente plusieurs de ses frères.

M. Cousineau outre plusieurs autres propriétés de valeur, s'est construit il y a quelques années, une splendide résidence dans la partie ouest de Montréal.

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