‹ Noces de diamant, Séminaire de Joliette, 1846-1910 [microforme]Chapitre 45 sur 80 · C-A CARON, O.M · texte numérisé non relu

C-A CARON, O.M

DANNEMORA, N.-Y., ler février 1910.

Révérend F.-M. ROBERGE, c.s.v., Supérieur du Séminaire de Joliette, Révérend et cher Père Supérieur, Je viens de recevoir votre gracieuse et aimable invitation. Merci ! Bien certainement je serai de la fête si Dieu me conserve. vie et santé ; j'ai hâte de voir et d'admirer —n nouvelle bâtisse,

Vous aves bien fait de mettre en avant le nom de Mgr Archambeault, j] le mérite bien, et celui du vénére Père Beaudry qui fut si longtemps l'âme de la maison. 11 sera présent aux Noces de Diamant de son cher Collège dans la mémoire de tous ceux qui ont eu le bonheur de le connaître et, par là même, de l'aimer et de le vénérer, Le souvenir de ses brillantes vertus, de son dévoue. ment sans bornes pour l'avancement de la saine et vraie éducation de la jeunesse, de son zèle infatigable dans le service de Dieu et la sanctification de “ses chers enfants”, surtout par la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus et la communion fréquente, ce en quoi, 11 avait , non seulement rencontré, mais même devancé le désir et la direction de notre Saint-Père, le Pape Pie X—"8a doctrine” à ce sujet “était la vraie”, comme s'est plu à le déclarer Mer Bruchési, dans une visite à Joliette, et &loire lui en soit rendue !—son souvenir, dis-je, sera vivace dans tous les Coeurs, et son nom, sur toutes les lèvres,

À son digne successeur en office, je souhaite santé, bonheur et succès dans l'organisation si difficile d'une telle démonstration.

Au revoir, le 21 juin prochain !

Bien à vous en N-8., GEO. BELANGER, ptre.

me SAINT-DENIS, 2 février 1910.

Au Révérend P, M. ROBERGE, csv.

Supérieur du Séminaire de Joliette, Mon Révérend et Cher Père,

Si vous soupçonnez tant soit peu l'amour que je porte à mon Alma Mater, vous comprendrez mieux la joie intense que m'a procurée votre aimable invitation, d'assister À ses slorieuses Noces de Diamant. Aural-je la suprême consolation de prendre part à ces

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agapes fraternelles ? Je l'ignore. Toutefois, j'ai confiance en la divine Providence qui, jusqu'ics, ne m'a pas ménagé ses gâteries. Lorsque j'aurai entonné, avec tout ce qui me reste de voix, le Te Deum d'actions de grâces au Ciel pour les bienfaits sans nombre dont mon cher Séminaire a été comblé, je pourrai bien ensuite chanter en paix mon Nunc dimittis,

Je souhaite qu'à votre appel, mon bien cher Père, tous les enfants de la grande famille Joliettaine répondent avec le plus vif enthousiasme ; qu'ils viennent nombreux se presser autour de votre table : sicut novellse olivarum in cirouitu mensae tuae.

Je prie et je ferai prier ma petite communauté pour le succès de vos fêtes que, de toute la fierté de mon âme comme de mon amour, je désire éclatantes et grandioses,

Veuillez me croire, mon Très Révérend Père,

Votre tout dévoué en N.8.,

JOSEPH BONIN, C.s.v., Aumônier.

QUEBEC, 4 février 1910.

Révérend Père F.-M. ROBERGE, c.s.v., Supérieur du Séminaire de Joliette.

Mon Révérend Père,

C'est d’un coeur reconnaissant que j'accuse réception de votre lettre-circulaire du mois dernier, conviant les anciens élèves du Séminaire de Joliette à la célébration des Noces de Di nant de l'Institution qui leur est si chère, et qui occupe aujourd'hui une place si éminente parmi les maisons d'enseignement de notre pays.

Si Dieu me prête santé et vie, je ne manquera! pas, mon Révérend Père, de me rendre à votre bienveillante invitation, aux jours Par vous indiqués. J'irai voir mon Alma Mater “développée et embellie” ; je n'y rencontrerai vas mon regretté ami et ancien com- Pagnon de classe, le juge Bat; ; ce sera pour moi un deuil ; me’x

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je serai heureux de faire plus ample Connaissance avec des maîtres profondément estimés, et quelques confrères Par anachronisme dont je sais déjà les noms et connais la carrière utile autant que brillante et distinguée. E Veuillez agréer, mon Révérend Père, l'expression des sentiments respectueux avec lesquels, J'ai l'honneur d'être Votre très humble et très dévoué serviteur, ERNEST GAGNON.

1 SAINT-CLET, 4 février 1910.

R. P, M. ROBERGE, C.8.v., Mon bien cher Père,

Enfin, la grosse cloche du Séminaire vient de sonner l'appel de la troupe Joliettaine: le supérieur de notre Alma Mater, de sa Voix la plus caressante et, je dirai, la plus flatteuse, nous appelle à la grande fête des “Noces de Diamant”, et, empruntant la parole du roi de l'Evangile, il nous crie de loin, mais bien fort : Omnia parata : venite ad nuptias. “Tout est prêt, venez aux no- Ces.” Pour ma part, je ne trouve rien de plus expressif, pour répondre, que la parole du jeune Samuel au Seigneur :Ecce ego, praesto sum, quia Vocasti me. “J'arrive à l'instant, me voici, car vous m'avez appelé.”

Vous avez agi, mon cher Père, sagement, comme un Capitaine habile, en faisant intervenir le vénérable “disparu” et en embou- Chant le son de sa voix et ses Propre: »::0les ; car si son âme et son Coeur ont tressailli “à mesure que s'élevait l’imposante façade”, tout notre être a sursauté, à l'évocation de sa figure si belle et à l'accent de son verbe si suave.

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Oui, cet appel a frappé toutes les oreilles, et je ne doute pas que la salle du festin ne soit comble, non pas “de convives bons et mauvais” racolés, au dire de l'Evangile, au refus des invités, mais remplie de bons et de fidèles enfants, mûs par la reconnais. sance et la piété filiale, et trouvés dignes de leur Alma Mater,

Oui, tous nous irons “revoir notre splendide sanctuaire, nos salles d'étude et de jeux, notre cour spacieuse, ombragée, verdoyante ; revivre les heures délicieuses du Passé ; reprendre nos con-

Versations intimes suspendues À notre sortie du collège ; jouir des améliorations nouvelles.”

Tous viendront : les ‘“doyens”, qui montreront à leurs jeunes frères “le rare privilège de paraître encore jeunes dans un âge qui ne l'est plus”, et qui pourront dire avec Lacordaire : “O ! maison paternelle, nous avons beau vieillir, nous revenons à vous avec un Coeur toujours jeune.” Bon gré, mal gré, il leur faudra bien livrer leur sérum contre le microbe de la vieillesse, lequel abolit les rides, reconquiert les dents et les cheveux, ce qui peut,se résumer en trois ruots : sobriété, vie régulière et régime hygiénique.

Nous, les “cadets”, nous nous empresserons de répondre À l’appel ; car nous sommes les cadets, ni vieux, n1 jeunes, sorte de trait d'union entre les doyens et les Benjamins ; manière d’amphibies Participant aux deux états, vivant sur les confins des deux royaumes et pouvant dire, comme la chauve-souris de La Fontaine :

“ Grâce à l’auteur de l'univers, Je suis oiseau, voyez mes ailes, Vive la gent qui fend les airs !” Quittes, une autre fois, tombés parmi les jeunes, de s'écrier : “Moi, pour tel Passer ! Vous n’y regardez pas ! Qui fait l'oiseau ? C'est le plumage !

Je suis souris ; vivent les rats !”

Et, comme les sages du siècle, ils entonnent avec triomphe le “Vive le Roi ! Vive la Ligue !” |

Cette classe de cadets pourrait aussi, moyennant finance, découvrir aux jeunes le moyen, non pas de se poudrer de blanc, ce qui ne se fait plus, mais de se servir adroitement de la salière et de la poivrière pour se faire une belle chevelure poivre et sel, comme la plupart d'entre nous.

Les “jeunes” viendront soutenir leurs aînés de leur vigueur et de leur amitié et apprendre d’eux “que le soir d’une vie calme et pure à aussi sa dorcour et sor c:: me.”

Tous enfin, les “heureux du siècle” dont l'existence facile, “pareille à une navigation paisible, à faible vent, sur une eau cs! me,” comme ceux qui, creusant le sillon d’un rude labeur, “construisent sur le terrain solide et ‘vrai de l’honneur et de la vertu, la maison de leur avenir,” tous seront fidèles au rendez-vous.

Et l’Alma Mater “dont une verte vieillesse restaure la vigueur et rafraîchit la mémoire,” après avoir été longtemps séparée de ses enfants, de corps mais non de Coeur, cherche d’un ardent désir à revoir leurs visages, et nous en fait aujourd’hui l’appel le plus pressant.

Voilà, ce que fait le Séminaire. =

De son côté, le T. R. P. Lajoie, supérieur général, songe, paraïîtil, d’après les dernières lettres de Belgique, à jeter du côté des fêtes jubilaires le sérieux appoint de sa présence qu'on se plaît toujours à escompter. Oui, l’ouvrier de la première heure, le seul survivant des sept privilégiés du Cénacle qui s’ouvrit dans la petite chambre —au deuxième étage, au coin sud-ouest, que j'ai longtemps habitée—nommée plus tard “la Sainte-Chambre” par le R. P. Beaudry ; le Père bien-aimé, couronné de la triple auréole de ses années, de ses mérites et de ses vertus ; l'histoire vivante, en 64 pages bien remplies (1846-1910), de notre collège devenu le Séminaire de Joliette, se dispose lui aussi, dans sa “verte vieillesse”, à venir à nos fêtes prochaines. Oui ! et qu'on se le dise, nous reverrons les traits vénérés de celui que, dès nos plus tendres années, sous apprimes à craindre par sa tenue sévère et pleine de dignité et par

80n air grave, mais que plus tard, nous Connaissance plus complète de son coeur sous son vrai jour.

Hâtons-nous d'en jouir, car lui-même paraît redouter l'appel suprême, et voici par quelles paroles il me l'écrivait : “Je consta-

te avec étonnement, et avec ‘un douloureux souvenir, que je suis aujourd’hui le seul survivant de tous ceux

quelconque à cette fondation. Pr'ez pour m être bientôt.”

Et tous ensemble, réunis à Joliette, nous Savourérons à longs traits le bonheur de nous retrouver après une si longue absence— l'absence est si lourde à l'amour, dit le fabuliste,—et nous entonnerons, d’une voix formidable, le verset du Psaume : Ecce quam bonum et quam jucundum habitare fratres in unum !— chant que j'entendis pour la première fois à la profession des C.S.v. “Mais, disait Madame Julie Lavergne, j'ai trop vu mourir, pour être joyeuse comme autrefois”. Aussi, la pensée de nos Chers disparus pour toujours, de ceux dont on peut dire avec le poète mes jours s’est brisée encore pleine”, comme de ceux qui ont blan.

Chi dans la carrière, ayant supporté “le poids de la chaleur et du . jour” et produit tout leur fruit, leur

pensée, dis-je, nous accompa- &ne partout pour nous attendrir sans trop nous attrister s Car nous

Savons leurs sentiments au sujet de ces fêtes où une place d’honneür leur sera faite. Je ne citerai que trois noms parmi les der. niers : les RR. PP. C. Beaudry et Laporte, et le bon Fr. Vadebon:-

Coeur dont je rappelle un mot qui lui échappait à la vue d'une &rande gaieté : “Ah! les gens des Noces !”

Pardon d’avoir été si loquace, mais j Souvenirs, sentant en cela ce que ma fois : “Assieds-toi là, me disait-elle, ler.” Mais ce besoin ne devrait peu

chérîmes tant, Quand une nous apprit à l'envisager

qui ont pris une part oi ; je les suivrai peut-

: “La coupe de

’ai besoin de parler de ces vénérée mère éprouvait parparlons, car j'ai besoin de par.

t-être pas se déverser sur vous.

Avec mes amitiés, A.-C. DUGAS, ptre.

MONTREAL, 6 février 1910.

Révérend Père F..M. ROBERGE, C.8.v., Supérieur du Séminaire de Joliette.

Monsieur le Supérieur, | Je vous prie de m'excuser de n'avoir pas répondu plus tôt à votre bonne lettre, Je suis resté Joliettain et fier de mon Alma Mater. Rien de plus réconfortant, à mon gré, que ces réunions collégiales qui nous transportent des temps présents aux tendres années, les pius belles de la vie. 11 me semble que rien r. aurait mieux ranimer dans le Coeur des anciens élèves leurs seutiments d'attachement et de respect filial pour leur Alma Mater, que le chaleureux et pressant appel que: vous leur faites. J'accepte avec empressement, avec bonheur, votre aimable invitation.

J'ai l'honneur d'être, avec une reconnaissance respectueuse, monsieur le Supérieur, :

Votre très humble serviteur, J.-I DESROCHES, M.D.

CHELMSFORD, Ont. 8 février 1910.

Révérend Père F.-M, ROBERGE, c.s.v., Supérieur du Séminaire de Joliette, Mon Révérend Père,

Oui, Dieu aidant, je serai avec vous, et ‘chez nous”, le 21 juin. J'anticipe, depuis longtemps, le bonheur et la joie de cette réunion fraternelle. Vous mettez tout votre coeur à la préparation de ces fêtes; c'est la garantie du succès.

Je serai heureux de revoir l'Alma Mater. Que de souvenirs une telle réunion va rappeler à ma mémoire ! Depuis la chapelle Jusqu'au jardin du Novict .., 11 n'y & pas un appartement ni un

espace qui n'ait été témoin de mes Prouesses — plus ou moins bien réussies.....

Ce sera ur véritable plaisir de serrer la main à tous mes professeurs qui se sont donné tant de peine pour développer en nous les énergies qui font les honnêtes citoyens et les véritables chrétiens.

Je termine en vous souhaitant, mon révérend Père, un succès bien mérité pour les fêtes de juin. L'appel cordial que vous faites aux anciens élèves trouvera un écho dans leurs coeurs, et tous iront jouir de la réception sympathique et chaleureuse que vous leur préparez.

Bien à vous en NS.

S. COTE, ptre.

EGLISE DU SACRE-COEUR ; COHOES, N.-Y., 10 février 1910.

Révérend Père F.-M. ROBERGE, c.s.v., Supérieur du Séminaire de Joliette.

Mon très révérend Père,

Votre lettre-circulaire “à Ja Beaudry”, si chaleureuse et si pleine de coeur, parle fortement aux anciens élèves et les attire irrésistiblement aux Noces de Diamant de notre Alma Mater.

Nous connaissons celui qui nous invite : c’est notre Frère ; il a pris la place du Père à la maison paternelle. Nous irons fêter et nous réjouir avec lui et avec ses dévoués collègues : nous leur dirons que le Père doit être content en voyant sa grande famille continuer sa marche dans le chemin de la vertu et de la science.

Dans l'espoir de vous serrer bientôt la main,

Je vous prie de me croire,

Votre tout dévoué àmi, = L-A. LAVIGNE, ptre.

JOLIETTE, 12 fôvrier 1910.

Révérend Père F.-M. ROBERGE, c.s.v., Supérieur du Séminaire de Joliette.

Mon Révérend Père,

J'ai l'honneur d'accuser réception de votre honorée, en date du huit du courant, m'invitant à prendre part à la célébration des “Noces de Diamant” d1 Séminaire de Joliette, ’

Laissez-moi vous remercier de cette gracieuse invitation, et vous dire combien je suis sensible à la délicate allusion qu'elle contient à l'égard de ma famille et de son attachement à votre maison.

Veuillez croire que je me ferai un devoir en même temps qu’un grand plaisir d'assister aux fêtes jubilaires de notre chère Alma Mater.

Je vous prie d’agréer l'assurance de mes sentiments les plus respectueux, et me croire,

Monsieur le Supérieur, Votre très humble et obéissant serviteur, CT. de LANAUDIERE,

JOLIETTE, 18 février 1910.

Révérend Père F.-M. ROBERGE, C.s.v., Supérieur du Séminaire de Joliette.

Mon Révérend Père, :

Si j'ai tardé à accuser réception de votre lettre-circulaire, ce n'est pas que la réponse fût difficile à élaborer. Cette réponse, elle est toute faite si on laisse parler un peu le coeur, Revoir d’anciens professeurs qu’on n'a pas vus depuis onze ans et même plus, presser la main à des confrères loin de qui on a vécu depuis la sortie du collège, revivre, en trois jours, toute une vie d’écolier, sept

des plus belles années de sa vie: cela n'est-il pas suffisant pour qu'on dise tou. de suite : oui, j'accepte votre aimable et paternelle invitation. Il y a tant de souvenirs qui vont revivre pendant ces trois jours !

Mais, hélas ! nous aurons à constater le vide causé par le dé:part du vénéré et regretté Père Beaudry, personnification de toutes les vertus qu’il nous a toujours prêchées avec tant d'onction et de conviction dans ce magnifique sanctuaire du Sacré-Coeur, son oeuvre de prédilection. Nous aurons aussi à regretter, versificateurs de 1894-1895, l'absence de M. l'abbé F.-X. Lavallée, notre dévoué professeur, qui, après s'être dépensé pendant une partie de sa vie pour l'instruction et l'éducation de la jeunesse, est allé combattre sur un autre champ d'action où il est tombé en travaillant à la conquête des âmes.

M. l'abbé Joseph Cournoyer, un de nos profeseurs, manquera aussi à l'appel. Même dans les rangs de notre petit bataillon, élèves finissants de 1898-1899, il y aura une place vacante : un des nôtres, Emery Desroches, après avoir fait, à force de courage et d'énergie, un cours brillant, a succombé pendant sa cléricature en droit, alors que se dessinait devant lui une carrière des plus enviables. =

Et après avoir récité un De profundis pour le repos de l’âme de ces chers disparus, nous sera-t-il permis de nous rajeunir quelque peu et de faire revivre, une à une, toutes les péripéties de notre vie de collège ? Nous sera-t-il. permis, philosophes de 1897-1898, de rééditer notre “Voyage à Boulogne-sur-mer ?” Nous sera-t-il permis, élèves finissants de 1898-1899, de faire (en esprit) une de ces fameuses expéditions au “Klondyre” et au “Yukon”, etc., etc.

Ce sont là autant de souvenirs dont on vit journellement après la sortie du collège. Hélas ! mon Révérend Père, le temps passe bien vite.... En 1897, nous célébrions avec enthousiasme les Noes d'Or de fondation de notre chère Alma Mater : nous étions alors ‘les Benjamins de la grande famille Joliettaine. Aujourd’hui,

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malgré notre jeune Age et notre manque d'expérience, nous sommes obligés de nous réclamer des anciens: et, pour ma part, le regret que je dois exprimer, c'est de n'avoir pas su profiter de ces quelques années que, devenus “anciens”, nous appelons “le plus beau temps de notre vie.” Toutefois, pas de contrition sans ferme propos. Aussi, les quelques jours qu'il me sera donné de vivre dans cette enceinte bénie de l'Alma Mater, seront-ils pour moi l'occasion de faire un bon examen de conscience et de prendre de fermes et généreuses resolutions pour l'avenir.

Et c'est vous, mon Révérend Père, qui me fournissez cette oc- Casion de faire cet examen et de retremper ma volonté pour les luttes de la vie. Merci mille foi: !

Veuillez agréer, mon Révérent Père, l'expression de mes hommages respectueux,

Et veuillez me croire, Votre tout dévoué et très obligé serviteur, IS. DUCHARME, N.P.

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ABBAYE DE NOTRE-DAME DU LAC La Trappe, le 15 février 1910.

Révérend Père F.-M. ROBERGE, CSV.

Supérieur du Séminaire de Joliette, Monsieur le Supérieur,

Votre gracieuse invitation au Noces de Diamant de notre \lma Mater me donne un avant-goût de cette fête intime à laquelle notre règle ne me permet d'assister que de coeur et d'esprit.

Vous rappeles la pressante et chaleureuse invitation du R. Père Beaudry que vous représentez si dignement ; aussi, est-ce un agréable devoir d'y répondre ; et si la vigueur du souvenir avait besoin d'être restaurée en moi, et la tendre affection que Je conserve à

On Alma Mater devait être ranimée, vos bienvelllantes paroles auraient cet effet que l'écho de la Fête viendra couronner dans ma solitude.

Agréez, monsieur le Supérieur, l'hommage respectueux et les bons souhaits d'un vétéran de l’Alma Mater, Fr, M. JEAN-BAPTISTE, S8.C.R, (Siméon Daigneauit).

COLLEGE CANADIEN ROME Rome, 24 février 1910.

Révérend Père F.-M. ROBERGE, c.s.v., Mon cher Père,

Que je regrette d'avoir à répondre “impossible”, à votre bien- Veillante invitation ! Il me serait si doux de prendre part à toutes <es fraternelles jouissances de la grande réunion que vous projetez pour la célébration des Noces de Diamant du Séminaire !

Ces jouissances du coeur qui attendent les enfants de l’'Alma Mater, assez favorisés pour pouvoir se rendre chez leur Mère commune les 21, 22 et 23 juin, vous les avez décrites avec une Doésie di n'emplète en rlen sur les droits de la vérité. Les invités de Juin 1897 savent tout ce qu'une nouvelle réunion leur réserve de joies intimes et réconfortantes,

Oh ! cet appel de la Mère qui, en un jour glorieux pour elle, étend les bras tout grands, invite tous ses enfants, les jeunes et les vieux, les favoris comme les malmenés de la fortune, à venir se presser sur son coeur pour y savourer la, douceur d'un amour refusé à personne, m'émeut profondément et fait renaître, dans toute leur ancienne vivacité, mes sentiments d'affection filiale. .

Dieu me demande le sacrifice de mon désir bien naturel d'être

au milieu de vo. pour les fêtes du soixantenaire. En offrant mon

sacrifice à Dieu, je lui demande une grâce et formule un souhait : dans ces fêtes qui s'annoncent si bien, une figure aimée sera présente au souvenir de tous les invités ; vous savez de quel personnage éminemment sympathique je veux parler... Puissé-je, à mon retour à Joliette, m'’incliner pieusement, chapeau bas, l'émotion au coeur, devant la statue d'un héros de l'éducation, le Père Beaudry !:

Il me semble que nous, les fils chéris du &énéreux défunt, lui devons cet hommage. Le marbre, artistement sculpté, devrait s'unir à notre mémoire pour glorifier ce religieux qui, toute sa vie, fut un Père tendrement affectueux, un amant passionné des âmes, un prodige d'esprit de foi, un modèle de soumission à l'autorité légitime et un ami de tous, mais surtout des jeunes !

Je m'unis à vous, cher Père, ainsi qu'à tous vos collaborateurs, Dour demander à la Providence de bénir les fêtes de juin prochain et de leur accorder un succès idéal.

Votre bien dévoué en NS.

LP. LAMARCHE, ptre.

MONTREAL, 6 mars 1910.

Révérend Père F.-M. ROBERGE, c.s.v., Supérieur du Séminaire de Joliette.

Mon Révérend Père,

Depuis longtemps déjà, m'est parvenue votre aimable et pressante invitation ; et s’il y a du retard de ma part à en accuser réception, ce n'est certes Pas par indifférence, Au contraire, j'attends avec impatience l'heure de rencontrer les anciens, et de constater, “de visu” et “officiellement”, la prospérité sans cesse grandissante de notre Alma Mater, pour nous en réjouir tous ensemble, vieux et jeunes, et pour lancer vers le Ciel le Benedicamus Domino traditionnel, mais, cette fois, en or pur constellé de diamants.

Aussi bien, j'arriverai un des premiers : ce qui sera l'inverse de l'ancien temps où les plus rapprochés du collège arrivaient toujours les derniers,

C'est de grand coeur que Je vous souhaite de réussir à rassembler tout le monde : Pour nous surtout, du premier âge, lorsque les Noces de Diamant seront fêtées et passées, les rangs des premières années pourraient peut-être s'éclaircir plus vite. qu'on le souhaiterait.

Bon succès donc, et tout pour la plus grande gloire de Dieu !

Veuillez bien me croire,

Mon Révérend Père, Votre tout dévoué en N.8., A. DEROME, ptre.

COLLEGE SAINT-DENIS Saint-Denis, 9 mars 1910.

Révérend Père F..M. ROBERGE, c.s.v., Supérieur du Séminaire de Joliette.

Révérend Père Supérieur,

Je viens, un peu tard, vous remercier de la gracieuse invitation que vous m'avez adressée d'assister aux belles fêtes du Séminaire de Joliette, en juin prochain. Merci, mon Révérend Père, de l’honneur que vous m'accordez en me comptant au nombre des anciens amis du Collège Joliette. Je n'ai fait qu'y passer pour ainsi dire : à peine deux années, comme professeur de musique ; mais, Je vous l’avouerai en toute sincérité, Révérend Père Supérieur, j'aime à me rappeler les Personnes et les choses de ce beau temps. Tout, sur cette pauvre terre, voire même les amis, tout vieillit et finit par disparaître, Depuis trente ans, que de Coeurs d'or soustraits à notre affection ét.4 notre vénération ! Je ne les nommerai pas, la liste en serait trop longue ; mais je ne puis m'empêcher

d'écrire le nom du bon Père Beaudry.

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Que de pieux souvenirs entourent ce nom béni ! Les cent bou- <hes de la renommée ne suffiraient pas pour proclamer sa charité. son sèle et son dévouement. 11 n'est plus, mais 11 survit dans ses enfants, ses successeurs dans l'apostolat de la jeunesse, Si le tombeau fait les grands hommes, 1a vertu seule fait jes saints ; et cette double auréoie ne brille-t-elle pas autour de notre bon et vénéré Père Beaudry ?

Il ne m'appartient pas de chanter celui qui fut, pendant plus de trente ans, l'âme du Collège Joliette : des voix autorisées redi. ront sa vie et ses oeuvres. J'unis d'avance mon faible hommage d'amour et de reconnaissance au tribut d'honneur et de louanges qui sera rendu à la mémoire de notre regretté Père pendant les £âtes de juin prochain. (EE

J'espère assister à vos fêtes, car nos classes seront terminées à cette date ; j'en éprouve déjà du bonheur.

Je vous prie d'agréer, mon Révérend Père. les amitiés de votre enfant respectueux,

Fr. J-A. TESSIER, C.s.v., Directeur,

ns SAINT-LOUIS DE CARTHAGE (Tunisie), 19 mars 1910.

Révérend Père F.-M. ROBERGE, c.s.v.

Supérieur du Séminaire de Joliette, Mon Révérend Père,

J'ai reçu, tout dernièrement, votre circulaire au sujet des fêtes de juin prochain, et Je viens, tout en vous remerciant de votre invitation, vous assurer que pour n'y pouvoir pas assister de corps, Je n'en serai pas moins au milieu de vous en ces beaux jours, Je serai heureux de me. joindre, en esprit, aux anciens élèves qui Pourront prendre part À ces fêtes, non seulement Pour partager leurs joies, mais encore et surtout pour appeler les bénédictions

de Dieu sur cette Maison où j'ai passé de si belles années et dont je garde un si doux souvenir, Je ne Manquerai pas non plus, d'ictlà, d'intéresser le ciel au succès de ces fôtes,

Soyez Convaincu, mon Révérend Père, que je ne vous oublie Das dans mes prières, non plus que les Professeurs et les élèves du Séminaire. J'ose espérer avoir une petite part dans vos intentions.

Votre fils reconnaissant et affectueux en J.-C.

\ Frère REMI COUTU, des Pères Blancs,

QUEBE", 4 avril 1910.

Révérend Père F.M. ROLERGE, C.s.v., Supérieur du Séminaire de Joliette, Mon cher Père Supérieur,

Je vous arrive à ja manière de l'ouvrier de la onzième heure, Je croyais avoir répondu depuis longtemps à la lettre que vous avez bien voulu adresser aux anciens élèves du Séminaire de Joliette, pour les convier à la grande fête du mois de juin prochain.

Je n’al pas besom de vous dire que J'ai éprouvé une émotion vraie à la lecture de cette lettre si éloquente et si propre à nous rappeler tant de chers souvenirs.

Certes, oui, je serai à Joliette aux Noces de Diamant de mon Collège ! Hya longtemps que je songe à ec. heures qu'il sera st bon de revivre et qui nous rappelleront la vie d'autrefois.

Dans l'attente de cette date mémorable que j'appelle de tous mes voeux,

Je vous prie de me croire, mon cher Père Supérieur,

Votre toujours dévoué, ANTONIN GALIPEAU;"!, MP.P. :

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