‹ Noces de diamant, Séminaire de Joliette, 1846-1910 [microforme]Chapitre 57 sur 80 · SR PME MOT PO AUTRE · texte numérisé non relu

SR PME MOT PO AUTRE

rer amanen ”

C'est la Madone du village,

Encore un peu de chemin :

Bientôt tu verras son image, Courage, bon pèlerin !

Courage (bis) Courage bon pèlerin !

Courage (bis) courage bon pèlerin !

Sur le penchant de ce riant côteau, Ne vois-tu pas sa petit: :hapelle ?

Va, pèlerin, te cacher sous son aile :

Elle t'attend, la Vierge du hameau. (1)

Souvert, aussi, nous allions au sanctuaire de Saint- Joseph, en faisant “le-tour des ponts” ; à l'oratoire Saint- Antoine—en souvenir de M. Antoine Manseau, V.G., et curé de l’Industrie—où l’on disait la messe, à la fête du patron ; d’autres fois encore, c'était sur la voie ferrée, jusque chez M. Trudeau ; au “grand bois”, cueillir la faine sur la feuillée ; au Palais de Justice, visiter les prisonniers et envahir la salle d'audience changée bientôt en salle de discours ; à la fonderie et à la manufacture de papier, pour y recevoir des leçons pratiques de choses ; ou encore, le long de la rivière, au temps du flottage ou de la drave, en y accédant par la rue de l'Etang ou par le pont des chars ; ou, enfin, à l’école de Saint-Viateur, chez le Frère Guay, ou bien “chezchez moi,” comme lui-même le disait en bégayant.

3-—Les campagnes partielles extraordinaires, propres seulement aux grands écoliers, ou bien, aux petits, fort alertes et bons marcheurs ; car le vieux moulin, la “pointe aux Pins”, le “trou de fée”, Saint-Paul et Saint-Thomas sont loin de Joliette.

Le “vieux moulin” de M. Joliette, sur la rive sud-ouest de la rivière l’Assomption, du côté du “grand Saint-Paul”, voulait plutôt désigner l'endroit où avait été le vieux moulin, que la bâtisse elle-même dont l'existence n’était trahie que par les débris d'un vieux mur lézardé. Dans une élégante pièce de vers, intitulée le Vieux Moulin, mon confrère de classe, M. Sylvestre Sylvestre, avocat, et chef de cabinet des Travaux publics, à Québec, disait :

. (1) Cette pièce n'est pas de facture Joliettaine, et s'accorde peu avec la topographie de Bonsecours.

Quand, des feux de l'été, Ja grève s'illumine, Il m'est doux de rêver sous la croulante ruine, Dernier débris du vieux moulin,

. Le “vieux moulin” a précédé de longtemps tous les Moulins de l’Industrie. Je crois qu'aujourd'hui il n'en reste plus rien, et qu'on peut dire tristement avec Je poète :

de la paroisse de Saint-Jacques, est, au moins, à dix longs milles du Séminaire. Chaque automne, aux beaux jours de septembre ou d'octobre} il fallait aller montrer aux nouveaux cette merveille entourée de mystère, C’est une sorte de petite Catacombe, une excavation SOuterraine, à même les rochers escarpés de la rivière, à cinq ou six arpents en aval du pont des Dalles de 1a rivière Ouareau. Saint-Paul

: " - Ass - -

D a ER RTS D

4-—Campagnes générales. Pour ces cas-là, la cloche tintait, appelant tout le monde. ‘était, dans la ville, à âques où chacun prenait son Costume ; à Bonsecours, après le retraite de Septembre ; au bazar de la Providence ; à la “pointe-aux-Pins”’ Ou “à Gravel”,pour les deux Piques-niques annuels. C'était notre “bois des écoliers.” De même qu’une voix de stentor criait : “Campagne générale !” de même, une aussi forte voix annonçait le rassemblement et le dé-

et tr ARRETE AE Lee ae mers ve NS CARRE ET: TRADE ‘#4 BEN RETENIR 3

ses a .

Page 1