‹ Noces de diamant, Séminaire de Joliette, 1846-1910 [microforme]Chapitre 76 sur 80 · INSTITUT DES · texte numérisé non relu

INSTITUT DES

CLERCS DE ST-VIATEUR Direction Générale Jette-St-Pierre, le 12 juillet 1910.

Monsieur Joseph Bonin, Ancien curé, Révérend et bien cher ami,

C'est avec une vive et profonde émotion que j'ai lu, ces joursci, sur les journaux canadiens, le récit enthousiaste des splendides fêtes que les anciens élèves du collège Joliette viennent de célébrer ensemble, à l'occasion des Noces de Diamant de leur Alma Mater.

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Une fois de plus, dans une circonstance des plus solennelle, en face du pays tout entier, ils ont montré avec plus d'ardeur et plus d'entrain que jamais, combien {ls estiment leur collège ! combien {ls l'aiment ! combien ils lui sont dévoués ! J'aurais aimé, comme bien vous le pensez, me trouver au milieu d'eux, leur serrer la main et leur dire de vive voix un affectueux merci, Mon grand âge et les infirmités de la vieillesse m'ont privé de cette douce consolation. Que la volonté de Dieu soit bénie !

Mais je ne puis résister au pressant désir que mon coeur éprou-

ve de venir vous offrir, eomme à l’un des anciens et des plus méritants élèves du collège Joliette, la vive expression de mes plus sincères remerciements et mes plus cordiales félicitations, pour la filiale et très généreuse affect:on que vous avez témoignée à votre Alma Mater dans une circonstance aussi solennelle, Merci, mon bien cher ami ! Votre bel exemple a porté ses fruits parmi vos contemporains ; et les jeuncs générations qui se suivent, marcheront, je l'espère, sur les traces de leurs devanciers, 7 Quel bonheur, quelle consolat‘on pour moi, l’un, et aujourd'hui le seul survivant, des ouvriers de la première heure, employés à l'oeuvre sublime, mais bien modeste à ses débuts, de l'honorable Barthélemy Joliette, quel bonheur, dis-je, pour moi, d'en voir l'épanouissement merveilleux avant de mourir !

811 en est ainsi, c’est, après les bénédictions de Dieu, au bon esprit des anciens élèves, à leur affectueux et généreux dévouement pour leur Alma Mater que je l’attribue, et c’est à bon droit, car ils viennent d'en donner au public la preuve la plus éclatante.

Veuillez agréer, mon bien cher ami, avec la nouvelle expression de ma vive gratitude, l’assurance de mon religieux et fidèle souveair.

P.-D. LAJOIE, Ptre, Supérieur Général des C. 8. V.

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