ACTE I, SCENE XI
V/kLENTINE.
Laquelle de vous deux ?...
ANETTE
Vol' sœur de lait, mamzelle...
NOÉMiE. s" avançant vivement.
C'est moi !...
ANETTE. bas.
Comment?
NOÉMIE, bas.
Tais- loi î ..
C'est donc vous, en ce cas...
Qu'on allend pour servir d'femru' de chambre à madame ?
VA LENT I NE
Oui, chère Anette, ici tu resteras...
isoÉMiE, à part.
0 ma mère !...
VALENTiNE, regardant d' Avrujny . comme pour savoir s'il approuve ce qu'elle dit.
A moins...
d'avrignï.
Que je ne blâme?... (A Noémie.) Non... restez, mon enfant!
NOÉMIE. émue.
C'esl le vœu de mon âme !,..
ÉLÉONORE, à part, montrant Anette.
L'autre est donc ma cousin'... je ne me trompais pas! (L'orchestre conliiaie un trémolo sous les paroles suivantes, jusqu'à la reprise du chœur.)
Éi.ÉiiNORE, à part.
Quelle idée *... Ah ! mon oncle... je vous liens !...
ANETTE
Ah! ça, et moi, qu'est-ce que je vais devenir?...
ÉLÉONORE, passant près d'elle.
Vous?... soyez tranquille , mademoiselle, no sort b.riilani vous est réservé!... Chut !...
ANETTE
Un son brillam?... tsl-ce que je serai femme de chambre aussi '!...
NOÉuiE. à part.
Servante !... mais je serai près de lui !... je le verrai du moins !
REPRISE DU CHOtUR.
(D'Avrigny a repris la main de Valentine et salue les invités en se disposant à sortir ; Noémie les suit . en attachant sur son père des res:ard> pleins de tendres?©; Anelte ramasse les deux petits paquets qu'elle avait rafiporlés du pavillon, et que, dans ^on émotion, elle avait laissé tomber; Éléonore ne la quitte pas de l'œilj