ACTE II. SCENE XVI
fier de loi... Tenez, lisez... vous a qui je n'ai rien voulo cacher de ma vie passée... celte femme, objei de mon premier amour, Valenline, c'était Marie Lambert... et voilà sa tille !
VALENTiNE, qui tt parcouvu la lettre.
Sa tille!...
Je VOUS ai trompée, madame... Oh! mais, je vous en supplie, ne me punissez pas en me chassant loin de vous deux!
VALENTiNE, lut tendant la main.
Vous chasser I... Oh ! non, toujours , toujours avec nous...
d'avrignt.
Valenline!... Oh! je ne vous ai jamais tant aimée!...
H les presse toutes deux sur sod sein. SCENE XVI.
LES MÊMES, ÉLÉONORE ; puis, ANETTE, entrant du fond.
TOUS
Éléonore!...
ÉLÉONORE
Moi-même... {A d'Àvrigny.) Mon bon oncle, vous avez là... la liste de mes erreurs... le petit total... Mais voici ma jusliticalion.
d'avrjgny, ouvrant le paquet.
Ëh non !... malheureux... ce sont les délies.
ÉLÉONORE
Mes dettes !... En ce cas. l'antre, c'était... C'est
éionnanl... c'est la première fois que je me trompe... Alors, vous savez déjà...
DAVRIGNY.
Je sais... que j'ai retrouvé ma lille !...
ÉLÉONORE
Comiiienl '... vous l'avouez devant ma tante!...
d'à VRIGNY
Llle m'a déjà pardonné , comme je te pardonne à mon lour ..
li prend la main de Valenline d'un côté, et de l'autre la tête de Noéaiie.
ÉLÉONORE
Ah ! c'est bien différent... et puisque c'est ainsi .. {Atlanta la porte.) Venez, venez, clière Moémie...
TOUS
Que ditil?...
ÉLÉo."<ORE . amenant /incite.
Piécipitez-vous dans les bras de votre père!...
TOUS
De son père !
ÉLÉONORE, à Noémie, qu'il trouve dans les bras de
d' Avriyny.
Pardon mademoiselle, une petite place , si vous voulez bien permettre...
ANETTE
Mon père ? Mais du tout, c'est celui de ISoémie.
Mais Noémie, c'est...
ANETTE
C'est elle...
ACTt II, SCENK XVI. 87
ÉLÉONORE
Elle .. LIj bien î el vous ?...
A.NLTTE.
Moi !... Aneile Perrol...
VALENTINE
Ma sœur de lail...
ÉLÉONORE
Aneite Perrol !... une sœur de lail... El moi qui coin|)lais épouser ma cousine !...
ANETTE
C'est égal... je vou.s épouse loin de même...
ÉLÉO.NORE.
Ail !... tout de même?...
d'avrigst.
El je lui donne pour dot le double de ce que tu dois.
ÉLÉO.NORE.
Le double !...
Il porle I.J main à son fronl et reste à calculer. DAVRIG.NY.
Eli bien ! .M. de Momas, nous quillez-vous encore?
JULES
J'ai été bien coupable, monsieur , el ce n'est pas à moi de décider si je puis rester ou pariir. d'avrigny.
C'esl à vous aussi que je la dois ; c'est à vous que je confie son bonheur.
JDLES.
Chère Noémie !
ÉLÉOSOUE.
Pardon, mon oncle, tout-à l'heure vous avez dil : le
double... Permettez que je revoie un peu la note... Je
crois avoir oublié bien des petites choses...