SCÈNE V
NORMA , à Clotilde.
Comment la consoler, cette ame vierge et tendre? Je dirai ce qu'hélas ! j'aurais besoin d'entendre. Elle vient , se fiant encor à l'amitié. - ..::. Excepté mon amour, moi j'ai tout oublié.
j Clotilde se retiré )° DCS
ADALGISE
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DE LOC NT ni 2.
C'est moi, Norma; je viens... moment oc NE... À | ot Ku Du cu OR 4
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| Quel ennui, mon:enfant, quel trouble 4’a surprise? Quelle ombre a de: tes jours ternila, pureté? :.::.
AE Tu trembles, Adñgise : L
| ADALGISE
Oh ! traitez-moi plutôt avec sévérué, - :: " :: . RORMA.
As-tu jamais pour toi trouvé mon front sévbrB?. : : J'ai l’âge d’une sœur, et le cœur d’une mère. Parle : on aigrit ses maux en cachant ses chagrins. | AUALGISE.
Vous qui vivez plus près des dieux que des humamis, Norma, comprendrez-vous mes terrestres alarmes? NORMA:
Quelle femme, ici-bas ; né-comprend pa ls larmes | ADALGISE, ©! - Oh! vous les devinez, mais mai, je répand. : L Je ne sais de quel crime ; hélas! je me reperis ;' Mais c’est au repentir quema douleur ressémble. : Quand on parle du eiek, je frissonne., je tremble : Ces redoutables vœux qui doivent m’enchaîner ; Je crains d’être parjure, avant de les signer, Je crains d’aimer la terre, après l’avoir quittée ;. Et d’un vague désir sans cesse tourmentée, : : Livrant à mon espoir d’inutiles combats, Je regrette des biens que je ne connais pas.
“NORMA: | oc Souvent quand on les voit on détourne la vye ;: Leur espoir nous fait mal, mais leur perte x nous tue. É ADALGISE. :
Leur mémoire console ; et moi, quel souvenir Puis-je emprunter aux dieux pour parer l'avenir, Moi, dont les jours captifs vieilliront solitaires? Puis-je j jamais du ciel expliquer les mystères, : Moi, qui ne comprends pas ce qui se passe en moi, Et change, en le cherchant, mes pleurs pour de l’ effroi? Ces forêts ; ces autels dont on fait me patrie, . :: Ce long désert du cœur, où l’on condaft ma vie,