EPEIRA TRIFOLIUM
Corps ordinaireme Montrant trois bandes Pourpré, avec blanches :
Elle perce et entoure fils pour se faire une retraite dans laqu ire, Cette retraite est tou jours située tout Près de sa toile.
Quoïque cette Epéire affectionne tout Particulièrement les bois, elle a cependant été Tencontrée près des habitations et même à l'intérieur de ces dernières.
ivais
ionrive ère, nts )rolle
Cenre AGELENA
Chélicères robustes. Huit yeux égaux et disposés en trois rangées, dont deux forment la première ; la deuxième rangée se compose de quatre yeux situés en ligne courbe; les deux derniers yeux, qui forment la troisième rangée, sont placés en arrière des deux du centre de la seconde rangée. Les pattes les plus longues sont la quatrième paire, puis vient la première ; la troisième paire est la plus courte.
C :3 Araignées se construisent de grandes toiles hori. zontales de formes irrégulières, qu’elles posent dans les champs, dans les buissons, sur les troncs d'arbres renversés, etc.
Afin de leur donner plus de solidité, ces toiles sont maintenues par des fils plus gros qui vont se fixer aux objets situés au-dessus d’elles. Puis à un endroit déterminé de la toile, un tube soyeux est confectionné pour servir de gîte à l’Araignée, et d’où elle peut surveiller toute l'étendue de la toile sans être vue.
AGELENA NÆNIA
Poils du corps roux. Céphalothorax portant deux bandes longitudinales noires; abdomen noirâtre avec deux rangées de points blanchâtres, pattes très velues marquées d’un cercle noirâtre aux articulations.
Cette espèce est commune et se remarque surtout par sa toile, à tissus serrés, qu’elle tend horizontalement en nappe, sur l'herbe des champs ou sur les buissons; cettetoile est maintenue solidement par des fils plus gros que ceux qui entrent dans sa confection et qui vont s'attacher au-dessus ou dans les environs, à des branches d’arbrisseaux ou à de longs brins d'herbes. A un endroit de la toile le
moins en vue, l'Araighée se confectionne un entonnoir en soie dont la Partie inférieure se termine dans une fente de l'écorce d’un arbuste, dans un petit enfoncement du sol, ou Encore entre les racines des chaumes, C'est dans cette re. traite qu’elle se retire et d'où elle s’élance sur sa toile dès qu’un insecte est venu se faire capturer.
A l'extrémité inférieure du tube, une Ouverture est méuagée pour permettre à l’Araignée de s'échapper dans le Cas où un danger Ja menacerait,
C’est Particulièrement vers 1a fin d'août ou au commeucement de septembre, que nous remarquons davantage ces toiles qui, non seulement sont de dimensions plus grandes,
dissement de la température, durant la nuit, nous les Voyons le matin toutes Couvertes de rosée, dont elles retiennent les fines Souttelettes qui nous apparaissent comme un tissu de soie blanche.
Dans le jeune âge, cette espèce tisse une toile de moindre étendue, et la Pose au bord des chemins, dans l'herbe ou dans de légères dépressions de terrain.
Genre TEGENARIA
est en ligne droite, et la seconde ou la postérieure, qui est Plus longue, est en ligne courbe ; les yeux étant plus espacés. La quatrième paire de pattes est Ja Plus longue, vient
Ces Araignées se construisent une toile horizontale, d’un tissus serré, quelque peu relevée sur ses bords et
autres endroits obscurs. La toile est maintenue, comine un hamac, par des fils tendus dans diverses directions. A l'angle le plus sombre de cette dernière, l’Araignée se tient cachée dans un entonnoir soyeux qu’elle confectionne à cet effet pour surveiller sa toile et en même temps pour ne pas déceler sa présence aux proies qu'elle veut capturer, ce qui aurait pour effet de les en éloigner.
TEGENARIA MEDICINALIS
Couleur d’un brun pâle, changeant au noir bleuâtre ; céphalothorax portant une bande noirâtre sur ses côtes ; abdomen varié de noir ou de teinte plombée et de brun; patt .s variées de noirâtre.
Cette Araignée est très commune et se voit partout dans les caves, les étables, les greniers, les granges où elle construit dans un des angles les plus retirés de ces endroits, une toile horizontale quelque peu relevée à ses extrémités, et d'un tissu serré. Cette toile a ordinairement une apparence grisâtre, ce qui est dû à la poussière qui s'y accumule plus ou moins.
A l'exemple des autres Araignées, c’est dans l'angle le plus retiré de la toile qu’elle se confectionne un tube en soie, dans lequel elle se tient cachée, avec presque toujours les pattes antérieures allongées sur le bord de la toile afin d'en percevoir les moindres vibrations; aussi dès que l’ébranlement de cette dernière lui annonce qu’un insecte est venu s’y jeter, elle s'élance tout à coup sur lui et le perce de ses crochets venimeux, s’il est de petite taille; puis elle se retire pendant quelques instants pour donner au venin le temps de produire son effet. Si la proie est grosse et assez forte pour rompre ses liens, elle se hâte de jeter autour d'elle de nouveaux fils, afin de l’envelopper de plus en plus étroitement, pour qu'elle ne puisse lui échapper. Lorsque la victime s'est épuisée en efforts inutiles, l’Arai-
Chélicères de grosseur moyenne, non dentées; huit yeux disposés sur deux rangées parallèles de quatre cha.
Coup de rapidité, Elles ont Pour habitude de se retirer
sur elle, HERPYLLUS ECCLESIASTICUS
Jambes grosses et plutôt courtes que longues. Cou. leur noire, avec une bande longitudinale blanchâtre sur le céphalothorax ; une courte bande et une tache à la partie postérieure de l'abdomen, blanches.
de nuit pour faire la chasse aux insectes nocturnes; elle
Genre THOMISUS
Chélicères petites et en forme de coin ; huit yeux tous égaux et situés ordinairement sur deux rangées de quatre yeux chacune ; la postérieure, qui est un peu plus longue, est recourbée vers celle d'en avant. Les pattes les plus longues sont d'ordinaire la première et la seconde paires.
L'attitude que prennent ces Araignées à l’état de repos, quant à la position de leurs pattes. ressemble qnelque peu à celle des crabes.
A l'exemple des précédentes, ces Araigrées ne tissent point de toiles, et leurs cocons qui sont de forme aplatie, sont fixés sur le revers des feuilles. On prétend qu’ils sont l’objet d'une surveillance toute particulière de leur part, et qu’elles les protègent contre leurs ennemis jusqu'à l'éclosion des jeunes.
Nous avons plusieurs exemples’ de la sollicitude des Araignées pour leurs cocons, qu’elles défendent au péril même de leur vie. Ces exemples d'amour maternel se manifestent encore davantage chez quelques espèces qui vont même jusqu’à servir de véhicule à leurs propres petits dans les premiers jours de leur éclosion, en les portant sur leur dos et chassant ainsi pour les nourrir, comme le font certaines Lycoses.
Les Thomises se voient particulièrement sur les fleurs et les feuilles des arbres, des arbustes, et des plantes herbacées. Elles ont la faculté de se mouvoir de côté, et à reculons aussi bien qu'en avant. Elles passent l'hiver engourdies entre les gerçures' des écorces d'arbres, sous les pierres on autres places, offrant le même abri.