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kilomètres de là, dans les communes de Fitz-James et de Villers.
‘ Dans l'asile proprement dit, il y a des ateliers, ete., où un certain nombre de malades travaillent sous la direction de chefs d’atelier. Tout autour s'étendent de vastes jardins où l’on emploie à la culture des fleurs et des légumes les malades en traitement ou en observation et ceux quineseraient pas assez tranquilles pour être laissés à la colonie. Les fermes comprennent 500 hectares en pleine culture, mais il n’y a qu’une partie de ces terres qui appartiennent à l'asile; la plus grande étendue n’est que louée. L'aspect général est celui d’une grande et magnifique propriété rurale ; rien n’y rappelle l’idée de claustration ; des cours, des jardins, des champs de céréales ; la vue se promène tout autour sur de larges horizons. La ferme de Fitz-James a environ 240 hectares, et celle de Villers 260. L'une et l’autre se touchent par les terrains, mais les bâtiments d'habitation et d’exploitation se trouvent à quinze ou vingt minutes de marche en voiture. On y fait de la grande culture et aussi de l’élevage sur une assez vaste échelle.
‘ À une extrémité de la colonie de Villers, dans une ravissante exposition, complètement séparée du reste de la ferme, habitent une centaine de patientes occupées au blanchissage et au raccom-
modage du linge pour tout l'établissement, c’est-à®
dire pour près de quinze cents malades. ”
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Nous voudrions avoir assez d'espace pour reproduire ici tous les détails si pleins d'intérêt que donne M. Vallée sur un grand nombre d’établissements de ce genre, entre autres sur la curieuse colonie de Gheel, en Belgique, composée de dixhuit hameaux et fondée, dit-on, au VIe siècle par Sainte-Dymphe.
Le lecteur peut voir, toutefois, par ce que nous avons cité, quelle importance on donne aujourd’hui au travail dans les asiles, et à quelle perfection l’organisation en est arrivée. Nous pourrions difficilement soutenir la comparaison sous ce rapport ; car l’organisation du travail dans nos asiles, est extrêmement défectueuse, quand elle ne manque pas complètement.
Bien que le travail, comme nous venons de le voir, soit un facteur très important dans le traitement des malades, on ne doit pas négliger de lui adjoindre, comme complément, les amusements, les distractions qui peuvent contribuer à tirer l’esprit du malade de ses songes et de ses préoccupations malsaines.
‘ Les promenades en plein air, dit le Dr Vallée, constituent un excellent exercice hygiénique pour les malades paisibles, et lon devrait y avoir recours en toute saison, lorsque le temps est favorable. Quant aux jeux, aux danses, aux concerts, ils peuvent aussi avoir une heureuse influence, pourvu qu’ils ne deviennent pas la principale occu-
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pation des malades et que l’on ne s’en serve que pour faire diversion aux habitudes d’un travail quotidien plus sérieux. Cependant, il n’y a pas de quantités négligeables en fait de traitement moral, et l’on ne doit pas manquer de recourir à ces genres de distraction lorsqu'il s’agit d’arracher les malades à leur oisivité et que l’on ne peut y réussir par le travail. |
‘* La musique agit favorablement sur la plupart
des aliénés, et l’on s’en sert assez habituellement. Ainsi, dans un grand nombre d’asiles, en France et en Belgique, on à organisé, parmi les malades, des fanfares, des écoles de musique vocale.
‘* On a également institué, dans un certain nombre d'établissements, des écoles d'instruction primaire, dans le but de distraire et d'occuper utilement les aliénés. ?” c
À Ontario, et aux Etats-Unis surtout, les maisons de santé sont abondamment pourvues de tous les moyens nécessaires pour amuser et distraire les patients. Nous renvoyons le lecteur, sur ce sujet, au rapport de la Commission (1888) que nous avons déjà cité.